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Ouverture politique, détenus d’opinion, transparence électorale, libertés publiques :  Hanoune dévoile les angles morts du pouvoir 

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Au lendemain de sa rencontre avec le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, Louisa Hanoune a exposé, lors d’une confrérie de presse tenue jeudi 27 novembre, les dossiers sensibles soulevés au Palais d’El Mouradia — de la situation des détenus d’opinion aux restrictions pesant sur les libertés publiques — en soulignant les blocages politiques et institutionnels qui freinent encore l’ouverture démocratique et la transparence de la vie publique.

Louisa Hanoune a souligné la nécessité d’une libération réelle du champ médiatique et politique, avec un accès équitable pour tous les partis et acteurs de la société civile. Elle a rappelé que les citoyens doivent pouvoir contrôler et exercer une pression sur les élus, sans crainte de représailles, et que les élections doivent se dérouler dans un cadre transparent et impartial, empêchant tout mélange entre argent et politique, principal facteur d’abstention et de désaffection.

Le président Tebboune a, pour sa part, insisté sur plusieurs points. Il a reconnu que les chiffres et statistiques sociaux qui lui parviennent sont parfois erronés, compliquant la mise en place de politiques publiques efficaces. Il a également insisté sur la persistance de la corruption et sur l’importance de son éradication pour garantir la transparence et la régularité des élections. Il a affirmé que les scrutins doivent se dérouler dans une compétition libre entre candidats, en toute égalité de conditions.

Sur le volet des droits fondamentaux, le président a réitéré son engagement à respecter la liberté d’expression et l’indépendance de la justice. Il a reconnu la nécessité d’une approche plus claire concernant les prisonniers d’opinion, tout en rappelant que les décisions judiciaires doivent rester strictement autonomes, sans intervention politique.

Enfin, Louisa Hanoune a rappelé la question de la réforme de la loi sur les partis politiques, insistant sur le fait qu’une ouverture réelle ne se limite pas aux déclarations : elle doit se traduire par des actes concrets garantissant la participation effective de tous les acteurs politiques et citoyens.

La stabilité et la légitimité des institutions dépendront autant de la transparence et de la régularité des élections que de la protection des libertés fondamentales et du maintien d’un dialogue politique inclusif. C’est le fil rouge du compte rendu livré par la secrétaire générale du Parti des travailleurs à l’issue de son entrevue avec le président Abdelmadjid Tebboune, dans un contexte national et régional traversé par de fortes incertitudes.

Reste une question centrale : le chef de l’État ira-t-il jusqu’au bout des engagements qu’il dit assumer en matière de libertés publiques, de respect du choix électoral des citoyens et de rupture avec le cycle ininterrompu de poursuites judiciaires et de mises sous écrou pour délit d’opinion ?

En mai 2024, Tebboune avait reçu la cheffe du Parti des travailleurs. On a eu droit à presque la même rhétorique, les mêmes demandes. En vain. Même réponse au moment de la fameuse promesse de Tebboune d’un dialogue national révélée à l’issue de la mascarade présidentielle.

« Au cours du deuxième mandat et dans la mesure où les circonstances le permettront, nous mènerons des contacts et des consultations approfondis avec toutes les énergies vives du pays et entrerons dans un dialogue national ouvert  pour planifier ensemble le chemin que nous poursuivrons ensemble, pour incarner la vraie démocratie et non la démocratie des slogans, qui donne la souveraineté à ceux qui la méritent », avait en effet,  annoncé Abdelmadjid Tebboune. Plus d’une année plus tard, les Algériens n’ont vu que du feu. A l’époque Le PT comme d’autres partis comme le RCD, avait appelé à de réelles mesures de détente. Autrement dit à un retour à l’Etat de droit et à la voie démocratique. On attend toujours.

Samia Naït Iqbal

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