8 février 2023
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Mystère et interrogations sur les augmentations de retraite en Algérie

Retraités algériens

Le ministre du Travail vient d’annoncer les augmentations des pensions de retraite que le président de la République a promises pour tous les salariés et retraités. Mais comme d’habitude, le flou sur ces augmentations s’est installé chez les retraités dont les pensions dépassent 20 000 DA. 

L’OSRA, qui depuis le 07 juillet 2021 est devenu le seul syndicat porte-parole de ces maltraités, ne cesse de recevoir des interrogations sur sa page Facebook ou sur les numéros de téléphone des membres du bureau national, mais malheureusement nous n’avons aucune réponse à leur donner.

Nous avons essayé d’avoir plus d’informations, mais c’est le statuquo. Il est inconcevable, que sur plus de 3 millions cinq cent mille retraités seules 1 millions 500 000 connaissent exactement la valeur de leurs augmentations à partir du 1 janvier 2023. Cette mal-information, dont le but reste à définir, car beaucoup de langues malsaines profitent de cette situation pour signaler que les restes des retraités qui sont plus de 2 millions n’auront pas d’augmentations, OSRA en tant que responsable demande aux pensionnés de patienter pour avoir plus d’éclaircissements, car il est inconcevable qu’un président de la République annonce publiquement l’amélioration du pouvoir d’achat à partir de 2023 et qu’une partie d’Algériens n’en bénéficie pas. OSRA à cette occasion dit stop à la manipulation et stop aussi à l’incompétence des responsables qui poussent vers le pourrissement.

L’OSRA dénonce la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui les retraités et s’inquiète du retard de l’annonce complète des augmentations et continue à revendiquer qu’accompagnement de l’abolition de l’IRG pour les retraités sera une forte bouffée d’oxygène pour les pensionnés dont la chute de leur pouvoir d’achat est plus forte que les salariés car il ne faut pas oublier que leur revalorisation non encore annoncer cette année est maigre par rapport aux augmentations des salaires car la loi n° 83-12 du 2 juillet 1983, modifiée et complétée, relative à la retraite, notamment son article 43 qui indexé les augmentations de salaire aux pensions de retraites a été de nouveau compléter l’article 9 de la loi 99-03 du 22 mars 1999 pour ne prévoir qu’un taux de revalorisation annuel et cela s’est confirmer dans la dernière application des augmentations de salaire de l’année 2021-2022 dont les retraités n’ont pas bénéficiés et se sont contentés des faibles taux de revalorisation que la loi prévoit.

La demi-annonce des augmentations des pensions de retraite et de se contenter uniquement des pensions de moins de 20 000 DA pousse OSRA à s’inquiéter et de se poser la question est-ce que le ministre du travail et ses conseillers ignorent la loi et continue d’appliquer la loi n° 83-12 du 2 juillet 1983, modifiée et complétée, relative à la retraite, notamment son article 43 sans s’assurer de son complément et cela serai grave pour les législateurs de la république.

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Les responsables d’OSRA ne savent plus à quel saint se vouer, d’un côté tous les retraités l’interpelle à leurs problèmes auxquels ils ne peuvent donner suite, d’un autre côté le ministère du travail continue à les ignorer

Aujourd’hui à l’annonce de ces augmentations tous les retraités ont compris auront besoin d’un syndicat et OSRA est devenu leur seul défenseur, car la FNTR que le ministère du travail reconnaît depuis de longues années, ne fait rien pour défendre cette couche de citoyens. OSRA dénonce cette injustice dans la reconnaissance syndicale ainsi que la politique deux poids, deux mesures employées par le ministère du travail.

L’OSRA dénonce aussi les représentants de certains syndicats qui se sont prononcés sur les augmentations des pensions en observant une satisfaction totale sans connaître la réalité de celles-ci.

Le ministère devrait revoir sa politique et reconnaître que pour les retraités, il existe deux syndicats OSRA et la FNTR jusqu’à ce jour en attendant la création d’autres comme partout dans le monde.

Les revendications d’OSRA ne s’arrêtent pas uniquement aux augmentations des pensions de retraite et nous tenons à rappeler certaines :
– Paiement des pensions sur la base de la meilleure année de travail et à 100 % du salaire
– Abolition de l’IRG
– Unification de toutes les caisses de retraite.
– Gratuité des transports en commun public
– L’âge maximal de départ en retraite doit revenir à 60 ans et devrait être de 50 ans pour les travailleurs exerçant des professions à risque.
– Indexation des pensions de retraite en conformité avec les salaires des travailleurs actifs pour éviter toutes les disparités entre les salaires actuels et ceux futurs
– Retraite anticipée pour tous les travailleurs/euses comptabilisant 25 années de travail, même s’ils se trouvaient dans l’impossibilité de cotiser.
– Tous les travailleurs/euses percevront une pension minimale, à déterminer, mais jamais inférieure au Salaire minimum
– Revalorisation automatique des pensions annuelle sur la base de l’Inflation réelle qui inclut les éléments pour une vie digne et n’affaiblit pas le pouvoir d’achat du retraité et pensionné.
– Garantie d’accès aux biens de première nécessité permettant une vie digne (énergie, eau, transport).
– Droits de l’Homme complets et effectifs : droit à la vie, à une mort Digne, à la Liberté, au travail, à la santé, au Logement, à la Culture, etc.

– Que ne s’applique pas la directive communautaire qui fonde les pensions sur l’espérance de vie. Les travailleurs ont le droit, à un moment où les technologies sont en plein essor, de vivre plus longtemps, avec des pensions décentes, des aides, la santé, de vivre libres sans le cauchemar de l’exploitation patronale et de la répression, de se reposer et de disposer de leur temps comme ils le souhaitent.

L’augmentation de la productivité, que les nouvelles technologies (y compris les robots) ont générée et continuent de générer, doit permettre une réduction du temps de travail hebdomadaire ainsi que celle du nombre d’années passées au travail. C’est seulement ainsi que les employeurs exploiteurs seront empêchés d’être les seuls à profiter des progrès de l’Humanité.

Le financement de la Sécurité Sociale doit être à la charge de l’État et du Patronat, notamment du grand capital qui, dans le système capitaliste, est celui qui contribue le moins aux recettes fiscales.
– Que des fonds spécifiques et suffisants soient mis à disposition pour la recherche sur les maladies graves telles que le cancer, les maladies cardiaques, le sida, la Covid-19 et d’autres maladies qui affectent en particulier les retraités.
– Veiller à ce que soit correctement financée l’OMS (organisation Mondiale de la Santé).
– Pour toutes et tous : gratuité des vaccins, de tous les médicaments et thérapies modernes, existantes. Pour toutes et tous : gratuité des vaccins, de tous les médicaments et thérapies modernes, existantes.
– Regrouper et développer tous les niveaux de santé (prévention, soins primaires, spécialiste et hospitalier).
– Foyers pour personnes âgées, maisons de retraite, établissements pour personnes lourdement handicapées, pour malades mentaux, exclusivement publics et gratuits, dotés d’un personnel et d’équipements adéquats.
– La promotion de 50 % pour tout billet d’avion pour tout voyage à l’étranger sur les vols de compagnie aérienne locale.
– Financer les caisses de retraite par des moyens d’impositions sur les multinationales qui gagnent des milliards de dollars sur le dos de l’exploitation des richesses des pays

Bachir Hakem

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