30 novembre 2022
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La pollution menace la santé des Algériens

REGARD

La pollution menace la santé des Algériens

D’après l’OMS, l’Algérie est l’un des pays les plus pollués d’Afrique. Peu d’initiatives gouvernementales sont prises pour enrayer ce fléau qui n’est pas sans conséquence sur la santé des citoyens et l’environnement.

Rappelons-nous cet épisode qui a eu lieu l’été dernier. Près de 200 personnes ont été prises de malaise après s’être baignées le 4 juillet à Ténès, sur la côte nord-ouest de l’Algérie, et ont dû recevoir des soins hospitaliers à la suite d’une possible pollution marine, selon les autorités locales et médicales. A Bejaia, la pollution de la Soummam inquiète les associations et habitants qui voient leur rivière mourir sous la pollution produite par les usines.

Plus près de notre quotidien, le problème des ordures ménagères est loin d’être pris en charge par les autorités. Des monticules d’ordures ménagères éclaboussent les cités populaires. Exemple, des ordures ménagères débordent des trottoirs et rejettent des odeurs pestilentielles dans les rues de Bordj Bou Arréridj, comme le rapporte « Liberté » cette fin de semaine. La palme en la matière revient incontestablement aux marchés de fruits et légumes situés sur les rives de l’oued, en plein centre-ville. L’image des montagnes de détritus, de fruits et de légumes avariés, dégageant des odeurs pestilentielles, est franchement choquante, écrit le même journal.

A l’heure où dans les pays développés on arrive à recycler et à valoriser jusqu’à 100% les ordures ménagères, dans notre pays, on en est encore à l’enfouissement de ces dernières. Et pourtant des solutions existent. Elles sont connues de tous. Et ne coûtent pas cher eu égard à ce qu’elles pourraient rapporter pour le pays et la santé de ses habitants.

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Les incendies qui ont ravagé près de 30 000 ha de couvert forestier en Kabylie n’est pas sans conséquence sur les habitants à court et moyen termes.

Plastique et fumée de voitures

Mais gardons-nous de jeter la pierre sur la seule ville de Bordj Bou Arréridj. Toutes les wilayas sont touchées par la problématique de la pollution des sols et de l’air. Car, concernant ce dernier, les rejets des voitures, des camions, des bateaux et des avions produisent des taux de CO2 particulièrement inquiétants. Là aussi, rien n’est fait pour diminuer la pollution de ces véhicules.

L’Agence nationale des déchets (AND) rappelle que, d’après son étude réalisée en 2019, la production de déchets ménagers et assimilés en Algérie est estimée à plus de 13 millions de tonnes par an, dont environ 2 millions de tonnes de plastiques. Là aussi, la pollution du plastique est importante. Nos routes et bois et rivières sont remplis de bouteilles d’eau, d’huile et autres. En la matière, la responsabilité des producteurs d’eau est engagée ! Il leur revient dans un pays comme le nôtre qui est très en retard en matière de recyclage de réfléchir à une autre politique de bouteille pour leur eau. Pourquoi ne pas encourager la consigne ou la vente d’eau dans des bouteilles en verre ?

Certes des initiatives associations existent. Mais elles sont rarissime et bien peu efficaces et soutenues par les autorités pour constituer une solution viable pour lutter contre la pollution et ses effets. Disons-le, le chantier de préservation de l’environnement est énorme. Le nettoiement de nos espaces de vie reste un voeu pieux. Car aucune politique sérieuse n’est enclenchée pour l’heure afin de prendre en charge ce gros problème.

Plus grave : la pollution est loin de constituer une priorité des autorités. 

Auteur
Kassia A.-G.

 




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