3 décembre 2022
spot_img
AccueilA la uneLe journaliste El Kadi Ihsane accusé d'"apologie de terrorisme"

Le journaliste El Kadi Ihsane accusé d' »apologie de terrorisme »

Ihsane El Kadi

Ihsane El Kadi, journaliste et directeur de Radio M, a été entendu jeudi 10 novembre 2022, dans le fond par le juge d’instruction de la 5e chambre près du tribunal de Sidi M’hamed. La justice lui a collé une 3e affaire avec accusation d’apologie de terrorisme.

Comment diable un juge peut s’abaisser à une telle inimaginable accusation contre un journaliste connu pour son courage intellectuel et son intégrité ? L’invraisemblable et l’ignoble sont des réalités désormais.

El Kadi Ihsane gêne beaucoup. C’est une voix libre et impertinente qui refuse le silence et la compromission dans lesquels se sont enfoncés l’écrasante majorité des médias en Algérie. Cette énième affaire qui vise ce journaliste est liée au prix international Ali Bey-Boudoukha, dont Zaki Hannache, le blogueur et l’activiste, était l’un des lauréats. Le directeur de Maghreb Emergent a indiqué sur Twitter qu’il a été laissé en liberté provisoire mais inculpé des mêmes chefs d’inculpation que le lanceur d’alerte, Zaki Hennache dont « apologie d’actes terroristes ».

Pour autant, le journaliste n’a jamais été convoqué où entendu sur cette affaire, ce qu’il n’a pas empêché le procureur de demander son incarcération.

- Advertisement -

Le juge d’instruction lui a notifié les graves accusations pour lesquelles il risque d’être inculpé, indique le CNLD.

Dans un autre dossier, le verdict dans le procès de ihsane El Kadi est tombé le 7 juin 2022. Il avait été condamné à 6 mois de prison ferme sans mandat de dépôt assorti d’une amende de 50 000 Da.

Le parquet avait requis 3 ans de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 Da avec exclusion de l’activité professionnelle et le gel de son journal pour une durée de 5 ans à l’encontre du journaliste Ihsane El Kadi, directeur de Radio M et Maghreb Emergent, lors de son procès le 17 mai 2022 au tribunal de Sidi M’hamed d’Alger.

Mais ce n’est pas la seule affaire que le journaliste affrontait devant les tribunaux. Après présentation d’Ihsane El Kadi devant le procureur du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger, le 18 mai 2021, suite à une plainte déposée par le ministre de la Communication de l’époque Ammar Belhimeur, suite à un article publié le 23 mars 2021 à 9h sur Radio M, il a été renvoyé devant le juge d’instruction pour audition.

Ihsane El Kadi a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction. Comparution chaque lundi à 10 h pour signer le registre du contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire nationale ISTN. Confiscation du passeport. Et interdiction de sortie des limites territoriales de la wilaya d’Alger sauf autorisation.

Ihsane El Kadi est poursuivis pour les chefs d’inculpation suivants : diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l’unité nationale, perturbations des élections, ouverture de la plaie de la tragédie des années 90 et réouverture du dossier de la tragédie nationale (tiré de la loi sur la réconciliation nationale).

La chambre d’accusation (cour de Ruisseau d’Alger) a étudié le dossier Ihsane El Kadi (contrôle judiciaire) le 6 juin 2021.

En septembre 2021, il a été également convoqué par le procureur près du tribunal de Larba Nath Irathen. Il est cité dans cette affaire liée à des détenus d’opinion de la Kabylie.

Avec le CNLD

 

ARTICLES SIMILAIRES

3 Commentaires

  1. Les juges de la honte.
    Un jour , ces pseudo juges finiront tous en prison voir dans les poubelles de l’histoire.
    Ils seront a jamais la honte de leurs familles et de leurs descendances.

  2. Au pays ou la fausse conclusion devient la preuve et l’hypothèse, il ne faudrait rien espèrer. Comme ce sont eux qui fabriquent les lois, inventent des clauses, modifient la signification des mots (comme celui du mot terrorisme par exemple) et qui les defont a leur guise sans jamais appliquer quoi que ce soit, il ne faudrait jamais s’attendre a quelque chose de positif venir de leurs quartiers tant que le pays n’est pas régi par des lois reposant sur un état de droit. Ces gens sont capables d’accuser un mort dans sa tombe. Alors qu’eux, oui, eux, QUI OSERA LES ACCUSER, les controller ou leur dire que ce que vous faites est faux et un désastre ? La nouvelle algérie est devenue un pays bizarre.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus

Zitout, Aboud et Boukhors condamnés à 20 ans de prison ferme

Le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida (Alger) a condamné, jeudi, par contumace, Mohamed Zitout, Hicham Aboud et Amir Boukhors dit...

Les plus populaires

Commentaires récents