1 octobre 2022
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MBS à Alger : Discuter du prix du baril et laisser de côté la fraternité

DECRYPTAGE

MBS à Alger : Discuter du prix du baril et laisser de côté la fraternité

Ce dimanche matin vers 8h 31 le baril de « light sweet crude »(le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie.), référence américaine du brut, pour livraison en janvier, s’échangeait à 50,70 dollars dans les échanges électroniques perdant ainsi 0,75 cents.

Le baril de Brent, référence européenne et proche du Sahara Blend algérien pour livraison en janvier est également, à 59,19 dollars perdant lui aussi 0,72 cents.

Pourtant, mercredi, le prince Mohamed Ben Salmane (MBS) a agité la capitale argentine par son arrivée prématurée et sa rentrée à l’ambassade du royaume sans escortes. Les diplomates saoudiens ont laissé fuiter des informations selon lesquelles, leur prince rencontrera Vladimir Poutine pour une prise de position commune sur une éventuelle diminution de l’offre en prévision de la prochaine réunion de l’Organisation des pays producteurs de pétrole jeudi et le vendredi prochain à Vienne soit le 6 et le 7 décembre.

Les marchés confortés par une dépêche de l’agence Reuters, qui a révélé que la Russie envisageait effectivement une baisse de sa production et qu’elle était en train d’en discuter les modalités avec l’Arabie saoudite, à une semaine de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires, à Vienne, en Autriche, ont tout de suite réagi à cette annonce dès le vendredi 30 novembre 2018 pour faire gagner au baril du blend 23 cents et WTI 0,05 cents.  

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Après  cette euphorie MBS/Poutine largement relayée sur les réseaux sociaux, l’isolement du jeune prince par la majorité des leaders politiques mondiaux, le regard instructeur de Trump, la froideur du président Macron lors de leur bref entretien, le sourire narquois et permanent qui accapare la capacité d’écoute de MBS et qui lui a valu des reproches du président français « vous ne m’écoutez jamais », ont plongé encore une fois le baril au dessous des 60 dollars.

Depuis leur sommet, en quatre ans atteint il y a presque deux mois, les prix du pétrole ont perdu environ 35 %. Les cours sont sous pression en raison d’une offre surabondante et d’une demande moins dynamique. 

L’assouplissement de la position des Etats-Unis sur l’Iran est l’une des principales explications de cette rechute. L’administration Trump  a accordé des exemptions de dernières minutes à plusieurs pays, leur permettant d’acheter du brut iranien encore pendant six mois. 

Hausse de la production

Autre facteur de baisse : les principaux pays pétroliers (Etats-Unis, Russie et Arabie Saoudite) ont réussi à augmenter leur production. Et ce, alors que, en raison de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, une demande en pétrole inférieure aux attentes est attendue. Lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet, le président français a déclaré être d’accord avec les tweets de Trump qui demandaient à l’Arabie saoudite de produire plus pour maintenir les prix au niveau de ceux pratiquaient en ce moment. « Quand nous nous coordonnons pour obtenir le cours du pétrole le plus bas possible, c’est dans l’intérêt de nos concitoyens », disait-il.

Il faut préciser par ailleurs que le prix bas arrange les pompes occidentales mais pas les pays producteurs.

Même à un niveau de 35 dollars les producteurs de schistes continueront à pomper pour augmenter les stocks américains et ramener sa production journalière à plus de 12 millions de barils par jour.

Moralité, cette chute va faire très mal aux pays producteurs qui ont désormais la clé pour se défendre. Mais pour cela, il faut mettre les mains dans la pâte pour réduire leur production d’au moins de 1,5 million de barils. C’est de cela qu’Ouyahia devra discuter aujourd’hui avec le prince héritier en visite en Algérie au lieu de parler de « fraternité » et de confiance dans la justice du royaume.

Auteur
Rabah Reghis

 




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