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Mohamed Boudia, l’art et la révolution : une mémoire vivante au cœur de Paris

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Le 25 janvier 2026, Rachid Boudia est venu au café littéraire de l’Impondérable évoquer la vie et l’œuvre de son père, Mohamed Boudia, dramaturge, écrivain et militant assassiné à Paris en 1973.

À travers la présentation du livre Mohamed Boudia – Œuvres. Écrits politiques, théâtre et poésie (1962-1973), c’est un hommage vibrant à une figure de la lutte pour l’indépendance algérienne et la cause palestinienne, mais aussi à un homme de culture dont la voix résonne encore aujourd’hui.

Rachid Boudia, fils de Mohamed Boudia, était l’invité de l’écrivain Youcef Zirem au café littéraire de l’Impondérable pour un moment de parole et de mémoire d’une rare intensité, où littérature, histoire et émotion se sont entrelacées. La salle, attentive et silencieuse, semblait suspendue à chaque mot, consciente de la portée d’un récit qui dépasse le simple hommage familial pour toucher à l’histoire collective et aux combats universels. Rachid est venu évoquer la vie de son père, né le 24 février 1932 dans la Casbah d’Alger, berceau de culture et d’effervescence intellectuelle, et assassiné le 28 juin 1973 à Paris, dans le 5ᵉ arrondissement, un acte de violence politique qui reste une cicatrice dans la mémoire de la ville lumière, habituellement symbole des arts, de la pensée et des libertés.

Mohamed Boudia fut à la fois dramaturge, poète, écrivain, journaliste et militant politique, engagé d’abord dans la lutte pour l’indépendance algérienne, puis dans la cause palestinienne, incarnant l’idéal d’un artiste dont l’œuvre et l’action militante sont inséparables. Homme de convictions radicales, il sut traverser des époques troublées en mariant la force de l’écriture à l’exigence de l’engagement. À travers ses pièces, ses articles et ses textes politiques, il a laissé une trace indélébile, mêlant créativité artistique et action militante concrète, au risque de sa vie.

Cette rencontre a également été l’occasion de présenter l’ouvrage Mohamed Boudia – Œuvres. Écrits politiques, théâtre et poésie (1962-1973), publié par les Éditions Premiers Matins de Novembre avec des préfaces de Nils Andersson, Djilali Bencheikh, Jean-Marie Boëglin et de Rachid Boudia. Cet ouvrage, attendu depuis longtemps, restitue enfin la profondeur et l’ampleur d’une œuvre longtemps fragmentée et dispersée, souvent réduite au silence, empêchant la compréhension globale de la pensée et de l’engagement de l’auteur. La réunion de ces textes permet de mesurer la singularité de Mohamed Boudia : un homme dont la création, qu’elle soit dramatique, poétique ou politique, n’a jamais été détachée de son idéal de liberté et de justice, et dont l’héritage continue aujourd’hui d’inspirer autant qu’il questionne.

Le jeudi 28 juin 1973, Mohamed Boudia fut assassiné à Paris, victime d’une opération menée par le Mossad, un acte qui mit brutalement fin à une trajectoire humaine et politique exceptionnelle. Ce meurtre ne fut pas seulement la disparition d’un homme, mais la tentative de faire taire une voix portée par l’art, la lutte et la solidarité internationale. Homme de théâtre et de culture, combattant infatigable de la guerre de libération nationale, il devint par la suite un militant internationaliste engagé aux côtés de la révolution palestinienne en Europe.

Mohamed Boudia traversa une époque brûlante, où les enjeux de la décolonisation, les espoirs de justice sociale et les luttes pour l’émancipation des peuples se croisaient dans des contextes souvent violents et complexes. Sa vie s’est ainsi construite à l’intersection de la culture populaire et de l’action militante, mêlant la force des mots à celle des idées et, parfois, à celle des armes. Entre les années de feu de l’Algérie en lutte et l’émergence d’une solidarité révolutionnaire transnationale, il sut faire de son existence un témoignage vivant de dignité retrouvée, de poésie tendue vers l’espoir et de combats assumés pour une liberté qu’il estimait indivisible.

L’ouvrage présenté permet de replacer la vie et l’œuvre de Mohamed Boudia dans le contexte précis des luttes de libération nationale et internationale. Il offre un accès inédit à ses écrits politiques, à ses pièces de théâtre et à sa poésie, révélant un parcours intellectuel et militant d’une densité remarquable. Mort à seulement 41 ans et longtemps contraint à la clandestinité, Boudia a pourtant produit une œuvre foisonnante, publiée entre 1962 et 1973, dont une large part était restée inédite ou dispersée, jamais réunie ni analysée dans sa globalité. Cet ouvrage comble ainsi un vide important dans la compréhension de sa pensée et de son engagement, restituant la cohérence d’une vie dédiée à la liberté, à l’art et à la justice, et rappelant que la parole de Mohamed Boudia continue de résonner avec force dans le présent.

Ce travail éditorial ne se limite pas à une simple hagiographie destinée à glorifier la figure de Mohamed Boudia. Il s’inscrit au contraire dans une démarche rigoureuse de biographie politique, fondée sur l’analyse de ses propres écrits et sur la mise en perspective de ses actions au sein de mouvements révolutionnaires majeurs. L’ouvrage montre comment Boudia a incarné, dans la vie publique et dans l’intimité de sa création, une cohérence rare entre ses idées, ses engagements et son art. Plus qu’un simple récit de faits, cette biographie à travers les textes permet de comprendre la complexité d’un homme à la fois intellectuel, dramaturge, poète et combattant politique, pour qui la lutte pour la liberté ne pouvait être dissociée de la création artistique. L’approche adoptée souligne la pluralité et la densité de sa pensée, mettant en lumière l’interaction constante entre son engagement militant et sa production littéraire, et offrant ainsi au lecteur une lecture renouvelée de son œuvre et de sa vie, à la croisée de l’histoire, de la poésie et de la politique.

L’échange entre Rachid Boudia et Youcef Zirem fut, comme toujours, d’une intensité remarquable, mêlant rigueur intellectuelle, profondeur historique et émotion palpable. Dès les premières minutes, la conversation a plongé l’auditoire dans un univers où mémoire personnelle et histoire collective se superposaient, offrant une expérience à la fois intime et universelle. Les questions de Youcef Zirem, toujours précises, incisives et exigeantes, ont permis de creuser non seulement les événements historiques mais aussi la dimension humaine et intime de la figure de Mohamed Boudia.

Rachid Boudia a su, avec une authenticité touchante, restituer le parcours de son père, mêlant le récit de l’homme public engagé dans les combats pour l’indépendance algérienne et la cause palestinienne à celui de l’homme privé, sensible et attentif à ses proches. Il racontait avec une sincérité émouvante l’histoire d’un père à la fois illustre par son courage et son engagement, mais aussi profondément humain dans ses affections, happé trop jeune par une barbarie d’autant plus insupportable qu’elle s’était exercée au cœur de Paris, ville symbole de liberté, d’art et d’universalisme. À travers ses mots, le public a pu percevoir la complexité d’un homme qui ne se limitait pas à sa lutte politique : derrière le militant se dessinait un père aimant, un homme sensible, poète, dramaturge et journaliste, profondément attaché à la vie, à ses proches et à ses idéaux. Les anecdotes, parfois drôles, parfois douloureuses, étaient autant de fragments d’une vie où engagement et humanité coexistaient, et chaque souvenir raconté semblait restituer la voix d’un homme dont la disparition prématurée n’a jamais diminué la force et la portée.

Lorsque la parole s’est ouverte aux questions du public, un souffle d’émotion a instantanément traversé la salle, comme si chaque mot prononcé réveillait la présence invisible de Mohamed Boudia. Les questions, parfois personnelles, parfois historiques, ont permis à Rachid Boudia de partager anecdotes et souvenirs avec une intensité touchante, donnant à entendre la voix d’un père disparu trop tôt mais dont l’héritage continue de résonner avec force. Chaque récit, chaque fragment de mémoire, redonnait vie à un homme dont l’existence, bien que tragiquement interrompue, continue de parler au présent, rappelant que certaines trajectoires exceptionnelles transcendent le temps et les lieux.

Parmi les spectateurs, l’écrivain Didier Aubourg avait fait le déplacement depuis la Côte d’Azur, fidèle à ce rendez-vous dominical devenu quasi légendaire, chaque dimanche à 18h, au café littéraire de l’Impondérable, où se rencontrent littérature, histoire et engagement. Cette constance des participants et des lecteurs témoignait de l’importance de ce lieu comme espace de partage, de réflexion et de transmission, où la mémoire des luttes et des créations artistiques trouve un écho vivant. Ce moment rare mettait en évidence que la mémoire de Mohamed Boudia, loin de s’éteindre avec sa disparition, demeure brûlante et stimulante : elle émeut, interpelle et pousse à la réflexion, rappelant à tous que la création artistique et l’engagement politique ne peuvent et ne doivent jamais être dissociés.

En écoutant Rachid Boudia, le public percevait combien l’œuvre et la vie de son père restent un exemple puissant de courage, de sensibilité et de liberté, un héritage à la fois intime et universel, capable de nourrir l’esprit critique tout en touchant profondément le cœur.

Brahim Saci

Mohamed Boudia – Œuvres. Écrits politiques, théâtre et poésie, Éditions Premiers Matins de Novembre

Marseille : Amine Kessaci, du militantisme contre le narcotrafic à l’arène politique

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Amine Kessaci, militant écologiste marseillais et fondateur de l’association Conscience, a annoncé son ralliement à la liste du Printemps marseillais, conduite par le maire sortant Benoît Payan, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

À 22 ans, Kessaci est devenu l’une des figures les plus médiatisées de la lutte contre les réseaux de drogue à Marseille. Son engagement est né d’un drame intime : le meurtre de ses deux frères, Brahim et Mehdi, tués dans des affaires liées au narcotrafic. Ces pertes ont transformé sa douleur personnelle en cause collective. Avec Conscience, il accompagne des familles victimes de la violence des quartiers populaires, faisant de chaque disparition un combat pour la reconnaissance et la justice.

Dans sa déclaration, Kessaci a expliqué que rejoindre le Printemps marseillais n’était pas un choix politique ordinaire : « Je veux m’assurer que mon combat ne reste pas symbolique. Aux côtés du maire, je peux transformer notre action sur le terrain en véritables réponses pour Marseille ».

Ce ralliement intervient dans une campagne municipale où la sécurité et le narcotrafic dominent le débat, notamment après l’assassinat de Mehdi Kessaci en novembre dernier, qui avait provoqué une mobilisation citoyenne massive. Pour le camp de Benoît Payan, l’arrivée d’Amine Kessaci est aussi une manière de répondre aux critiques d’inaction dans les quartiers les plus touchés, tout en élargissant leur base électorale.

Mais l’intégration d’une figure comme Kessaci ne va pas sans tensions : certains soulignent le défi de concilier promesses de fermeté et projets sociaux dans une ville où les réponses purement sécuritaires ont jusqu’ici montré leurs limites.

L’histoire personnelle de Kessaci, sa détermination et son ancrage dans les quartiers populaires font de ce ralliement un signal fort, un pont entre militantisme citoyen et action politique, qui pourrait peser dans le scrutin et influencer l’avenir de Marseille.

Mourad Benyahia 

Comores : la souveraineté en danger dans l’ombre des grandes puissances

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L’opposant comorien Saïd Larifou vient de lancer un appel solennel aux « forces vives de la nation ». Ce texte dépasse la dénonciation habituelle du pouvoir en place. Il pose une question autrement plus lourde : les Comores sont-elles en train d’être entraînées, sans débat national, dans les rivalités stratégiques qui redessinent aujourd’hui l’océan Indien ?

Depuis l’exil, Larifou parle d’un pays affaibli de l’intérieur. Pauvreté persistante, injustices sociales, institutions fragilisées, concentration du pouvoir : le tableau qu’il dresse n’a rien d’inédit. Mais son analyse ne s’arrête pas là. Selon lui, cette fragilité politique crée un terrain propice à des décisions engageant l’avenir du pays sans transparence ni contrôle citoyen.

C’est ici que son propos prend une dimension géopolitique. L’archipel des Comores, situé à un carrefour maritime stratégique entre l’Afrique orientale, le Moyen-Orient et les grandes routes commerciales de l’océan Indien, ne serait plus un simple État périphérique. Il deviendrait un espace convoité, observé, approché par des puissances militaires dont les rivalités s’intensifient.

Larifou évoque la présence récente d’acteurs liés à plusieurs grandes nations, qu’il interprète comme le signe d’un repositionnement stratégique discret. Ces éléments demandent à être vérifiés de manière indépendante. Mais leur simple évocation suffit à poser une question essentielle : un petit État peut-il préserver sa souveraineté lorsque son territoire acquiert une valeur stratégique nouvelle dans un monde en tension ?

L’opposant ne plaide pas pour l’isolement. Il reconnaît qu’un pays comme les Comores peut avoir besoin de coopérations sécuritaires. Ce qu’il dénonce, c’est l’opacité. L’idée que des engagements à portée militaire puissent être conclus sans information claire de la population, sans débat public, sans contrôle démocratique effectif.

Le risque, dans cette perspective, n’est pas seulement militaire. Il est politique et institutionnel. Un pouvoir fragilisé à l’intérieur peut être tenté de chercher à l’extérieur les appuis qui lui manquent à l’intérieur. À mesure que ces dépendances s’installent, la capacité de décision nationale se rétrécit. La souveraineté ne disparaît pas brutalement ; elle s’effrite, accord après accord, silence après silence.

Larifou met également en garde contre un autre danger : celui de voir les Comores devenir un terrain d’influence dans des conflits qui ne sont pas les leurs. Dans un environnement international marqué par la confrontation entre grandes puissances, certains territoires servent de points d’appui discrets, de relais logistiques, de symboles d’influence. L’archipel pourrait se retrouver intégré à des logiques stratégiques qui le dépassent, au moment même où sa population réclame avant tout développement, justice sociale et stabilité.

Son appel ne prend pourtant pas la forme d’une incitation à la confrontation directe. Il invite les acteurs politiques, la société civile et les élites comoriennes à exiger des explications claires sur la nature des engagements militaires du pays. Il établit un lien direct entre démocratie et souveraineté : un peuple tenu à l’écart des décisions majeures est un peuple dont l’indépendance devient fragile.

Sur le plan journalistique, ce texte relève de la tribune politique et comporte des affirmations qui nécessitent vérification. Mais il met en lumière un enjeu souvent relégué à l’arrière-plan du débat public comorien : la place de l’archipel dans un océan Indien redevenu un espace de compétition stratégique mondiale.

Au-delà des controverses partisanes, une interrogation demeure. Dans un monde où les rapports de force se durcissent, les petits États peuvent-ils encore définir librement leur trajectoire, ou sont-ils condamnés à devenir les pièces silencieuses d’un échiquier qui les dépasse ? C’est cette question, grave et dérangeante, que l’opposant comorien place désormais au centre du débat national.

Mourad Benyahia 

Libye : entre coordination régionale et exigence de souveraineté

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La tenue à Tunis d’une réunion tripartite consacrée à la Libye, réunissant la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte, a remis au premier plan une question centrale du dossier libyen : comment les pays voisins peuvent-ils contribuer à une issue politique sans donner le sentiment d’en dessaisir les Libyens eux-mêmes ?

La réaction prudente, voire réservée, de la diplomatie libyenne à l’annonce de cette rencontre illustre toute la sensibilité du moment.

Officiellement, l’objectif affiché par les trois capitales est de renforcer la concertation autour d’un soutien au processus politique, d’encourager le dialogue interlibyen et de prévenir une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire. La présence de la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en Libye vise à inscrire cette initiative dans le sillage du cadre onusien, qui demeure la référence internationale en matière de médiation.

Mais du point de vue libyen, le principe est clair : toute discussion portant sur l’avenir du pays doit associer directement ses institutions officielles. Tripoli ne rejette pas l’appui régional ou international ; elle conteste toute démarche susceptible d’être interprétée comme une mise à l’écart. Derrière cette position se lit une volonté de réaffirmer une souveraineté longtemps mise à l’épreuve par la multiplication des initiatives extérieures depuis 2011.

Les voisins face à leurs propres impératifs

Pour la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte, la stabilité de la Libye n’est pas un enjeu lointain. Elle touche à la sécurité des frontières, à la circulation des armes, aux réseaux de trafics et aux dynamiques migratoires. Chaque phase de tension en Libye a eu des répercussions directes dans l’espace régional. Dans ce contexte, la coordination entre pays voisins apparaît comme une nécessité stratégique autant que diplomatique.

La relance de ce mécanisme tripartite traduit la conviction que l’enlisement politique libyen alimente un vide propice aux acteurs armés, aux interférences étrangères et aux économies parallèles. Les trois pays entendent ainsi peser davantage, non pas en définissant un schéma de solution, mais en cherchant à créer un environnement régional plus cohérent et plus favorable à un compromis libyen.

La souveraineté comme ligne de fracture

La réserve exprimée par la diplomatie libyenne s’explique aussi par l’expérience des années passées. Le conflit libyen a fait l’objet d’innombrables conférences, médiations et initiatives parallèles, souvent porteuses d’agendas divergents. Dans ce contexte, toute réunion consacrée à la Libye en l’absence de ses représentants officiels est rapidement perçue comme un précédent problématique.

En rappelant que le ministère libyen des Affaires étrangères est l’interlocuteur légitime sur ces questions, Tripoli pose une ligne rouge : l’assistance est légitime, la substitution ne l’est pas. Cette posture renvoie également aux équilibres internes libyens, où la reconnaissance internationale peut peser dans les rapports de force entre institutions concurrentes. Mais la souveraineté ne se proclame pas seulement comme un slogan, elle se défend fermement.

Le rôle pivot, mais limité, des Nations unies

La participation de l’émissaire onusienne à la rencontre de Tunis vise à éviter toute impression de démarche parallèle au processus mené sous l’égide de l’ONU. Celle-ci reste le cadre de référence pour la transition politique libyenne. Toutefois, son action demeure tributaire des divisions internationales et des blocages internes, notamment autour des échéances électorales et de la réunification institutionnelle.

Ce relatif affaiblissement du levier multilatéral ouvre un espace accru aux initiatives régionales. Mais plus celles-ci gagnent en importance, plus la question de leur articulation avec la souveraineté libyenne devient sensible. Tout l’enjeu réside donc dans la capacité des acteurs régionaux à agir comme facilitateurs, et non comme décideurs.

Une équation délicate

L’épisode diplomatique actuel met en évidence une réalité incontournable : la Libye a besoin d’un environnement régional stable et engagé, tandis que ses voisins ont besoin d’une Libye pacifiée. Les deux impératifs sont étroitement liés, mais ils obéissent à des logiques politiques différentes.

Si la coordination entre Tunis, Alger et Le Caire contribue à soutenir le dialogue entre Libyens, à renforcer le rôle de l’ONU et à éviter toute logique d’alignement sur un camp contre un autre, elle peut devenir un facteur de stabilisation. En revanche, si elle est perçue comme un cadre où se négocient des équilibres libyens sans les Libyens, elle risque d’alimenter davantage de méfiance et de blocages. Pas seulement, quelle est réellement la marge de manœuvre d’Ahmed Attaf dans le dossier libyen ? Il est à craindre qu’elle soit très limitée face aux influences égyptiennes, émiraties et turques.

Pas seulement, la crise libyenne rappelle qu’aucune solution durable ne peut être ni strictement interne, ni imposée de l’extérieur. Toute avancée passera par un équilibre exigeant : un soutien régional réel, mais strictement adossé au respect de la souveraineté et à la centralité du dialogue libyen. C’est dans cet espace étroit que se joue, une fois encore, l’avenir du processus politique en Libye.

Mourad Benyahia 

L’ONJA dénonce le reportage de France 2 : quand l’hôpital se moque de la charité !

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La récente prise de position de l’Organisation nationale des journalistes algériens (ONJA), dénonçant « Complément d’enquête » de la chaîne publique française France 2 au nom de l’objectivité, du professionnalisme et de l’indépendance journalistique, appelle une mise au point nécessaire.

Cette réaction mérite un point de rappel. Non pas pour défendre le contenu du reportage incriminé, qui peut légitimement être discuté, mais pour interroger la légitimité de ceux qui s’érigent soudain en gardiens de l’éthique médiatique.

Car enfin, qui parle ? Et au nom de quelle pratique journalistique ?

Il est pour le moins paradoxal de voir des journalistes algériens — ou des organisations qui prétendent les représenter — reprocher à la presse française ses manquements supposés à l’indépendance et à l’objectivité, alors que le paysage médiatique national demeure largement marqué par des contraintes structurelles, politiques et économiques qui limitent fortement l’autonomie réelle du travail journalistique.

En Algérie, la question de l’indépendance de la presse n’est pas théorique. Elle se pose quotidiennement : accès inégal à l’information officielle, lignes rouges implicites, pressions politiques, dépendance financière des médias publics et privés, autocensure largement répandue. Dans ce contexte, l’exercice du journalisme critique relève souvent de l’équilibre précaire, sinon du risque personnel. Des  journalistes ont été  incarcérés, alors qu’un autre, A. Blam est  maintenu en prison depuis plusieurs mois. Et on n’a pas vu ou entendu l’ONJA  prendre position pour les défendre.

Dès lors, prétendre donner des leçons de déontologie à une presse étrangère — fût-elle imparfaite, discutable ou critiquable — relève davantage de la posture politique que de la rigueur professionnelle. La presse française, avec toutes ses limites, fonctionne dans un espace pluraliste où la contradiction, la critique interne, les recours judiciaires et le débat public restent possibles. Les enquêtes qui y sont produites peuvent être contestées, réfutées, démontées… mais rarement interdites a priori.

Cela ne signifie pas que tout ce que produit la presse française soit irréprochable. Loin de là. Les biais éditoriaux existent, les agendas politiques aussi, et certaines émissions relèvent davantage du récit orienté que de l’enquête équilibrée. Mais la réponse à une enquête jugée partisane devrait être journalistique : contre-enquête, démontage factuel, droit de réponse argumenté. Pas l’indignation institutionnelle ni l’anathème collectif.

En s’engageant dans une dénonciation à tonalité nationaliste, certaines organisations professionnelles prennent le risque de brouiller davantage les frontières entre journalisme et discours politique. Elles affaiblissent, ce faisant, la crédibilité même du combat qu’elles prétendent mener pour une presse plus forte, plus libre et plus respectée.

La défense de la souveraineté nationale ne passe pas par la suspension de l’esprit critique, encore moins par l’illusion que la presse algérienne, dans son état actuel, incarnerait un modèle supérieur d’indépendance et de professionnalisme.

Avant de dénoncer les manquements des autres, il serait sans doute plus utile d’ouvrir un débat lucide sur les propres fragilités du journalisme algérien : ses marges de liberté réelles, ses conditions d’exercice, sa capacité à enquêter sans entraves et à déranger tous les pouvoirs, sans exception.

Faute de quoi, la formule populaire s’impose d’elle-même : quand l’hôpital se moque de la charité. Autrement dit, ce n’est plus de journalisme qu’il s’agit, mais d’une prise de position essentiellement politique.

Samia Naït Iqbal

Le maire d’Orange et une députée RN condamné à 5 ans d’inéligibilité

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Dans son réquisitoire, le parquet avait demandé une peine de 24 mois de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, ainsi que 15 000 euros d’amende. La députée RN Marie-France Lorho a également écopé de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour ne pas avoir mis fin au contrat de travail de collaborateur parlementaire.

Une décision lourde à quelques semaines des élections municipales. Le maire d’Orange (Vaucluse), Yann Bompard, a été condamné, lundi 26 janvier, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.

Le tribunal correctionnel de Marseille a également condamné la députée RN Marie-France Lorho à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour ne pas avoir mis fin à ce contrat de travail de collaborateur parlementaire alors que Yann Bompard ne l’effectuait plus après avoir succédé à son père Jacques à la tête de la mairie.

Dans son réquisitoire contre Yann Bompard, le parquet avait demandé une peine de 24 mois de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, ainsi que 15 000 euros d’amende, rapportait France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur(Nouvelle fenêtre). Pour Marie-France Lorho, la procureure avait requis une peine de cinq ans d’inéligibilité, ainsi que 18 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.

Avec Francetvinfos

Logement AADL 3 : la BDL lance un nouveau crédit pour le financement de l’apport personnel

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La Banque du développement local (BDL) a lancé, dimanche, un nouveau crédit destiné aux souscripteurs du programme de logements location-vente (AADL 3), leur permettant de financer leur apport personnel.  

Le directeur général de la Banque publique, Mohamed Mebarek, a précisé, dans une déclaration à la Radio nationale en marge du lancement d’une session de formation organisée par la BDL au profit des journalistes de la radio, que les souscripteurs du programme AADL3 peuvent, désormais, se rendre aux agences de la BDL pour déposer leur demande de financement à l’effet de payer les premières tranches du prix des logements aussi bien des F4 que des F3.

Pour bénéficier de ce financement, le souscripteur doit domicilier son salaire au niveau de la BDL ou présenter un engagement de l’employeur à verser le salaire du concerné au niveau de cette banque publique, ajoute le DG.

APS

Coupe de la CAF : le CRB bat Stellenbosch (2-0) et prend la tête du classement

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Le CR Belouizdad a réalisé une bonne opération, en prenant la tête du classement du groupe C de la Coupe de la Confédération africaine de football, grâce à sa victoire face aux Sud-Africains de Stellenbosch 2-0 (mi-temps : 1-0), dimanche soir au stade Nelson-Mandela de Baraki, lors de la 3e journée de la phase de poules.

Le Chabab a entamé la rencontre tambour battant, parvenant à ouvrir le maque dès la 5e minute de jeu. Idéalement servi par Lotfi Boussouar, l’attaquant Abdennour Belhocini a crucifié le portier adverse, Oscarine Masuluke, d’un tir en pleine surface.

En seconde période, le CRB a multiplié les occasions pour se mettre à l’abri, sans toutefois faire preuve de suffisamment de lucidité devant les buts, avant de sceller le sort de la rencontre grâce un penalty obtenu par le Tunisien Mohamed Ali Ben Hammouda, et transformé par Farid El-Mellali dans le temps additionnel (90e+4).

La nouvelle recrue hivernale du Chabab, le milieu de terrain Salim Boukhanchouche (ex-USM Alger), a signé ses grands débuts avec la formation belouizdadie, en tant que titulaire.

Le club de Laâquiba parvient à se racheter, deux mois après la lourde défaite concédée à Brazzaville face aux Congolais d’Otoho d’Oyo (4-1), lors de la 2e journée.

Un précieux succès qui permet aux joueurs de l’entraîneur allemand Sead Ramovic, de prendre la tête du groupe avec 6 points, à deux longueurs de Stellenbosch et Singida Black Stars (Tanzanie), vainqueur un peu plus tôt dans la journée, à la maison face à Otoho d’Oyo (1-0), ce dernier ferme la marche avec 3 points.

Lors de la 4e journée, prévue les 30 janvier, 31 janvier, et 1er février, le CRB se déplacera en Afrique du Sud pour défier Stellenbosch, alors qu’Otoho d’Oyo recevra Singida Black Stars.

Les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale.

Le point après la troisième journée

Le point du groupe C, après les matchs de la troisième journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football, disputés hier dimanche.

Dimanche 25 janvier 2026 :

Singida Black Stars (TAN) – AS Otoho (CGO)        1-0

CR Belouizdad (ALG) – Stellenbosch FC (AFS)     2-0

Classement :                 Pts     J     Diff

1). CR Belouizdad              6        3       +1

2). Stellenbosch FC           4        3       -1

–). Singida Black Stars    4        3       -1

4). AS Otoho                       3        3      +1

Déjà joués :

CR Belouizdad (ALG) – Singida Black Stars (TAN)     2-0

Stellenbosch FC (RSA)- AS Otoho d’Oyo (CGO)         1-0

AS Otoho d’Oyo (CGO) – CR Belouizdad (ALG)      4-1

Singida Black Stars (TAN) – Stellenbosch FC (AFS)     1-1

Reste à jouer :

4e journée (1er février 2026) :

AS Otoho – Singida Black Stars,

Stellenbosch FC – CR Belouizdad

5e journée (8 février 2026) :

Singida Black Stars – CR Belouizdad

AS Otoho – Stellenbosch FC

6e et dernière journée (15 février 2026) :

CR Belouizdad – AS Otoho

Stellenbosch FC – Singida Black Stars

APS

Texte intégral du communiqué du Conseil des ministres

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Le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier dimanche, une réunion du Conseil des ministres, a indiqué un communiqué du Conseil, dont voici le texte intégral :

«Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, ce jour, une réunion du Conseil des ministres consacrée à des exposés concernant le lancement de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour et le suivi de l’état d’avancement du projet de ligne ferroviaire minière Bled El Hadba-Oued Kebrit-Port d’Annaba, destinée au transport du phosphate et des engrais extraits et produits.

Après présentation de l’ordre du jour, suivie de la présentation, par Monsieur le Premier ministre, des activités du Gouvernement au cours des deux dernières semaines, Monsieur le président de la République a donné les instructions, directives et orientations suivantes :    

– Monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre de veiller au suivi rigoureux de la mise en œuvre sur le terrain des décisions du Conseil des ministres et du Gouvernement.

– Monsieur le président a décidé d’octroyer une aide de 10 millions de centimes au profit des pèlerins algériens pour cette année, ramenant ainsi le coût global du hadj à 82 millions de centimes au lieu de 92 millions de centimes.

1- Concernant le lancement de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour :

– Monsieur le président de la République a insisté sur l’impératif de lancer ce projet économique prometteur en mars 2026, au regard des opportunités d’emploi et des retombées économiques attendues pour la région en particulier, et pour l’Algérie de manière générale.    

2- Concernant l’état d’avancement du projet de ligne ferroviaire minière Bled El Hadba-Oued Kebrit-Port d’Annaba :

– Monsieur le président a affirmé que l’investissement de l’Etat dans le secteur minier vise à doter l’économie nationale de nouveaux piliers et ressources pour les prochaines étapes au profit des générations futures.

– Monsieur le président de la République a enjoint au ministre des Travaux publics de présenter un rapport de suivi mensuel sur l’état d’avancement de ce projet, insistant sur l’achèvement des travaux d’ici fin 2026 pour son entrée en exploitation le premier trimestre de 2027 au plus tard, en vue d’augmenter la capacité de production d’engrais par l’Algérie.    

– Monsieur le président a instruit le Gouvernement de la nécessité d’assurer un suivi quotidien du projet et d’aplanir toutes les difficultés rencontrées afin que le rythme des travaux passe à la vitesse maximale sans interruption.

3- Concernant le quai minier dans le cadre de l’extension du port d’Annaba

– Monsieur le président a ordonné d’assurer une coordination entre les secteurs des Travaux publics et de l’Intérieur et des Transports, et le partenaire étranger pour accélérer la cadence et parachever le projet d’ici fin 2026, étant donné qu’il s’inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation économique et de sortie de la dépendance aux hydrocarbures.

4- Concernant la feuille de route de la pêche pour 2026

– Le président de la République a affirmé que le développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture est une exigence nationale et une priorité, au regard de son importance dans le renforcement des fondements de la sécurité alimentaire, d’où l’impératif de redoubler d’efforts, afin d’accroître la production.

– Monsieur le président de la République a annoncé la poursuite de l’engagement de l’Etat en faveur des pêcheurs, en leur permettant de bénéficier d’un accompagnement, de facilitations et de mesures incitatives, en vue d’augmenter les quotas de pêche de l’Algérie, à travers l’introduction de modes d’exploitation modernes et efficaces, sachant que l’Algérie n’exploitait pas ses quotas en entier.    

Quant au secteur de la chasse, Monsieur le président a ordonné d’associer la Fédération des chasseurs, tout en consultant et en coordonnant avec ces derniers s’agissant de toutes les décisions concernant le secteur.

– En matière de reboisement, il a également enjoint au ministre de l’Agriculture d’adopter la mécanisation moderne pour augmenter la production d’arbres fruitiers, en s’orientant particulièrement vers la plantation d’arbres à forte rentabilité économique, tels que les arganiers.

5- Concernant la participation de l’équipe nationale de football à la dernière Coupe d’Afrique des Nations :

– Monsieur le président de la République a chargé le ministre des Sports de transmettre ses chaleureuses félicitations à la sélection nationale et au staff technique, avec à sa tête le sélectionneur Vladimir Petkovic, leur adressant ses encouragements et leur souhaitant un parcours réussi lors de la prochaine Coupe du Monde.

– Monsieur le président de la République a également adressé ses salutations à l’ensemble des supporters algériens, en particulier aux membres de notre communauté nationale établie à l’étranger, qui ont fait le déplacement des quatre coins du monde pour soutenir notre équipe nationale.

La réunion du Conseil des ministres s’est achevée par l’approbation de nominations et de fins de fonctions dans des postes supérieurs de l’Etat».

APS

Réinventer ses habitudes alimentaires avec des plats faciles et savoureux

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Changer ses habitudes alimentaires est souvent perçu comme une contrainte ou un effort difficile à maintenir dans le temps. Beaucoup de personnes associent encore l’idée de mieux manger à des règles strictes, des restrictions permanentes ou des recettes compliquées. Pourtant, il est tout à fait possible de réinventer son alimentation sans bouleverser son quotidien ni renoncer au plaisir de manger.

Les plats faciles et savoureux jouent un rôle central dans cette démarche. Ils permettent de créer de nouvelles routines sans surcharge mentale et sans frustration. En misant sur la simplicité, il devient plus naturel d’adopter des habitudes alimentaires durables, adaptées à la vie réelle et aux contraintes de temps.

Pourquoi la simplicité favorise le changement

Les changements alimentaires échouent souvent parce qu’ils sont trop ambitieux dès le départ. Lorsque les repas demandent trop de préparation ou des ingrédients difficiles à trouver, la motivation diminue rapidement. À l’inverse, des plats simples à préparer encouragent la régularité.

La simplicité ne signifie pas monotonie. Elle repose sur des bases claires : des ingrédients accessibles, des cuissons maîtrisées et des associations de saveurs efficaces. C’est dans ce cadre que des approches comme Weight Watchers peuvent aider à structurer les choix alimentaires sans rigidité excessive, en laissant de la place à la flexibilité et au plaisir.

Repenser ses habitudes sans repartir de zéro

Réinventer son alimentation ne veut pas dire abandonner tout ce que l’on aime. Il s’agit plutôt d’observer ses habitudes actuelles et d’identifier ce qui peut être ajusté. Parfois, de petits changements suffisent : modifier les accompagnements, varier les modes de cuisson ou intégrer davantage de légumes dans des plats déjà familiers.

Cette approche progressive permet d’éviter le sentiment de rupture. Les nouvelles habitudes s’installent plus facilement lorsqu’elles s’appuient sur des repères existants. Le confort alimentaire est alors préservé, tout en ouvrant la porte à plus d’équilibre.

Des plats faciles pour le quotidien chargé

Le manque de temps est l’un des principaux freins à une alimentation plus réfléchie. Après une journée de travail ou d’obligations familiales, l’envie de cuisiner longuement est souvent limitée. Les plats faciles répondent précisément à cette réalité.

Recettes en une seule poêle, préparations au four ou plats composés à partir d’ingrédients bruts permettent de gagner du temps sans sacrifier la qualité. En simplifiant les étapes, on réduit la fatigue décisionnelle et on rend la cuisine plus accessible, même en semaine.

Le rôle des saveurs dans la durabilité des habitudes

Le plaisir gustatif est un élément clé pour maintenir de nouvelles habitudes alimentaires. Un plat, aussi équilibré soit-il, aura peu de chances d’être adopté s’il manque de saveur. C’est pourquoi il est essentiel de travailler les goûts, les textures et les assaisonnements.

Les herbes, les épices, les sauces simples ou les cuissons adaptées transforment des ingrédients basiques en repas savoureux. Lorsque le plaisir est présent, la répétition devient naturelle et les nouvelles habitudes s’ancrent plus facilement.

Organisation et anticipation sans rigidité

Réinventer son alimentation passe aussi par une certaine organisation, mais celle-ci doit rester souple. Prévoir quelques idées de repas à l’avance ou avoir des ingrédients de base toujours disponibles facilite grandement le quotidien.

Cette anticipation légère permet de limiter les choix par défaut, souvent moins satisfaisants. Elle offre également une liberté : en sachant que des options simples sont à portée de main, il devient plus facile d’improviser sans stress.

Adapter les portions et les combinaisons

Les plats faciles et savoureux offrent aussi l’occasion de mieux ajuster les portions. En composant soi-même ses assiettes, il est plus simple d’écouter ses sensations et de s’adapter à ses besoins du moment.

Jouer sur les combinaisons permet également de varier sans complexifier. Une même base peut être déclinée avec différentes garnitures ou accompagnements, ce qui évite la lassitude tout en conservant une structure rassurante.

Manger avec plaisir sans culpabilité

La culpabilité est souvent présente dans les démarches de changement alimentaire. Certains aliments sont perçus comme incompatibles avec de « bonnes habitudes ». Or, cette vision restrictive complique la relation à l’alimentation.

En intégrant des plats savoureux et accessibles, il devient possible de manger avec plaisir sans opposer équilibre et gourmandise. Cette approche réduit la pression et favorise une relation plus sereine avec la nourriture.

Construire des habitudes alimentaires durables

Les habitudes qui durent sont celles qui s’intègrent naturellement au quotidien. Les plats faciles et savoureux constituent une base solide pour cette construction. Ils permettent de répéter les gestes, d’affiner les choix et de gagner en confiance.

Avec le temps, ces nouvelles habitudes remplacent progressivement les anciennes sans effort conscient. L’alimentation devient plus fluide, plus intuitive et mieux alignée avec les besoins réels.