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Syrie : accord entre le gouvernement et les Kurdes

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Mazloum Abdi, chef du FDS
Mazloum Abdi, chef des Forces démocratiques kurdes (FDS). Crédit photo : DR

Après près de deux semaines de combats et de menaces d’un embrasement plus large dans le Nord-Est de la Syrie, le gouvernement de Damas et les forces kurdes sont parvenus vendredi 16 janvier à un accord, après une médiation internationale.

Et ce samedi, l’armée syrienne annonce qu’elle entre dans un secteur à l’est d’Alep après le retrait des Kurdes. La semaine dernière, les autorités avaient repris par la force le contrôle de deux quartiers d’Alep.

L’armée syrienne a annoncé ce samedi qu’elle avait commencé à entrer dans un secteur du nord de la Syrie situé à l’est d’Alep, après que les forces kurdes ont accepté la veille de s’en retirer à la suite de récents combats. Dans un communiqué publié par la télévision officielle, l’armée a déclaré que ses forces avaient « commencé à entrer dans le secteur à l’ouest de l’Euphrate, à commencer par la ville de Deir Hafer », dont les forces kurdes avaient accepté de se retirer samedi matin.

Après celle d’Alep la semaine dernière, une nouvelle bataille menaçait autour de cette ville de Deir Hafer. Les autorités de Damas avaient ordonné aux Forces démocratiques syriennes (FDS) de s’en retirer. Mais la coalition dominée par les Kurdes y avait, au contraire, déployé des renforts.

Vendredi 16 janvier, le chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé sur X leur retrait ce samedi. « À l’appel de pays amis et de médiateurs (…) nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 7h (4h TU) » de la zone de l’est d’Alep et « de nous repositionner à l’est de l’Euphrate », a-t-il écrit.

Durant la guerre civile, les Kurdes ont créé une administration autonome dans le nord-est de la Syrie, mais les négociations visant à l’intégrer aux nouvelles institutions du pays piétinaient. La tension actuelle a poussé la coalition internationale, menée par les États-Unis pour lutter contre les groupes jihadistes, à intervenir.

Une réunion s’est tenue, ce vendredi 16 janvier, dans la ville de Deir Hafer. Mais dans la soirée, l’armée a averti de bombardements contre les forces kurdes. L’armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS, et plus de 4 000 d’entre eux ont fui selon les autorités syriennes.

Finalement, quelques minutes plus tard, le président Ahmed al-Charaa a prononcé une allocution télévisée et fait des concessions politiques à l’égard des Kurdes. Il a assuré que les Kurdes constituaient « une partie intégrante ». Il a signé un décret reconnaissant leurs droits nationaux et les a appelés à « participer à l’édification du pays ». Pour la première fois depuis l’indépendance du pays en 1946, la langue kurde est devenue une langue officielle de Syrie.

Leur Nouvel An, Norouz, est désormais un jour férié officiel. Et les membres de ce groupe ethnique qui avaient été privés de la nationalité syrienne devraient pouvoir l’obtenir. En réponse, une heure et demie plus tard, le chef des Forces démocratiques syriennes a annoncé le retrait de ses troupes de la ville de Deir Hafer.

RFI

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La révolte iranienne vivra, la révolte iranienne vaincra !

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Image de la répression iranienne
Image de la répression iranienne

Comme dans toutes les luttes pour l’émancipation et les libertés fondamentales, la résistance iranienne est celle d’un peuple qui se veut unique, vaillant et indivisible.

Une résistance tournée vers l’universalisme, d’un infini mouvement de libération à un autre, d’une militante à une autre, d’une femme à des Antigones, créant vie et mouvement partout. Leur lutte nous interpelle et nous renvoie subséquemment à nous, à notre condition d’hommes voilés, à nous autres, hommes de mal qui entendons mal, dont il faut tout rappeler, encore et encore! 

Oui, nous rappeler la lutte héroïque des femmes algériennes contre l’islamisme, la bête immonde qui a fait plus de deux cent mille morts en Algérie. Oui, nous rappeler la lutte de Katia Begana, d’ Amel Zenoune, ou encore de ces douze enseignantes sauvagement égorgées par les terroristes islamistes pour avoir refusé le dictat du voile islamique. 

Je peux en citer d’autres et d’autres encore, de celles et de ceux qui ont refusé le bonheur asservissant de la religion des Ayatollahs, se soustrayant à ces prophètes de toutes les soumissions, préférant à eux les renégats, adulant les parias. La révolte iranienne est loin d’être une révolte de la faim. Elle est , pour les politiques dont les limites géographiques et intellectuelles ne voguent pas au-delà de la pensée populeuse et islamo-électoraliste, une victoire qui finira par embraser le reste des dictatures islamistes. 

Le silence des pantoufles est beaucoup plus assourdissant que le bruit des bottes. Le silence de nos politiques est beaucoup plus asphyxiant que toutes les pendaisons auxquelles la résistance iranienne fait face. Sommes-nous devenus des êtres muets, finis et définitifs? Incapables de trouver dans la lutte émancipatrice des peuples opprimés la partie la plus noble chez nous, les peuples libérés. 

Qui mieux que cette vaillante résistance iranienne pour nous rappeler que l’ennemi n’est plus de chair et d’os, qu’il est un ordre, un système mis en corde, un vent glacial, une tornade, une nébuleuse, voire un complot ontologique. Un complot qui tient ses racines dans la genèse de l’Islam politique et de ceux qui lui ont permis de prospérer. Il n’est pas d’hier, ce complot; il remonte à l’avant-veille, avant l’endormissement des consciences sur un amas de brumes et un cortège de ruines.

C’est dans ces moments de massacres à huis clos que la résistance iranienne a plus que jamais besoin de nous. Elle nous révèle l’histoire macabre qui se joue à l’ombre de notre civilisation, aux portes d’un occident chancelant, persuadé d’être à l’abri de nouveaux pogroms, de nouvelles guerres de civilisation. Toutes les luttes du peuple iranien, depuis l’avènement de la révolution islamique, sont un kaléidoscope narratif qui interpelle notre passé, interroge notre présent et bouscule notre futur.

Mais, encore une fois, nous entendons mal, il faut tout nous rappeler, encore et encore! Nous rappeler que l’islamisme est un système de pensée politico- religieux d’une seule pièce, qu’il serait vain de le croire compatible avec   la république, avec le respect des libertés individuelles et collectives. Une machine répressive qui réfrène la multiplicité intérieure, s’abreuve de dogmes, érige des dômes à mensonges crus et indubitables. Ce sont là des hommes façonnés par le mythe, suspendus comme des sangsues au symbolisme, guidés par les métaphores. Des hommes ciselés dans des métonymies inébranlables.

Cependant, ce que le régime des Ayatollahs ignore, c’est que les rebelles iraniennes sont des furtives.  Elles sont, pour paraphraser Alain Damasio dans son roman Les Furtifs, celles qui assimilent et transforment le monde. Elles ne contrôlent rien, ne veulent rien contrôler, elles sont dans la rencontre.  Du huis clos génocidaire dans lequel la résistance iranienne est enfermée, leurs cris, leurs larmes, leurs écrits et leurs pensées nous parviennent dans leurs formes les plus vivantes. La révolte iranienne vivra, la révolte iranienne vaincra!

Mohand Ouabdelkader 

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Municipales à Marseille : LFI, première force à transformer le programme en acte politique

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Sébastien Delogu
Sébastien Delogu. Crédit photo : DR

À Marseille, La France Insoumise frappe fort : première force politique à dévoiler un programme complet pour ces municipales, elle transforme chaque mesure en acte politique.

Avec près de 380 propositions, la liste Marseille fière et populaire conduite par Sébastien Delogu s’impose comme la première à entrer dans le dur, là où ses concurrents avancent encore à pas comptés. Mais l’important n’est pas tant l’empilement des mesures que la logique qui les relie : rendre le pouvoir aux habitants par la mobilisation collective et un affrontement assumé avec les structures existantes.

Delogu ne se présente jamais seul. Chaque thématique est portée par une voix différente, matérialisant un leadership partagé et collectif. Cette mise en scène, relevée par Marsactu, Libération et La Provence, est un signal clair : face à Benoît Payan, maire sortant et figure du Printemps marseillais, LFI se pose en contre-modèle, refusant la personnalisation et la verticalité. Le collectif n’a pas seulement pour but de séduire l’électorat militant : il légitime une stratégie de rupture frontale.

Sortir du carcan de la Métropole, remunicipaliser certains services, remettre en cause les délégations de service public, se confronter à l’État sur les financements : Delogu transforme la mairie en levier de transformation politique et non en simple rouage de gestion. L’objectif affiché est une “révolution citoyenne” qui fera entrer les habitants dans les institutions. Cette posture se démarque radicalement de la gauche traditionnelle incarnée par Payan. Là où le maire sortant revendique un bilan et sa capacité à négocier avec l’État, LFI assume l’affrontement : le pouvoir municipal devient un outil de mobilisation permanente, et non un espace de compromis. Les “promesses non tenues” du maire actuel servent de point d’appui à Delogu pour se positionner comme alternative crédible et radicale.

Un programme-manifeste plus qu’un plan de gestion

L’absence de chiffrage précis et de calendrier détaillé n’est pas un défaut : elle traduit un pari politique clair : la dynamique populaire doit primer sur les contraintes institutionnelles. Ce n’est pas la faisabilité technique qui fonde la légitimité des mesures, mais la capacité à créer un rapport de force suffisant pour les imposer. Ce choix comporte un risque. Marseille, ville marquée par la complexité des compétences communales, métropolitaines et étatiques, exige aussi de savoir durer. Miser sur la conflictualité comme moteur expose LFI à la critique d’un projet mobilisateur mais difficilement gouvernable. Mais c’est précisément ce que le mouvement retourne : si gouverner signifie se plier aux contraintes existantes, alors la rupture devient une nécessité politique.

Au-delà de Marseille, cette candidature s’inscrit dans une stratégie nationale de LFI, qui voit dans ces municipales un terrain de reconquête idéologique. La ville, populaire et fragmentée, emblématique des inégalités territoriales, devient à la fois laboratoire politique et enjeu électoral stratégique. Reste la question centrale : jusqu’où un programme municipal peut-il aller sans relais institutionnels plus larges ? LFI répond par l’irruption citoyenne, Benoît Payan par la gestion et l’alliance. La campagne de 2026 ne se jouera donc pas seulement sur les projets, mais sur deux visions irréconciliables du pouvoir local : l’une fondée sur le compromis, l’autre sur le rapport de force assumé.

Djamal Guettala 

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Saïd Berkane : l’artiste qui sculpte la mémoire et défie les Aurès

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Said Berkane
Said Berkane

Connaissez-vous Saïd Berkane ? Si son nom résonne encore peu au-delà de Batna, son œuvre, elle, impose sa présence comme un torrent artistique indomptable.

Neveu de Mohamed Berkane, peintre expressionniste emblématique, Saïd n’a pas choisi de marcher dans l’ombre de son illustre oncle : il forge son propre empire créatif, où peinture, fresques urbaines et sculpture se mêlent pour créer un langage unique, rebelle et profondément engagé.

À Batna et dans les Aurès, Said est plus qu’un artiste : il est un passeur de mémoire, un provocateur esthétique et un sculpteur de conscience. Autodidacte, il refuse les sentiers tracés, les validations institutionnelles, les compromis. Chaque œuvre qu’il crée — qu’il s’agisse d’une toile, d’une fresque ou d’une sculpture monumentale — est un acte de résistance, une déclaration de liberté et un geste de rébellion contre l’oubli et l’indifférence. Ses sculptures, souvent inspirées de figures humaines ou de symboles enracinés dans l’histoire et la culture des Aurès, portent une force tangible : elles imposent l’espace, interpellent le spectateur et transforment la perception de la ville et de son territoire.

Son style est immédiat, percutant et puissant. Chaque trait de pinceau, chaque relief sculpté, chaque couleur vibrante exprime une audace intransigeante. Il allie mémoire et modernité, héritage familial et vision personnelle. Les fresques qu’il peint sur les murs de Batna ne se contentent pas de colorer la ville : elles racontent, provoquent et questionnent. Les sculptures qu’il façonne dans la pierre ou le métal donnent corps à une mémoire collective, à une histoire vivante, enracinée dans le sol des Aurès mais ouverte au monde.

Said Berkane est un artiste qui défie les normes et qui agit. Il transforme l’espace public en scène de confrontation et de dialogue, rappelant que l’art véritable ne se limite pas à l’atelier : il occupe la cité, engage le regard et défie le silence. Sa démarche est sociale, politique et profondément humaine : à travers ses créations, il dialogue avec son temps, ses racines et les générations futures.

Aujourd’hui, Said Berkane incarne une nouvelle vague d’artistes algériens : libres, rebelles, conscients de leur rôle et capables de faire du sensible un vecteur de transformation. Peinture, fresques et sculptures : chaque médium qu’il investit devient une arme de mémoire, un cri pour l’avenir, une célébration de la liberté et de l’identité.

Alors, connaissez-vous vraiment Saïd Berkane ? Si ce n’est pas encore le cas, il est temps de le découvrir. Sa peinture frappe, ses fresques interpellent, ses sculptures imposent et ses idées défient. Par son engagement, son talent et son audace, il rappelle que l’art, quand il est vrai, est une force phénoménale : il sculpte l’histoire, il colore la mémoire et il libère l’esprit. Saïd Berkane ne demande pas la reconnaissance : il la crée, sur les murs, dans la pierre et dans la conscience collective des Aurès.

Djamal Guettala

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CAN 2025 : contre le Maroc, le Sénégal devra vaincre la malédiction face au pays organisateur

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CAN 2025

Depuis quarante ans, le Sénégal n’a jamais réussi à battre un pays organisateur lors de la Coupe d’Afrique des nations. Avant la finale de la CAN 2025 contre le Maroc, ce dimanche 18 janvier 2026, les Lions devront briser une série noire qui les poursuit depuis 1986.

Quarante longues années et six matchs que cela dure. À la veille de disputer sa quatrième finale de Coupe d’Afrique face au Maroc, ce dimanche 18 janvier, le Sénégal est escorté par un sombre bilan face aux pays organisateurs en CAN. Depuis 1986, au Caire, et un succès en match d’ouverture contre l’Égypte (1-0), future championne, le Sénégal s’est toujours incliné ou a été éliminé lorsqu’il affrontait le pays organisateur. Le but de Thierno Youm, le 7 mars 1986, demeure aujourd’hui un lointain bon souvenir des Lions face au pays hôte.

Car, quatre ans plus tard, en 1990, le Sénégal, entraîné par Claude Le Roy, champion d’Afrique avec le Cameroun deux ans plus tôt au Maroc, s’incline en demi-finale devant l’Algérie (1-2). Les Fennecs décrochent leur premier titre continental dans la foulée.

En 2000, au Nigeria, à Lagos, le Sénégal est de retour à la CAN après avoir manqué les deux éditions précédentes. Ce sont les prémices de la génération 2002 avec Henri Camara, Moussa Ndiaye, Omar Daf ou Khalilou Fadiga dans l’effectif. C’est ce dernier qui cueille à froid le stade de Surulere en quart de finale en ouvrant le score d’une belle reprise dès la 7e minute. Malgré une grosse résistance, les hommes de Peter Schnittger sont rattrapés en fin de match par l’égalisation de Julius Aghahowa (85e) avant de s’incliner en prolongation sur un nouveau but de l’attaquant nigérian (1-2 a.p).

« On a été volés… »

Lors de la CAN 2004 organisée en Tunisie, le Sénégal débarque dans la peau du grand favori après un parcours mémorable en Coupe du monde deux ans plus tôt. Mais les Lions sont boutés hors de la compétition (0-1) par le pays hôte lors d’un quart de finale très tendu sur un but de Jawhar Mnari (65e).

Deux ans plus tard, au Caire, le Sénégal tombe de nouveau sur le pays organisateur en demi-finales. L’Égypte mène 2-1 depuis la 81e minute et le but de Zaki, avant que survienne l’action polémique qui fait encore parler chaque fois que les deux pays se rencontrent : un penalty évident non sifflé pour le Sénégal après une faute dans la surface sur Diomansy Kamara. « On a été volés », maintient encore aujourd’hui l’attaquant des Lions quand il reparle de cette CAN 2006.

Mais en 2012, à Bata, pas question de vol ou de hold-up lorsque le Sénégal est humilié par la Guinée équatoriale (1-2), qui joue la CAN pour la première fois de son histoire. Les Lions sont éliminés après seulement deux rencontres de poule. Le sélectionneur Amara Traoré sera limogé avant la fin de la CAN.

Durant les années et les éditions qui suivent, le Sénégal n’aura pas la malchance de croiser la route du pays organisateur et en profitera pour disputer deux finales de CAN : en 2019 face à l’Algérie, et en 2022 devant l’Égypte. Mais même la génération Mané va être victime de la malédiction en s’inclinant en huitièmes de finale à la CAN 2024 face à la Côte d’Ivoire dans une rencontre qu’elle avait en main. Devant une équipe rescapée au premier tour, les Lions ouvrent le score dès la 4e minute, mais se font rejoindre en fin de match (82e) avant de se faire éliminer aux tirs au but.

Pape Thiaw et ses protégés sont donc prévenus…

RFI

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France : un policier arrêté pour le viol d’une adolescente passe aux aveux

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Le policier, âgé de 45 ans, a été interpellé mardi matin à Nersac, où il vit. Il est soupçonné d’avoir enlevé et violé une adolescente de 17 ans alors qu’elle se rendait à l’arrêt de bus situé à 300 mètres de chez elle, il y a presque un an.

Les faits sont particulièrement graves. Un policier accusé d’enlèvement et de viol sur une mineure de 17 ans le 31 janvier 2025 a été présenté jeudi 15 décembre à un juge d’instruction, rapporte le parquet d’Angoulême. Le procureur précise que la détention provisoire est requise par le parquet « à titre de mesure de sûreté ».

Agé de 45 ans, le policier a été interpellé mardi matin dans la commune de Nersac (Charente), à une dizaine de kilomètres d’Angoulême. L’homme est soupçonné d’avoir enlevé et violé une adolescente de 17 ans alors qu’elle se rendait à l’arrêt de bus situé à 300 m de chez elle il y a presque un an. Vêtu d’une cagoule et armé d’un couteau, il l’avait forcée à monter dans sa voiture pour l’emmener dans un bois et la violer, avant qu’elle ne parvienne à s’enfuir.

Le parquet d’Angoulême précise que le policier est également suspecté d’avoir commis cinq autres faits d’agression récents : le 19 novembre 2025 à Nersac, le 26 décembre 2025 à Saint-Michel, le 1er janvier 2026 à Angoulême, le 5 janvier 2026 à Gond-Pontouvre et le 6 janvier 2026 à Nersac. Les victimes ont entre 18 et 61 ans.

A quatre reprises, le suspect a agi selon le même mode opératoire : il baissait sa vitre, son visage était partiellement dissimulé, il tendait une arme de poing vers sa victime pour la forcer à monter dans la voiture. Il prononçait alors les mots : « Monte, ou je te bute ». A chaque fois, les femmes sont parvenues à prendre la fuite. Le mis en cause est formateur technique au commissariat d’Angoulême mais « n’est pas en charge d’enquêtes », souligne le parquet.

Après avoir nié, il a fini par avoir reconnu les faits 

Dans le cas de l’agression survenue le 6 janvier dernier, la femme a raconté avoir été violemment agressée par un homme qui avait surgi dans son dos, l’avait fait tomber et lui avait ordonné de monter dans sa voiture. La victime était finalement parvenue à sortir un canif, mettant ainsi en fuite son agresseur « dont elle donnait un signalement vestimentaire et physique précis ». Les enquêteurs sont parvenus jusqu’à lui grâce aux « investigations de téléphonie et de vidéosurveillance ». Ils ont ainsi pu identifier le véhicule utilisé, les déplacements de son propriétaire et sa présence géolocalisée sur chacune des cinq agressions.

En garde à vue, « après avoir contesté les faits lors d’une première audition », le suspect a fini « par reconnaître l’ensemble des six faits ». Le parquet précise que les cinq faits les plus récents sont qualifiés « en tentatives d’enlèvement » alors que les faits criminels du 31 janvier 2025 sont qualifiés en « enlèvement, séquestration pour faciliter un crime, agression sexuelle avec arme et viol avec arme ».

Francetvinfo

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Le gouvernement annule les débats sur le budget 2026 à l’Assemblée, avant de dégainer un 49.3 ou une ordonnance

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Lecornu et Macron
Lecornu et Macron

Acculé et sans marges de manœuvres, Matignon accuse les deux partis, LFI et le RN de « sabotage continu » et jugé « impossible l’adoption d’un budget par un vote ».

La France va-t-elle pouvoir se doter d’un budget ? La question reste posée depuis plusieurs mois. Et la réponse se fait décidément attendre. Jugeant « impossible » le vote d’un texte à l’Assemblée nationale, le gouvernement a annulé, dans la nuit du vendredi 16 janvier, les débats prévus dans les prochaines heures et lundi, renvoyant les discussions à mardi 20 janvier. Le Premier ministre espère d’ici-là dégager les conditions d’une non-censure avant d’emprunter la voie du 49.3 ou de l’ordonnance, pour faire passer le texte sans vote.

« Nous nous éloignons définitivement d’un texte de compromis acceptable par une majorité de députés », a invoqué le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, dans un hémicycle peu rempli pour un débat budgétaire, et à l’issue de séances décousues et au pas de course. Le gouvernement est « seul responsable pour avoir voulu imposer un texte minoritaire, il n’en fait pas moins porter la responsabilité à l’Assemblée », a vertement répliqué Eric Coquerel, président LFI de la commission des finances. Dans le viseur du gouvernement notamment, une réduction à l’initiative du RN de la dotation globale de fonctionnement de 4,9 milliards d’euros, dans l’enveloppe de l’Etat aux collectivités territoriales.

Un « sabotage continu » du RN et de LFI

Jeudi, l’amendement gouvernemental sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censé rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS, a été retoqué, y compris par des députés macronistes. Sébastien Lecornu a aussi déploré une réécriture, jugée inconstitutionnelle, d’un statut du bailleur privé censé apporter une solution à la crise du logement, à l’initiative d’un amendement MoDem. Et Matignon de regretter que le déficit public « à ce stade » de la discussion se monte à « 5,3% » du PIB, plus haut que le maximum de 5% souhaité par l’exécutif, « ce qui est inacceptable ».

L’équipe du Premier ministre a accusé LFI et le RN de « sabotage continu » et jugé « impossible l’adoption d’un budget par un vote », Laurent Panifous a déroulé le scénario des prochains jours. Vendredi, Sébastien Lecornu doit annoncer des mesures pour faire évoluer le texte initial proposé par le gouvernement, afin de tenter de dessiner un « compromis » de non-censure avec le Parti socialiste et les indépendants de Liot.

Si les débats sont théoriquement censés reprendre mardi après-midi, le Premier ministre devrait avoir d’ici là choisi de recourir soit à l’article 49.3 de la Constitution, soit à une ordonnance budgétaire. Ce sont les « deux options devant nous », a officialisé la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. « Les partis qui composent le socle commun ont donc menti, avec comme seul objectif, empêcher que de nouvelles élections législatives puissent se tenir », a réagi sur X la cheffe de file du RN Marine Le Pen, qui avait accusé en octobre le gouvernement de préparer un passage du budget par ordonnance.

Un budget pas avant février

Nouvelle échéance annoncée. Un recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, auquel Sébastien Lecornu avait renoncé à la demande du PS pour éviter une censure, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix. Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois, s’exposant à chaque fois à une motion de censure.

L’ordonnance budgétaire, c’est-à-dire la traduction du budget dans un texte qui n’a pas besoin de passer devant le Parlement, serait inédite, et constituerait un précédent potentiellement lourd de conséquences pour les débats budgétaires des années suivantes. Mais contrairement au 49.3, l’ordonnance permettrait de doter le pays d’un budget, même si le gouvernement devait être censuré ensuite par l’Assemblée, ce qui est plausible au vu des réactions virulentes contre cette piste, y compris au Parti socialiste.

Quelle que soit la voie empruntée, l’entourage du Premier ministre assure qu’il n’y aura quoi qu’il arrive pas de budget définitivement adopté « avant la mi-février ». Emmanuel Macron escomptait un budget pour « fin janvier », et a appelé jeudi dans ses voeux aux armées à des « efforts » « pour accélérer notre réarmement », qui passent notamment par l’adoption d’un projet de finances pour 2026.

Avec Francetvinfo/AFP

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L’Odyssée du monde

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Masque : menace chimique
Image par Pete Linforth de Pixabay

Notre génération avait découvert un chiffre qui nous semblait monstrueux, hors de l’échèle de nos imaginaires, la population mondiale totalisait 3 milliards d’êtres humains.  Mais le pire était qu’on nous annonçait une forte progression dans les décennies à venir.

Qu’allait devenir la planète ? Pourrait-elle nourrir les populations qui l’habitent ? Supportera-elle les défrichements et les déforestations pour l’agriculture ? Les guerres et les migrations auront-elles raison d’elle ? 

Personne n’aurait imaginé alors qu’à la suite de ces décennies le monde se poserait une question inverse. La baisse généralisée du taux de fécondité allait-elle priver l’humanité de la sève de ce qui la fait survivre continuellement depuis des millénaires ?

Mais encore plus, aurions-nous cru que la Chine et l’Inde seraient confrontées à ce même dilemme ? Assurément non. Si c’est pourtant une vérité connue par tous les experts et beaucoup d’organismes internationaux, la conscience des populations à ce sujet commence à peine à naître.

Lorsque je suis arrivé à Paris, étudiant, il était impossible de rater le discours de Michel Debré, ancien Premier ministre et député, nous alerter, midi et soir, sur la nécessité d’atteindre un taux de fécondité de 2,1 pour le renouvellement de la population. Il nous fatiguait par son discours et nous nous demandions s’il n’était pas bloqué dans cette idée fixe.

Puis, progressivement, une dizaine d’années plus tard, nous nous étions réveillés sur la pertinence de la prédiction du malheur par Michel Debré. C’était étonnant que cette hausse de la population mondiale de nos jours, plus de 8 milliards d’habitants, allait pourtant connaître un pic en 2080 pour commencer sa chute que l’ONU prévoit être dans une pente aussi rapide que ne l’a été l’augmentation pour les deux siècles précédents.

Cette perception de la baisse drastique du taux de fécondité, nous ne l’avions pas plus imaginé pour notre pays. Les Algériens pensaient que l’accroissement des richesses et l’amélioration des conditions de la santé, pour ne prendre que ces deux raisons, allaient nous mener vers une expansion infinie de la population.

Ce taux était effectivement estimé par les chiffres de l’ONU à 2,8 enfants par femme en 2022 (alors que l’Algérie avait connu un rebond entre 2000 à 2010), le reflux commence à cette date et l’évolution prévue est à la forte baisse. On estime qu’elle atteindra un taux de 2,5 entre 2025 et 2030. (Si certains contestent ces chiffres, qu’ils écrivent à l’ONU, boite postale New-York).

Entre 2045 et 2048, il est prévu que l’Algérie atteindra le seuil de renouvellement de 2,1 pour plonger dans les abysses de 1,8 à 1,9 en 2100. Soit des taux approchant la moyenne des pays aux économies les plus fortes dans le monde.

Si nous n’imaginions pas cela dans les années postindépendance, le public connait dorénavant les raisons pour lesquelles il n’est pas la peine d’être un expert. Exposons les principales qui nous viennent spontanément à l’esprit sans les classer par ordre d’importance dans leur participation à la baisse du taux de fécondité. Changement profond du modèle familial, développement massif du travail des femmes, exigences plus fortes en confort de vie et en responsabilité de ne pas mettre au monde des enfants qui seraient confrontés aux difficultés plus grandes, problème d’urbanisation et quelques autres. 

Certaines explications sont en rapport avec des situations locales comme la politique désastreuse de la Chine de l’enfant unique. Quant à l’explication par les épidémies et les confrontations guerrières, elle est très loin d’être aussi massive que du temps des fléaux comme la peste.

Tout cela a entrainé un âge de mariage plus tardif justifié par la prolongation des études et le désir d’indépendance. Mais contrairement à l’erreur la plus répandue, la contraception est, elle aussi, très loin d’être une cause principale de la chute du taux de fécondité. Elle est seulement un outil pour mettre en œuvre toutes les raisons citées précédemment.

Cette évolution globale à la baisse connait une exception, celle de l’Afrique dans laquelle le taux est en augmentation. Mais à plus long terme, il est prévu que la tendance s’inversera pour connaitre les mêmes problématiques générales que celles dans le monde.

C’est par cette considération que Donald Trump et Marine Le Pen et tous les adeptes du fascisme et du radicalisme devraient se rendre compte de leur erreur pour une réalité qui saute pourtant aux yeux. Le taux de fécondité dans ces pays connait la même tendance de chute que celle du monde, nous l’avions déjà précisé. 

Ce qui a fait la force des Etats-Unis est le gigantesque flux d’immigration qui a toujours été historiquement la base fondatrice du pays et de sa puissance. Quant à Marine Le Pen la cécité est aussi flagrante dans sa doctrine et pensée politique. 

Ils n’ont pas intégré dans leur esprit une vérité simple à comprendre, l’économie et toute force de souveraineté, c’est avant tout la population. 

Tous les dictatures ou en apprentissage, connaissent cette même cécité. Il est urgent qu’ils ouvrent les yeux, l’immigration est la planche de salut. Qu’ils mettent tout en œuvre pour la favoriser avant que la source principale soit tarie, celle des pays du sud. Nous avons vu que pour le moment le taux de fécondité de ces pays est encore excédentaire pour pouvoir avoir des politiques de flux plus acceptées et régulées dans un désir réciproque.

Pourquoi je me réveille aujourd’hui avec l’idée de cette chronique du matin ? Parce que la France vient d’enregistrer un événement des plus dangereux, le taux de mortalité n’est pas compensé par celui des naissances, situation inédite depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Je terminerai par une autre erreur qui nous place sur une corde raide. Il ne faut pas penser qu’une politique de natalité encouragée par des aides financières soit la solution. C’est mettre un enfant au même rang qu’un avantage financier. Les bébés sont une richesse du monde, pas un mécanisme de régulation. Et cela n’a d’ailleurs jamais fonctionné dans tous les pays qui se sont engagés dans cette voie. Entre les deux écueils, le monde devra mettre en œuvre un équilibre très difficile à trouver. 

Terminons par une note d’humour car pour les 2,1, je suis co-responsable du  désastre puisque je n’ai que deux enfants et qu’il est trop tard pour moi de rattraper l’erreur. De plus, Coluche  avait dit dans un sketch célèbre qu’il n’avait pas trouvé la virgule.

PS : une  erreur générale de sémantique est la confusion entre le taux de natalité (expression quasiment toujours évoquée) et le taux de fécondité dont je viens de faire référence. Le taux de natalité est le rapport rapporté en1000 entre le chiffre des naissances et le nombre global de la population, hommes et femmes confondus. Il est utile pour juger de la progression des naissances par rapport au territoire.

Les démographes préfèrent prendre en compte le taux de fécondité, exclusif aux femmes, et n’intègrent dans le calcul que les hommes en âge de procréer. C’est évidemment plus juste pour le sujet dont nous parlons.

Boumediene Sid Lakhdar

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Pour les états généraux de la science universitaire algérienne

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Université algérienne
L'université algérienne est à l'image de la société en crise.

« La science comme profession et comme vocation, pour parler comme Max Weber (Weber, 2002 [1919]), n’est pas seulement connectée aux intérêts, mais elle l’est également aux inquiétudes et aux espoirs de son époque. » (1)

L’université algérienne soulève des questionnements aux plans tout aussi conceptuel que socio-pédagogique. Détenant une place de choix, l’université, malgré sa fragilité, reste l’endroit où le peu de savoir qu’il y a est destiné aux masses. Il serait une lapalissade que de dire que les problèmes socio-pédagogiques restent les plus marquants et les plus manifestes dans l’espace médiatique. Il y a également une crise éthique liée aux fondements moraux de la science universitaire. « L’enseignement et la formation ont occupé une place centrale dans les stratégies politiques algériennes durant les premières décennies de l’indépendance, de 1962 à 1980. Outre leur contribution à la construction de la société et de l’économie, ils ont pour fonction de doter l’État d’une légitimité scientifique dont l’absence est vécue par les dirigeants, arrivés au pouvoir par les armes, comme un handicap lancinant. » (2) Cela a été soulevé à maintes reprises par les enseignants, les syndicats et tout le personnel institutionnel. Mais évoquons le rapport de l’université à l’épistémè. Et, je le pense, c’est de là que démarrera notre mutation politique.

D’abord, les sciences permettraient l’éradication des idéologies identitaires (conservatrices et ethnicistes). Les recours à la dépolitisation de l’université par divers moyens ont, malgré certaines « dérives », échoué. L’université est restée prête à l’engagement social et politique. « La politisation de la contestation estudiantine et la revendication de changement du régime s’est exprimée de manière inédite depuis la dissolution de l’UNEA en 1971…et les événements d’Octobre 1988. » (3)

Les sciences mettront l’accent sur la nécessité de se munir du référent scientifique pour n’exiger au sujet national qu’un soubassement psychologique par lequel il pourra y avoir une base pour imaginer un régime socio-politique à notre groupe, qui peine à être considéré comme société. Les sensations que laisse la quête du savoir sont un ensemble de dispositions psychologiques légitimées par les divers centres de réflexion. Que faut-il faire, quelles réflexions il faut consulter ? Examiner une notion mathématique : cela nous rend-il capables de trouver une indication scientifique guérie de la névrose de soi à soi (notamment ce qui est lié à l’ethnie) ? A ce jour aucun travail de synthèse des travaux de philosophes algériens n’est réalisé, faute de dogmatismes qui touchent le versant ontologique de l’Être. 

« Le secteur de l’enseignement supérieur souffre depuis le début des années 1980 de l’absence d’une politique nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette politique doit fixer les objectifs stratégiques en fonction des besoins économiques, sociaux et culturels de la société algérienne. L’unique « politique » des pouvoirs publics demeure la gestion des flux d’étudiants. » (4) Sortie d’une guerre et d’un colonialisme ravageurs, le personnel politique (encadré par des militaires) s’est engouffré dans la construction d’un Etat autoritaire et s’est laissé emporter par les logiques sécuritaires. Le peu de savoir qu’il y avait fut contraint à se créer sa propre doctrine et ses propres dogmes. Mais nous comprenons de là que les constructions d’édifices philosophiques d’Etat sont dépourvues de tous les composants essentiels au sujet collectif.

Comme la problématique Algérie est multiple, nous ne pourrons dire de l’Algérie qu’elle est incapable d’être identifiée sous une quelconque vision, vu les diverses tendances idéologiques qui l’ont faite et qui la font. Bien avant la révolution, les courants politiques essayaient de se positionner selon ce que les contextes (inscrits dans des temporalités faisant fusion entre elles pour donner à la matière la possibilité de se manifester) exigeaient en vue de maintenir les tensions vives et porteuses de la lecture manichéennes des faits. L’épistémè devient une donnée qui donne corps aux diverses positions critiques qui agissent dans l’espace commun, surtout scientifique. Entre doxa et épistémè, la tension est à son extrême. 

Perçue comme espace relevant de la pureté intellectuelle, l’épistémè s’offre à des comportements tout à fait ordinaires, voire banales. « …la communauté épistémique n’est pas au sens strict une communauté savante coupée des réalités de la politique et du pouvoir, mais un réseau d’experts dans un secteur donné, possédant une communauté de pensée et d’action. » (5)  Les sciences, fragmentées, et contraintes à être exercées dans les « territoires » qui lui sont accordées, deviennent une sorte de cap anhistorique concernant la pédagogie. Nous savons bien que la pédagogie est une source inépuisable de culture et de civisme, mais l’épistémè prime et elle a autorité sur le savoir que l’enseignant dispense. Il y a des savoirs transversaux et des savoirs fondamentaux. La création d’académie d’épistémologie pourrait résoudre multiples problèmes, mais aucun sens n’est soustrait aux espaces dévolus aux idéologues. Les contextes socio-historiques ont été le réceptacle de matières irréductibles à de simples moyens d’opposition à la spiritualité. 

Pour donner des savoirs liés à notre existence effective, les sciences devraient être discutées par deux modalités : soit organiser des assemblées générales des chercheurs ; soit faire les Etats Généraux des sciences universitaires. Ce sera la victoire de la réflexion contre les ghettoïsations, la pensée contre les chauvinismes et la liberté contre les appareils. 

Les universitaires sont appelés à donner de la légitimité aux savoirs qu’ils emploient dans leurs tâches tant pédagogiques que conceptuelles. 

Abane Madi   

  1. Cornu P., 2023. Un historien en interdisciplinarité. Essai d’épistémologie située. Nat. Sci. Soc. 31, 1, 103-109. 
  2. Khelfaoui, H. (2003). Le champ universitaire algérien entre pouvoirs politiques et champ économique. Actes de la recherche en sciences sociales, 148(3), 34-46. https://doi.org/10.3917/arss.148.0034.
  3. Siham Beddoubia, « Engagements étudiants en Algérie post-22 février. Sociohistoire d’un mouvement « désenchanté » », L’Année du Maghreb [En ligne], 30 | 2023, mis en ligne le 05 décembre 2023, consulté le 07 janvier 2026. URL : http://journals.openedition.org/anneemaghreb/12769 ; DOI : https://doi.org/10.4000/anneemaghreb.12769 
  4. Contribution à l’analyse de la crise de l’université algérienne, Farid Cherbal Enseignant chercheur l’USTHB Publié dans El Watan le 19 – 05 – 2011. Le texte est consultable au lien suivant : https://www.djazairess.com/fr/elwatan/1357245 
  5. Viltard, Y. (2006). L’étrange carrière du concept foucaldien d’épistémè en science politique. Raisons politiques, no 23(3), 193-202. https://doi.org/10.3917/rai.023.0193
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Air Algérie reçoit son Airbus A330-900 NEO baptisé « Yennayer »

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Air Algérie

La compagnie aérienne nationale, Air Algérie, a annoncé jeudi avoir réceptionné son troisième avion de type Airbus A330-900 NEO, dans le cadre de son programme de renouvellement et d’extension de sa flotte.

L’appareil, baptisé Yennayer, est arrivé à l’aéroport international Houari Boumédiène d’Alger. Il succède à deux autres avions du même type reçus récemment : « Novembre 54 » en novembre 2025 et « Gara Djebilet » début janvier 2026.

Destinés aux vols long-courriers, ces avions permettent à Air Algérie d’intensifier ses lignes internationales, notamment vers le Canada, la Chine et l’Afrique du Sud.

L’A330-900 NEO peut accueillir plus de 300 passagers, répartis sur différentes classes, et offre une réduction de 25 % de la consommation de carburant et des émissions de CO2 par rapport aux modèles précédents. Les appareils sont également équipés de systèmes de divertissement modernes et d’une connexion Internet via Wi-Fi.

Avec cette livraison, la flotte d’Air Algérie compte désormais 57 avions, auxquels s’ajoutent 15 appareils appartenant à sa filiale Domestic Airlines.

Le programme de renouvellement lancé en 2023 prévoyait l’acquisition de huit Boeing 737 MAX-9 et de dix Airbus A330-900 NEO avant que la commande soit portée ultérieurement à dix (10) avions de ce type.

Il prévoit également l’acquisition de seize (16) avions de type ATR 72-600 pour renforcer le réseau domestique.

Ces acquisitions s’inscrivent dans le plan stratégique d’Air Algérie à l’horizon 2035, visant à répondre à la demande croissante du transport aérien national et international.

APS

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