8 août 2022
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Hirak : quand Rahabi accuse Gaïd Salah !

 

Rahabi

« Si L’Algérie a raté son rendez-vous avec l’histoire, la responsabilité réside essentiellement dans l’intransigeante rigidité du chef d’état-major de l’armée Gaïd Salah et son incapacité à comprendre que le Hirak était d’essence patriotique » dixit Abdelaziz Rahabi ! Quel courage !

Ah Dieu que c’est facile d’accuser les morts pour leur faire endosser tous les torts ! C’est ce qui s’appelle incriminer les morts pour mieux dédouaner les vivants ! 

Selon cette logique, puisque la faute incombe au défunt Gaïd Salah, pourquoi ne pas rajouter qu’étant donné la désignation du président par ce dernier, cela rend le mandat de Tebboune caduc et illégitime de fait ? Il faut aller jusqu’au bout de la rhétorique, Monsieur Rahabi ! Il ne faut pas se contenter d’accuser les morts, encore faut-il avoir le courage d’incriminer les vivants qui ont gravité autour de ce même Gaid Salah pour se retrouver aux postes suprêmes en se roulant quelques cigarettes !

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« Le Hirak est la plus grande promesse démocratique depuis l’indépendance de l’Algérie car elle n’est ni le produit du hasard ni de celui d’un quelconque laboratoire mais l’aboutissement d’un processus historique d’un pays qui a avancé par des ruptures violentes depuis le coup de force contre le gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA) en 1962 », poursuit le même Rahabi dans un entretien accordé à tsa.

Alors que sur les mêmes colonnes Soufiane Djilali énonce le contraire : « Le mouvement a très probablement été initié et largement canalisé par des forces internes au pouvoir » affirme le président de Jil Jadid. En voilà un autre qui se voyait un destin national, sans avoir pu avoir les suffrages – d’une élection boudée par les Algériens – pour être député ! Avec sa science infuse, Djilali insinue par là que le peuple algérien est incapable de sursaut national sans « l’aide » de forces occultes. Les a-t-il identifié ? Que nenni, l’inamovible patron de Jil Jadid préfère lancer des paroles en l’air ! Un peu de rigueur voyons !

Pour nous et sans doute ceux qui croient (et ils sont nombreux) : aboutissement d’un processus historique ou canalisation par le pouvoir, le résultat est le même : le « Hirak béni » a été détourné par Tebboune et ses acolytes. Et trois ans après le début de cette insurrection citoyenne, le système politique algérien est bien là :

-Plus sclérosé que jamais, 

-Plus centralisé que jamais, 

-Plus violent que jamais, 

-Plus injuste que jamais, 

-Plus médiocre que jamais, 

-Plus incapable que jamais, 

-Plus provocateur que jamais, 

– Plus illégitime que jamais ! 

Est-il besoin d’en rajouter ?

Mais cela ni Abdelaziz Rahabi ni Soufiane Djilali ne le diront.

Kacem Madani

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8 Commentaires

  1. @Madani Kacem Madani
    Je partage votre jugement sur Sofiane Djilali qui, une fois de plus, voudrait faire croire, à qui voudrait l’entendre, que c’est le vent qui tourne, et non lui. Son reniement, pour un plat de lentille qui lui fut sèchement refusé, suffit pour le discréditer, à jamais!
    En revanche, je n’ai pas votre lecture sévère du propos de Rehabi, même si, bien souvent, par prudence compréhensible, il est dans la gueule du loup, il évite d’aller jusqu’au bout de ses pensées. Avec feu Gaïd Salah, il vise aussi, c’est clair, ses affidés ou ses créatures qu’il nous a laissés en héritage. Rehabi est un patriote, avisé, courageux et expérimenté, dont le pays a grand besoin, auprès de toutes celles et tous ceux qui aiment l’Algérie, et veulent en faire un espace de liberté, de prospérité et de progrès pour tous ses enfants, sans exception.

  2. @At Dahman
    Le portrait de Mr Rahabi (que je respecte beaucoup, soit dit en passant) que vous dressez me rappelle beaucoup celui dressé à grands traits, par des cachiristes d’hier et d’aujourd’hui, à un certain MAE devenu président par défaut et qui nous a laissé, justement, Gaid Salah en héritage. Il me semble que Mr Rahabi a toujours privilégié la « soft opposition » qui consiste à exiger des réformes sans trop froisser ceux qui font tout pour les en empêcher. Un jeu d’équilibrisme à haut risque, en effet. Quant à Mr Sofiane Djilali, il a choisi son camp. Grand bien lui fasse. Sauf qu’il n’y a aucun bien à attendre du camp qu’il a choisi.

    • @Larnaque
      Il y a tout de même une différence de taille entre Bouteflika et Rehabi. Bouteflika était un animal politique orgueilleux, ambitieux, rancunier et sans scrupules, qui, en charge du pays, n’hésita pas à le mener à la ruine, pour assouvir de misérables vengeances personnelles. En revanche, chacun apprécie la modestie et le désintéressement d’Abdelaziz Rehabi. Du reste, mon propos n’était nullement de suggérer d’en faire un nouveau chef à la place du chef, ce qui relève du seul Peuple souverain, qui aspire, entre autres, à en finir avec ce règne de la gérontocratie! Mon propos se limitait modestement, à proposer d’inclure Rehabi, parmi les gens de bonne volonté, en mesure d’apporter un concours utile, pour sortir l’Algérie de l’ornière ou l’a mise, entre autres, la gestion calamiteuse d’Abdelaziz Bouteflika.

  3. YATNAHAOU GAA
    IL DOIVENT TOUS DEGAGER MOI Y COMPRIS (meme si je n ai jamais trompé mon biscuit)
    Pour une algérie nouvelle il faut des (femmes + hommes) nouveaux.
    Et surtout des algériens avec une mentalité nouvelle sans le syndrome du colonisé
    Si non pour aller plus vite redemander à la France de nous recoloniser (je ne sais pas si la proposition sera acceptée mais bon qui ne demande rien n’a rien)
    Par contre je ne respecte pas ceux qui ont mangé dans la MAAMAA

    Pour moi l’Algérie ce n’esty pas un problème c’est juste un exercice difficile (référence aux années LYCEE)
    que les personnes de la trempe de S DJILALI dégagent c’est 50% de problèmes en moins

  4. Rahabi croyait qu’il était en reserve de la République. Et suivant la règle du système il faut etre toujours patient et ne pas faire dans la bousculade. Le système fera appel à vous tot ou tard s’il pense que cela le servira.
    Mais avec cette déclaration-bousculade, il vient de signer à jamais son improbable retour aux affaires.
    Sans le savoir peut etre il a signé la fin de son reve.

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