20.9 C
Alger
Accueil Blog Page 2

Coupe de la CAF : le CRB bat Stellenbosch (2-0) et prend la tête du classement

0

Le CR Belouizdad a réalisé une bonne opération, en prenant la tête du classement du groupe C de la Coupe de la Confédération africaine de football, grâce à sa victoire face aux Sud-Africains de Stellenbosch 2-0 (mi-temps : 1-0), dimanche soir au stade Nelson-Mandela de Baraki, lors de la 3e journée de la phase de poules.

Le Chabab a entamé la rencontre tambour battant, parvenant à ouvrir le maque dès la 5e minute de jeu. Idéalement servi par Lotfi Boussouar, l’attaquant Abdennour Belhocini a crucifié le portier adverse, Oscarine Masuluke, d’un tir en pleine surface.

En seconde période, le CRB a multiplié les occasions pour se mettre à l’abri, sans toutefois faire preuve de suffisamment de lucidité devant les buts, avant de sceller le sort de la rencontre grâce un penalty obtenu par le Tunisien Mohamed Ali Ben Hammouda, et transformé par Farid El-Mellali dans le temps additionnel (90e+4).

La nouvelle recrue hivernale du Chabab, le milieu de terrain Salim Boukhanchouche (ex-USM Alger), a signé ses grands débuts avec la formation belouizdadie, en tant que titulaire.

Le club de Laâquiba parvient à se racheter, deux mois après la lourde défaite concédée à Brazzaville face aux Congolais d’Otoho d’Oyo (4-1), lors de la 2e journée.

Un précieux succès qui permet aux joueurs de l’entraîneur allemand Sead Ramovic, de prendre la tête du groupe avec 6 points, à deux longueurs de Stellenbosch et Singida Black Stars (Tanzanie), vainqueur un peu plus tôt dans la journée, à la maison face à Otoho d’Oyo (1-0), ce dernier ferme la marche avec 3 points.

Lors de la 4e journée, prévue les 30 janvier, 31 janvier, et 1er février, le CRB se déplacera en Afrique du Sud pour défier Stellenbosch, alors qu’Otoho d’Oyo recevra Singida Black Stars.

Les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale.

Le point après la troisième journée

Le point du groupe C, après les matchs de la troisième journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football, disputés hier dimanche.

Dimanche 25 janvier 2026 :

Singida Black Stars (TAN) – AS Otoho (CGO)        1-0

CR Belouizdad (ALG) – Stellenbosch FC (AFS)     2-0

Classement :                 Pts     J     Diff

1). CR Belouizdad              6        3       +1

2). Stellenbosch FC           4        3       -1

–). Singida Black Stars    4        3       -1

4). AS Otoho                       3        3      +1

Déjà joués :

CR Belouizdad (ALG) – Singida Black Stars (TAN)     2-0

Stellenbosch FC (RSA)- AS Otoho d’Oyo (CGO)         1-0

AS Otoho d’Oyo (CGO) – CR Belouizdad (ALG)      4-1

Singida Black Stars (TAN) – Stellenbosch FC (AFS)     1-1

Reste à jouer :

4e journée (1er février 2026) :

AS Otoho – Singida Black Stars,

Stellenbosch FC – CR Belouizdad

5e journée (8 février 2026) :

Singida Black Stars – CR Belouizdad

AS Otoho – Stellenbosch FC

6e et dernière journée (15 février 2026) :

CR Belouizdad – AS Otoho

Stellenbosch FC – Singida Black Stars

APS

Texte intégral du communiqué du Conseil des ministres

0

Le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier dimanche, une réunion du Conseil des ministres, a indiqué un communiqué du Conseil, dont voici le texte intégral :

«Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, ce jour, une réunion du Conseil des ministres consacrée à des exposés concernant le lancement de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour et le suivi de l’état d’avancement du projet de ligne ferroviaire minière Bled El Hadba-Oued Kebrit-Port d’Annaba, destinée au transport du phosphate et des engrais extraits et produits.

Après présentation de l’ordre du jour, suivie de la présentation, par Monsieur le Premier ministre, des activités du Gouvernement au cours des deux dernières semaines, Monsieur le président de la République a donné les instructions, directives et orientations suivantes :    

– Monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre de veiller au suivi rigoureux de la mise en œuvre sur le terrain des décisions du Conseil des ministres et du Gouvernement.

– Monsieur le président a décidé d’octroyer une aide de 10 millions de centimes au profit des pèlerins algériens pour cette année, ramenant ainsi le coût global du hadj à 82 millions de centimes au lieu de 92 millions de centimes.

1- Concernant le lancement de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour :

– Monsieur le président de la République a insisté sur l’impératif de lancer ce projet économique prometteur en mars 2026, au regard des opportunités d’emploi et des retombées économiques attendues pour la région en particulier, et pour l’Algérie de manière générale.    

2- Concernant l’état d’avancement du projet de ligne ferroviaire minière Bled El Hadba-Oued Kebrit-Port d’Annaba :

– Monsieur le président a affirmé que l’investissement de l’Etat dans le secteur minier vise à doter l’économie nationale de nouveaux piliers et ressources pour les prochaines étapes au profit des générations futures.

– Monsieur le président de la République a enjoint au ministre des Travaux publics de présenter un rapport de suivi mensuel sur l’état d’avancement de ce projet, insistant sur l’achèvement des travaux d’ici fin 2026 pour son entrée en exploitation le premier trimestre de 2027 au plus tard, en vue d’augmenter la capacité de production d’engrais par l’Algérie.    

– Monsieur le président a instruit le Gouvernement de la nécessité d’assurer un suivi quotidien du projet et d’aplanir toutes les difficultés rencontrées afin que le rythme des travaux passe à la vitesse maximale sans interruption.

3- Concernant le quai minier dans le cadre de l’extension du port d’Annaba

– Monsieur le président a ordonné d’assurer une coordination entre les secteurs des Travaux publics et de l’Intérieur et des Transports, et le partenaire étranger pour accélérer la cadence et parachever le projet d’ici fin 2026, étant donné qu’il s’inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation économique et de sortie de la dépendance aux hydrocarbures.

4- Concernant la feuille de route de la pêche pour 2026

– Le président de la République a affirmé que le développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture est une exigence nationale et une priorité, au regard de son importance dans le renforcement des fondements de la sécurité alimentaire, d’où l’impératif de redoubler d’efforts, afin d’accroître la production.

– Monsieur le président de la République a annoncé la poursuite de l’engagement de l’Etat en faveur des pêcheurs, en leur permettant de bénéficier d’un accompagnement, de facilitations et de mesures incitatives, en vue d’augmenter les quotas de pêche de l’Algérie, à travers l’introduction de modes d’exploitation modernes et efficaces, sachant que l’Algérie n’exploitait pas ses quotas en entier.    

Quant au secteur de la chasse, Monsieur le président a ordonné d’associer la Fédération des chasseurs, tout en consultant et en coordonnant avec ces derniers s’agissant de toutes les décisions concernant le secteur.

– En matière de reboisement, il a également enjoint au ministre de l’Agriculture d’adopter la mécanisation moderne pour augmenter la production d’arbres fruitiers, en s’orientant particulièrement vers la plantation d’arbres à forte rentabilité économique, tels que les arganiers.

5- Concernant la participation de l’équipe nationale de football à la dernière Coupe d’Afrique des Nations :

– Monsieur le président de la République a chargé le ministre des Sports de transmettre ses chaleureuses félicitations à la sélection nationale et au staff technique, avec à sa tête le sélectionneur Vladimir Petkovic, leur adressant ses encouragements et leur souhaitant un parcours réussi lors de la prochaine Coupe du Monde.

– Monsieur le président de la République a également adressé ses salutations à l’ensemble des supporters algériens, en particulier aux membres de notre communauté nationale établie à l’étranger, qui ont fait le déplacement des quatre coins du monde pour soutenir notre équipe nationale.

La réunion du Conseil des ministres s’est achevée par l’approbation de nominations et de fins de fonctions dans des postes supérieurs de l’Etat».

APS

Réinventer ses habitudes alimentaires avec des plats faciles et savoureux

0

Changer ses habitudes alimentaires est souvent perçu comme une contrainte ou un effort difficile à maintenir dans le temps. Beaucoup de personnes associent encore l’idée de mieux manger à des règles strictes, des restrictions permanentes ou des recettes compliquées. Pourtant, il est tout à fait possible de réinventer son alimentation sans bouleverser son quotidien ni renoncer au plaisir de manger.

Les plats faciles et savoureux jouent un rôle central dans cette démarche. Ils permettent de créer de nouvelles routines sans surcharge mentale et sans frustration. En misant sur la simplicité, il devient plus naturel d’adopter des habitudes alimentaires durables, adaptées à la vie réelle et aux contraintes de temps.

Pourquoi la simplicité favorise le changement

Les changements alimentaires échouent souvent parce qu’ils sont trop ambitieux dès le départ. Lorsque les repas demandent trop de préparation ou des ingrédients difficiles à trouver, la motivation diminue rapidement. À l’inverse, des plats simples à préparer encouragent la régularité.

La simplicité ne signifie pas monotonie. Elle repose sur des bases claires : des ingrédients accessibles, des cuissons maîtrisées et des associations de saveurs efficaces. C’est dans ce cadre que des approches comme Weight Watchers peuvent aider à structurer les choix alimentaires sans rigidité excessive, en laissant de la place à la flexibilité et au plaisir.

Repenser ses habitudes sans repartir de zéro

Réinventer son alimentation ne veut pas dire abandonner tout ce que l’on aime. Il s’agit plutôt d’observer ses habitudes actuelles et d’identifier ce qui peut être ajusté. Parfois, de petits changements suffisent : modifier les accompagnements, varier les modes de cuisson ou intégrer davantage de légumes dans des plats déjà familiers.

Cette approche progressive permet d’éviter le sentiment de rupture. Les nouvelles habitudes s’installent plus facilement lorsqu’elles s’appuient sur des repères existants. Le confort alimentaire est alors préservé, tout en ouvrant la porte à plus d’équilibre.

Des plats faciles pour le quotidien chargé

Le manque de temps est l’un des principaux freins à une alimentation plus réfléchie. Après une journée de travail ou d’obligations familiales, l’envie de cuisiner longuement est souvent limitée. Les plats faciles répondent précisément à cette réalité.

Recettes en une seule poêle, préparations au four ou plats composés à partir d’ingrédients bruts permettent de gagner du temps sans sacrifier la qualité. En simplifiant les étapes, on réduit la fatigue décisionnelle et on rend la cuisine plus accessible, même en semaine.

Le rôle des saveurs dans la durabilité des habitudes

Le plaisir gustatif est un élément clé pour maintenir de nouvelles habitudes alimentaires. Un plat, aussi équilibré soit-il, aura peu de chances d’être adopté s’il manque de saveur. C’est pourquoi il est essentiel de travailler les goûts, les textures et les assaisonnements.

Les herbes, les épices, les sauces simples ou les cuissons adaptées transforment des ingrédients basiques en repas savoureux. Lorsque le plaisir est présent, la répétition devient naturelle et les nouvelles habitudes s’ancrent plus facilement.

Organisation et anticipation sans rigidité

Réinventer son alimentation passe aussi par une certaine organisation, mais celle-ci doit rester souple. Prévoir quelques idées de repas à l’avance ou avoir des ingrédients de base toujours disponibles facilite grandement le quotidien.

Cette anticipation légère permet de limiter les choix par défaut, souvent moins satisfaisants. Elle offre également une liberté : en sachant que des options simples sont à portée de main, il devient plus facile d’improviser sans stress.

Adapter les portions et les combinaisons

Les plats faciles et savoureux offrent aussi l’occasion de mieux ajuster les portions. En composant soi-même ses assiettes, il est plus simple d’écouter ses sensations et de s’adapter à ses besoins du moment.

Jouer sur les combinaisons permet également de varier sans complexifier. Une même base peut être déclinée avec différentes garnitures ou accompagnements, ce qui évite la lassitude tout en conservant une structure rassurante.

Manger avec plaisir sans culpabilité

La culpabilité est souvent présente dans les démarches de changement alimentaire. Certains aliments sont perçus comme incompatibles avec de « bonnes habitudes ». Or, cette vision restrictive complique la relation à l’alimentation.

En intégrant des plats savoureux et accessibles, il devient possible de manger avec plaisir sans opposer équilibre et gourmandise. Cette approche réduit la pression et favorise une relation plus sereine avec la nourriture.

Construire des habitudes alimentaires durables

Les habitudes qui durent sont celles qui s’intègrent naturellement au quotidien. Les plats faciles et savoureux constituent une base solide pour cette construction. Ils permettent de répéter les gestes, d’affiner les choix et de gagner en confiance.

Avec le temps, ces nouvelles habitudes remplacent progressivement les anciennes sans effort conscient. L’alimentation devient plus fluide, plus intuitive et mieux alignée avec les besoins réels.

CAN 2025 : Abdoulaye Fall, président de la Fédération sénégalaise de football, critique le Maroc et la CAF

1

Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) Abdoulaye Fall a mis en cause le Maroc et la Confédération africaine de football dimanche 25 janvier, une semaine après la fin de la Coupe d’Afrique des nations, pointant notamment des manquements dans l’hébergement, la sécurité et l’arbitrage.

« Aucun pays ne s’est opposé au Maroc comme le Sénégal l’a fait » durant la CAN, a déclaré Abdoulaye Fall dans une vidéo publiée sur le site sénégalais Seneweb. Un Marocain est à « la vice-présidence de la CAF », la Confédération africaine de football, que « le Maroc contrôle. Qu’on se dise la vérité », a assuré M. Fall, qui s’exprimait samedi en langue locale wolof lors d’une cérémonie en province. Il a énuméré des plaintes contre le Maroc et la CAF, après la finale remportée 1-0 par le Sénégal après prolongations.

Arbitre, hôtel et sécurité en question

« Nous devions savoir qui était l’arbitre du match deux jours avant (la finale). Nous leur avons demandé qui serait-il et ils nous ont dit ne pas encore avoir d’informations. Il y a des délais pour éventuellement récuser un arbitre (mais) c’est la veille du match, à 22H00, qu’on nous a fait une notification » sur l’arbitre, a assuré M. Fall. La CAF a, selon lui, ensuite dit qu’elle « voulait protéger l’arbitre en lui évitant des pressions ». Mais à partir de ce moment, « nous ne pouvions plus le récuser ».

Pour la finale, M. Fall a aussi déploré l’état de l’hôtel initialement réservé à Rabat pour le Sénégal, basé auparavant à Tanger. « L’équipe du Sénégal ne pouvait loger dans cet hôtel, en plein centre-ville avec beaucoup de bruit et sans voie d’accès ». Le terrain d’entraînement était un autre sujet de discorde car les Marocains « ont voulu nous imposer un entraînement dans leur camp de base, le centre Mohamed VI, ultramoderne, et qui n’a pas son pareil au Sénégal ». Seulement, dit-il, « si tu y vas, ils sauront tout de notre équipe ».

Par ailleurs, à l’arrivée de l’équipe à Rabat pour la finale, les joueurs se sont retrouvés dans une cohue avec le public et sans sécurité, selon lui.

Face à ces problèmes, le président Fall dit avoir saisi les responsables de la Fédération marocaine de football et la CAF, leur disant que le Sénégal n’allait « jamais (accepter de) jouer dans de telles conditions ». La sécurité a ensuite été renforcée, l’équipe a pu s’entraîner dans un autre stade et un nouvel hôtel lui a été trouvé.

Rfi

Roberto De Zerbi, le football comme fidélité à soi-même

0

Pour comprendre Roberto De Zerbi, il faut revenir à Brescia, aux tribunes du stade Mario-Rigamonti, et à une enfance où le football représentait bien plus qu’un jeu.

Dans cette ville du nord de l’Italie, au sein d’une famille modeste, le jeune De Zerbi construit un lien viscéral avec le ballon, mélange de passion populaire, de dignité sociale et de fidélité aux siens, qui irrigue aujourd’hui encore son discours d’entraîneur.

Dans Le football selon Roberto De Zerbi, éditions Marabout 2025 Salim Lamrani ne se contente pas de retracer une carrière. Il éclaire une construction humaine. Le futur entraîneur de l’Olympique de Marseille grandit avec un père fervent supporter, actif dans la tifoseria locale. « À la maison, on parlait et on mangeait football », se souvient De Zerbi. Le stade devient une école de la vie, la rue forge le caractère, et très tôt, le football cesse d’être un simple loisir : il devient promesse et responsabilité.

Lorsque son père perd son emploi, l’équilibre familial vacille. La maison est vendue, la vie bascule. Adolescente, De Zerbi comprend que le football peut être un levier de réparation sociale : « Je savais que grâce au football, je pouvais redonner de la dignité à mon père et à ma mère. » Cette idée ne le quittera jamais : jouer, c’est représenter les siens, les supporters, une ville. Pendant 90 minutes, offrir fierté et bonheur à ceux que la vie n’épargne pas.

Un talent brut, un caractère volcanique

Repéré très jeune, De Zerbi rejoint le centre de formation du Milan AC, l’un des plus prestigieux d’Europe. Sur le terrain, son pied gauche impressionne : Mauro Tassotti, légende milanaise, dira de lui qu’il était « le plus talentueux de tous les jeunes que je dirigeais ». Mais déjà, un autre trait se dessine : un tempérament entier, parfois excessif.

De Zerbi n’en dissimule rien. Il évoque un jeune joueur impatient, exigeant, incapable de tolérer l’injustice : « Quand je ne me sentais pas respecté, mes réactions pouvaient être excessives. » Cette franchise traverse tout le livre et est l’une des forces du travail de Lamrani : De Zerbi n’est jamais présenté comme un héros lisse, mais comme un homme traversé de contradictions.

Sa carrière de joueur, solide sans être brillante au plus haut niveau, le mène dans de nombreux clubs de divisions inférieures. Le tournant survient à Foggia, sous les ordres de Pasquale Marino, adepte d’un football offensif et audacieux. Là, De Zerbi se sent compris, joue, crée, rayonne. « C’est à Foggia que je suis né en tant que footballeur », confie-t-il. Le jeune Lombard y gagne un surnom : Luce, la lumière.

Maradona, la dignité et le sens du jeu

Le livre prend une dimension plus large lorsqu’il aborde l’admiration de De Zerbi pour Diego Maradona. Ce n’est pas seulement le joueur qui le fascine, mais l’homme, capable de parler au peuple, de dénoncer les injustices et d’assumer ses prises de position. Ce lien entre football, identité et dignité populaire résonne avec son propre parcours.

À Naples, porter le maillot du club de Maradona est un rêve d’enfant, mais l’expérience est exigeante. La pression est extrême, la solitude palpable, le système de jeu parfois étranger à ses qualités. Les blessures, les désaccords avec certains entraîneurs, les décisions de carrière parfois dictées par l’orgueil : rien n’est édulcoré.

L’exploit ailleurs, la révélation en soi

C’est paradoxalement loin des projecteurs, en Roumanie, au CFR Cluj, que se produit un déclic. De Zerbi y retrouve le plaisir de jouer, remporte des titres, découvre d’autres cultures footballistiques. Surtout, il commence à observer le jeu autrement. Seul, loin de sa famille, il étudie le Barça de Guardiola et comprend que sa voie ne sera pas seulement sur le terrain, mais sur le banc : « Je savais que j’allais devenir entraîneur. » La phrase sonne comme une intuition née d’une carrière marquée par des limites, des frustrations, mais aussi par une curiosité permanente pour le jeu.

Le regard de l’auteur

Salim Lamrani réussit ici un équilibre rare. Son écriture est empathique, mais jamais aveugle. Il laisse toute sa place à la parole de De Zerbi tout en structurant le récit autour de thèmes forts : dignité, loyauté, refus de l’injustice, fidélité aux origines. Le football devient un prisme pour parler de caractère, de responsabilité et d’engagement.

On comprend mieux l’entraîneur que Marseille a choisi : un technicien certes, mais aussi un homme qui voit dans le jeu une manière d’exprimer ce qu’il est. Comme il le dit : « Le football est une façon d’exprimer qui je suis. » Le terrain prolonge la vie, le jeu devient miroir de l’histoire personnelle, et c’est peut-être là que réside la clé de ce livre.

Djamal Guettala

Salim Lamrani est docteur de Sorbonne Université et professeur des universités, spécialiste de l’histoire de l’Amérique latine. Il a également été l’interprète de Marcelo Bielsa de 2017 à 2019, et a exercé les fonctions de médiateur et de psychologue au sein de l’équipe professionnelle de football de Leeds United. Il est l’auteur du livre Le football chez Marcelo Bielsa, publié aux éditions Marabout.

Conseil des ministres : accélération des projets miniers et ferroviaires

0

Abdelmadjid Tebboune a présidé, ce dimanche, une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs dossiers économiques et sectoriels, au premier rang desquels figurent le lancement du projet minier de zinc et de plomb d’Oued Amizour, l’avancement des infrastructures ferroviaires minières et l’extension du port d’Annaba.

Après la présentation du bilan d’activité du gouvernement au cours des deux dernières semaines par le Premier ministre, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux et effectif, sur le terrain, des décisions prises par le Conseil des ministres et le gouvernement.

Parmi les décisions annoncées figure également un soutien financier exceptionnel en faveur des pèlerins algériens pour la saison du hadj 2026. L’État prendra en charge dix millions de centimes par pèlerin, ramenant le coût global à 82 millions de centimes, contre 92 millions initialement.

S’agissant du projet de la mine de zinc et de plomb d’Oued Amizour, Abdelmadjid Tebboune a fixé son lancement au mois de mars 2026. Présenté comme un projet à fort impact économique, il est censé contribuer à la création d’emplois et au développement économique local, tout en s’inscrivant dans la stratégie nationale de valorisation des ressources minières.

Infrastructures ferroviaires : un calendrier resserré

Le Conseil des ministres a également examiné l’état d’avancement du projet de la ligne ferroviaire minière reliant Blad El Hadba, Oued El Kebrit et le port d’Annaba, destinée au transport du phosphate et des engrais. Le chef de l’État a rappelé que l’investissement public dans le secteur minier vise à poser les bases de nouvelles ressources pour l’économie nationale à moyen et long termes.

À ce titre, le ministre des Travaux publics a été chargé de présenter un rapport mensuel sur l’évolution du chantier. L’achèvement des travaux a été fixé à la fin de l’année 2026, avec une mise en exploitation prévue au plus tard au premier trimestre 2027. 

Dans le cadre de l’extension du port d’Annaba, le chef de l’État a instruit les secteurs concernés — Travaux publics, Intérieur et Transports — de renforcer la coordination avec le partenaire étranger afin d’achever le projet du quai minier avant la fin de l’année 2026. Ce projet est présenté comme un maillon stratégique de la politique de diversification économique et de réduction de la dépendance aux hydrocarbures.

Abordant la feuille de route du secteur de la pêche et de l’aquaculture pour 2026, le président de la République a réaffirmé le caractère prioritaire de ce secteur en lien avec les enjeux de sécurité alimentaire. Il a appelé à redoubler d’efforts pour accroître la production nationale, tout en réitérant l’engagement de l’État à accompagner les pêcheurs à travers des mesures d’appui et d’incitation.

Le chef de l’État a également insisté sur l’association de la Fédération nationale des pêcheurs à toute décision concernant le secteur, en privilégiant la concertation.

Dans le domaine agricole, des instructions ont été données au ministre de l’Agriculture pour généraliser la mécanisation moderne dans les programmes de reboisement et orienter les plantations vers des espèces à forte rentabilité économique, notamment l’arganier.

Concernant la participation de l’équipe nationale de football à la dernière Coupe d’Afrique des nations, le chef de l’Etat a chargé le ministre des Sports de transmettre ses félicitations au sélectionneur Vladimir Petković, ainsi qu’au staff et aux joueurs, en leur souhaitant plein succès lors des prochaines échéances internationales.

Le Conseil des ministres s’est achevé par l’approbation de nominations et de cessations de fonctions à des postes supérieurs de l’État.

La rédaction

Charaf-Eddine Amara, ex-PDG de Madar, placé en détention provisoire

L’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Charaf-Eddine Amara, a été placé en détention provisoire sur décision du juge d’instruction près la troisième chambre du Pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed.

Cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de corruption liés à l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2023), tenu en Algérie.

Selon des informations rapportées par Echourouk Online, l’enquête porte sur de présumées irrégularités dans la gestion financière et contractuelle de cette manifestation sportive continentale, notamment en matière de passation de marchés publics et de respect des procédures réglementaires.

Les investigations judiciaires s’articulent autour de plusieurs volets liés à l’organisation du CHAN 2023. Les contrats conclus pour les cérémonies d’ouverture et de clôture, organisées au stade Nelson Mandela, font l’objet d’un examen afin d’en vérifier la conformité avec les cahiers des charges établis.

Les enquêteurs s’intéressent également aux prestations de services, notamment dans les domaines de la restauration, de l’hébergement, du transport et de l’acquisition d’équipements techniques. 

Dew dépassement budgétaires significatifs, au-delà des enveloppes financières initialement allouées par l’État, figurent également parmi les éléments examinés par la justice.

Plusieurs personnes mises en cause

Charaf-Eddine Amara n’est pas le seul concerné par cette procédure. D’après la même source, l’enquête vise également des membres du comité local d’organisation du CHAN ainsi que des responsables d’entreprises prestataires, personnes physiques et morales confondues. Les poursuites engagées reposent principalement sur le chef d’accusation d’« abus de fonction », tel que défini par l’article 33 de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.

Lors de ses auditions, l’ancien président de la FAF a fait valoir que le cahier des charges du CHAN 2023 avait été validé dès 2018 par la Confédération africaine de football (CAF), sous la présidence de Kheïreddine Zetchi. Il a précisé qu’à son arrivée à la tête de la FAF en 2021, il s’était limité à restructurer le comité local d’organisation existant, avant de quitter ses fonctions le 31 mars 2022.

Les autorités judiciaires concentreraient toutefois leurs investigations sur les décisions financières et contractuelles prises durant la période correspondant à son mandat et à celui de ses collaborateurs directs.

Une seconde affaire judiciaire en cours

Il s’agit du deuxième placement en détention provisoire visant Charaf-Eddine Amara en l’espace de quelques semaines. Il est également poursuivi dans une affaire distincte liée à sa gestion du groupe public Madar, portant sur un partenariat conclu entre la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) et un opérateur émirati.

Samia Naït Iqbal

« Quelqu’un se souvient de la troupe ? », un livre pour que le rideau ne retombe pas

0

Entre septembre 1978 et 1986, à la Maison de la culture de Batna, une troupe de théâtre amateur a fait bien plus que jouer des pièces : elle a donné corps aux inquiétudes, aux colères et aux espoirs d’une société algérienne en pleine mutation.

C’est cette aventure humaine, artistique et politique que restitue Belkacem Boumaila dans Quelqu’un se souvient de la troupe ?, un livre-mémoire rigoureux et nécessaire, consacré à l’histoire de la troupe née autour de l’atelier de théâtre animé par Chouaïb Bouzid, jusqu’à l’ouverture du Théâtre régional de Batna.

Publié avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts, l’ouvrage se situe à la croisée de l’enquête historique, du témoignage collectif et de l’archive militante. Il documente une période charnière où le théâtre, loin des scènes institutionnelles, devenait à Batna un espace de parole directe, de confrontation sociale et de conscientisation populaire. Un théâtre sans fard, qui parlait vrai, au plus près des réalités quotidiennes.

Une scène modeste, une parole frontale

Dès la prise en charge de l’atelier théâtre en septembre 1978, une première troupe se constitue à la Maison de la culture. Le contexte est celui des années post-indépendance, marqué par les désillusions, les fractures sociales, les urgences économiques et la question identitaire. Le théâtre qui s’y invente n’est ni décoratif ni consensuel. Il est frontal, parfois rude, toujours assumé.

Les spectacles abordent sans détour la corruption, les abus de pouvoir, les inégalités sociales, la précarité, l’urbanisation anarchique, la perte de repères moraux, mais aussi les séquelles du fait colonial et la question culturelle amazighe. Le plateau devient miroir : il renvoie au public ses propres contradictions, l’interpelle, le secoue et l’oblige à se reconnaître et à s’interroger. Comme le souligne Boumaila, ces créations fonctionnent comme de véritables « indicateurs sociaux », révélant les tensions profondes d’une société en transformation. Joué souvent dans des conditions matérielles difficiles, ce théâtre descend vers le public, parle sa langue, partage ses colères et ses espoirs. Il ne distrait pas seulement : il alerte et forme.

Un répertoire dense et engagé

Sur huit années d’activité, la troupe produit une quinzaine de spectacles, alternant créations pour adultes et pour enfants. Le répertoire comprend notamment : الصراع (Es-Sirāʿ – Le Conflit), الحمامة (El Hamama – La Colombe, pour enfants), الرشوة (Ar-Rachwa – La Corruption), سلسلة الملهوفين (Selsilat El-Melhūfīn – La chaîne des gourmands / des avides), قولوا (Goulou – Dites-le !), بن باديس وأوثان الاستعمار (Ben Badis et les ordures du colonialisme), الفلقة (El Falaka – La Punition), خلّف دور (Demi-tour !), فنّ وعفن (Art et pourriture) et القضية (El Qaḍiyya – L’Affaire).

Écrites par des auteurs locaux tels que Salah Lombarkia, Salim Souhali, Foundhala Mohamed Tahar ou Omar Fatmouche, ces pièces mêlent réalisme social, satire mordante et dimension pédagogique. Elles traitent du logement, du travail, des humiliations ordinaires, de la dignité bafouée. Elles dérangent pour réveiller et, dans l’ombre, forment une génération de comédiens et de techniciens rompus à l’exigence artistique et au sens du collectif.

Crédit photo :Lotfi Bensbaa 

Les pièces amazighes pionnières

Salim Souhali, auteur et figure chaouie multidisciplinaire, marque les années 1980 par deux productions emblématiques du théâtre identitaire amazigh : Khelf Dor (1984) et Fen oua Affen (1985). Khelf Dor retrace l’histoire algérienne, de Massinissa à l’indépendance, à travers un conteur chaoui, critiquant le discours officiel et appelant à une réappropriation positive de l’identité amazighe. Fen ou a Affen défend le patrimoine musical chaoui face à l’acculturation et met en lumière les tensions entre traditions locales et influences extérieures. Les deux pièces connaissent un vif succès populaire mais sont rapidement censurées par certains milieux politiques et culturels, illustrant les limites de l’expression identitaire régionale dans un contexte sensible. Ces œuvres restent un témoignage précieux de la vitalité culturelle chaouie et de la résistance artistique face à l’uniformisation.

De la Maison de la culture au Théâtre régional

L’année 1986 marque un tournant décisif avec l’ouverture officielle du Théâtre régional de Batna. Loin d’une rupture, le livre met en lumière une continuité évidente : le nouveau théâtre démarre ses activités avec les meilleurs éléments issus de la troupe de la Maison de la culture et reprend deux productions emblématiques, El Falaka pour adultes et El Hamama pour enfants. La troupe amateur ne disparaît pas : elle se transforme. Son savoir-faire, son esprit de rigueur et son engagement constituent le socle humain et artistique de l’institution naissante.

Un livre pour transmettre

S’appuyant sur des témoignages précis, des archives photographiques et une chronologie minutieuse, Quelqu’un se souvient de la troupe ? refuse l’effacement. Il rappelle que ces comédiens, souvent bénévoles, finançaient eux-mêmes décors, costumes et déplacements, et répétaient dans des conditions difficiles. Grâce à ce travail, Belkacem Boumaila, en passeur de mémoire vivante, redonne corps et voix à ceux que l’histoire avait relégués dans l’ombre. Le livre ne célèbre pas par nostalgie : il transmet, éclaire et inscrit cette expérience dans une histoire universelle du théâtre engagé.

Quelqu’un se souvient de la troupe ? n’est pas seulement un livre sur le passé. C’est une interpellation adressée au présent. Se souvenir ici n’est pas un geste commémoratif : c’est un acte culturel et politique, un rappel que l’art, même local et modeste, peut transformer une société. À Batna, le théâtre régional porte encore les traces de cette aventure fondatrice. Parce qu’il en est l’héritier direct. Parce que certaines scènes, même modestes, ont su dire l’essentiel.

Oui, quelqu’un se souvient.

Et grâce à ce livre, Batna, et le monde, n’oublieront pas.

Djamal Guettala 

Iran : la mort de Shabnam Ferdowsi illustre la répression meurtrière des manifestations populaires

0

La récente vague de protestations en Iran, déclenchée à la suite du décès de Mahā Mohammadi, a fait de nombreuses victimes à travers le pays, parmi lesquelles Shabnam Ferdowsi, 37 ans, créatrice de poupées et graphiste.

Selon plusieurs sources indépendantes et organisations de défense des droits humains, elle a été tuée par des tirs des forces de sécurité lors des manifestations, devenant un symbole tragique de la répression des voix féminines et créatives dans le pays.

Shabnam Ferdowsi vivait avec son frère après le décès de leurs parents et tirait ses revenus de la création et de la vente de poupées artisanales, œuvres de son imagination qu’elle commercialisait elle-même. Sa mort souligne le coût humain de la contestation et la fragilité des artistes et jeunes femmes dans un contexte de répression.

Les manifestations se sont étendues à de nombreuses villes, grandes et moyennes, dont Téhéran, Machhad, Ispahan, Ahvaz, Karaj, Babol, Shiraz et Tabriz. Les participants, souvent des étudiantes, jeunes adultes et travailleuses, protestaient contre la violence policière et les injustices sociales. Selon les ONG et médias indépendants, des centaines de personnes ont été tuées, tandis que de nombreuses autres ont été arrêtées ou portées disparues. Les forces de l’ordre ont utilisé balles réelles, gaz lacrymogènes et blocage des communications, rendant difficile la documentation exacte de l’ampleur de la répression.

La mort de Shabnam Ferdowsi illustre non seulement la brutalité du dispositif sécuritaire iranien, mais aussi la résilience d’une population déterminée à revendiquer liberté et justice, même au prix de sa vie. Son nom rejoint ceux des autres victimes, femmes et hommes, qui incarnent la lutte pour les droits fondamentaux dans le pays.

Mourad Benyahia 

Révision constitutionnelle : le PT alerte sur des choix politiques déguisés en révisions techniques

4

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a pris part à la conférence organisée par la présidence de la République, consacrée à l’examen des projets d’amendements dits «techniques» de la Constitution ainsi qu’aux modifications proposées de la loi organique relative aux élections.

Ces projets ont été présentés respectivement par le directeur de cabinet du président de la République et le ministre de la Justice pour la Constitution, et par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, aux côtés du président de l’Autorité nationale indépendante chargée des élections (ANIE), pour la loi électorale.

Lors des débats, la secrétaire générale du PT a estimé que les dix amendements constitutionnels proposés ne peuvent être qualifiés de purement techniques, dans la mesure où ils touchent, selon elle, à la nature du régime politique ainsi qu’au fonctionnement de plusieurs institutions de l’État. Elle a indiqué que son parti transmettra par écrit ses observations et sa position, n’ayant pas eu connaissance préalable du contenu des propositions avant leur présentation.

Elle a notamment soulevé des interrogations concernant la modification de la composition et des prérogatives du Conseil supérieur de la magistrature. Rappelant que la Constitution en vigueur a été adoptée en 2020 dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, sans véritable débat populaire ou partisan, elle a plaidé pour l’ouverture d’un large débat national afin de redonner la parole aux citoyens sur la nature du système politique.

La responsable du PT a également insisté sur la nécessité d’introduire une hiérarchie des lois, estimant que certaines législations portent atteinte aux droits politiques, aux libertés et aux droits sociaux.

Abordant la loi électorale, et au regard de la proximité des prochaines échéances, la secrétaire générale du PT a jugé indispensable une réforme en profondeur du code électoral, plutôt que de simples ajustements techniques. Selon elle, le texte en vigueur contient des dispositions restrictives pour les partis politiques et introduit une discrimination sous couvert d’encouragement des jeunes, contribuant, d’après son analyse, à l’éloignement de ces derniers de la pratique politique organisée.

Tout en prenant acte de certains amendements jugés positifs, elle a mis en garde contre les failles susceptibles d’être exploitées, y compris par des puissances étrangères, et a appelé à renforcer les garanties juridiques afin de restaurer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Elle a rappelé que les différents scrutins organisés depuis le référendum constitutionnel de 2020 ont été marqués par une faible participation, traduisant, selon elle, une défiance persistante à l’égard des mécanismes électoraux.

S’agissant de l’amendement relatif à l’ANIE, prévoyant le transfert de ses prérogatives logistiques et matérielles au ministère de l’Intérieur, la secrétaire générale a souligné que, dans de nombreux pays démocratiques, l’organisation des élections relève directement de l’administration sans l’existence d’une autorité indépendante spécifique. Elle a estimé que la création de telles instances répond généralement à des contextes de transition politique, tout en considérant qu’elles n’ont pas, dans les faits, permis de garantir pleinement l’intégrité des élections.

Pour le PT, l’ANIE devrait s’inscrire dans une phase transitoire vers l’instauration d’un système démocratique effectif. La responsable du parti a affirmé que des dysfonctionnements persistent depuis sa création, atteignant, selon elle, un niveau préoccupant lors de la dernière élection présidentielle.

En conclusion, tout en saluant l’organisation de ce type de rencontres permettant aux partis politiques d’exprimer leurs positions, le Parti des travailleurs a exprimé le souhait que ces consultations ouvrent la voie à un véritable élargissement des espaces médiatique et politique, en vue d’un débat national approfondi et de solutions fondées sur une approche souveraine et exclusivement algérienne.

Samia Naït Iqbal