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Tunisie : la journaliste Shadha El Hadj Mbarek libérée

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La journaliste Shadha El Hadj Mbarek
La journaliste Shadha El Hadj Mbarek retrouve la liberté. Crédit photo : DR

Après trois années de détention, la journaliste tunisienne Shadha El Hadj Mbarek a retrouvé sa liberté ce mercredi 14 janvier 2026. La cour d’appel a révisé son jugement initial et suspendu le reste de la peine, lui permettant de sortir de prison et de bénéficier des soins médicaux dont elle avait besoin.

Shadha El Hadj Mbarek était détenue dans le cadre de l’affaire Instalingo, une procédure judiciaire concernant une société tunisienne de production numérique. Plusieurs journalistes et collaborateurs de cette entreprise avaient été poursuivis dans ce dossier depuis 2021. Sa peine initiale de cinq ans, prononcée en février 2025, a été confirmée par différents médias tunisiens et internationaux, dont Shorouk News, Arabesque et Al Jazeera.

Cette libération met fin à une longue période de détention, qui avait retenu l’attention des confrères et des médias. Depuis l’annonce du verdict en première instance, Shadha El Hadj Mbarek était au centre de l’actualité tunisienne. Les articles soulignent aujourd’hui que sa sortie ouvre la possibilité de soins médicaux et de suivi, après des années passées derrière les barreaux.

L’affaire Instalingo a largement marqué le paysage médiatique du pays. Elle a impliqué plusieurs journalistes et professionnels du numérique, et a donné lieu à des procédures judiciaires suivies de près par les médias et les observateurs internationaux. La libération de Shadha El Hadj Mbarek est donc un moment factuel important : elle sort libre, selon les décisions confirmées par les tribunaux, tout en retrouvant la possibilité de prendre soin de sa santé.

Shadha El Hadj Mbarek retrouve ainsi sa liberté après trois ans de prison, mais l’affaire Instalingo reste suivie de près par la presse et les institutions. La sortie de prison de la journaliste rappelle qu’au cœur des dossiers judiciaires se trouvent des personnes dont les droits et la santé doivent être respectés. Mais dans la Tunisie de Kaïs Saied, les libertés sont mises entre parenthèses pour les besoins de l’autoritarisme .

Shadha El Hadj Mbarek pourra désormais se soigner, reprendre contact avec son entourage et retrouver progressivement une vie normale. Si l’affaire Instalingo continue de nourrir les débats dans le pays, ce mercredi reste avant tout le jour où une journaliste a retrouvé sa liberté et la possibilité de se soigner après trois ans derrière les barreaux.

Mourad Benyahia 

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CAN 2025 : le Sénégal écarte l’Égypte et s’ouvre la porte de la finale

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L'équipe du Sénégal
Le Sénégal en finale de la CAN 2025

Le Sénégal a écrit, ce mercredi soir, une page de plus dans sa quête continentale. Face à l’Égypte, géant historique de la Coupe d’Afrique, les Lions de la Teranga se sont imposés 1-0 au terme d’une demi-finale fermée, tendue, presque étouffante. Un but de Sadio Mané a suffi. Un but, mais un but qui pèse une finale.

Ce n’était pas un match pour les esthètes. C’était un duel de nerfs, d’organisation, de patience. Deux équipes qui se connaissent trop, deux nations marquées par leurs affrontements récents, leurs blessures, leurs désirs de revanche. L’Égypte a verrouillé, le Sénégal a insisté. Longtemps, rien n’a voulu céder. Peu d’espaces, peu de risques, beaucoup de calculs.

Les Pharaons, emmenés par un Mohamed Salah étroitement surveillé, ont joué la prudence. Bloc bas, lignes compactes, transitions rares. Leur ambition semblait claire : survivre, user l’adversaire, attendre l’erreur. Le Sénégal, lui, a porté le jeu. Il a tenu le ballon, tenté de déplacer le rideau égyptien, mais sans se découvrir. Comme si chaque passe savait que le moindre faux pas pouvait être fatal.

Puis il y a eu cette minute, la 78e. Celle où un match fermé bascule parfois sur un détail. Un ballon mal repoussé, une hésitation, et Sadio Mané, dans ce rôle qu’il connaît trop bien, surgit. Une frappe sèche, sans emphase, mais imparable. Le genre de geste qui ne demande pas d’explication. Le Sénégal venait de faire ce que l’Égypte n’avait pas réussi : frapper au bon moment.

Derrière, il a fallu tenir. Résister aux dernières poussées égyptiennes, même timides. Gérer la tension, le temps, les corps fatigués. Les Lions l’ont fait avec cette maturité qui distingue les équipes qui savent où elles vont. Sans panique. Sans tricher.

Pour l’Égypte, l’élimination a un goût amer. Le palmarès, l’histoire, les sept titres, tout cela ne pèse rien quand le présent vous échappe. Salah a lutté, mais seul, ou presque. Les Pharaons quittent la scène sans avoir réellement imposé leur loi.

Le Sénégal, lui, avance. Après avoir écarté le Mali en quart, il élimine l’Égypte en demi-finale. Deux victoires, deux fois 1-0. Deux matchs de maîtrise plus que de démonstration. C’est peut-être cela, aujourd’hui, la marque des équipes qui vont loin : savoir gagner sans briller.

Une finale attend désormais les Lions de la Teranga. Qu’elle soit contre le Maroc ou le Nigeria, elle portera une promesse : celle d’un football africain qui se joue autant dans la tête que dans les jambes. À Tanger, le Sénégal n’a pas seulement gagné un match. Il a gagné le droit de rêver encore.

Djamal Guettala 

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Le FFS annonce un colloque sur Hocine Aït Ahmed

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Hocine Aït Ahmed.
L'ère de Hocine Aït Ahmed et de cette opposition populaire est révolue.

Le Front des forces socialistes (FFS) a annoncé l’organisation d’un colloque international consacré à Hocine Aït Ahmed, figure majeure du mouvement national et fondateur du parti. La rencontre se tiendra les 17 et 18 janvier à l’École supérieure d’hôtellerie et restauration d’Alger (ESHRA), située à Aïn Benian, selon un programme articulé autour de plusieurs axes historiques, politiques et intellectuels.

Dans son communiqué, le Front des forces socialistes indique que ce colloque vise à proposer une analyse approfondie du parcours de Hocine Aït Ahmed, depuis son engagement précoce dans le mouvement national jusqu’à son combat politique et intellectuel après l’indépendance. Les travaux réuniront des historiens, universitaires, chercheurs et acteurs politiques algériens et étrangers.

Un programme structuré sur deux journées

La première journée, samedi 17 janvier, débutera par une session d’ouverture marquée par une conférence inaugurale de Mustapha Ben Jaâfar, président d’honneur de l’Internationale socialiste, intitulée « Hocine Aït Ahmed : Résistant, diplomate et promoteur de la démocratie ».

Les débats se poursuivront avec une première session consacrée à l’émergence de Hocine Aït Ahmed comme leader du mouvement national. Plusieurs communications aborderont son enfance et sa formation politique, son rôle après les événements du 8 mai 1945, sa pensée révolutionnaire au sein de l’Organisation spéciale, ainsi que ses positions lors de la crise de 1949. D’autres interventions porteront sur sa place dans le récit national, son engagement en faveur des droits humains et son parcours militant.

La journée de samedi sera également marquée par une cérémonie de baptisation du siège national du FFS, à El Mouradia, qui portera désormais le nom de Hocine Aït Ahmed.

La deuxième journée, dimanche 18 janvier, sera consacrée à deux autres axes majeurs. La session du matin portera sur le passage de la lutte anticoloniale au combat démocratique, avec des communications sur l’action diplomatique de Hocine Aït Ahmed, son ancrage maghrébin, ses positions durant son emprisonnement et son rôle dans la création du FFS et la vie politique postcoloniale.

L’après-midi sera dédiée à la dimension intellectuelle de son engagement. Les interventions traiteront notamment de la question de l’identité, du pluralisme culturel, de la construction de la personnalité algérienne et de la réflexion de Hocine Aït Ahmed sur les libertés et les droits des peuples, en particulier en Afrique.

Le colloque s’achèvera par une conférence de clôture animée par Mustafa Barghouthi, secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne, consacrée à la portée internationale du parcours de Hocine Aït Ahmed et à son éclairage sur les luttes des peuples pour l’autodétermination.

À travers ce programme dense, le FFS entend proposer un cadre d’analyse et de mise en perspective historique autour d’une figure dont le parcours continue de susciter réflexions et analyses dans l’Algérie contemporaine.

En marge de cette rencontre académique, le FFS procédera, le samedi 17 janvier en fin d’après-midi, à la baptisation de son siège national, situé à El Mouradia, au nom de Hocine Aït Ahmed. Ce geste symbolique vise, selon le parti, à inscrire durablement la mémoire de son fondateur dans l’histoire politique nationale.

La rédaction

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Coupe d’Algérie : CSC-ESS et ESM-JSS, duels au sommet entre clubs de l’élite

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Les huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie de football qui ont eu lieu hier mardi et la veille, marqués par la qualification de l’USM Alger et du MC Alger aux dépens, respectivement, de l’USM Harrach (3-2 a.p) et de l’ES Ben Aknoun (1-0 a.p), se poursuivront ce week-end avec comme têtes d’affiche deux duels mettant aux prises, les clubs de la Ligue 1 Mobilis, CS Constantine-ES Sétif et ES Mostaganem-JS Saoura.

C’est le derby de l’Est, CS Constantine – ES Sétif qui accapare toute l’attention des amateurs du ballon rond. Les Constantinois en quête de leur premier trophée dans leur histoire, affronteront sur leur pelouse du stade « Hamlaoui », un véritable spécialiste de la Coupe d’Algérie pour l’avoir remporté huit fois entre (1963 et 2012), mais qui peine à retrouver son lustre d’antan dans cette épreuve populaire qu’est la Coupe d’Algérie.

En championnat de la saison en cours, le CSC est mieux classé (7e – 22 pts) alors que l’ESS (13e – 16 pts) patauge dans la zone de turbulences, les données pourraient changer dans cette compétition à élimination directe, où le suspense planera jusqu’au bout.

L’autre confrontation entre clubs de l’élite: l’ES Mostaganem et la JS Saoura semble à priori déséquilibrée, si l’on se réfère à leur classement en championnat, où le club du Sud-Ouest algérien se trouve dans la première moitié du classement, alors que Mostaganem est actuellement relégable avec l’ASO Chlef et le MC El-Bayadh.

Les gars de la Saoura qui rêvent de décrocher leur premier sacre historique, ceux de « Mosta » tiennent beaucoup plus à leur maintien, sans négliger toutefois leur belle aventure en Coupe.

Un autre derby est programmé à l’Ouest du pays, mettant aux prises deux clubs de palier différent à savoir, ASO Chlef (L1) – MC Saida (L2). Les Chélifiens qui se trouvent dans la même situation que l’ESM, ambitionnent en revanche, de poursuivre leur route jusqu’au bout et espérer remporter un 3e trophée après ceux de 2005 et 2023. Le MC Saida également sacré en 1965, tentera de forcer le destin sur terrain adverse et continuer sa belle aventure.

Le finaliste de la dernière édition, le CR Belouizdad, partira largement favori devant l’ASM Oran, club de Ligue 2 (amateur) dont les résultats sont en dents de scie depuis l’entame de la saison.

L’autre représentant de Ligue 1, le Paradou AC, effectuera un périlleux déplacement à Batna, pour y affronter l’actuel dauphin du Groupe « Centre-Est » le CA Batna. Le club des Aurès considéré comme le principal concurrent du leader, l’US Biskra, aura, à domicile, une belle carte à jouer face au PAC.

Les 8èmes de finale prendront fin samedi, avec le match mettant aux prises, le cendrillon de l’épreuve la JSM Béjaia (club de la division Inter-régions) qui affronte à domicile le NA Hussein-Dey, club de Ligue 2.

Les Bougiotes sacrés en 2008, espèrent franchir un nouveau tour dans cette belle épreuve, tout en affichant leur principal objectif à savoir l’accession en Ligue 2 où évoluent les Sang et Or, qui avaient également goûté aux délices de la Coupe en 1979, et qui nourrissent l’espoir de la décrocher le graal une seconde fois 47 ans après.

APS

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SNMG à 24 000 dinars : le décret d’application paru au journal officiel 

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SNMG

Le Journal officiel n° 01 du 8 janvier 2026 publie le décret présidentiel portant revalorisation du Salaire national minimum garanti (SNMG), désormais fixé à 24 000 dinars. La mesure, applicable rétroactivement à compter du 1er janvier, remplace le seuil en vigueur depuis avril 2021.

Signé le 7 janvier 2026, le décret n° 26-01 précise que ce montant correspond à une durée légale de travail de quarante heures hebdomadaires, soit 173,33 heures par mois. Le salaire minimum horaire est ainsi porté à 138,46 dinars.

Présentée par les pouvoirs publics comme un soutien au pouvoir d’achat, cette revalorisation intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’inflation et l’érosion continue des revenus fixes, en particulier pour les catégories les plus vulnérables.

Un ajustement au rendement limité

Dans les faits, l’augmentation du SNMG demeure modeste au regard de la hausse des prix des produits de première nécessité et des charges incompressibles supportées par les ménages. Si le nouveau seuil salarial permet une mise à jour du cadre réglementaire, son impact réel sur les conditions de vie des travailleurs à bas revenus reste largement limité.

Le SNMG continue toutefois de jouer un rôle structurant dans l’architecture salariale, notamment dans la fonction publique et certains segments du secteur économique, où il sert de référence pour l’élaboration des grilles de rémunération.

Des contraintes pour le tissu économique

Du côté des entreprises, en particulier les petites et moyennes structures, cette revalorisation pose la question de la capacité d’absorption du coût salarial dans un environnement économique marqué par la faiblesse de la croissance et l’accès limité au financement. Aucun dispositif d’accompagnement spécifique n’a été annoncé à ce stade.

Diplomatie culturelle et arbitrages budgétaires

Le même numéro du Journal officiel fait également état de la création d’un centre culturel algérien au Qatar, à travers le décret présidentiel n° 26-02. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de diplomatie culturelle visant à renforcer la présence institutionnelle de l’Algérie à l’étranger.

Par ailleurs, plusieurs transferts de crédits budgétaires sont actés au profit de secteurs comme la santé et les travaux publics, traduisant des arbitrages financiers présentés comme ciblés sur les priorités sociales et infrastructurelles.

La rédaction

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Cour d’Alger : Tadjadit Mohamed condamné en appel à 3 ans de prison, dont deux ferme

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Mohamed Tadjadit
Mohamed Tadjadit. Crédit photo : DR

Le tribunal criminel d’appel d’Alger (cour d’Alger) a rendu son impitoyable verdict dans l’affairTadjadite concernant Mohamed Tadjadit , connu sous l’appellation de « poète du Hirak ».

L’intéressé a été condamné à une peine globale de trois ans de prison, dont deux ans ferme et un an assorti du sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende ferme de 100 000 dinars, a annoncé Me Fetta Sadat, membre du collectif de défense du prévenu, sur sa page Facebook.

Sur le plan civil, la juridiction a également retenu la responsabilité du prévenu et l’a condamné à verser la somme de 200 000 dinars à l’Agent judiciaire du trésor (AJT) à titre de réparation.

Selon Me Fetta Sadat, cette décision intervient alors que Tadjadit Mohamed faisait face à pas moins de six chefs d’accusation, dont trois qualifiés de crimes en lien avec la législation antiterroriste. Il est notamment poursuivi pour apologie d’actes terroristes, utilisation des technologies de l’information et de la communication à des fins de soutien à des entités terroristes, ainsi que pour la propagation directe ou indirecte de leurs idées.

À ces chefs d’inculpation s’ajoutent plusieurs délits, parmi lesquels l’outrage à corps constitué, l’exposition au regard du public de publications portant atteinte à l’intérêt national, ainsi que l’incitation à attroupement non armé. Les poursuites s’appuient sur plusieurs dispositions du code pénal, notamment les articles 100 alinéa 1, 146, 87 bis 12, 87 bis 4 et 96.

Lors de l’audience, le représentant du ministère public avait requis une peine de sept ans de réclusion assortie d’une amende ferme de 200 000 dinars. De son côté, le représentant du Trésor public avait réclamé une indemnisation civile d’un montant de deux millions de dinars.

La décision rendue en appel, bien que réduisant sensiblement les réquisitions du parquet, confirme néanmoins une condamnation pénale significative. Elle s’inscrit dans un contexte judiciaire marqué par une application rigoureuse des dispositions pénales relatives à la sécurité de l’État et à l’usage des réseaux sociaux, suscitant de vifs débats au sein de la défense et des milieux des droits humains. Pas seulement ce procès inique nous rappelle que le pouvoir n’est pas près de lâcher sa prise mortelle sur la société.

Quelque 250 Algériennes et Algériens sont détenus arbitrairement pour leur opinion. Et des dizaines, voire des centaines d’Algériennes et d’Algériens interdits de quitter le territoire national. A la lumière de cet état de fait, Tebboune peut toujours appeler les sans papiers algériens réfugiés en France à rentrer en Algérie…

La rédaction

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OM-Rennes en 8es de finale de coupe de France : quand le tableau s’ouvre après la chute du PSG

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Olympique de Marseille

Cinq jours après la désillusion du Trophée des champions face au PSG, l’Olympique de Marseille s’est offert une revanche éclatante ce mardi soir en écrasant Bayeux (Régional 1) sur le score de 9-0, lors des 16es de finale de la Coupe de France.

A. Gomes a ouvert le score dès la 13e minute, suivi de H. Traoré (19’), M. Greenwood (26’, 49’, 90’), A. Gouiri (32’, 55’), C. Egan-Riley (80’) et N. Maupay (86’). Les Normands, dépassés sur tous les fronts, n’ont jamais existé dans cette rencontre, transformant le stade en un simple écrin pour le festival offensif marseillais.

Ce succès offre à l’OM un ticket pour les 8es de finale, où les Marseillais affronteront Rennes. Mais la surprise de cette édition ne s’arrête pas là. La Coupe de France, traditionnel terrain des exploits des petits poucets, a vu ses outsiders tomber les uns après les autres. Il ne reste désormais que des équipes professionnelles, Ligue 1 et Ligue 2 confondues. Et avec l’élimination spectaculaire du PSG, battu lundi soir par son voisin, le Paris FC (0-1), le tableau s’ouvre plus que jamais, laissant place aux ambitions et aux imprévus.

Le tirage au sort effectué ce mardi a livré son lot d’affiches prometteuses. Trois confrontations opposeront directement des clubs de Ligue 1 : Rennes se déplacera à Marseille, Strasbourg accueillera Monaco, tandis que Lorient recevra le Paris FC. Ces matches, programmés le 4 février, s’annoncent déjà comme des rendez-vous clés de la compétition, avec la possibilité de voir de nouvelles surprises bouleverser le tableau.

Marseille, après sa démonstration face à Bayeux, envoie un message clair : le club phocéen ne se contentera pas de passer ce tour. Le festival offensif de ce mardi soir montre une équipe capable de se ressaisir après une défaite et de mettre la pression sur ses prochains adversaires. L’OM veut profiter de cette Coupe ouverte, où l’élimination du PSG redistribue les cartes, pour aller le plus loin possible et tenter de ramener un trophée qui lui échappe depuis trop longtemps.

Dans cette Coupe de France désormais professionnelle, chaque match est une promesse de spectacle. Entre confrontations de Ligue 1 et petites histoires de revanche, la compétition s’annonce passionnante et imprévisible, fidèle à sa réputation de grand théâtre du football français.

Djamal Guettala 

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Mohammed Harbi inhumé en France : d’un exil à l’autre 

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Mohammed Harbi
Mohammed Harbi, ou l'intransigeance de l'historien.

L’inhumation en France du militant indépendantiste et historien Mohammed Harbi a suscité une vague de réactions en Algérie.

Au-delà de l’émotion, la polémique relayée sur les réseaux sociaux relance un débat ancien sur le rapport de l’État algérien à ses figures historiques critiques et sur la place accordée à la pluralité des mémoires de la guerre de libération.

Comme d’autres personnalités majeures de l’histoire nationale, Mohamed Harbi a choisi d’être enterré hors de son pays. Une situation qui n’est ni nouvelle ni exceptionnelle, mais qui interroge par sa portée symbolique. Acteur de la Révolution, ancien cadre du FLN, puis historien rigoureux et critique du pouvoir issu de l’indépendance, Harbi a été progressivement marginalisé avant d’être poussé à l’exil.

Emprisonné après le coup d’Etat de juin 1965, placé sous surveillance, il quitte l’Algérie dans les années 1970. C’est depuis la France qu’il poursuit son travail historique, devenant une référence internationale sur l’histoire politique de l’Algérie contemporaine. Son éloignement n’a jamais signifié une rupture avec son pays, mais plutôt l’impossibilité d’y exercer librement sa pensée.

Son inhumation en France, dans la terre de « l’ancien colonisateur », apparaît ainsi comme le prolongement logique d’un exil imposé. Elle met en lumière une contradiction persistante : celle d’un État qui célèbre officiellement la Révolution tout en maintenant à distance les meilleurs de ses enfants et ceux qui en proposent une lecture critique, documentée et non conforme au récit officiel. Toute l’ambiguïté machiavélique est dans cet affichage cynique que le pouvoir cultive depuis l’indépendance.

La controverse actuelle révèle surtout une difficulté structurelle à intégrer les voix dissidentes dans le champ mémoriel national. Elle pose aussi une question simple et dérangeante : pourquoi des moudjahidine et intellectuels de premier plan finissent-ils, de leur vivant comme après leur mort, hors des frontières du pays qu’ils ont contribué à libérer ? Il est au moins manifeste que ce choix répond à une volonté de rupture avec le pouvoir en place, considéré comme ayant failli aux valeurs de la révolution.

Dans le cas de Mohammed Harbi, l’enterrement à l’étranger ne relève ni d’un choix idéologique ni d’un reniement. Il constitue sans doute le symptôme d’un rapport inachevé à l’histoire, où l’exil demeure, encore aujourd’hui, le prix de l’indépendance intellectuelle.

Samia Naït Iqbal

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Inhumation de Mohammed Harbi au cimetière de Père Lachaise à Paris

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Inhumation de Mohammed Harbi.

Ce mardi 13 janvier ont eu lieu les obsèques du moudjahid et historien Mohammed Harbi au crématorium du Père-Lachaise (Paris) en présence d’une foule nombreuse de citoyens, d’historiens, chercheurs, d’artistes.

Emotion contenue et recueillement en musique populaire mardi à l’occasion de cette cérémonie civile qui ressemble tant à cet histoire profondément enraciné dans la diversité historique de l’Algérie.
Obsèques du résistant et historien Le cercueil de Harbi est arrivé sous la voix du grand chanteur et poète chaoui, Aïssa Djarmouni et sa chanson de blues « M’ridh lehwa », créée par l’artiste dans ses moments de solitude et d’émotions fortes, selon un fin connaisseur du patrimoine chaoui.

L’historien Ali Guenoun a rendubun hommage appuyé à son aîné et mentor. Le propos était juste et plein de reconnaissance pour l’immense contribution de Mohammed Harbi dans l’écriture, l’analyse scientifique et la diffusion de l’histoire du mouvement national.

La voix de l’autre figure de la chanson chaouie, Houria Aiïchi, a accompagné aussi la dépouille de l’historien dans son ultime voyage.

Une vie de combats

L’immense historien Mohammed Harbi s’est éteint le 1er janvier dernier à l’âge de 93 ans. Mohammed Harbi faisait partie des conseillers de Ben Bella. Après le coup d’Etat mené par Houari Boumediene et le clan d’Oujda, Mohammed Harbi crée avec des militants de gauche l’Organisation de la résistance populaire (ORP). Arrêté, il sera emprisonné puis placé en résidence surveillée jusqu’à son évasion vers la France en 1973. Depuis, Mohammed Hardi s’est consacré en France à sa carrière universitaire et à l’écriture de l’histoire du mouvement national. Il ne retournera en Algérie qu’en 1991, bien après ce qu’il est appelé « l’ouverture démocratique ».

Ce natif d’El Harrouch, grand militant nationaliste et éminent historien aura dédié sa vie d’abord à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, puis à son travail d’historien. Il a écrit des œuvres majeures, comme Les Archives de la révolution algérienne, Le FLN, mirages et réalités, La guerre commence en Algérie, L’Algérie et son destin : citoyens ou croyants. Il a aussi publié le premier tome de ses mémoiresUne vie debout, traduit en tamazight depuis 2025.

La rédaction

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CAN 2025 : Sénégal-Égypte, retrouvailles au sommet entre Mané et Salah

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Mané et Salah.
Mané et Salah. Crédit photo : DR

Anciens coéquipiers à Liverpool, Sadio Mané et Mohamed Salah se recroiseront une nouvelle fois en Coupe d’Afrique à l’occasion de la demi-finale entre le Sénégal et l’Égypte à Tanger le 14 janvier.

Sacré en 2022 pour l’un, toujours en quête d’un trophée continental pour l’autre, les deux joueurs partagent une histoire commune et un statut de cadres incontestables en sélection. Mercredi, le duel qui opposera le Sénégalais et l’Égyptien promet de consolider un peu plus leur légende sur la scène africaine.

Les retrouvailles approchent entre le Lion Sadio Mané et le Roi Mohamed Salah. Plus qu’un choc électrique sur le terrain, la première demi-finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et l’Égypte, mercredi 14 janvier, prendra aussi des airs de réunion au sommet entre deux des plus grands ambassadeurs du football africain de ces dernières années.

Trois ans après leur ultime apparition commune sous les couleurs de Liverpool, en finale de la Ligue des champions 2022 face au Real Madrid sur la pelouse du Stade de France, la route du Lion recroisera celle du Pharaon à Tanger et promet un duel d’influence dans le jeu aussi bien que devant les buts. À 33 ans chacun, le Sénégalais et l’Égyptien ont cimenté leur statut de piliers en sélection depuis plusieurs années et réalisent au Maroc, malgré les années qui défilent, une Coupe d’Afrique réussie jusqu’à maintenant.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : l’attaquant sénégalais, auteur d’un but et 3 passes décisives, est au coude-à-coude avec son homologue égyptien (4 buts, une passe décisive) en termes d’efficacité globale dans la compétition. Mais ces chiffres démontrent surtout, malgré une influence semblable, une différence de dynamiques pour les deux hommes au sein de leur sélection.

Statuts similaires, parcours opposés

Sadio Mané a déjà atteint le sommet de l’Afrique avec son pays. Sacré champion d’Afrique en 2022 après une séance de tirs au but remportée face à l’Égypte de son coéquipier de l’époque, le Sénégalais permettait enfin aux Lions de la Téranga de mettre la main sur le trophée après une finale perdue deux ans auparavant. Il repartait en prime avec le titre de meilleur joueur de la compétition. Depuis, le vieux Lion s’est mué en figure tutélaire d’un groupe qui regorge de nouveaux talents (Ibrahim Mbaye, Lamine Camara, El Hadji Malick Diouf…) qui ne demandent qu’à être guidés vers les sommets. Et il remplit parfaitement son rôle : moins buteur mais toujours aussi précieux, Mané est devenu le meilleur passeur de l’histoire de la CAN (9) devant l’Ivoirien Yaya Touré et a conforté son statut de joueur le plus décisif de la compétition si l’on y ajoute ses buts inscrits (10). Le tout devant… Mohamed Salah (11 buts, 5 passes décisives), une nouvelle fois.

L’Égyptien a bien sûr aussi connu le succès au cours de sa carrière, mais il reste encore le « Roi sans couronne » en sélection nationale, symbole d’une génération de Pharaons à qui le titre échappe depuis 2010 et qui s’est inclinée deux fois en finale (2017 et 2022). Pour sa cinquième participation à la Coupe d’Afrique, il sait que son temps est compté et que la fin d’un cycle approche pour la sélection égyptienne, qui n’a pas vraiment assisté à l’éclosion de nouvelles pépites et doit donc toujours s’appuyer sur son capitaine et des cadres vieillissants. « Mo » a bien tenu son rang de guide offensif incontesté, occupant la troisième marche du podium des buteurs derrière Diaz et Osimhen avant les demi-finales, et n’a pas hésité à soulager les siens de la pression qui pèse forcément sur l’équipe la plus titrée du continent. « Personne, même en Égypte, ne veut remporter ce trophée plus que moi, confiait-il après la victoire contre la Côte d’Ivoire en quarts de finale. J’ai remporté presque toutes les distinctions. J’attends ce titre. »

Sur la scène africaine, les deux joueurs se retrouveront certainement pour la dernière fois ce mercredi. Avec la faim d’atteindre un nouveau sacre pour l’un, et la pression de conclure une quête qui s’éternise pour l’autre. Avant de disputer, l’été prochain, un probable dernier tour d’honneur sur la scène internationale lors de la Coupe du monde 2026.

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