8 février 2023
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Le dictateur et le dernier mandat, l’Afrique des promesses inabouties 

DECRYPTAGE

Le dictateur et le dernier mandat, l’Afrique des promesses inabouties 

Idriss Deby, dictateur tchadien (30 ans au pouvoir), et Emmanuel Macron.

L’Afrique souffre plus que tous les autres continents de la dictature. Généralement ce sont de hauts gradés de l’armée qui s’accaparent du pouvoir de l’Etat pour ne plus l’abandonner jusqu’au qu’à son tour le chef de la junte est chassé par un autre groupe de militaires pour des motifs fallacieux.

La période des coups d’Etat a été une pratique régulière depuis l’indépendance des pays africains jusqu’à la dernière décennie.

Sans toutefois mettre fin à cette pratique quelques chefs militaires ont saisi les nouvelles opportunités politiques pour destitué des présidents élus démocratiquement. En Afrique c’est le cas du maréchal El Sissi d’Egypte et plus récemment la junte militaire au Mali qui soutenue par une partie de l’opposition a mis fin au mandat du président Ibrahim Keita.

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Loin s’en faut de constater que les coups d’Etat ont cessé de sévir, il en existe une multitude de formes à travers le continent. l’exemple le plus persistant est celui de l’armée algérienne qui n’a jamais laissé le peuple choisir librement ses dirigeants. Il en existe en Afrique plusieurs formes de pouvoirs illégitimes.

ndubitablement c’est le cas de l’Algérie qui est le plus représentatif dans le continent. Face à cette particularité algérienne, les autres pays africains n’en finissent pas moins avec la dictature militaire ou civile.

Toujours dans ce même pays, le président Bouteflika a été destitué sous la pression de la rue en voulant prolonger le mandat présidentiel puis l’armée et encore elle a placé un strapontin à la tête de l’Etat.

Comme, le ridicule ne tue pas, les prétendants à la révolution ne manquent pas et ils sont rares à garder la faveur de leur opinion publique. 

A contre courant des révolutionnaires qui tournent mal comme le libyen Mouamar Kadhafi devenu dictateur de son peuple, l’exemple de Thomas Sankara du Burkina Faso parce que précisément, il n’a pas longtemps gouverné son pays est devenu la figure emblématique des mouvements contestataires contre la dictature en Afrique et ailleurs.

A cet effet, la contestation des régimes illégitimes est quasiment permanente en Afrique au point que des présidents élus « démocratiquement » ne trouvent pas mieux que de réviser en leur faveur la constitution pour garder le pouvoir de l’Etat.

Prochainement, en Cote Ivoire et en Guinée, il y aura des élections présidentielles et les présidents Ouattara et Alpha Condé veulent obtenir un troisième mandat alors que les constitutions de leur pays limitent cette exercice à deux mandats.

Certes, ils prétendent être moins accrocs au pouvoir que les présidents à vie  comme l’ont été ceux du Zimbabwe, du Soudan ou l’est actuellement Faure Gnassingbé qui a succédé à son père Eyadéma Gnassingbé qui a dirigé le Togo de 1967 à 2005 année de sa mort, etc., mais en faisant miroiter la nécessité de la continuité de la gouvernance, ils alimentent là où l’armée est puissante le coup d’Etat ou simplement la guerre civile. 

Et, on le sait ça se termine toujours par la dictature. 

Auteur
Fatah Hamitouche   

 




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