6 octobre 2022
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Le Hirak algérien à l’entame de sa phase III

REGARD

Le Hirak algérien à l’entame de sa phase III

Le retour en force du Hirak issu du 22 février 2019, notamment lors des dernières démonstrations de force de l’an II, le mardi des étudiants et le fameux 106e ACT, n’a pas à proprement parler convaincu grand monde autour de la sphère dirigeante du pays quant à la nécessité d’accorder une importance particulière à l’écoute de son peuple dans l’intérêt de celui-ci, de l’Algérie et de ses institutions.

Aussi, l’absence de déontologie et le manque de rigueur professionnelle avec lesquelles les médias du système se sont distingués dans leur façon de traiter l’évènement démontre le niveau d’aliénation auquel ces femmes et ces hommes en sont parvenus au point de vouloir nous faire prendre les vessies pour des lanternes.

Pendant ce temps des chaînes de TV étrangères qui se sont tues pendant toute la période du Hirak commencent maintenant à s’y intéresser et de plus près pour rapporter l’information à l’appui d’un support visuel suivie d’un commentaire qui colle parfaitement à la réalité du terrain.

Ce décalage entre la réalité de la rue et le mensonge colporté par nos médias publics et parapublics, télévisuels particulièrement, nous a permis d’établir le constat dans lequel tout le système s’est retrouvé être pris dans une espèce de phobie généralisée et ce, depuis l’intention affichée par le mouvement de contestation populaire de relancer les marches hebdomadaires.

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Ce qui nous a permis de constater l’absence de cohésion et de coordination au sein des différentes structures du pouvoir sclérosé par un disfonctionnement au niveau de chaque palier de responsabilité, jusqu’à prendre une ampleur considérable en commettant des erreurs d’appréciation inadmissibles, suite à la prise, ces derniers temps de certaines décisions politiques.

En effet, nous allons énumérer de manière plutôt exhaustive et non chronologique les manquements à l’éthique par des organes de l’État dont certains observateurs de la scène politique algérienne n’ont pas manqué de relever à leur tour à savoir :

Avant le retour du Hirak

1- L’acharnement des services de sécurité sur les activistes du Hirak en ayant recours à la torture seul outil d’extorsion d’aveux pour devenir monnaie courante au point de basculer dans des sévices sexuels, une pratique dénoncée par les textes de loi tant au plan national qu’au niveau des instances internationales et des organismes des droits de l’homme.

Il faut rappeler par ailleurs, que les révélations faites par le jeune étudient qu’il a eu le courage d’ailleurs de divulguer n’étaient pas un cas isolé mais une pratique répandue que toute personne emprisonnée dans des conditions similaires aurait subie.

2- Une femme dont le fils a été appréhendé vers vingt-trois heures chez-lui pour le motif farfelu de possession de deux grammes de « zetla », venant supplier les policiers de la brigade de Bab El-Oued d’Alger de le relâcher en vain, est décédée des suites d’un malaise cardiaque, compte tenu du traitement méprisant dont elle a été l’objet selon des témoins oculaires.

3- Le flottement et les tergiversations constatés au niveau de l’exécution de la décision initialement prise par la présidence de la république la veille de l’annonce concernant le remaniement ministériel indique plutôt clairement qu’il y a véritablement un problème de gouvernabilité.

Après le Hirak

4- Le régime via ses relais médiatiques verse dans le mensonge et le mépris, un moyen inapproprié pour tenter de convaincre un semblant d’auditoire en improvisant des situations quelque peu burlesques qui ont bien amusé ceux qui sont convaincus que le système est à court d’arguments.

5- Le recours à la menace terroriste n’est plus d’actualité pour trouver à l’heure qu’il est une oreille d’écoute toute naïve et prête à avaler la couleuvre sans pour autant ne pas esquisser un sourire moqueur au coin des lèvres.

6- L’autre bourde, une de plus, consiste à lâcher la meute dans le but de discréditer le Hirak, par l’intermédiaire de certains énergumènes en quête de strapontins, pour nous expliquer que le Hirak est un Hirak de « dechra », ignorants qu’ils sont pour ne pas savoir que toutes les Révolutions de par le monde naissent dans les campagnes pour se structurer dans les grands centres urbains.

Toute honte bue, ce genre d’espèces invertébrées ne cesse de proliférer dans cette Algérie où la médiocrité est érigée en système et le mensonge est rampant à vue d’œil.

« Comme rien n’est plus beau que de connaître la vérité, rien n’est plus honteux que d’approuver le mensonge ». Ciceron

Auteur
Rezki Djerroudi

 




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