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Municipales à Marseille : inauguration de la permanence et campagne locale pour le 13ᵉ – 14ᵉ arrondissements

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Mardi 27 janvier, la campagne des élections municipales de mars 2026 à Marseille a franchi une nouvelle étape avec l’inauguration de la permanence de campagne du mouvement Marseille pour Tous pour les 13ᵉ et 14ᵉ arrondissements.

L’événement, annoncé en amont par Nora Preziosi sur ses plateformes officielles, visait à présenter aux habitants les enjeux locaux et la dynamique engagée par la liste conduite dans ce secteur.

Dans un contexte où la compétition municipale s’annonce particulièrement disputée, cette permanence s’inscrit comme un point d’ancrage concret pour la communication de proximité et l’écoute des citoyens du secteur. Les élections se dérouleront les 15 et 22 mars 2026, selon le calendrier officiel fixé par les autorités et qui structure désormais la vie démocratique locale à Marseille.

Sur le plan politique, Marseille pour Tous se présente comme une liste citoyenne sans étiquette partisane, portée par des personnalités issues de la société civile et du terrain. Aux côtés d’Erwan Davoux, tête de liste pour la mairie centrale, Nora Preziosi est désignée comme tête de liste pour le secteur qui regroupe les 13ᵉ et 14ᵉ arrondissements. Ce positionnement a été confirmé lors de l’annonce publique de la structuration du mouvement, qui vise à renouveler les pratiques politiques locales et renforcer la participation des habitants dans l’élaboration des priorités de mandat.

Crédit photo : Le Matin d’Algérie.

Présente dans l’espace public marseillais depuis plusieurs décennies à travers diverses fonctions locales, Nora Preziosi s’est également illustrée par son engagement associatif et institutionnel — notamment à la tête du bailleur social 13 Habitat — ce qui lui confère une notoriété significative dans les quartiers populaires et une visibilité politique accrue.

L’ouverture de cette permanence intervient au moment où Marseille pour Tous cherche à intensifier ses contacts avec les habitants, structurer ses équipes de campagne et articuler un programme de proximité autour des problématiques de sécurité, de services publics, de vie de quartier et d’éducation, parmi d’autres thèmes jugés prioritaires par ses promoteurs.

Cette étape symbolise aussi la montée en puissance d’une candidature qui se veut alternative dans un paysage municipal marqué par la présence de listes traditionnelles (gauche et droite), le positionnement de figures nouvelles et des débats sur la gouvernance locale.

Djamal Guettala 

L’homme, ce « grand » virus galactique

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L’article suivant est proposé régulièrement dans l’espoir qu’il servira de piqure de rappel pour ceux qui se considèrent immortels dans ce caillou perdu dans l’univers infini, alors qu’ils ne représentent guère que de petits virus, ne serait-ce qu’à l’échelle terrestre. À l’échelle galactique, l’électron doit occuper un espace immense comparé à ce virus arrogant !

Sommes-nous seuls dans l’univers ?

En ces temps où la moindre info se retrouve très vite noyée dans un océan d’intox, surtout pour nos pays dits arabes, forcément arriérés dans le référentiel d’un Occident qui se veut maître de l’évolution (et il l’est, qu’on le veuille ou non !) chaque printemps transforme toutes sortes d’éclosions en fenaisons de cauchemars, d’effusions de sang ou de prison.

Pour ceux que ces spectacles affligeants agacent et exaspèrent, il est fortement recommandé de s’offrir quelques moments de répit et d’évasion pour, d’un simple regard, scruter et palper l’Univers afin d’élever toutes sortes de questionnements philosophiques à une échelle supérieure, celle du monde galactique. Une façon fugace, mais ô combien efficace, de ramener ses angoisses de bipède primate à une dimension transcendantale décalée des démêlés politiques que nous imposent ces particules négligeables dans l’espace et dans le temps, même si elles portent des noms synonymes de grandeur et de prestige perfides, à l’exemple de tous ces vieux chnoques de l’Algérie nouvelle qui ne font que précipiter le pays dans les méandres d’une incurie manifeste.

Pour oublier ces créatures inhumaines, leurs mimodrames puérils et infâmes, il suffit juste de lever les yeux pour scruter le ciel nocturne, quand nul nuage ne l’assombrit, et laisser vadrouiller l’esprit d’une constellation visible à l’autre, en se posant l’unique question qui résiste encore aux avancées conjuguées de l’astrophysique, de l’astronomie et de l’exobiologie : « parmi ces étoiles en myriades, lesquelles abritent encore la vie, et dans quelles autres est-elle née avant de disparaitre à jamais ? ». Car la question « sommes-nous seuls dans l’Univers ? » possède désormais une réponse catégorique. Moult analyses et statistiques basées sur de récentes découvertes d’exoplanètes, dont le décompte se fait maintenant par milliers, apportent un Oui, quasi absolu, à l’éventualité que la vie soit apparue ailleurs que sur la planète Terre ! Apparition et extinction semblent se conformer aux mêmes règles, aux mêmes lois, un peu partout dans l’Univers, selon des cycles de vie et de mort quasiment identiques, à l’échelle galactique. Des étoiles, dont certaines abritent la vie, finissent par s’éteindre pendant que d’autres se forment pour laisser place à d’autres éclosions, ailleurs sur d’autres planètes, sous d’autres cieux, à des centaines, des milliers, des millions d’années-lumière !

Retour sur un sommaire intemporel des interactions philosophales entre le ciel et la Terre :

Depuis la nuit des temps, l’Homme contemple le ciel et s’interroge sur ces myriades d’astres suspendus au-dessus de sa tête, hors de portée, loin de tout saut qu’il rêve parfois de réussir à faire pour les arracher, les observer de près et, pourquoi pas, arriver à se les approprier. Des astres lumineux qu’il apprend vite à repérer pour s’orienter lors de périlleux voyages à travers mers, océans et déserts, sans pour autant que ne s’éteignent en lui des interrogations où s’entremêlent méditations et réflexions diverses, le plus souvent liées à une angoisse lancinante ; celle de se savoir unique créature « élue » et perdue dans ce cosmos infini.

Très vite, les Saintes Ecritures sont venues à son secours, pour le séduire, le dorloter, et le rassurer que la Terre est le centre de l’Univers, et que Lui, créature de corpulence médiane entre la fourmi et le dinosaure, mais doté d’une « intelligence supérieure » à toute autre espèce animale ayant vécue sur Terre depuis des milliers de millénaires, est la créature préférée des cieux et des Dieux. En guise de présents pour Lui, et Lui seul, le soleil, la lune, les étoiles et tout ce qui éclos sur Terre. Autant d’offrandes et de bienfaits exclusivement destinées à son bien-être et son confort ! Et, bien qu’illusoire et éphémère, son bref passage sur Terre ne constitue qu’un avant-goût de ce qui l’attend là-haut, chez le père éternel, dès lors qu’il se soumet à des règles d’adoration et de soumission quotidiennes et solennelles.

La Science quant à elle ne se suffit pas de sornettes ! À question bien énoncée, se doit réponse bien exposée ! Pour cela, le Scientifique s’interroge, suppute, découvre et avance, bien souvent à contre-courant des gloses banales avancées par la Bible, la Thora et le Coran. L’affaire Galilée en est l’exemple le plus probant !

Peu après Spoutnik, l’homme a foulé la Lune. Il se promène désormais en permanence autour de la Terre. Il a envoyé des sondes sur Mars, Venus, Mercure, et la comète Tchouri ! Décollée de cap Canaveral, il y a plus de 50 ans, Voyager-2 a frôlé Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton, avant d’aller se perdre dans le vide interstellaire, en dehors du système solaire. Tout cela ne le satisfait pas ! Car au-delà de cet espace réduit qui nous semblait impénétrable, il y a quelques dizaines d’années, il y aura bientôt les étoiles et les galaxies à explorer !

À cet égard, on ne peut que s’émerveiller des belles avancées accomplies par l’astrophysique et l’astronomie, en moins de trois décennies !

Il me revient en mémoire, une manchette de journal en gros caractères, laquelle annonçait la découverte, en 1995, de la première exoplanète. Une planète extérieure au système solaire qui gravite autour d’une naine jaune, située à 51 années-lumière de la Terre. Enfin, un bout de réponse à une question qui nous torturait l’esprit dès les années de Lycée et nos premiers cours de Science et de Philosophie, celle de savoir si, autour de ces étoiles lointaines gravitaient d’autres planètes, et si comme la Terre, elles y abritent la Vie aussi.

20 ans plus tard, les télescopes Hubble et Kepler, conjugués aux nombreux observatoires terrestres, ont porté le décompte en « Terres » extra-système-solaire à plus de 5000, dont un lot de 1234, confirmé d’un coup par un nouveau logiciel d’analyse, lequel permet de filtrer et d’affiner les résultats pour ne retenir que ceux qui rentrent dans une fourchette de certitude avoisinant 99% ! Si on y rajoute 3000 autres, en majorité confirmée récemment, ce ne sont pas moins de 8000 exoplanètes qui ont été découvertes jusqu’ici. La moisson s’amplifiera certainement d’un facteur exponentiel avec le télescope James Webb, beaucoup plus performant en termes de résolution. La mission de James Webb n’est pas tant de découvrir d’autres planètes mais d’étudier l’atmosphère des plus proches pour détecter d’éventuelles traces d’eaux et d’atmosphères. 

Bien évidemment, les découvertes scientifiques sont souvent polluées par un sensationnalisme maléfique, au même titre que celui de la presse people ou des agitations politiques. Telle fébrilité d’annonce journalistique s’avère fort décevant, eu égard au sérieux que nécessite toute observation nouvelle. À ce propos, combien de fois ne nous-a-t-on pas berné avec des dépêches annonçant la découverte de « super Terres », rapidement noyées dans des supputations qui laissent souvent place à un sentiment profond de frustration.

Toujours est-il que nonobstant les quelques malheureux couacs qui se glissent régulièrement dans la presse, la question de l’existence d’autres planètes analogues à la Terre ne se pose plus, car on estime désormais qu’une étoile sur cinq abrite au moins une planète située dans la zone habitable, donc susceptible d’abriter la vie.

Sachant, qu’à elle seule, notre Galaxie contient des centaines de milliards d’étoiles, on ne peut raisonnablement écarter l’idée qu’il existe des milliards de planètes similaires à la nôtre, dans notre seule voie lactée. Cela est quasiment certain ! Sachant que telle statistique peut aisément s’extrapoler à des milliards d’autres galaxies qui s’émoustillent en termes de millions d’années-lumière, les planètes semblables à la « belle Bleue » se comptabilisent en quantités à donner le tournis.

Mais ce qui taraude d’avantage l’homme de Science, ce n’est plus tant de découvrir des planètes jumelles de la Terre, mais surtout et avant tout de savoir si ces jumelles abritent aussi son propre frère. Parce que, dopé par un égo supérieur, la notion de Vie pour l’Homo- Sapiens doit nécessairement lui renvoyer le reflet de sa propre image. Sa quête de prospection ne s’arrêtera sans doute pas à la découverte de quelconque microbe, lequel représenterait pourtant la signature d’un schéma biologique conforme à celui qui a prévalu sur Terre il y a des centaines de millions d’années.

Savoir qu’un virus, un seul petit germe, se promène quelque part parmi les étoiles serait une preuve suffisante d’une forme universelle de développement de la vie, à l’échelle galactique ! L’égo de l’homo sapiens prendrait un sacré coup de blues s’il venait à ne découvrir que des créatures insignifiantes qui ne lui renvoient pas sa propre « beauté » physique et intellectuelle, celle de la créature sur laquelle les cieux ont jeté le dévolu pour en être l’unique préférée et pour laquelle la totalité de l’univers infini a été créé ! Hé-hé, c’est comme si les océans, l’Atlantique et le Pacifique, n’avaient été générés par les millions d’années d’évolution que pour héberger un simple têtard « meskine, ouahdahou, la charika lahou » snif, snif !

Depuis son lancement, Le télescope James Webb ne cesse de nous inonder de clichés merveilleux de l’espace, de ses galaxies, de ses nébuleuses etc. Par ailleurs, l’observation par vision directe d’une exoplanète constitue un véritable tournant pour l’astronomie !

Vivement l’analyse de l’atmosphère de celles qui en possèdent. Que nous ayons enfin preuves et attestations que la vie n’est pas une singularité propre à la planète Terre, mais qu’au contraire elle constitue une banalité étendue à tout l’Univers. Il reste à souhaiter, une fois la vérité galactique révélée, une intervention céleste, celle d’un Dieu qu’on mêle au moindre geste, à la moindre intention ! Un Dieu qui clamerait aux hommes : « mais foutez-moi donc la paix bande de c…, j’ai autre chose à faire que de m’occuper des infâmes égarements de négligeables Homo-Sapiens ! »

Kacem Madani

Kamel Moula (CREA) et Segolene Royal (AFA) : maintenir le dialogue économique Algérie–France 

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La rencontre entre le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), M. Kamel Moula, et Mme Ségolène Royal, présidente de l’Association France–Algérie (AFA), s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement sensible.

La visite de l’ancienne ministre française en Algérie intervient en effet à un moment où les relations algéro-françaises traversent une phase de dégradation avancée, marquée par des tensions politiques persistantes et un dialogue institutionnel fragilisé.

C’est dans ce cadre que les deux parties ont échangé sur les enjeux économiques et les perspectives de coopération, avec pour objectif apparaissent en filigrane des discussions d’éviter que cette situation diplomatique n’ait un impact négatif durable sur les échanges économiques et commerciaux entre les opérateurs économiques des deux rives. Si ces échanges ne sont pas totalement interrompus, ils ne connaissent toutefois plus la dynamique observée lors des périodes de relations bilatérales plus apaisées.

Les discussions ont porté sur les opportunités de coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement et du développement des entreprises. Mme Ségolène Royal a exprimé la volonté de l’Association France–Algérie d’adopter une approche pragmatique et constructive, visant à accompagner les initiatives économiques et à maintenir un espace de dialogue entre les acteurs économiques, indépendamment des tensions politiques. Elle a également souligné l’engagement de l’AFA à contribuer à l’élaboration de cadres de travail favorisant la stabilité, la visibilité et la durabilité des projets économiques.

Pour sa part, M. Kamel Moula a rappelé que les priorités économiques de l’Algérie exigent des réponses concrètes et immédiates, notamment en matière de développement des entreprises nationales. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de production afin de répondre aux objectifs stratégiques du pays en matière de sécurité alimentaire, sanitaire et énergétique. Dans cette perspective, la diversification des partenariats internationaux et des sources d’approvisionnement demeure, selon lui, un levier essentiel.

À l’issue de la rencontre, le CREA et l’Association France–Algérie ont convenu de maintenir un dialogue régulier. Cette initiative vise à identifier les conditions susceptibles de préserver un environnement favorable aux échanges économiques et à l’investissement, dans un contexte politique tendu, et à maintenir un minimum de continuité économique au service des intérêts partagés des deux pays.

Samia Naït Iqbal

Où est passé l’économiste Djelloul Slama ? Atmane Mazouz brise le silence

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L’absence prolongée de l’économiste Djellou de l’espace public suscite interrogations et inquiétudes. Selon plusieurs sources concordantes, son arrestation serait intervenue à la suite d’une émission télévisée au cours de laquelle il s’est exprimé sur des dossiers économiques jugés stratégiques.

Djelloul Slama embastillé pour avoir dit la vérité sur l’enfumage de l’opinion publique sur plusieurs questions économique dont la fameuse mine de Ghara Djebilet. L’arrestation arbitraire de cet économique a fait réagir Atmane Mazouz, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Dans une prise de position rendue publique sur sa page Facebook, Atmane Mazouz évoque une incarcération liée non pas à des faits pénalement répréhensibles, mais à des analyses critiques portant sur la viabilité économique de certains projets industriels. Il parle explicitement d’un « délit de critique économique », estimant que l’affaire dépasse le cadre judiciaire pour poser un problème politique et institutionnel plus large.

Économiste reconnu, Djelloul Slama s’était illustré lors de son intervention médiatique par une lecture analytique de projets publics, en s’appuyant sur des indicateurs économiques classiques : coûts réels, perspectives de rentabilité, impact sur l’emploi, intégration industrielle et soutenabilité financière. Des éléments qui relèvent, selon plusieurs observateurs, du travail ordinaire d’un expert appelé à éclairer le débat public.

@sabir_sabir88

لن تستطيع أي شركة عالمية مساعدة ‎#الجزائر في استغلال غار جبيلات، لأنه مقيد باتفاقية إفران مع ‎#المغرب #video #for #tik_tok

♬ الصوت الأصلي – ⚔️جلاد بوصبع ⚔️

Pour Atmane Mazouz, le problème réside moins dans le contenu des analyses que dans le fait qu’elles aient été exprimées publiquement. Il souligne que des interrogations similaires sont régulièrement formulées par des économistes, ingénieurs et cadres du secteur public, mais le plus souvent dans des espaces restreints ou informels. La singularité du cas Slama tiendrait ainsi à l’exposition médiatique de ses critiques.

Cette affaire relance le débat sur la place de l’expertise indépendante en Algérie et sur la capacité du système institutionnel à tolérer la contradiction technique. Plusieurs spécialistes estiment que la remise en question argumentée de projets économiques ne constitue pas une menace, mais un outil de prévention contre des choix coûteux ou inefficaces.

Au cours des dernières années, de nombreux projets annoncés comme stratégiques ont connu des difficultés d’exploitation, des retards ou des abandons, souvent attribués a posteriori à l’absence d’études approfondies, d’évaluations indépendantes ou de débats contradictoires en amont. Dans ce contexte, la critique économique est perçue par une partie des experts comme un levier de bonne gouvernance plutôt que comme un acte de contestation.

En dénonçant l’incarcération de Djelloul Slama, Atmane Mazouz met en garde contre une assimilation croissante entre analyse technique et opposition politique. Selon lui, un État sûr de ses choix économiques devrait répondre aux critiques par des arguments, des données et des contre-analyses, et non par des mesures coercitives.

Au-delà du cas individuel de Djelloul Slama, l’affaire pose la question plus large de la liberté d’analyse et du rôle du savoir dans l’élaboration des politiques publiques. Pour de nombreux observateurs, sans expertise libre et débat ouvert, la prise de décision économique risque de se faire au détriment de la transparence, de l’efficacité et de la crédibilité des choix stratégiques.

Samia Naït Iqbal

Lourdes condamnations pour l’ex-ministre Hassan Tidjani-Haddam, le procès d’Ali Aoun et son fils attendu

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​Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a rendu plusieurs décisions majeures durant la semaine du 25 janvier 2026.

Entre la condamnation définitive de l’ex-ministre du Travail, Hassan Tidjani-Haddam, et les nouveaux développements concernant l’ex-ministre de l’Industrie, Ali Aoun, le calendrier judiciaire marque une accélération dans le traitement des dossiers de corruption.

​Affaire CNAS : le verdict du 24 janvier

​Le samedi 24 janvier 2026, le tribunal a prononcé une peine de sept ans de prison ferme à l’encontre de Hassan Tidjani-Haddam. L’ancien ministre, qui a également dirigé la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

​Selon plusieurs sources médiatiques dont El Watan ayant suivi les débats, le dossier repose sur l’acquisition d’un siège pour la CNAS à Kouba (Alger). Le montant de la transaction, s’élevant à 580 milliards de centimes, a été jugé démesuré par rapport à la valeur réelle du bien, une structure inachevée. Le tribunal a retenu les chefs d’inculpation d’octroi d’avantages injustifiés et de dilapidation de deniers publics.

​Les coaccusés ont également été sanctionnés :

​Le promoteur immobilier : 7 ans de prison ferme. Ex-cadres des Domaines et élus locaux : peines allant de 3 à 4 ans de prison ferme.

​Volet civil : Les condamnés devront verser solidairement 50 milliards de centimes de dommages et intérêts au Trésor public. La confiscation de l’ensemble des biens saisis a été confirmée.

​Dossier Ali Aoun : implication du cercle familial et procès fixé au 2 février

Parallèlement à ce verdict, le tribunal traite le dossier de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun. Ce volet judiciaire se distingue par l’implication de plusieurs membres de sa famille, notamment son fils, Bashir Aoun, ainsi que sa fille.

Les investigations, rapportées par la presse nationale, portent sur des soupçons de trafic d’influence et de corruption liés au groupe industriel public Emital. Il est reproché à l’ex-ministre d’avoir favorisé des entités privées dans l’obtention de marchés de récupération de métaux et de gestion industrielle. 

Les enquêteurs s’intéressent particulièrement au rôle d’intermédiaire qu’aurait joué son fils pour faciliter des transactions opaques.

L’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique comparaîtra le 2 février prochain devant le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger, aux côtés de son fils et de plusieurs coaccusés.

Le dossier porte sur des faits présumés de gestion irrégulière et d’octroi d’avantages indus liés à des transactions impliquant des entreprises publiques du secteur industriel. Plusieurs cadres et opérateurs économiques sont également poursuivis dans cette affaire, qualifiée de complexe par des sources judiciaires.

Ali Aoun et son fils comparaîtront sous contrôle judiciaire, tandis que d’autres mis en cause font l’objet de mesures plus restrictives. Les audiences à venir devraient permettre de clarifier les responsabilités pénales et d’examiner les charges retenues par le parquet.

Samia Naït Iqbal

Trump envoie un escadron naval vers l’Iran : le Golfe en état d’alerte maximale

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Les eaux du Golfe pourraient bientôt vibrer au son des moteurs de guerre. Mardi 27 janvier, Donald Trump a annoncé qu’un « escadron naval » américain est en route vers l’Iran.

« J’espère qu’un accord sera trouvé avant que les choses ne dégénèrent », a déclaré Donald Trump, mêlant menace et prudence. Mais derrière les mots, la démonstration de force est claire et sans ambiguïté.

La flotte mobilisée n’est pas symbolique. Porte-avions, destroyers, bombardiers embarqués… une puissance de feu considérable se rapproche des côtes iraniennes. Selon des sources officielles, le déploiement vise à mettre la pression sur Téhéran et à rappeler que Washington est prêt à agir si nécessaire. Trump insiste : ce n’est pas pour frapper pour l’instant, mais pour contraindre l’Iran à revenir à la table des négociations.

À Téhéran, le message est entendu. Les responsables iraniens parlent d’un acte de guerre totale en cas d’attaque. Les forces armées ont été placées en état d’alerte maximale. Radars et patrouilles surveillent chaque mouvement dans le Golfe et le long des détroits stratégiques. Chaque geste, chaque déplacement de navire est scruté avec attention. La tension est palpable, et les avertissements se multiplient.

Analystes et diplomates observent un bras de fer subtil mais dangereux. La stratégie américaine combine pression militaire et diplomatique, visant à ramener l’Iran à négocier sans déclencher un affrontement direct. Mais chaque signal envoyé peut être interprété comme une provocation. Le risque d’escalade demeure élevé, et la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation.

Dans la région, déjà fragile, chaque mouvement est analysé. Aucun affrontement n’a encore eu lieu, mais le déploiement de la flotte suffit à créer l’inquiétude. Les alliés américains s’inquiètent d’une réaction iranienne et redoutent que la moindre étincelle ne déclenche une crise. Les appels au calme se multiplient, mais la tension continue de monter.

Pour l’instant, tout se joue dans la démonstration de force et la diplomatie. Mais le spectre d’un conflit ouvert plane sur le Golfe, chaque heure rapprochant Washington et Téhéran d’un point de rupture. La prudence n’a jamais été aussi nécessaire.

Les yeux du monde entier restent fixés sur cette région stratégique. Chaque déclaration, chaque signal, chaque mouvement de navire est analysé. La communauté internationale craint que cette escalade ne dégénère en confrontation militaire directe. Dans ce jeu de menaces et de contre-menaces, la diplomatie pourrait bien être la seule barrière entre la guerre et le désastre.

Mourad Benyahia 

Tasertit mačči d azuzer n qeḍran : issefk abrid nniḍen i Lezzayer !

Nekcem gar iɣuraf n tessirt ! D awal n zik swayes nezmer ad neksu awal-nneɣ, acku tamurt teqqen si yal tama, zun ur illi wayen ad tt-id-isuffɣen seg yir abrid deg tella. 

Tamurt n Lezzayer tga am uɣerrabu-nni ameqqran, tanker (1), win iwumi yessefk nnig 100 km akken ad isbedd tikli-s. Maca, Lezzayer attan di nnig 60 iseggasen deg ubrid ireglen, mazal-itt deg usalu-nni yettawin ɣer nnger.

D nnger di yal annar : deg idles akked usedwel, di tasertit d izerfan, di tdamsa/économie, deg usdafel n ugama/protection de l’environnement… ass-a tewweḍ ɣer tseddart n tudert n tmurt, deg ibeddi n tlisa-s illan.

Ur illi d aberraḥ kan, ur illi d aẓeggi deg wulac, maca d ayen ur nelhi i d-iteddun i tmurt.    

Yal adabu ibedden, di yal tallit, ittdeggir kan ɣer sdat, ittfaras.

Wid iḥekmen si tazwara ẓran adabu-nsen ikka-d si tezmert n ubeckiḍ n temrigt/armée, mačči seg ufus akked tiɣri n tafrent n uɣref. Si tazwara n tefranin n « ukabar yiwen », d tiḥila deffir tiyaḍ. Si tallit-nni i yesserwet Ben Bella issebdad igerwan ‘’comité de gestion’’ n tiḥuna n iḥeffafen ! 

Ass-a, zun ikkes-asen cckal akken ad seddun timsal akken bɣan, ad gen yal taḥilet akken ad qqnen timsal, teddun zun d tin n ucrured ɣer tikli, d tubbya kan. Aserǧen n tmenḍawt/constitution, iga yal tikkelt zun d aleqqem n ifergan akken ad tedwel « d akustim » i wid ibedden. Tamsalt tettban am uzal, d tuffra n ulɣem deg utemmu (2).    

Tiḥila-nni iteddun di tmurt, seɣzefen-asent amrar akked unnar, akken ad urarent berra n tmurt, ad d-qqnen wid illan di tmura n umaḍal. Agraw-nni i sbedden, « Conseil mondial de la diaspora » (CMDA), iga zun d amerdax akken ad siherwen annar, ad suffɣen tadrimt n tmurt. Tadyant-nni taqdimt n Union méditerranéenne de banque mazal ur d-tban twaɣit-is akken i tella, rran fell-as tamdelt akken ur d-ittbin wayen iffɣen. Ass-a slulen-d CMDA ad yaɣ amkan-is…  

Wid illan berra n udabu, ttberriḥen, maca « berra n unnar »

D tadamsa i d afud amezwaru n yal adabu, d tadamsa i d tanmegla/taxsimt tamezwarut n yal adabu.

Maca, d takti iteddun kan ma yella tamurt tessasay-d ammud/lfayda s wayen xeddmen imezdaɣ n tmurt. Adabu ad iwwet ad d-issers lehna akken tadamsa ad tesnerni trika n tmurt. Din i tezmer ad tili tugdut n tidet.

Maca, di tmura deg tadrimt tettas-d ansi nniḍen, mačči s txeddimt n iɣallen akked tmussni n imezdaɣ n tmurt, amedya n tmurt n Lezzayer i yeznuzun pétrole akked lgaz, akked tmura nniḍen iznuzun ureɣ neɣ isufar nniḍen n ddaw tmurt-nsen, adabu ur iqqin ɣer wayen d-ssasayen imezdaɣ n tmurt. Din i yesserwat udabu akken ibɣa, din ur iqbil tanmegla, ur iqudar izerfan n iɣarimen-is.  

Anida ulac assaɣ/lien gar udabu akked tanmegla, anida adabu ur iḥwaǧ ad tili tanmegla, imir-nni ttlalen-d iberdan n tḥila n yal udem :

Adabu ad d-islal ikabaren zun d iqeffafen, wid ara yesseqdac deg ‘’wurar n tugdut’’ ur nelli,

Tanmegla ad terwu akessar d usawen, syin ad tebḍu d iceqfan, ad d-ifriren seg-s wid ittazalen ɣef telqimt ara ten-id-isaḥen sɣur udabu : d irbiben n udabu.

Din, annar n tsertit ad yuɣal d asayes n umezgun… ar asmi ara d-tesfi tfidi. 

Ihi, anwa i d abrid-is ? 

Ur illi ubrid inejren, win hrawen, iberzen, i yeggunin Izzayriyen akken ad nezri deg-s.

Di yal tamurt, d asderdef, am tikli n udfel : d taruẓi n usalu i d tigawt tamezwarut. 

Tarmit/expérience n tmurt si tlalit n ikabaren idis n FLN si 1989, tesban-d ayen illan di tmurt : sin iberdan kan i d-isnekren Izzayriyen : asalu n tugdut, n tzzayrit akked tatrarit/modernité n ikabaren RCD akked FFS, akked tama nniḍen, d abrid n timeṭṭurfit tineslemt, i d-ikkan si berra, i yessawḍen tamurt ɣer talast n nnger, s usalu n FIS akked iserdasen-is, s yal isem (GIA, AIS, GSPC…).

Ikabaren nniḍen i d-ilulen di temdinin (amur ameqqran di Lezzayer tamanaɣt), ur llin d ikabaren, maca d igerwan n imeddukal.

Tamuɣli-nni ifhem-itt udabu, netta yesnulfa-d irennu timrawin n ikabaren i yal tafrent, isseqdac-iten akken ad issedrem wid illan d tanmegla n tidet.

Si tarmit n nnig 30 iseggasen n tsertit di tmurt, ur llint tikta d-yufraren akken ad beddlent udem akked tuddsa n tmurt. Tella kan takti n tuddsa n temnaḍin (la régionalisation) i d-iwwi ukabar n RCD.

D takti i iqemmeḍ din kan udabu, ibren-as tikersi, acku ur iqebbel ad icrek tardast n udabu akked igerwan ur isbedd netta, ur ifrin netta, ur isseqdac netta. 

Ass-a, adabu yufa abrid ad isserwet, acku imdel-d akk tibbura, ittnezzih deg wid d-iqqimen d imeɣnasen n ikabaren, mazal-iten umnen zemren ad tt-beddlen azekka.

Adabu yesnerna di tḥila akken ad yaâzel ugar ayen d-iqqimen, isnulfa-d ‘’tagrawla tamaynut’’ mgal Fransa (3), irna yeldi tabburt i wid izzuzuren qeḍran (4) akken ad aɣen annar, ad sxerben, ad wten ad sfeclen Izzayriyen.

Maca d tiḥila n tegnit kan, acku tamurt ur tengir. Ayen illan deg-s, deg iẓuran-is, iban-d di tnekra-nni n hirak n 2019, d udem n Lezzayer tazzayrit, d win n tagduda tatrart n izerfan, d beṭṭu gar tsertit akked ddin… d asalu ur izmir ad issenger udabu.

Ad d-taweḍ tefsut-is.  

Aumer U Lamara 

Timerna / Notes :

1. Tanker : aɣerrabu/ababur ameqqran, zun d abermil, win i yettawin pétrole.

2. Révision ‘’technique’’ de la constitution algérienne :

3. Loi algérienne sur la criminalisation de la colonisation française :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_alg%C3%A9rienne_sur_la_criminalisation_de_la_colonisation_fran%C3%A7aise

4. Noureddine Boukrouh  24/01/2026 :

« Le FFS et le RCD avaient une arrière-pensée séparatiste. Juste que Aït Ahmed et Saïd Sadi n’avaient pas eu le courage d’aller aussi loin que Ferhat Mehenni ».

Entretien accordé par Noureddine Boukrouh à AlternaTV, le 24 janvier 2026.

Algérie – États-Unis : Massad Boulos reçu par Ahmed Attaf 

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu à Alger Massad Boulos, conseiller principal du président des États-Unis, dans le cadre d’une visite officielle marquée par une série de consultations politiques entre les deux pays.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la rencontre s’est déroulée en deux temps, avec un entretien en tête-à-tête suivi d’une réunion élargie ayant réuni les membres des délégations algérienne et américaine. Les échanges ont porté sur l’ensemble des volets des relations algéro-américaines, avec un accent mis sur les moyens de renforcer et d’approfondir la coopération bilatérale à des niveaux jugés plus avancés.

Les discussions ont également permis un échange de vues sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux d’actualité, notamment les évolutions de la situation en Libye, dans les régions du Sahel et du Sahara, ainsi que la question du Sahara occidental. Ces thématiques s’inscrivent dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux de stabilité à moyen et long terme.

Cette séquence diplomatique s’est poursuivie par l’audience accordée par Abdelmadjid Tebboune, au responsable américain. À l’issue de cette rencontre, Massad Boulos a indiqué avoir réaffirmé, avec le chef de l’État, l’engagement commun de l’Algérie et des États-Unis à consolider leur coopération, en particulier dans les domaines liés à la promotion de la paix, à la sécurité et à la gestion des questions régionales.

Le conseiller principal du président américain a également mis en avant les perspectives de développement des relations économiques entre les deux pays, estimant que les bases actuelles du partenariat offrent un potentiel important pour l’élargissement des échanges commerciaux et du dialogue économique bilatéral.

Évoquant ses entretiens avec les responsables algériens, notamment avec le ministre des Affaires étrangères, Massad Boulos a précisé que les discussions ont porté sur les efforts conjoints visant à soutenir la paix et la stabilité régionales, en particulier dans la région du Sahel, considérée comme un espace stratégique dans les équilibres sécuritaires régionaux.

Dans une publication sur le réseau social X, le responsable américain a fait état de ses rencontres à Alger avec le président de la République ainsi qu’avec plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres des Affaires étrangères et de l’Énergie et des Mines. Il a souligné que ces échanges ont permis de réaffirmer la solidité des relations bilatérales entre les États-Unis et l’Algérie, tout en abordant les moyens de renforcer la coopération dans les domaines commercial et sécuritaire.

Dans l’ensemble, cette visite s’inscrit dans une dynamique de concertation politique entre Alger et Washington, où le dialogue bilatéral se conjugue avec des préoccupations régionales partagées, dans un contexte marqué par la recomposition des équilibres sécuritaires au Maghreb et dans son voisinage immédiat.

Samia Nait Iqbal

​Intempéries : suspension des cours dans plusieurs wilayas face à l’alerte de vents violents 

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 En raison de prévisions météorologiques alarmantes faisant état de vents violents, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé ce mardi la suspension temporaire de l’enseignement dans une vaste partie du pays. Cette mesure de précaution vise à garantir la sécurité des élèves et du personnel éducatif.

​Un phénomène climatique d’une intensité exceptionnelle

​L’alerte a été donnée suite à un bulletin météorologique spécial (BMS) relayé par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. Selon les rapports officiels, des rafales de vent pouvant atteindre 120 km/h sont attendues sur une période s’étendant du mardi 27 janvier à 15h jusqu’au jeudi 29 janvier 2026.

​Face à la dangerosité potentielle de ces vents, susceptibles de causer des dégâts matériels et de perturber gravement les déplacements, les autorités ont privilégié la prudence.

​Liste des régions concernées

​La décision de suspension des cours s’applique à tous les paliers d’enseignement pour les journées du mercredi 28 et du jeudi 29 janvier. La liste des wilayas touchées couvre une grande partie du littoral, des Hauts Plateaux et de l’Atlas tellien :

​Ouest et Centre-Ouest : Oran, Tlemcen, Aïn Témouchent, Mostaganem, Sidi Bel Abbès, Saïda, Tiaret, Tissemsilt, Mascara, Relizane, Chlef.

​Centre : Alger, Tipaza, Blida, Médéa, Boumerdès, Tizi Ouzou, Bouira, Ain Defla.

​Est : Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba, El Tarf, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Mila, Constantine, Guelma, Souk Ahras, Batna.

​Sud et Hauts Plateaux : Naâma, El Bayadh, Djelfa, Laghouat, Ouled Djellal, M’sila, Biskra, Oum El Bouaghi, Khenchela, Tébessa.

La reprise normale de l’activité scolaire est, en principe, prévue pour le début de la semaine suivante, sous réserve d’une amélioration des conditions météorologiques.

La rédaction

Crise algéro-française : Tebboune reçoit Ségolène Royal

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Le chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce mardi 27 janvier à Alger Mme Ségolène Royal, présidente de l’Association France-Algérie (AFA), lors d’une rencontre en tête-à-tête, élargie par la suite à plusieurs responsables algériens.

Hormis Anne-Claire Legendre, Envoyée spéciale et conseillère du président Emmanuel Macron, C’est la première personnalité politique française à être reçue par les autorités algériennes. Et pour cause ? Elle est présidente de l’AFA.

Arrivée à Alger lundi soir, selon la télévision nationale, l’ancienne ministre socialiste et ex-candidate à l’élection présidentielle française effectue cette visite, a l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-francaise  (CCIAF), dans le cadre de discussions économiques et politiques visant à définir des perspectives plus lisibles en matière de coopération et de relations bilatérales. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par une dégradation notable des relations diplomatiques entre Alger et Paris, mais aussi par une volonté affichée de renouer le dialogue.

Même si elle est de peu d’influence en France et sa voix inaudible, Ségolène Royal bénéficie, selon plusieurs observateurs, d’un préjugé favorable tant auprès de l’opinion publique algérienne que des autorités du pays. Un capital de confiance qu’elle entend mettre à profit pour contribuer, en marge des canaux officiels, à la reconstruction de liens mis à mal ces dernières années. Le quotidien Le Monde souligne à ce titre qu’elle ambitionne d’incarner une « ligne réconciliatrice » entre les deux pays, en s’appuyant sur son parcours politique et associatif.

La question mémorielle occupe une place centrale dans l’approche de Mme Royal depuis sa prise de fonctions à la tête de l’Association France-Algérie, en remplacement d’Arnaud Montebourg. « Certains crimes de la colonisation, certaines blessures, n’ont pas été nommés, ni réparés, ni excusés. Elles doivent l’être par la France comme l’ont fait d’autres pays». Par  cette déclaration rappelée par le journal parisien du soir, la présidente de l’AFA affirme sa volonté de placer cet enjeu au cœur de son action.

À travers cette visite et les échanges engagés à Alger, l’Algérie et la France semblent ainsi explorer des voies alternatives et complémentaires aux cadres institutionnels classiques, dans l’espoir d’apaiser les tensions, de démêler l’écheveau inextricable, de restaurer la confiance et de jeter les bases d’un partenariat plus équilibré et tourné vers l’avenir. Mais pour ce faire, il faut être deux.

La rédaction