7 février 2023
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Jeu de chaises musicales à l’EPTV

ENTV

Depuis samedi 11 décembre 2022, la télévision  nationale (EPTV) a un nouveau directeur général,(DG). Il s’agit de Nadir Boukabes, qui occupait  les fonctions  de directeur de l’information au sein de la même  entreprise qui a été nommé, dimanche par le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani. 

Instabilité chronique au sein de la direction qui gère les médias lourds. Nadir Boukabes a remplacé Chabane Lounakel qui  lui, a été nommé à la place de Ahmed Bensebane le 31 mai 2021. Journaliste à l’EPTV, ce dernier a remplacé, en janvier 2020, Salim  Rabehi, ex responsable  à la communication au Conseil de la Nation durant le mandat du défunt  Abdelkader Bensalah.

Ce  jeu de chaises musicales à la tête de l’ex  Entv est l’expression de  la mainmise du  pouvoir politique sur les médias. Une démarche  immuable qui accompagne les échéances et les agendas  politiques de l’homme  fort du moment.

Et le  départ de Chabane Lounakel qui  a tout l’air d’être un limogeage  est à inscrire dans cet  ordre d’idée puisqu’il intervient à J-1 de la célébration de l’an III de l’investiture d’Abdelmadjid Tebboune en tant que président  de la République. Un homme à qui on prête le dessein de briguer un nouveau mandat et de succéder au palais d’El Mouradia. L’emballement qui s’est emparé ces jours-ci des médias publics et parapublics indique que les grandes manœuvres  ont bel et bien commencé pour préparer l’opinion à une telle évolution.

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D’ores et déjà, les trompettes de la réussite ont été enfourché dans les médias actionnés  pour louer les réalisations du président durant les trois années passées à la tête de l’Etat. Elu avec un score quasi confidentiel, Tebboune est élevé par ces thuriféraires au rang de grand timonier qui a porté haut l’étendard  de  la Nouvelle  Algérie.

Cela étant dit, les supputations vont bon train pour expliquer le départ  de Chabane Lounakel que certains  n’hésitent pas à qualifier de  sanction. Elle serait liée à l’annonce par la TV nationale de la vraie fausse arrestation du jeune harraga de 22 ans établi en Grèce, Yacoub Belhasni, véritable maître chanteur qui a manipulé des walis, des  diplomates et des ministres en usurpant les fonctions officielles et même militaires.

D’autres lient ce départ à la manière dont a été géré l’information portant sur la qualification du Maroc aux quarts de finale de la coupe du monde par la télévision nationale.

Samia Naït Iqbal

 

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