26 janvier 2023
spot_img
AccueilIdéeL'usurpateur et le révolutionnaire

L’usurpateur et le révolutionnaire

DEBAT

L’usurpateur et le révolutionnaire

 « Il devrait être superflu de rappeler qu’inversement les témoignages les plus insoupçonnables dans leur provenance avouée ne sont pas pour autant, de toute nécessité, des témoignages véridiques. » Apologie pour l’histoire

C’est en terme d’objectivité que je me permets de rappeler quelques évidentes réalités de la guerre de libération nationale. Il s’agit principalement de l’histoire de deux personnages de la guerre d’indépendance.

Il se trouve que lors d’une émission de la chaine de télévison Al Awrès, le journaliste Djamel-Eddine Taleb a sans hésitation signifié que l’assassinat de Krim Belkacem par les services secrets algériens est un retour du bâton au destinaire en rapport avec celui de Abane Ramdane.

Il affirme même que ce dernier a été assassiné par Krim Belkacem.

- Advertisement -

Du coup, la présente mise au point n’a pas pour but de défendre l’honneur du combattant de la toute première heure mais au lieu de salir sa mémoire, il est nécessaire de vérifier le contenu de la lettre qu’il a adressée à Mohammed Lebjaoui au sujet de cette affaire.

Pour rappel, dans cette lettre, il explicite sa position en écrivant  que « …devant Dieu et les Hommes- la responsabilite de la mort d’Abane Ramdane  incombe à Boussouf. » (1)

Il va de soi qu’en premier lieu c’est à sa famille de défendre son honneur mais toujours est-il que par souci d’objectivité, il est plus qu’utile de soumettre le document publié par l’historien algérien Mohammed Harbi à la critique pour tirer au moins une part de la vérité partagée en le confrontant à d’autres témoignages écrits ou oraux.(2)

Par contre, confondre l’acte criminel d’un usurpateur avec les conséquences pas toujours avantageuses de la guerre sème la confusion. En l’occurrence si cette affaire suscite autant de controverses, il revient aux historiens de démêler le vrai du faux. 

F. H.

1- Document no 38 (inédit), Les archives de la révolution algérienne, Editions Jeune Afrique, Paris, 1980
2- Notons que nous n’accordons aucune vérité intrinsèque à tout document s’il n’est pas mis à l’épreuve de la critique de l’histoire. Par conséquent, les témoignages des acteurs algériens élevés au rang de vérité est une aventure déraisonnée de l’histoire.

Auteur
Fatah Hamitouche

 




ARTICLES SIMILAIRES

Les plus lus

LADDH : un jugement fuité pour une dissolution à bas bruit

Le pouvoir algérien poursuit son offensive contre toutes les voix discordantes qui essaient  de jouer leur rôle de contre-pouvoir. La liste des ONG et...

Les plus populaires

Commentaires récents