21 février 2024
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ISTN : Rendez-vous avec la mort (9)

 

Tebboune
Tebboune, bienfaiteur d’une presse aux ordres.

Face à la nourriture, la poule caquette en permanence et lorgne le repas promis en effectuant obstinément des allers retours de quelques pas le long de la grille sans se résoudre à perdre de vue cette ration hors d’atteinte. Penser à contourner la grille, elle en est incapable.

D’autres animaux comprenaient plus ou moins vite ce qu’il fallait faire pour prendre possession de l’aliment, mais le gallinacé a beau y passer des heures, son cerveau ne lui souffle pas la solution.

Posée au même endroit, la souris interprète le problème en une fraction de seconde. Elle trotte et contourne la grille très vite pour dévorer le mets, par ses yeux détecté.

ISTN : Rendez-vous avec la mort (8)

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C’est un peu ce genre de manège qui s’opère entre Tebboune et le peuple. Le président passe son temps à caqueter comme un gallinacé devant une grille derrière laquelle se trouvent quarante-deux millions de souris qui lui demandent gentiment de dégager. Mais il est incapable de comprendre que son salut consiste à contourner la barrière pour rejoindre et se mettre en phase avec un peuple qui ne veut plus s’en laisser conter, à la suite de soixante années d’autocratie.

Tebboune et les généraux sont incapable de comprendre, c’est trop dur pour des cerveaux dont l’âge mental ne dépasse pas celui d’un adolescent immature.

Ibrahim ne s’arrête pas là. Il tempête sur les écarts du pouvoir :

– Dis-moi Allah yerhem Oueldik ! (Qu’Allah accorde la miséricorde aux tiens !) combien d’hôpitaux et de bibliothèques aurions-nous pu construire avec les milliards de dollars jetés dans la démesure par des gouvernants pervers qui font de l’érection du plus haut minaret au monde une réalisation plus utile au petit peuple que sa santé et son confort sanitaire ? Eux se soignent à l’Étranger et, au petit peuple, on construit des mosquées.

– Tu as oublié tes moqueries sur l’islam, comme ton texte : « Ma petite Journée de musulman au pays des chrétiens » dans lequel tu te vente de ne pas faire le ramadan. Ils ne pardonnent pas ce genre d’envolée. C’est de la provocation :

– Ce texte remonte à plus de cinq ans, bon sang ! Et ce n’est que de l’humour.

– Tu sais bien qu’avec l’informatique ils gardent tout ce qui est à charge contre le citoyen. Et puis, ces gens-là ne savent pas rire. Ils prennent tout au premier degré, ces tristounets. Avoue aussi que certains de tes écrits peuvent prêter à confusion concernant ta position à propos du MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie).

– Je ne vois pas en quoi mes coups de gueule laisseraient supposer quelconque séparatisme obsessionnel. Je suis universaliste, tu le sais bien. En revanche, je défends et défendrai toujours ma culture. Si on ne peut plus se sentir concerné par l’avenir du pays t de ses racine, il ne sert plus à rien de….

Ibrahim n’a pas le temps de terminer sa phrase qu’il se dirige en titubant vers les toilettes pour vomir toutes ses tripes. Le mélange détonnant de bière, de vin et de whisky a fait son effet. Il ne tient plus debout. C’est le coma éthylique. Il s’affaisse sur le canapé. Le monde n’existe plus… (à suivre)

Kacem Madani

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