20 février 2024
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Les chars israéliens pilonnent les hôpitaux de Khan Younis à Gaza

 

Gaza sous les bombes

Des combats acharnés opposent jeudi l’armée israélienne et les combattants du Hamas palestinien, dans le sud de la bande de Gaza, notamment à Khan Younès, où des tirs meurtriers ont visé la veille un refuge de l’ONU abritant des personnes déplacées.

Le ministère de la Santé du mouvement islamiste a fait état jeudi de 50 tués durant les dernières 24 heures à Khan Younès, où l’armée israélienne a indiqué que ses tireurs d’élite avaient tué plusieurs « terroristes ».

L’aviation a visé des membres du Hamas dans le centre et le nord de Gaza et d’autres combattants ont été tués dans des « combats rapprochés », a ajouté l’armée dans un communiqué.

A Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, des images de l’AFPTV ont montré des tombes marquées par des pavés sur lesquels étaient écrits au feutre les noms des personnes enterrées, au milieu de rues jonchées de débris et de bâtiments portant l’impact de projectiles.

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« Cela ressemble à des tombes, mais ce ne sont pas de véritables tombes », a dit Ahmad Abdul Salam, un résident du camp de réfugiés d’Al-Maghazi, dans la ville. « Dans ces fosses communes, nous avons enterré des familles entières, qui ont été exterminées. »

L’armée israélienne qui dit avoir « encerclé » Khan Younès, a appelé la population locale à partir à Rafah, plus au sud, à la frontière avec l’Egypte. Mais les combats rendent dangereux les transports vers cette région où se massela majorité des 1,7 million de Palestiniens déjà déplacés par la guerre.

«Violation flagrante»

Des tirs de chars contre un bâtiment de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Khan Younès ont fait mercredi au moins « 12 morts et 75 blessés, dont 15 dans un état grave », selon un nouveau bilan annoncé jeudi par Thomas White, responsable de l’organisation à Gaza.

Philippe Lazzarini, chef de l’Unrwa, a affirmé que le centre d’accueil était « clairement » identifié et que ses coordonnées avaient été « partagées avec les autorités israéliennes ». Il a fustigé « une violation flagrante des règles fondamentales de la guerre ».

L’armée israélienne a indiqué à l’AFP qu’un « examen » des opérations était en cours mais qu’elle avait « exclu (…) une frappe aérienne ou d’artillerie », évoquant aussi « la possibilité » d’un tir du Hamas.

Les Etats-Unis, premiers alliés d’Israël, ont dit « déplorer » ces tirs et appelé à ce que les sites de l’ONU à Gaza soient « protégés ».

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La guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, qui a entraîné la mort de plus de 1 140 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.

Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza, dont une centaine ont été libérées fin novembre lors d’une trêve en échange de prisonniers palestiniens. Selon le même décompte, 132 otages sont toujours dans le territoire, dont 28 seraient morts.

Israël a juré « d’anéantir » le Hamas et a lancé une vaste opération militaire qui a tué 25 700 Palestiniens, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste.

«Epuisés»

A Gaza, la situation humanitaire continue de s’aggraver dans le territoire assiégé.

« Nous sommes épuisés. Arrêtez! Les deux parties doivent s’arrêter. Trop c’est trop », se lamente Latifa Abou Rezk, venue pleurer sur la dépouille d’un proche dans un hôpital à Rafah.

Mercredi soir, des manifestants israéliens ont bloqué une route de Tel-Aviv pour exhorter le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu à accepter une pause dans les combats, voire un cessez-le-feu.

Avec AFP

2 Commentaires

  1. « hôpitaux de Khan Younès » tout est dit. Connaissez-vous beaucoup de villes en algérie qui ont « des » hôpitaux. Des casernes de gendarmerie, oui. Chaque village en a une !

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