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Municipales 2026 à Lyon : Amine Kessaci soutient Grégory Doucet

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Amine Kessaci
Amine Kessaci, militant écologiste et anti-gangs de drogue. Crédit photo : DR

Le militant écologiste marseillais Amine Kessaci a officiellement apporté son soutien au maire sortant de Lyon, Grégory Doucet, candidat à sa réélection aux élections municipales de mars 2026. Cette annonce a été faite lors du meeting de lancement de campagne du maire écologiste à Lyon, mi-janvier.

Connu pour son engagement contre le narcotrafic et son action dans les quartiers populaires de Marseille, Amine Kessaci a pris la parole devant les militants réunis pour expliquer son choix. Il a insisté sur la convergence de vues avec Doucet concernant la justice sociale, l’égalité territoriale et la sécurité, affirmant que ces enjeux doivent être traités de manière globale par les pouvoirs publics et les municipalités.

Le militant a souligné la nécessité d’aller au-delà d’une approche strictement répressive de la sécurité. Prévention, présence des services publics et politiques sociales sont, selon lui, essentielles pour agir durablement sur les violences urbaines et les trafics. Une orientation qu’il retrouve dans le projet porté par Grégory Doucet à Lyon.

Pour le maire sortant, ce soutien intervient alors que la campagne s’annonce particulièrement disputée et que la question de la sécurité occupe une place centrale dans le débat. Critiqué par ses opposants sur ce terrain, Doucet défend une approche qui combine cohésion sociale, transition écologique et rôle actif des collectivités locales dans la prévention des violences.

Le soutien d’Amine Kessaci revêt une dimension politique et symbolique. Issu d’un autre territoire confronté à des problématiques similaires, il apporte une parole de terrain et souligne l’importance de politiques locales articulant sécurité et justice sociale.

À quelques semaines du scrutin, cette prise de position contribue à donner une portée nationale au débat municipal lyonnais, rappelant que les élections de 2026 seront aussi un moment pour questionner les réponses politiques aux fractures sociales et aux enjeux de sécurité dans les grandes villes françaises.

Djamal Guettala 

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Le RN face à la justice : le « système Le Pen » scruté de près

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Marine Le Pen
Marine Le Pen, dure la vie de patronne d'un parti anti-immigration. Crédit photo : DR

Le procès en appel du Rassemblement national (RN) – ex-Front national – et de plusieurs de ses responsables, dont Marine Le Pen, se poursuit dans une atmosphère tendue. Au cœur des débats : l’usage présumé frauduleux de fonds européens destinés à des assistants parlementaires, accusés d’avoir en réalité travaillé pour le parti. Le Parlement européen, partie civile, estime son préjudice à 4,4 millions d’euros.

Le parti d’extrême droite et 24 de ses membres sont accusés d’avoir utilisé  » les enveloppes destinées au paiement des frais d’assistance parlementaires  » pour « rémunérer sous couvert de contrats fictifs d’assistant parlementaire des personnes qui travaillent en réalité pour le parti ou pour ses dirigeants ».
Avec un enjeu tout particulier pour Marine Le Pen, condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité immédiate avec exécution provisoire, jugement qui l’empêche en l’état de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

« Le Parlement européen est victime d’un système », a lancé Didier Klethi, directeur général des finances de l’institution, une phrase lourde de sens face à un parti souvent prompt à dénoncer « Bruxelles » tout en profitant, selon la justice, de son argent. Les juges de première instance avaient déjà évoqué un « système organisé » au sein du RN, un mode de fonctionnement méthodique visant à détourner des ressources publiques pour alléger les dépenses du parti.

Face à ces accusations, Marine Le Pen campe sur la ligne de défense devenue classique du RN : l’innocence revendiquée, la victimisation politique et la dénonciation des institutions européennes. Dès l’ouverture du procès, elle avait assuré n’avoir « jamais eu le sentiment de commettre un délit » tout en reprochant au Parlement européen de ne pas avoir tiré la sonnette d’alarme plus tôt — un argument qui sonne ironiquement comme une tentative de blâmer l’arbitre plutôt que le joueur.

Didier Klethi a répondu sans détour : les règles étaient « claires et parfaitement connues » des élus. Un assistant parlementaire, at-il rappelé, peut être engagé politiquement, mais il n’a pas le droit de travailler pour un parti avec des fonds européens. Comparaison simple : « Un salarié ne peut pas travailler pour une autre entreprise sur son temps de travail », at-il illustré. Autrement dit, le RN savait parfaitement ce qu’il faisait — et a compté sur l’opacité et la complaisance pour passer entre les mailles du filet.

Lorsque les magistrats ont demandé si le Parlement avait manqué de vigilance, Klethi a souligné que le système reposait sur la confiance envers les élus. Mais ce même principe est devenu, dans les faits, une opportunité dont certains ont abusé. Avec plus de 6 500 contrats et peu de moyens de contrôle, le Parlement européen s’est retrouvé démuni face à ce qu’il décrit désormais comme une manipulation organisée.

Un parti dit antisystème mais profitant du système

Ironie du sort : le RN, qui se présente depuis des décennies comme le pourfendeur des institutions européennes, a profité plus que tout autre des mécanismes de financement de l’UE. Ces procès rappellent que, derrière la rhétorique « patriote » et le discours sur la probité nationale, s’est parfois construit un modèle politique fondé sur la captation d’argent public.

À l’heure où Marine Le Pen se prépare à une nouvelle campagne présidentielle, cette affaire ravive une question de fond : peut-on incarner la probité et la rupture avec le « système » quand on en tire ainsi parti ?

Rabah Aït Abache avec agences

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Gaza : le Maroc va rejoindre « le conseil de paix » de Trump

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Mohammed VI
Mohammed VI

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a accepté l’invitation du président américain, Donald Trump, à rejoindre son « Conseil de paix » en tant que « membre fondateur », a annoncé le 19 janvier 2026 la diplomatie marocaine. Cette instance avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza mais son projet de « charte » ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne un objectif plus large. Les États candidats à un siège permanent à ce conseil devront s’acquitter de « plus d’un milliard de dollars en espèces ».

Le ministère des Affaires étrangères du Maroca annoncé lundi que le roi Mohammed VI a accepté de rejoindre le « Conseil de paix » lancé par le président américain Donald Trump. Le Maroc va ainsi rejoindre la nouvelle instance interétatique imaginée par le président des États-Unis, en tant que « membre fondateur ». Ce qui veut dire que le royaume va dans la foulée payer son droit d’entrée d’un milliard de dollars pour y siéger.

Un signal favorable à Trump

C’est le premier pays sur le continent africain à le faire, puisque l’Égypte, le second pays invité, a indiqué vouloir étudier « sous tous les angles » la proposition américaine avant de se prononcer.

Selon la diplomatie marocaine, le Conseil de paix vise à « contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits dans le monde ».

Rabat a toujours vu d’un bon œil le retour au pouvoir de Donald Trump. Le président américain a reconnu, dès 2020, la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, dossier prioritaire de la diplomatie marocaine, en échange de la signature des accords d’Abraham, qui actent la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Rabat et Tel-Aviv ont, depuis, noué une relation militaire stratégique qui se consolide d’année en année.

En ratifiant la charte constitutive de ce Conseil, Mohammed VI souhaite donc envoyer des signaux positifs à l’administration américaine et faire entendre sa voix dans le dossier sensible du Sahara occidental, alors que Rabat prépare depuis plusieurs mois un nouveau plan d’autonomie du territoire sous souveraineté marocaine, après celui de 2007.

L’instance avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza mais son projet de « charte » ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien.

Certains observateurs pensent que Donald Trump souhaite créer une nouvelle organisation à même de se substituer à l’ONU.

Avec RFI

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CAN 2025 : arbitres, palais, FIFA… le football en otage

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CAN Maroc


On nous a vendu une compétition, on a eu une administration du résultat. Et quand le résultat a l’air administré, ce n’est pas un ressenti. C’est une odeur. Une odeur de système. De fric.

La CAN 2025 n’a pas été un tournoi, c’était une démonstration. Pas une démonstration de football, une démonstration de pouvoir. Le jeu a servi de décor, comme une musique de fond, pendant que l’essentiel se jouait ailleurs. En loge, en couloir, en oreillette. Le terrain n’était plus le centre de gravité, seulement la scène.

Dès le départ, une phrase circulait déjà dans les coulisses, lâchée par des conseillers lucides comme on lâche une vérité sale. « Donnez-leur la coupe et laissez-nous tranquilles. » Voilà le climat. Une CAN où certains entraient sur le terrain en sachant qu’ils ne jouaient pas seulement contre une équipe, mais contre une mécanique. Quand cette idée existe avant même le coup d’envoi, ce n’est plus de la paranoïa. C’est un diagnostic.

Ce diagnostic a pris une dimension sinistre quand Mohamed Soumaré, journaliste et consultant sportif malien, l’un des premiers à interroger publiquement l’organisation et les coulisses du tournoi, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel à Rabat. Même si les causes doivent être établies, l’effet a été immédiat. Le tournoi a basculé dans une atmosphère où poser des questions devenait un sport à risques.

Dans cette mécanique, les arbitres ont cessé d’être des arbitres. Ils sont devenus des instruments. Des penalties évidents non sifflés, des buts disséqués jusqu’à l’absurde, et à l’inverse des décisions généreuses accordées à d’autres sans la même rigueur. La VAR n’a pas corrigé. Elle a trié. Elle n’a pas éclairé le jeu. Elle a orienté le récit. Elle a servi de gant blanc à la main sale. On ne triche plus à l’ancienne. On triche en UHD, avec ralentis, angles choisis et ce silence tendu où l’on attend une décision qui semble déjà écrite.

Quand l’arbitrage devient un outil, la compétition change de nature. Ce n’est plus qui joue le mieux, c’est qui est le mieux protégé. À ce stade, parler de chance ou de détails relève de la plaisanterie. Ce qui s’est produit relevait d’une logique répétée, d’une cohérence trop propre pour être accidentelle. Plus on revoyait les images, moins on comprenait les décisions. Le football connaît des injustices. Là, il avait un scénario.

À cette lourdeur s’est ajouté le mesquin. Des ramasseurs de balles s’acharnant sur les serviettes du gardien du Sénégal, comme s’ils disputaient leur propre finale contre un bout de tissu. Une image petite, ridicule, révélatrice. La CAN n’a pas seulement été sale en haut, elle a été pingre en bas. Quand on en est à faire la guerre aux serviettes, c’est que la compétition a perdu le sens de la grandeur, et même celui de la décence.

Autre scène lourde de sens. Moulay Rachid, présent lors de la cérémonie, détourne le regard et ignore la passation du trophée. Ni distraction ni caprice. Un signal. Cette victoire devait servir d’image de continuité et de succession. Elle a échoué. L’absence du jeune prince n’est pas anodine. Voulue ou non, elle signifie que l’image était jugée trop mauvaise pour être transmise. Le regard fermé de Moulay Rachid acte une chose simple. Ce jour-là, il ne perd pas seulement une scène. Il perd une position dans le récit du pouvoir.

Au cœur de ce dispositif, Fouzi Lekjaa a trouvé une porte grande ouverte. Il n’a rien inventé. Il a su entrer dans un système existant, s’y installer, et l’utiliser comme une infrastructure. Quand un ministre devient chef d’orchestre sportif, ce n’est pas du talent. C’est une fusion. Football et État, ballon et cabinet, compétition et protocole, même table, mêmes réseaux. Le terrain devient l’endroit où l’on exécute. Et pendant qu’on exécute, on gère aussi les autres nations. On les oppose, on les excite, on les dresse les unes contre les autres, comme si le football avait besoin d’ennemis permanents pour tenir debout.

La contestation, elle, a été méthodiquement étouffée. Des entraîneurs qui questionnent, qui protestent, puis immédiatement le même traitement. Disqualification morale, insinuations, rappels à l’ordre. La conférence de presse n’était plus un espace d’explication, mais un tribunal. L’entraîneur du Sénégal chassé, celui de l’Égypte pris à partie. Et cette scène inouïe de journalistes marocains transformés en milice verbale, posant des questions pour cogner, pas pour comprendre. Du journalisme de tribune, version micro. Une CAN où certains médias ne couvraient plus l’événement. Ils y participaient comme acteurs hostiles.

À cela se sont ajoutés des malaises troublants chez certains joueurs. Des états physiques dégradés, des indisponibilités soudaines, sans communication claire ni explication transparente. Rien de prouvé, rien d’établi officiellement. Mais assez pour renforcer un climat déjà saturé de défiance. Quand même les corps deviennent des zones d’ombre, le tournoi cesse d’être un simple jeu.

Il faut alors nommer les responsables sans détour. La CAF est devenue une antenne. Patrice Motsepe n’a pas présidé l’Afrique du football. Il en a organisé la domestication. Et au-dessus, Gianni Infantino joue son rôle favori. Gardien du produit, pas du jeu. Il sanctionne le bruit, pas la fraude. La justice sportive arrive toujours après la comptabilité.

Il faut enfin le dire clairement. Le Maroc aurait pu gagner sans tout cela. C’était une grande équipe, capable de gagner par le football, simplement. Mais à force de vouloir verrouiller l’issue avant même que le ballon ne circule, le jeu a été sacrifié. Ce n’est pas la grande équipe du Maroc qui a perdu. Ce sont les perturbateurs. Lekjaa, Motsepe, Infantino. Eux ont perdu, parce qu’ils ont réussi à faire perdre au football africain une part de sa crédibilité. Vivement qu’on se débarrasse d’eux. Vivement que le football africain respire à nouveau.

Zaim Gharnati

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Signature obligatoire dans la presse : transparence ou révélateur d’une crise silencieuse ?

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Presse

Le ministère de la Communication a rappelé, dans un récent communiqué, l’obligation pour les médias, tous supports confondus, de mentionner clairement l’identité des auteurs des contenus publiés.

Cette injonction s’appuie sur les dispositions de la loi organique n°14-23 relative à l’information, notamment l’article 21 du chapitre consacré à la profession de journaliste et à l’éthique du métier. Un tantinet donneur de leçons, le ministère invoque la nécessité de garantir la transparence, la responsabilité éditoriale et le respect des règles déontologiques, tout en mettant en garde contre les sanctions prévues en cas de non-conformité.

Sur le plan strictement juridique, le rappel à la loi ne souffre guère d’ambiguïté. La signature engage la responsabilité de l’auteur, protège le public contre l’anonymat abusif et constitue un principe classique du journalisme professionnel. Mais au-delà de cette lecture normative, la mise en demeure du ministère soulève une interrogation plus profonde : s’agit-il uniquement d’une volonté de moralisation du champ médiatique ou d’un levier supplémentaire de contrôle dans un secteur déjà fragilisé ?

Car derrière les signatures absentes ou les pseudonymes dénoncés par l’autorité de tutelle se cache une réalité sociale largement connue au sein de la profession. Dans de nombreux organes de presse privés, la précarité est devenue la norme. Salaires irréguliers, contrats inexistants ou symboliques, absence de protection sociale : autant de facteurs qui poussent des journalistes à multiplier les collaborations ponctuelles, souvent rémunérées à la pige.

Le recours au pseudonyme apparaît alors moins comme une dérive éthique que comme un stratagème de survie économique, permettant d’écrire pour plusieurs titres sans s’exposer à des représailles professionnelles ou à des ruptures de collaboration.

Cette situation met en lumière une contradiction structurelle. D’un côté, l’État exige une stricte conformité aux règles professionnelles ; de l’autre, le modèle économique de la presse reste profondément déséquilibré. La dépendance massive des entreprises de presse à la publicité publique (ANEP), distribuée de manière opaque et franchement clientéliste, fragilise leur autonomie financière et limite leur capacité à offrir des conditions de travail décentes.

Dans ce contexte, la responsabilisation individuelle des journalistes, par la seule contrainte juridique, apparaît insuffisante, voire déconnectée des réalités du terrain. Au-delà, l’usage du pseudonyme est un classique dans la presse mondiale. On en retrouve partout, sans pour autant effaroucher les autorités.

Par ailleurs, la question de la signature ne peut ainsi être dissociée de celle de la viabilité économique du secteur et du statut social du journaliste. Sans réforme profonde du financement des médias, sans garanties effectives pour les professionnels de l’information, l’exigence de transparence risque de se transformer en facteur supplémentaire de vulnérabilité pour des journalistes déjà exposés à la précarité. Pas seulement, sans liberté d’écrire, de dire et d’enquêter il n’y a pas de liberté de la presse.

En filigrane, le communiqué du ministère de la Communication pose donc une question centrale : peut-on moraliser durablement la pratique journalistique sans s’attaquer aux déséquilibres structurels qui minent la profession ? À défaut d’une réponse globale, le débat sur les signatures pourrait bien n’être que le symptôme visible d’une crise plus profonde du champ médiatique algérien.

Samia Naït Iqbal

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CAN 2025 : la CAF «condamne» les incidents de la finale entre le Maroc et le Sénégal

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CAN

La Confédération africaine de football (CAF) a condamné lundi « le comportement inacceptable de certains joueurs et officiels » lors de la finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, dimanche 18 janvier à Rabat, au cours de laquelle des joueurs sénégalais ont quitté le terrain après un penalty sifflé pour le pays hôte.

Le Sénégal a remporté la finale de la CAN face au Maroc à l’issue de la prolongation (1-0) à l’issue d’une partie qui a sombré dans le chaos le plus total à Rabat. Un pénalty sifflé en faveur du pays-hôte à la fin du temps règlementaire, juste après un but refusé au Sénégal, a entraîné le départ du terrain d’une partie de l’équipe sénégalaise.

« Des scènes inacceptables » pour Infantino

Les tensions ont gagné les tribunes où les supporters des Lions de la Teranga ont tenté d’envahir le terrain pendant près de 15 minutes, même lorsque Brahim Diaz s’apprêtait à tirer son pénalty, finalement raté, et ont été difficilement contenus par les stadiers, secondés par les forces de l’ordre.

« La Confédération africaine de football condamne le comportement inacceptable de certains joueurs et officiels lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. La CAF condamne fermement tout comportement inapproprié pendant les matchs, en particulier ceux visant l’équipe arbitrale ou les organisateurs du match », a indiqué l’instance dans un communiqué.

La CAF a ajouté qu’elle « examine toutes les images et soumettra l’affaire aux instances compétentes afin que des mesures appropriées soient prises à l’encontre des personnes reconnues coupables ».

Un peu plus tôt, le président de la Fifa, Gianni Infantino, avait lui aussi condamné « des scènes inacceptables » lors de la finale de la CAN, mettant en cause certains joueurs et une partie du staff du Sénégal. Le dirigeant avait également appelé « les instances disciplinaires compétentes de la CAF » à prendre « les mesures appropriées ». Pourtant, tout est parti de ce but refusé aux Sénégalais deux minutes auparavant sur une faute que l’arbitre aurait sans doute réévalué s’il avait consulté la VAR.

A l’issue de la rencontre, Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc, a déploré un « scénario hitchcockien » et « cruel » pour ses joueurs et regretté l’attitude de son homologue sénégalais, Pape Thiaw. « C’est très, très dur, je ne vais pas vous mentir, on est à une minute d’être champion d’Afrique. Le football souvent, c’est cruel. A partir du moment où on a loupé le penalty, tout a tourné en leur faveur », a aussi estimé le technicien en conférence de presse.

Au lendemain des incidents, les médias locaux étaient nombreux à relayer les condamnations de la Fifa et de la CAF du comportement d’une partie de l’équipe sénégalaise pendant la finale. Le site d’information Le desk a qualifié l’attitude des Sénégalais « d’anti-jeu lunaire ».

Mais enfin, comment expliquer qu’aucun responsable ne voulait remettre la coupe à Mané, le capitaine sénégalais ? Comment expliquer également le comportement des récupérateurs de ballons qui ont passé leur temps à harcelé le gardien sénégalais et son staff ? Tout porte à croire que personne ne voulait d’un Sénégal comme champion, y compris les dirigeants du football africain et mondial présents à Rabat.

Avec RFI

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France : Sébastien Lecornu annonce le recours au 49.3 pour faire passer le budget 2026

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Sébastien Lecornu.
Sébastien Lecornu passera en force.

Après trois mois de discussions au Parlement et en dehors, le dénouement de cet interminable feuilleton budgétaire est tombé. Après avoir hésité sur quel outil-couperet choisir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a finalement tranché en faveur de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale.

Fin du suspense. À l’issue d’un Conseil des ministres décisif, Sébastien Lecornu a dévoilé la stratégie retenue pour mener le débat budgétaire à son terme. Le Premier ministre français a finalement opté pour le retour de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget sans passer par un vote à l’Assemblée nationale. « Après beaucoup de concertations, nous avons décidé – avec une forme de regret et d’amertume – d’engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain », a-t-il déclaré ce lundi 19 janvier.

Il renonce ainsi à une promesse personnelle : avant le début de l’examen budgétaire, Sébastien Lecornu s’était engagé à renoncer à cette arme décriée. « On ne peut pas contraindre […] Il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir et puisse prendre ses responsabilités », promettait-il en octobre dernier. « Il faut être humble. C’est un semi-succès, semi-échec. Ça a fonctionné sur la Sécurité sociale, personne n’y croyait » mais, sur le budget de l’État, « tout le monde en arrive aussi à la conclusion qu’on va dans une impasse », a-t-il expliqué après le Conseil des ministres de ce 19 janvier. « On va arrêter de se donner en spectacle devant le monde entier », a-t-il ajouté.

RFI

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L’extradition de Seifeddine Makhlouf vers la Tunisie : des procédures à coup de Jarnac

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Seifeddine Makhlouf
Me Seifeddine Makhlouf extradé par l'Algérie vers la Tunisie

Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a rendu public un communiqué dans lequel il rapporte que « Les autorités algériennes ont pris la décision inattendue de livrer Seifeddine Makhlouf aux autorités tunisiennes, par voie terrestre, dimanche 18 janvier 2026 dans l’après-midi ».

La même source poursuit :

« Maître Seifeddine Makhlouf, avocat, ancien député et président du parti Al Karama, a été condamné à plusieurs reprises par la justice judiciaire et militaire pour les mêmes faits, en violation des principes constitutionnels et conventionnels du droit pénal, dans l’affaire dite de l’aéroport. Il a également fait l’objet d’une poursuite dans une affaire dite du « couloir », où un échange avec une membre du ministère public militaire a servi de base à de lourdes inculpations terroristes. La justice militaire est allée jusqu’à violer l’indépendance du barreau en interdisant à Maître Makhlouf l’exercice de sa profession comme peine complémentaire.

Me Makhlouf a été arrêté en Algérie après avoir quitté clandestinement la Tunisie. Il a été condamné à trois mois de prison ferme par un tribunal algérien, peine qu’il a purgée, puis il a été ensuite placé dans un centre d’hébergement à la disposition du Haut-Commissariat aux réfugiés, où des demandes d’admission auprès de plusieurs pays ont été refusées, notamment par le Qatar et la Turquie, malgré le fait qu’il ait toujours été politiquement proche des régimes de ces pays.

Ces derniers jours, Me Makhlouf s’apprêtait à quitter l’Algérie vers le Royaume-Uni où sa demande de regroupement familial avait été traitée et avait obtenu une réponse favorable, lorsque soudain les autorités algériennes ont brutalement changé d’avis pour le livrer au régime de Kaïs Saïed.

Cette extradition apparaît d’autant plus problématique qu’elle s’est opérée en dehors de toute garantie judiciaire effective, et en contradiction manifeste avec les engagements juridiques de l’Algérie. En effet, la Convention d’entraide tuniso-algérienne du 15 décembre 2021, ratifiée par la partie algérienne par décret présidentiel 26-66 du 04 février 2025, dispose en son article 4 que la demande d’extradition doit être impérativement refusée si l’extradition constitue une violation des principes internationaux des droits de l’homme, notamment ceux énoncés dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (alinéa 1 d), ou si les crimes sont qualifiés de politiques ou en relation avec des crimes politiques (alinéa 1 e). L’extradition peut également être refusée s’il existe des éléments pouvant amener à croire que le procès ou la sentence est fondé(e) sur l’opinion politique de l’intéressé (alinéa 2 a).

Le CRLDHT :

Dénonce ces viles manœuvres des autorités algériennes, puisque l’extradition était hors du cadre légal.

Déplore l’absence de toute voie de recours judiciaire contre la décision extrajudiciaire d’extradition, ce qui prive la personne livrée de toutes les garanties qu’offrent la convention, la Constitution et les lois algériennes.

S’indigne et condamne les attitudes des autorités qataries et turques en réponse à la demande humanitaire formulée pour Me Makhlouf.
Appelle à la libération provisoire immédiate de Me Seifeddine Makhlouf et au respect de ses droits à un procès équitable.

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Idir Tas : « Que la voix de tous les soldats sacrifiés ne s’éteigne jamais ! »

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Idir Tas : Bachir le brave soldat.
Idir Tas : Bachir le brave soldat. Couverture du livre.

Idir Tas vient de publier son nouveau livre « Bachir, le brave tirailleur ». Rencontre.

Le Matin d’Algérie : Ton nouveau livre sortira le 12 février 2026 aux éditions de L’Harmattan sous le titre de « Bachir, le brave tirailleur ». Il parle d’un tirailleur algérien pendant la Première Guerre mondiale. Quand t’est venue l’idée d’écrire sur Lvachir, le grand frère de ton grand-père paternel Yidhir ?

Idir Tas : En juin 2025, j’ai fait une vidéo intitulée « Mémoire des Hommes » qui parle de Lvachir, de son fils Mohand et de sa mère et de son épouse qui portaient le même prénom, Fatima. Je ne voulais plus les quitter, j’ai eu envie d’écrire sur eux. Enfant déjà, le personnage de Lvachir m’intriguait. Ma grand-mère paternelle en parlait parfois, brièvement, mais c’était déjà assez pour vouloir en savoir plus sur lui. Setti Zinev avait raconté qu’un jour deux gendarmes et le Caïd étaient venus le chercher chez lui, parce qu’il n’avait pas répondu à l’Ordre d’appel de l’Armée coloniale française. Cela est resté gravé dans ma tête comme un début d’histoire.

Le Matin d’Algérie : Lvachir a-t-il laissé des traces comme des lettres ou un journal ?

Idir Tas : Non, il n’a jamais envoyé de lettres à sa famille ni tenu un journal intime. D’ailleurs il ne savait ni lire ni écrire le français comme sa langue maternelle, le kabyle. D’ailleurs, à l’époque il n’existait aucune école à Akfadou. La seule trace de Lvachir que j’ai retrouvée, c’est sa fiche signalétique dans les archives militaires françaises en ligne. Elle m’a servi de point de départ. Toutefois cette fiche ne comporte aucun détail sur les lieux où il a fait la guerre.

Le Matin d’Algérie : Comment as-tu fait pour pallier au manque d’informations ?

Idir Tas : J’ai regardé des films et des documentaires liés à cette période. J’ai relu « Les Croix de bois » de Roland Dorgelès, livre inspiré de son expérience. Il m’a aidé à saisir l’atmosphère du front et il m’a appris des tas de choses sur les conditions de vie des Poilus. J’ai également lu des extraits de vraies lettres et des témoignages de Poilus réunis par Jean-Pierre Guéno, ainsi qu’un roman que j’aime tout particulièrement « La chambre des officiers » de Marc Dugain qui aborde le thème des « Gueules cassées ».

Le Matin d’Algérie : A-t-il été facile d’associer les éléments de la Grande Guerre à la vie de ton personnage ?

Idir Tas : Au début, je me suis senti un peu désemparé, non pas parce qu’il n’y avait pas de matière, mais parce qu’il y en avait trop. Je n’ai gardé de mes lectures et des films que j’ai vus que ce qui pouvait avoir un lien avec Lvachir ; en d’autres termes, surtout ce qu’il était susceptible de connaître et de comprendre au milieu de ce magma de sang et de douleurs. De la Grande Guerre tout n’était pas compréhensible pour le simple soldat au moment des faits. Il ne pouvait avoir qu’une vision limitée à son champ d’action. J’ai essayé de me mettre à sa place, d’imaginer ce qu’il avait dû subir dans les tranchées.

Le Matin d’Algérie : Ce livre qui est à la fois un témoignage sur la Grande Guerre et une œuvre de mémoire permet-il d’éclairer aussi le présent ?

Idir Tas : S’il offre d’abord une lecture du passé, il nous relie aussi au présent avec tous ces hommes qui continuent à exercer une violence absurde, à semer le malheur, à noyer l’humanité dans un horrible carnage, alors que l’on pourrait vivre en paix, en étant plus simple, plus modéré dans nos désirs, en tuant ce mal qui nous fait convoiter les biens d’autrui. J’ai l’impression que les humains n’existent que pour un seul but : se faire la guerre. L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement de batailles, de tentatives pour soumettre l’Autre, quand il ne s’agit pas de l’anéantir. On ne tire aucune leçon de nos excès, de la folie des hommes qui les pousse à la barbarie. On lit les pages d’un même livre rempli de meurtres, de sang et de cendres.

Le Matin d’Algérie : A un moment tu évoques un soldat allemand blessé et dévoré vivant par un rat. Bachir est tenté d’abréger ses souffrances, mais il n’a pas le temps, car un obus éclate. Peut-on dire que dans ce cas Français et Allemands sont des « frères de souffrances » ?

Idir Tas : Oui, dans la mesure où ils ont vécu le même calvaire, la même tragédie ; celle de la guerre. Pour Lvachir l’Allemand blessé n’était plus un ennemi qui se trouvait en face de lui, mais un semblable qui souffrait et qui avait besoin d’aide. N’oublions pas que dans toute guerre il y a des victimes des deux côtés. Lors de la Première Guerre mondiale, il y a eu plus de deux millions de morts côté allemand et plus de 1,3 million de morts côté français. 173.019 étaient des Algériens. A Akfadou, on recense 23 morts pour la France. Dans la tragédie de la guerre, tout le monde est perdant et tout le monde pleure.

Le Matin d’Algérie : Dans ce livre, Lvachir est souvent tenu à l’écart. Est-il victime de racisme ?

Idir Tas : Non, mais il se sent parfois exclu. Je crois que c’est d’abord parce qu’il vient d’un autre pays et qu’il a connu une autre culture. Ses camarades ne sont pas méchants avec lui, même s’ils peuvent être parfois un peu maladroits. Je n’ai pas écrit un livre pour dénoncer le racisme. Je voulais montrer comment les différences culturelles pouvaient séparer les gens et favoriser un sentiment de solitude. Et puis je crois que mon héros est surtout victime d’un exil intérieur. Il se sent autre et cela n’est peut-être que le reflet de sa personnalité.

Le Matin d’Algérie : Tu crois qu’il pourrait éprouver ce sentiment d’exclusion même s’il était resté chez lui ?

Idir Tas : Peut-être bien. En tout cas, il aurait pu tout aussi bien rester en retrait, se placer en observateur, ne pas se mêler au groupe.

Le Matin d’Algérie : C’est peut-être la posture d’un sage.

Idir Tas : Oui, Lvachir est un philosophe qui s’ignore.

Le Matin d’Algérie : Et qui parfois arrive à attraper des bouts de bonheur !

Idir Tas : Je dirais plutôt des bouts de souvenirs qui fonctionnent comme des moments de rémission. Il plonge dans son enfance pour échapper au présent, il est presque heureux, même si cela ne dure pas.

Le Matin d’Algérie : Un des souvenirs de ton héros est « une magnifique sittelle couleur caramel, le cou orné d’un collier blanc ». A chaque fois que ton personnage la revoit dans « les pans brumeux de ses rêves », il retrouve comme par magie l’enchantement d’autrefois.

Idir Tas : Oui, c’est « la sittelle de son enfance » qui vient le visiter au cœur de la guerre, une vibration de pureté, un souvenir resplendissant, une grâce pour le soldat contraint

Le Matin d’Algérie : Si Lvachir pouvait parler maintenant, qu’est-ce que tu aimerais l’entendre te dire ?

Idir Tas : Que la voix de tous les soldats sacrifiés ne s’éteigne jamais !

Entretien réalisé par Tahar Khalfoune

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Me Seifeddine Makhlouf extradé par l’Algérie vers la Tunisie

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Seif Eddine Makhlouf
Seif Eddine Makhlouf extradé par l'Algérie vers la Tunisie. Crédit photo : DR

Les autorités algériennes ont pris la décision de livrer l’avocat, ancien député et président du parti Al Karama,  Me Makhlouf aux autorités tunisiennes.

La confirmation judiciaire est désormais officielle côté tunisien. Le 18 janvier 2026, un source judiciaire près du parquet du Tribunal de première instance de Tunis a annoncé que la procureure de la République a ordonné la mise en détention de l’ancien député Seif Eddine Makhlouf, à la suite de plusieurs condamnations prononcées par le tribunal de première instance et la Cour d’appel de Tunis.

Cette annonce vient confirmer les informations relayées ces derniers jours par les médias tunisiens et régionaux, selon lesquelles l’ancien dirigeant de la coalition Al-Karama aurait été remis par les autorités algériennes à la Tunisie, avant d’être immédiatement incarcéré pour exécution des peines prononcées à son encontre.

Une condamnation lourde et exécutoire

Selon l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Makhlouf faisait l’objet de recherches judiciaires actives en raison de décisions pénales définitives. En janvier 2026, la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis l’a condamné par contumace à cinq ans de prison avec exécution immédiate.

Les autorités judiciaires tunisiennes justifient ainsi son placement en détention par l’existence de jugements exécutoires, rendus tant en première instance qu’en appel. Une lecture strictement pénale que conteste son entourage politique, qui évoque depuis plusieurs années un acharnement judiciaire à caractère politique.

Arrestation en Algérie dès juillet 2024

L’enrichissement majeur du dossier concerne un point resté longtemps flou : l’arrestation de Seif Eddine Makhlouf en Algérie ne daterait pas de 2026, mais de juillet 2024. Plusieurs médias tunisiens et étrangers avaient alors rapporté son interpellation à l’aéroport international d’Annaba, le 4 juillet 2024.

Me Makhlouf s’apprêtait à quitter l’Algérie vers Istanbul, puis Doha, où réside sa famille. Les services de la police des frontières algérienne auraient alors constaté que son passeport ne comportait ni visa d’entrée ni cachet officiel, suggérant une entrée irrégulière sur le territoire algérien.

Infractions en Algérie et cadre juridique

Toujours selon ces informations, Makhlouf aurait été présenté à un juge d’instruction algérien, qui lui aurait notifié deux chefs d’accusation : entrée illégale sur le territoire algérien et usage de document falsifié.

Les mêmes sources rappellent que l’intéressé était interdit de quitter le territoire tunisien au moment de sa fuite, ce qui renforce la thèse d’une situation pénale complexe mêlant droit commun et dimension politique.

Une coopération judiciaire assumée

Le dossier s’inscrirait dans le cadre d’une convention judiciaire bilatérale entre l’Algérie et la Tunisie, déjà invoquée par le passé, notamment lors de la remise des frères Karoui aux autorités tunisiennes. Cette coopération pose cependant une question centrale : où s’arrête l’entraide judiciaire et où commence la responsabilité politique dans la protection des opposants ?

L’Algérie, historiquement perçue comme une terre d’asile pour les opposants politiques maghrébins, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat sensible. La remise d’un ancien député tunisien revendiquant le statut de réfugié politique alimente les critiques sur un possible glissement vers une primauté sécuritaire au détriment des libertés politiques.

Une affaire emblématique du tournant autoritaire régional

Pour les soutiens de Seif Eddine Makhlouf, son incarcération confirme l’installation durable d’un régime hyperprésidentiel en Tunisie, utilisant l’outil judiciaire pour neutraliser ses opposants. Pour ses adversaires, elle marque l’aboutissement logique d’un parcours politique jugé provocateur et dangereux.

Mais au-delà du cas individuel, l’affaire Makhlouf révèle une dynamique plus large : le rétrécissement de l’espace politique au Maghreb, la fragilisation du droit d’asile et la montée en puissance des logiques sécuritaires dans les relations interétatiques.

Une affaire qui dépasse le destin d’un homme et interroge, une fois encore, la place du droit, des libertés et de la dissidence politique dans la région.

Mourad Benyahia 

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