20 février 2024
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Les signataires de l’appel à Bouteflika pour renoncer au 5e mandat réclament le départ du régime

Initiative politique

Les signataires de l’appel à Bouteflika pour renoncer au 5e mandat réclament le départ du régime

Ce mercredi 06 juin 2018, se sont réunis, au siège de Jil Jadid, les cosignataires de la lettre ouverte au Président de la République, rencontre élargie aux cadres des partis UCP, Nidaa El Watan et Jil Jadid. Les conclusions de la réunion ont été les suivantes :

1) Evaluation de l’impact de la lettre ouverte au Président de la République : Comme attendu, aucune réaction officielle n’a été enregistrée en réponse à notre démarche.
Cependant, pour éviter l’effet « boule de neige », le pouvoir a pratiqué la politique de la fuite en avant diplomatique face à une initiative connexe.

L’impact de cette lettre à été, pourtant, extrêmement important auprès de l’opinion publique nationale et internationale. Toutes les grandes agences d’informations et la plupart des titres de presse et des médias internationaux, en toutes langues, ont en fait l’écho.

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Dans cet esprit, les citoyens sont invités à prendre des initiatives, chacun à son niveau, pour exprimer leur opinion à travers tous les canaux légaux.

2) Assurer la continuité de l’action : A la suite d’une sollicitation de très nombreux citoyens, les signataires ont décidé d’organiser leurs efforts en mettant en place un espace de concertation et d’initiatives pratiques, dénommé « Citoyenneté-Démocratie » (Mouwatana) dont l’objectif final est de contribuer au véritable changement dont a besoin le pays. L’objectif étant de rassembler le maximum d’Algériens pour faire hâter le départ de ce régime et de préparer les véritables conditions d’une transition pacifique. En effet, le départ réclamé du Président ne signifie pas à lui seul un changement de système de gouvernance. Or, l’Algérie a besoin de réformes politiques et institutionnelles de grande ampleur. Cette tâche ne peut être menée que par un mouvement trans-partisan, soutenu par une grande partie de la population, et ayant des objectifs clairs.

Dans cette optique, les élections présidentielles de 2019, bien que cruciales, ne peuvent être qu’une étape. C’est à l’issue de cette épreuve, que s’établiront les nouveaux rapports de force qui pèseront sur l’avenir du pays.

3) Instance de Coordination : Une instance de coordination dont la composition est susceptible d’être élargie, a été installée, et qui a pour objectif :

– De faire un diagnostic précis de la situation du pays,
– D’élaborer un Programme Commun pour les Réformes Politiques, y compris la préparation d’un projet de Constitution-modèle,
– D’établir un plan de sortie de crise avec un échéancier, – De prendre de nouvelles initiatives en vue de maintenir la pression contre le 5ème mandat.
– De mettre en place une charte éthique et des règles de fonctionnement pour ouvrir « Mouwatana » aux citoyens.
4) L’Instance de Coordination a désigné, Maître Zoubida Assoul, Présidente de l’UCP, en tant que Porte-Parole. Par ailleurs, l’instance de coordination, dénonce les dangereuses dérives du pouvoir contre les libertés en général et la liberté d’expression en particulier. Des journalistes sont en prison depuis plusieurs mois sans jugement, ou alors soumis à de très lourdes condamnations au vu de ce qui peut leur être reproché, ou enfin, embarqués et détenus par la police comme des malfaiteurs alors qu’ils ne sont cités que comme de simples témoins dans une grave affaire de trafic de drogue.

Le refus de tout dialogue avec les syndicats et autres mouvements en grève et la répression des manifestations même en dehors de la capitale, démontrent encore une fois, la nature répressive et attentatoire aux libertés constitutionnelles du régime.

La répression contre tous ceux qui refusent le fait accompli risque de s’aggraver. Nous
mettons en garde le régime en place en cas de tout dépassement.

Les signataires présents:
Z. Assoul, A. Badi, A. Benbitour, A. Benouari, S. Bouokba, A. Bouraoui, S. Dabouz, S.
Djilali, F. Mokhtari, Z. Rouis, S. Saidani, A. Zalani, N. Larbes, B. Aguerbi, L. Amokrane, H. Brahmia et A. Arib.

Pour l’Instance de Coordination
Le Porte-Parole
Zoubida Assoul

 

Auteur
Zoubida Assoul

 




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