10 décembre 2022
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Opération turque contre les Kurdes dans le nord de l’Irak et de la Syrie

L’armée turque a mené, dans la nuit du 19 au 20 novembre, des raids aériens dans le nord de l’Irak et de la Syrie. Cette opération, baptisée « Griffe épée », a visé des régions que les autorités d’Ankara accusent d’être « utilisées comme bases par des terroristes », ainsi qu’elles considèrent les forces kurdes.

La Turquie a repris de plus belle dimanche ses bombardements pour tenter de briser les lignes d’une milice kurde syrienne alliée des Etats-Unis, sommés par Ankara de se retirer d’une ville du nord de la Syrie.

L’offensive aérienne, menée à la fois par des avions de chasse et des drones armés, couvre une vaste zone et de nombreuses cibles allant des environs de Tall Rifaat au nord-ouest de la Syrie aux monts Sinjar et Qandil dans le nord de l’Irak, en passant par Kobané, ville symbole pour les combattants kurdes syriens des YPG. Ce sont ces combattants kurdes syriens et ceux du PKK basés en Irak que visent les bombardements turcs, dans une opération présentée comme une riposte à l’attentat qui avait tué six personnes le 13 novembre en plein centre d’Istanbul.

« L’heure des comptes a sonné ! »

Le tweet du ministère turc de la Défense qui a annoncé le lancement des raids est sans équivoque : « L’heure des comptes a sonné ! Les scélérats rendent des comptes pour leurs attaques perfides ! ». Le PKK, de même que les YPG, avaient démenti toute implication dans l’attentat d’Istanbul, mais Ankara n’en croit pas un mot et annonce mener ces frappes en vertu de ses « droits de légitime défense découlant de l’article 51 de la charte des Nations unies ».

Pas une opération terrestre

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Il ne s’agit pas d’une opération terrestre, mais la Turquie menace depuis plusieurs mois d’envoyer des troupes en Syrie, dans certaines des zones visées ces dernières heures par son aviation. Elle a échoué jusqu’ici à obtenir le feu vert de la Russie et de l’Iran, alliés du régime syrien.

Au moins 31 personnes en grande majorité des combattants kurdes et des soldats syriens ont péri dans des raids de l’armée turque, selon un dernier bilan fourni, dimanche 20 novembre à la mi-journée, par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). De leur côté, les autorités autonomes kurdes ont, de leur côté, fait état d’au moins 29 morts, 11 civils, 15 combattants prorégime, deux gardes de silo et un combattant kurde.

Avec RFI

 

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