23 juillet 2024
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La voiture, un luxe inaccessible en Algérie

Automobile

Voici la grave et sérieuse question qui est sur toutes les lèvres des Algériens. Autant ceux qui vivent au cœur même du pays que ceux qui vivent sous les cieux de pays étrangers: Pourquoi nos dirigeants se refusent-ils d’importer des véhicules en quantité suffisante ?

Pourquoi les autorités s’ingénient à refuser à la diaspora de rentrer, chacun avec un véhicule, et de le vendre à un prix raisonnable; de retirer cette contrainte, purement administrative et insensée,  de l’âge, de 3 ans, du véhicule pour la repousser à 8 voir à 10 ans.

La vérité amère à dire c’est qu’actuellement, un véhicule « tacot » un ORNI dit-on (objet roulant non identifié) de 20 ans d’âge, coûterait, en Algérie, pas moins de 150 millions de centimes…
Qui dit mieux ? À ce prix et dans un état général, très usé et rouillé, personne n’aura le plaisir de l’acheter. Et si par malheur on venait à en être tenté on ne pourra pas disposer d’une telle somme d’argent pour l’acheter.
L’Algérie compte aujourd’hui 6,6 millions d’automobiles, toutes marques et types confondus, dont 63% sont des véhicules de tourisme. Ce nombre est  très insuffisant au regard d’abord de l’importance de notre population « 46 millions d’habitants, soit 11 millions de ménages » et ensuite de la grandeur de notre territoire continent, beaucoup plus de 2 millions de kilomètres carrés.
Notre pays ne peut pas faire exception à la règle. Un véhicule n’est pas un produit de luxe; il est une nécessité absolue pour satisfaire mille et un besoin, à commencer par aider au développement économique et social de l’Algérie en plus d’épanouir la société.
L’Algérie court un véritable danger à vouloir occulter ce secteur de l’automobile, alors qu’il est aussi prioritaire que celui de la santé ou de l’habitat. D’autant plus que pas moins de 57% des véhicules en circulation dépassent 15 années d’âge et que près de 50% de tout le parc algérien, sont concentrés dans seulement 5 wilayas «Alger, Blida, Oran, Constantine et Tizi-Ouzou).
Il y a aussi cette complexité à mettre à la disposition des automobilistes toute une multitude et panoplie de pièces de rechange. Pas moins d’une cinquantaine de marques d’automobiles défilent chaque jour sur nos routes. Depuis Peugeot, Renault, Citroën, Fiat, Honda passant par Hyundai, Toyota, Mercedes, Volkswagen…  jusqu’au Jeep Grand Cherokee, Mitsubishi, Porsche etc. ».
Rappelons-nous que l’importation de véhicules neufs a été suspendue en 2017 pour forcer les nombreux concessionnaires et les quelques constructeurs automobiles, de l’époque, à s’engager dans l’assemblage de voitures.
Malheureusement le gain facile a pris le dessus sur la vraie politique de montage; ce qui a poussé les hauts responsables de ce secteur à tout abandonner et a reculer pour mieux sauter.
Hélas cet abandon a trop duré et aucun algérien depuis n’est arrivé à décoder ou à comprendre ce silence, cette surdité et ce désintérêt des autorités aux cris de détresse de la population, quant à ce déficit gravissime de véhicules de tourisme.
Pour finir sur une note humoristique et dramatique en même temps, je dirai qu’il est temps pour nous autres citoyens Lambda, d’opter pour l’une ou l’autre des deux solutions suivantes:
1 – Soit de demeurer patients et d’attendre l’arrivée, en 2035, des voitures volantes; et ce jour là nous serions tous servis. Chacun de nous aura la possibilité d’accéder à un véritable véhicule à la mode et de haute technologie.
2 – Soit de tout oublier et de revenir vite, comme lors du bon vieux temps, à notre cher baudet, l’âne si doux; surtout que nous pouvons le charger et le monter comme nous le voulons; et pour les plus aisés,  au cheval, au mulet et pourquoi pas au chameau.
Entretemps et en attendant de bonnes nouvelles, continuons à pousser avec nos favoris « tacots ferraille » de 15 ans et plus; puisqu’ils roulent encore bien qu’ils fument beaucoup et surtout qu’ils se vendent facilement au prix du neuf, au marché de Tidjellabine.
Hsen Moussi, économiste au Canada.

2 Commentaires

  1. Premièrement si « L’ETAT » ne donne pas les agréments aux importateurs c’est pour une raison simple : LES CAISSES SONT VIDES et L’ARGENT QUI RESTE SERA UTILISER EN CAS DE CRISE SOCIALE.
    L’Algérie est le seul pays au monde qui a UN MINISTRE DE L’AUTOMOBILE et pour singer Mr MUHEND UQCI ministre N’TONOBILE
    Il y a aussi une action politique vieille de 60 ans créer la pénurie pour focaliser l’attention du peuple sur le manque.
    Ce n’est pas à la diaspora de faire du commerce !!!!!
    Il faudrait juste autoriser les citoyens d’importer des voitures (avec leur devises) sans taxes douanières mais en s’accquitant d’une TVA de 10% dans ce cas le ministère de TONOBILE est supprimé. GAIN un ministère en moins et 10% de chaque importation dans les caisses de « L’ETAT » en plus création d’une multitude de réparateurs qui peuvent sous traiter la continuité de la garantie
    Pour la diaspora il faut juste la laisser tranquilllllllle ne pas lui imposer la cylindrée ni le coût de la voiture il faut juste adapter une taxe quand une cylindrée et ou un montant du véhicule est dépassé.

  2. Malheureusement, la voiture n’est plus un luxe depuis longtemps en Algérie. Elle est devenue un besoin. C’est la nature du « progrès ». Les besoins augmentent à mseure que les moyens de les satisfaire augmentent. Une fois qu’on a goûté et qu’on s’est habitué à un nouveau produit, on adapte sa vie autour de lui et vice-versa. Tous les produits de la technologie moderne ont commencé comme des objets de luxe non-indispensables; ils étaient utiles à certains et moins utiles à d’autres. Mais petit à petit ils deviennent absolument indispensables. Aujourd’hui, sans ordinateur rien ne peut se faire, ni sans le téléphone, etc., alors qu’au début ils étaient une curiosité résérvée aux plus riches. Les algériens marchaient et prenaient le bus il y a quelques décennies, mais aujourd’hui beaucoup vivent trop loin de leur lieu de travail ou d’études pour ça. Dans les années 60-70, nous marchions 45 minutes à vive allure pour aller à l’école le matin, revenir déjeûner à la maison à midi et retourner à l’école. Cela nous faisait trois heures de marche par jour, à peu près 18 kilomètres. Nous ne sentions pas que c’était absurde parce que nous n’avions pas le choix puisqu’il n’y avait ni transport urbain, ni voiture à notre disposition. Aujourd’hui, je trouverais absurde et scandaleux, à peine croyable, que mes enfants ou petits-enfants soient obligés de faire la même chose.

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