3 décembre 2022
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Ethiopie : Addis Abeba sous la menace des Tigréens

GUERRE

Ethiopie : Addis Abeba sous la menace des Tigréens

Neuf groupes rebelles éthiopiens, dont ceux de la région du Tigré qui menacent de marcher sur la capitale Addis Abeba, ont annoncé vendredi la création d’une alliance contre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, au moment où la guerre connaît une nouvelle escalade.

Cette nouvelle alliance risque de porter un sérieux coup au gouvernement  d’Abiy Ahmed.  Ce « Front uni des forces fédéralistes et confédéralistes éthiopiennes » réunit le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), en première ligne depuis un an de conflit, l’Armée de libération oromo (OLA), groupe armé de l’ethnie oromo qui avait déjà fait alliance avec le TPLF, et sept mouvements moins connus et à l’envergure incertaine. Il s’agit d’organisations issues des diverses régions (Gambella, Afar, Somali et Benishangul) ou ethnies (Agew, Qemant, Sidama) qui constituent l’Ethiopie.

« Ce front uni est formé en réponse aux nombreuses crises auxquelles fait face le pays » et « pour annuler les effets néfastes du pouvoir d’Abiy Ahmed sur les populations d’Ethiopie et d’ailleurs », affirment ces organisations dans un communiqué.

Elles estiment aussi « nécessaire » de « travailler ensemble et joindre leur forces vers une transition » en Ethiopie, dans une menace à peine voilée contre Abiy Ahmed.

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Les rebelles tigréens du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) progressent et se trouvent désormais à environ 300 km d’Addis-Abeba. La capitale éthiopienne est le théâtre d’une intense activité diplomatique depuis jeudi en présence de l’émissaire américain dans le Corne de l’Afrique. Il a rencontré le Premier ministre Abiy Ahmed dans la journée.

Jeffrey Feltman s’était d’abord entretenu avec différents ministres avant de rencontrer le chef du gouvernement Abiy Ahmed. En début de semaine, avant de se rendre en Éthiopie, l’émissaire américain s’était montré pessimiste, regrettant que ni les rebelles tigréens ni le gouvernement fédéral ne semblaient être ouverts à l’idée de négociations.

Mais selon une source diplomatique à Addis-Abeba, les réunions se succèdent et l’émissaire aurait décidé de repousser son départ initialement prévu ce vendredi. Il en a profité pour rencontrer un autre émissaire, celui de l’Union africaine, pour, semble-t-il, offrir une initiative conjointe aux différentes parties éthiopiennes.

Le gouvernement fédéral est en guerre depuis un an dans le nord du pays contre les rebelles du TPLF, qui ont progressé ces derniers mois au-delà de leur région.

Ces derniers ont affirmé mercredi avoir atteint la localité de Kemissie, dans la région voisine de l’Amhara et à 325 kilomètres au nord de la capitale. Ils y ont rejoint des combattants de l’OLA. Le gouvernement éthiopien dément toute avancée rebelle et a affirmé jeudi qu’il ne reculerait pas dans cette « guerre existentielle ».

Auteur
L. M./RFI/AFP

 




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