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Mohammed Harbi (1933–2026) : une conscience critique s’éteint

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Mohammed Harbi.
Mohammed Harbi.

Historien majeur de la guerre de libération, ancien militant du FLN devenu l’un de ses analystes les plus rigoureux, Mohammed Harbi est décédé le 1er janvier 2026.

Avec lui disparaît une figure centrale de l’intelligence critique algérienne, dont l’œuvre n’a cessé d’interroger le rapport entre mémoire, pouvoir et vérité. Sa disparition marque la fin d’une vie consacrée à la vérité historique et à la critique des récits officiels. Son œuvre, exigeante et dérangeante, demeure un repère essentiel pour comprendre la guerre de libération nationale et les impasses du pouvoir post-indépendance.

La mort de Mohammed Harbi ne relève pas du simple fait divers intellectuel. Elle marque la disparition d’une voix qui, durant plus d’un demi-siècle, a résisté à la simplification de l’histoire et à sa mise sous tutelle politique. Dans une Algérie où le passé demeure un enjeu de légitimation et de conflit, son œuvre s’impose comme un contrepoint essentiel.

Harbi n’était pas un historien consensuel. Il assumait le dissensus, convaincu que la controverse est constitutive de toute histoire vivante. Cette posture lui a valu l’isolement, parfois l’hostilité, mais aussi une reconnaissance durable dans les milieux académiques internationaux.

Du militant à l’historien

Né en 1933 à El Harrouch (Skikda), Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le mouvement national. Il rejoint le FLN dès le déclenchement de la guerre de libération et participe, comme nombre de militants de sa génération, à une lutte vécue comme une urgence historique. Il appartient à cette génération pour laquelle l’indépendance n’était pas seulement une revendication politique, mais une nécessité existentielle. Durant la guerre, il est à la fois militant et observateur. Cette double posture marquera durablement son rapport à l’histoire : engagé, mais jamais aveugle ; solidaire, mais jamais soumis.

Après 1962, Mohammed Harbi participe à la mise en place du nouvel État. Il occupe des responsabilités au sein de l’appareil politique et idéologique. Rapidement cependant, il constate la dérive autoritaire du pouvoir, la marginalisation du pluralisme et la transformation du FLN en instrument de domination. Son refus d’adhérer à la pensée unique lui vaut l’arrestation, la prison et la mise à l’écart. Cette période marque une rupture décisive : Harbi choisit définitivement la voie de la critique intellectuelle, au prix de l’exil.

L’indépendance sous surveillance

Arrêté, emprisonné, puis marginalisé, Mohammed Harbi comprend que la bataille politique est perdue, mais que la bataille pour l’histoire reste à mener. L’exil en France lui offre un espace de liberté intellectuelle que l’Algérie officielle lui refuse. C’est là qu’il devient pleinement historien. Non pas un historien de surplomb, mais un historien impliqué, conscient de sa propre trajectoire et soucieux d’en faire un objet d’analyse plutôt qu’un capital symbolique.

Installé en France, Mohammed Harbi entame une carrière universitaire et se consacre pleinement à l’histoire contemporaine de l’Algérie. Loin de son pays, il gagne ce que l’exil lui avait refusé sur le plan politique : la liberté de penser et d’écrire. Il adopte une démarche rigoureuse, fondée sur les archives, la confrontation des sources et la distance critique. Pour lui, l’histoire ne saurait être un récit sacralisé ni un outil de légitimation du pouvoir.

La publication de ″Le FLN, mirage et réalité″ (1980) constitue un tournant. Pour la première fois, un ancien cadre du FLN déconstruit de l’intérieur les mythes fondateurs du mouvement. L’ouvrage s’attaque frontalement au récit héroïsant de la guerre de libération, en révélant les luttes internes, les exclusions et les mécanismes de confiscation du pouvoir. D’autres ouvrages majeurs suivent : ″Aux origines du FLN″ (1975), ″L’Algérie et son destin. Croyants ou citoyens″ (1993), ″Une vie debout″ (2001), ″La guerre d’Algérie″ (2004) en collaboration avec Benjamin Stora. Ces travaux révèlent les luttes internes, les exclusions, les conflits idéologiques et les mécanismes de confiscation du pouvoir. Ils suscitent de vives polémiques, mais s’imposent durablement comme des références incontournables.

Une histoire contre l’oubli

Pour Mohammed Harbi, l’histoire n’est jamais neutre, mais elle ne doit pas être instrumentalisée. Il s’est constamment opposé à l’idée d’une histoire officielle unique, dénonçant de fait la sacralisation du passé comme une forme de violence symbolique, destinée à disqualifier toute critique du présent. Il considérait que l’amnésie organisée et la mythification du passé empêchaient toute construction démocratique durable.

« L’histoire officielle n’est pas une mémoire, c’est un discours de pouvoir. », cette conviction traverse l’ensemble de ses écrits et explique la portée durable de son œuvre.

« Une nation qui ne supporte pas la vérité de son histoire se condamne à la répétition de ses impasses. », cette position lui a valu incompréhension et hostilité, mais aussi le respect de nombreux chercheurs, en Algérie et à l’étranger.

Au-delà de l’historien, Harbi fut un intellectuel engagé dans le débat public. Il alerta sur les dangers de l’autoritarisme, de l’instrumentalisation de la mémoire et du recul des libertés. Sans céder à la radicalité verbale, il défendait une critique patiente, argumentée et profondément éthique. Jusqu’à la fin de sa vie, Mohammed Harbi s’est soucié de la transmission du savoir historique. Il plaidait pour l’ouverture des archives, la pluralité des approches et la formation d’historiens indépendants. Pour lui, la mémoire de la guerre de libération ne devait jamais devenir un dogme, mais rester un champ de recherche vivant.

Longtemps tenu à distance des institutions culturelles nationales, Harbi n’a pourtant jamais cessé de dialoguer avec l’Algérie. Ses livres ont circulé, parfois difficilement, nourrissant une réflexion souterraine, notamment chez les jeunes chercheurs et les étudiants. Son influence se mesure moins à une reconnaissance officielle qu’à la persistance de ses questions : qui écrit l’histoire ? Au nom de qui ? Et à quelles fins ?

Un héritage pour aujourd’hui

À l’heure où les débats sur la mémoire nationale ressurgissent avec acuité, l’œuvre de Mohamed Harbi apparaît d’une actualité saisissante. Elle rappelle que l’histoire ne saurait être un sanctuaire, mais un espace de questionnement permanent. Sa disparition oblige à une responsabilité collective : celle de préserver la liberté de la recherche historique et de transmettre aux générations futures une histoire affranchie de la peur et de la sacralisation.

Mohammed Harbi n’a jamais opposé la critique à l’amour du pays. Il voyait dans la rigueur intellectuelle une forme de fidélité supérieure aux idéaux de Novembre. En ce sens, son parcours demeure exemplaire. Avec sa mort, une conscience critique s’éteint. Mais tant que ses livres seront lus et débattus, Mohamed Harbi continuera d’accompagner l’Algérie dans son dialogue difficile avec son histoire.

Avec la disparition de Mohammed Harbi, une voix s’éteint, mais une œuvre demeure. Elle continuera de nourrir le débat, d’éclairer les zones d’ombre et de rappeler que l’histoire n’est jamais un simple héritage, mais une responsabilité. Rendre hommage à Mohammed Harbi, c’est reconnaître qu’aimer son pays, c’est aussi avoir le courage de l’interroger.

Bachir Djaïder (Journaliste, écrivain)

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Une Iranienne témoigne : « Le peuple prisonnier de la toute-puissance de deux monstres »

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La rue iranienne contre les mollahs
Le peuple iranien manifeste pour un changement profond.

Entre un pouvoir intérieur meurtrier et des pressions étrangères qui instrumentalisent sa souffrance, le peuple iranien vit dans une impasse dramatique. Les rues de Téhéran, Chiraz et des petites villes témoignent d’une détresse qui va bien au-delà des revendications économiques : la survie, la dignité et la liberté sont menacées, tandis que la fracture sociale entre métropoles et provinces fragilise la cohésion du mouvement.

Je traverse les rues de Téhéran. La tension est palpable dans chaque ruelle, chaque marché, chaque café. Les caméras et les policiers en civil surveillent tout. Les regards se croisent discrètement. Les conversations sont mesurées, chaque mot calculé. La peur est omniprésente, mais elle ne suffit pas à étouffer la réalité : un peuple pris au piège entre un guide suprême implacable et des ingérences étrangères manipulatrices.

Depuis le bazar de Téhéran, les protestations ont pris naissance. La flambée du dollar, la paralysie du marché et l’absence totale de volonté politique pour résoudre les crises économiques ont déclenché une vague de colère. La réponse du gouvernement a été superficielle : limoger un gouverneur, convoquer quelques réunions. Mais la colère a dépassé ces gestes symboliques et s’est propagée à d’autres villes. La contestation est devenue politique, visant directement le sommet du régime.

Ali Khamenei interdit toute négociation avec l’étranger, qualifie les manifestants de « fauteurs de troubles » et légitime par la violence la répression systématique. Arrestations, exécutions, intimidation religieuse et politique : chaque décision renforce l’étau. Le peuple est écrasé. Ses propres dirigeants ferment toutes les voies de sortie et condamnent toute perspective d’avenir.

À l’extérieur, les ingérences étrangères ajoutent au chaos. Benyamin Netanyahou et d’autres responsables affichent un soutien ostensible qui n’est perçu que comme une manipulation. Le peuple sait qu’il ne peut se laisser instrumentaliser. Mais cette lucidité n’empêche pas l’angoisse : la pression combinée d’un pouvoir intérieur meurtrier et d’intérêts étrangers pousse le pays dans l’impasse.

Une inquiétude nouvelle se dessine : la fracture sociale et cognitive. Dans les petites villes, moins éduquées et plus vulnérables, les protestations s’étendent rapidement. La résistance pourrait y être plus fragile. À l’inverse, dans les grandes métropoles, les populations instruites demeurent dans une phase de réflexion et d’analyse, hésitant encore à rejoindre le mouvement. Cette division interne est préoccupante : elle menace l’unité nécessaire pour faire face à la répression et aux manipulations extérieures.

La misère matérielle aggrave la détresse. Les coupures d’eau et d’électricité se multiplient. L’air est irrespirable, les lacs et fleuves s’assèchent, les nappes phréatiques disparaissent. L’été, les habitants subissent des coupures massives, l’hiver, le gaz et le chauffage manquent. Le rial s’effondre, les prix s’envolent, la Bourse plonge. La population paie le prix de politiques extérieures et intérieures prédatrices : financement du Hamas, du Hezbollah, soutien à Assad, investissements perdus au Venezuela… pendant que le peuple iranien crie famine et subit la pollution et l’épuisement des ressources.

L’avenir semble suspendu. Le Guide suprême vit reclus, inaccessible même aux plus hauts responsables. La prise de décision est paralysée. Les Iraniens doivent composer avec un pouvoir invisible mais omniprésent et une pression étrangère qui exacerbe les tensions. Chaque choix est vital, chaque décision comporte un risque. La survie politique, économique et humaine de millions de citoyens dépend de leur capacité à naviguer dans cette impasse sans perspectives claires.

Je vois les visages des habitants. Fatigue, colère, désespoir. La douleur n’est pas seulement celle du pain, mais celle de la liberté confisquée. Chaque arrestation, chaque exécution, chaque coup de répression renforce l’étau. Le peuple iranien est conscient, lucide, mais contraint. Les rues respirent la vigilance, la prudence et la tension. Chaque geste, chaque mot, chaque silence raconte la tragédie d’une nation prise entre deux monstres : Khamenei et les ingérences extérieures.

Le pays brûle sous le poids de la répression et des manipulations étrangères. La fracture sociale menace, et l’unité fragile des villes pourrait se fissurer. Pourtant, malgré l’impasse, le peuple continue de vivre, d’observer et de réfléchir. Mais la survie n’est plus seulement une question économique : elle est politique, sociale et humaine. L’Iran est aujourd’hui au bord du gouffre, un peuple forcé de choisir entre la prudence et la dignité, entre la vie et la liberté

Vous entendez ma voix depuis l’Iran, un pays de sang et d’exécutions, un pays dont les habitants brûlent dans le feu attisé par la volonté de domination de deux monstres. Et pourtant, leur douleur n’est pas celle du pain. Leur douleur est celle de la liberté. ».

Synthèse de Mourad Benyahia 

Cet article est la synthèse d’un témoignage d’une Iranienne qui vit à Téhéran.

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Transport public en Algérie : entre revalorisation tarifaire annoncée et montée des tensions sociales

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Le Premier ministre Sifi Ghrieb.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb.

Les autorités algériennes s’orientent vers une révision globale des tarifs du transport public de voyageurs, dans un contexte marqué par une crispation sociale persistante. Comme cadeau de bonne année, on a connu mieux.

Malgré les signaux d’apaisement envoyés par l’exécutif et l’ouverture de cycles de concertation avec les partenaires sociaux, la grève observée par les professionnels du transport se poursuit et tend à s’amplifier, avec des répercussions directes sur la mobilité des citoyens et sur les prix des produits de première nécessité.

Vers un élargissement des hausses tarifaires

Après l’accord de principe conclu avec les chauffeurs de taxi, le gouvernement envisage d’étendre la revalorisation des tarifs à l’ensemble des segments du transport public. La Société d’exploitation et de gestion des gares routières d’Algérie (Sogral) a annoncé la tenue, ce mardi 6 janvier, d’une réunion de concertation consacrée à la fixation de nouveaux barèmes.

Contrairement aux ajustements ponctuels précédents, la hausse envisagée concernerait l’ensemble des réseaux : transport urbain, suburbain et liaisons inter-wilayas. Les autorités justifient cette orientation par l’augmentation des coûts d’exploitation, aggravée par la récente révision des prix du carburant, ainsi que par la nécessité de préserver l’équilibre économique d’un secteur sous forte pression. Au final, ce sont les voyageurs qui vont payer cher cette décision gouvernementale.

Le précédent des taxis, un accord encore fragile

Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement de l’accord conclu vendredi dernier entre le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et le Syndicat national des transporteurs par taxis (SNTT), affilié à l’UGTA. Cet accord, intervenu après plusieurs journées de débrayages à travers différentes wilayas, a porté principalement sur deux engagements :

Une revalorisation officielle des tarifs, destinée à compenser la hausse des charges opérationnelles ;

Une révision annoncée du Code de la route, afin de l’adapter aux contraintes professionnelles des chauffeurs de taxi et des transporteurs de marchandises.

Présenté comme une issue de sortie de crise, cet accord n’a toutefois pas suffi à apaiser l’ensemble des acteurs du secteur, notamment dans le transport collectif de voyageurs, où le mouvement de protestation se poursuit.

Une tension sociale toujours vive

La société est à cran, la tension palpable à tous les niveaux. Malgré les assurances répétées des pouvoirs publics et la multiplication des réunions avec les partenaires sociaux, la situation sur le terrain reste tendue. La grève des transporteurs de voyageurs, observée ces derniers jours, a fortement perturbé la mobilité des usagers. Ce dimanche, de nombreux citoyens ont été surpris par le blocage des moyens de transport, certains n’ayant pas pu rejoindre leurs lieux de travail.

Les répercussions se sont également fait sentir dans le secteur de l’enseignement supérieur. Plusieurs universités ont décidé de reporter les examens, en raison de l’impossibilité pour de nombreux étudiants, résidant dans les agglomérations périphériques des villes universitaires, de se déplacer vers les campus.

L’effet domino sur les prix à la consommation

Parallèlement, les premières conséquences économiques de la hausse des prix du carburant commencent à se matérialiser. Sur certains marchés, le prix du kilogramme de pommes de terre a dépassé le seuil des 100 dinars, alimentant les inquiétudes quant à une propagation de l’inflation vers d’autres produits de large consommation.

Ces signaux renforcent les craintes d’un effet domino, où l’augmentation des coûts de transport se répercute progressivement sur l’ensemble de la chaîne de distribution, pesant davantage sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà fragilisé.

Entre gestion de crise et équation sociale

Au-delà de la question tarifaire, l’exécutif semble engagé dans une logique de gestion de crise visant à prévenir une paralysie durable du pays. Les engagements pris, notamment la promesse de réviser le Code de la route et d’introduire des mesures d’accompagnement socio-professionnelles, traduisent une volonté de désamorcer la contestation. Y arrivera-t-il et à quel prix ?

Entre revendications professionnelles et protection des usagers

Reste que l’équation demeure complexe : répondre aux revendications légitimes des professionnels du transport sans accentuer la pression sur les usagers et sur les prix. Dans un contexte économique sensible, la capacité du gouvernement à transformer ces annonces en solutions durables sera déterminante pour contenir la tension sociale et restaurer un climat de confiance.

Une chose est certaine : ces décisions sont un cinglant démenti des promesses et autres assurances lancées par Tebboune lors de son discours devant le parlement à la fin de l’année.

Samia Naït Iqbal

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Trump attaque le Venezuela : l’ICR dénonce une agression criminelle

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Trump attaque le Venezuela : l’ICR dénonce une agression criminelle

Dans un communiqué, l’International communiste révolutionnaire (ICR) dénonce un acte « criminel et impérialiste », fruit d’une politique cynique et froide, entièrement guidée par les intérêts des États-Unis.

Dans la nuit du 3 au 4 janvier, Caracas s’est réveillée sous le bruit des explosions. À deux heures du matin, six grandes détonations ont secoué la capitale vénézuélienne, tandis que d’autres frappes touchaient El Higuerote, Miranda, La Guaira et Aragua. Des hélicoptères américains ont survolé la ville. Selon Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela, le président Nicolás Maduro et son épouse ont été enlevés et exfiltrés par l’armée américaine hors du pays.

Cette attaque n’est pas un événement isolé. L’ICR rappelle que le Venezuela a été soumis à des mois d’intimidations et d’escalade militaire : saisie de navires pétroliers, bombardements de petites embarcations en mer des Caraïbes, massacres de pêcheurs innocents. Pour l’organisation, tout cela relève d’une stratégie claire : dominer le continent américain, punir les États qui résistent et imposer une hégémonie par la force.

Le général Padrino, chef des forces armées vénézuéliennes, a confirmé des victimes civiles et lancé un appel à la résistance nationale. « Ils nous ont attaqués, mais ils ne nous ont pas soumis », a-t-il déclaré. Dans un pays plus petit face à la colossale puissance militaire américaine, la mobilisation populaire devient cruciale. Les ouvriers, paysans, habitants des quartiers populaires et tous ceux ayant bénéficié de la révolution bolivarienne pourraient décider du cours de cette lutte, si une direction solide leur est donnée.

L’International communiste révolutionnaire (ICR) insiste : soutenir le Venezuela ne signifie pas soutenir aveuglément la politique de Maduro. Cela relève de principes fondamentaux d’internationalisme : s’opposer à l’agression impérialiste, quel que soit le gouvernement ciblé. Toute vacillation, selon eux, constituerait une trahison de la solidarité internationale des peuples et de la classe ouvrière.

Le mouvement ouvrier international et les populations latino-américaines sont appelés à manifester leur solidarité, à organiser des rassemblements devant les ambassades et à exiger l’arrêt immédiat de cette offensive. Cuba, la Russie et la Chine, alliés du Venezuela, sont trop éloignés pour un soutien militaire direct. L’issue dépend donc de la résistance interne et du soutien populaire et international.

L’ICR conclut par un message clair, sans détour : « Pas touche au Venezuela ! Yankee, go home ! À bas l’impérialisme américain ! »

Djamal Guettala 

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Venezuela : Trump acte l’impérialisme américain

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Maduro arrêté
Nicolas Maduro enlevé en claquette. Crédit photo : DR

La conférence de presse donnée le 3 janvier par le président américain après la capture du président Maduro et de sa femme montre sa dérive autoritaire et pourrait ouvrir la porte à de grandes puissances non démocratiques pour qu’elles agissent militairement.

L’enlèvement du dictateur vénézuélien, Nicolas Maduro, semble à première vue une victoire pour la démocratie. Celui qui a volé le pouvoir au peuple vénézuélien lors des dernières élections, le privant de sa dignité et de ses libertés fondamentales, n’a eu que ce qu’il méritait. Bien que la raison donnée pour capturer Maduro et sa femme soit leur propension à envoyer de drogue et des criminels vers les États-Unis, une conférence de presse tenue par Trump quelques heures après les enlèvements, le 3 janvier en avant-midi dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride a révélé d’autres possibles raisons plus problématiques.

Pillage en vue ?

Dans son style habituel qui mélange les faits à la propagande contre les démocrates américains et a une pensée magique résistante à la science, le président a parlé durant cette conférence de presse de ce qui pourrait bien être le but réel de l’action militaire, soit qu’il désirait que son gouvernement gère le Venezuela jusqu’à ce qu’il soit possible d’y faire une transition sécuritaire, prospère et judicieuse de gouvernement. Aucune limite de temps n’a été proposée pour cette gestion américaine.

Dénonçant la situation actuelle dans l’industrie pétrolière vénézuélienne qui ne produirait qu’une infime partie de son potentiel, il affirme vouloir la paix, la liberté et la justice pour les citoyens, incluant ceux qui vivent aux États-Unis qui voudraient revenir dans leur pays, mais aussi que des entreprises américaines allaient s’y installer pour augmenter la production de pétrole et rendre la population plus riche, indépendante et en sécurité.

Après avoir dénoncé que la nationalisation des industries pétrolières américaines avait été un vol et que cela ne se serait jamais produit s’il avait été au pouvoir, il a encensé la doctrine Monroe qu’il considère très importante pour la sécurité de son pays. Selon le président américain, le pétrole et les ressources qui seront extraits par les compagnies américaines du sol vénézuélien bénéficieront non seulement aux gens du pays, mais aussi à ceux qui ont dû le quitter et comme remboursement des dommages causés au gouvernement des États-Unis. En répondant aux questions de la presse, Trump a précisé que son gouvernement n’hésiterait pas à poster des soldats américains dans le pays et que les compagnies qui ont été expropriées seront compensées.

Un exemple pour la Chine et la Russie ?

Trump affirme qu’il ne veut pas que le prochain gouvernement du pays continue à agir face aux Américains comme l’a fait celui de Maduro. Lors de la période de questions, il a aussi dit que les gouvernements de Cuba et de la Colombie pouvaient aussi être considérés comme des cibles futures, l’un en raison de sa mauvaise gestion gouvernementale, l’autre pour la production de drogue qui s’y fait.

L’attaque américaine pourrait avoir d’importantes répercussions mondiales. Selon un membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, si en théorie, la Chine et la Russie perdent un allié en Maduro, puisque l’un achetait son pétrole et l’autre lui vendait des armes, ils pourraient tirer profit de cette situation qui démontre concrètement que l’on peut revenir au modèle impérialiste au niveau mondial et qu’un pays riche et puissant a maintenant le droit d’intervenir militairement s’il se passe quelque chose dans sa cour arrière qu’il n’apprécie pas. On pourrait remplacer le Venezuela par l’Ukraine et Trump par Poutine avec son opération militaire spéciale pour la dénazifier. 

Donald Trump vient d’envoyer un message sans ambiguïté sur le retour de l’empire américain. La première puissance mondiale veut maintenant dominer son continent. Le Venezuela de Nicolas Maduro était une cible facile. Selon Guillaume Lavoie, cela pourrait entraîner plus de problèmes à long terme. Autour de la Russie, il y a aussi l’est de la Moldavie et des pays baltes qui pourraient être forcés militairement de revenir dans les limites de l’URSS. Par cette intervention, les États-Unis perdent leur posture morale et ne peuvent plus demander à la Chine de ne pas envahir Taïwan et ses pays voisins.

Michel Gourd

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Enlèvement de Maduro : le maire Zohran Kwame Mamdani alerte

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Zohran Kwame Mamdani,
Zohran Kwame Mamdani, maire de New-York

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par les forces militaires américaines a provoqué une onde de choc à l’échelle internationale et suscité de vives réactions locales. Le maire de New York, Zohran Kwame Mamdani, a publié un communiqué sur son compte X, rappelant la gravité de la situation et les implications pour la population new-yorkaise.

« Ce matin, j’ai été informé des rapports selon lesquels le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse auraient été capturés par les forces militaires américaines et devraient être détenus dans des locaux fédéraux ici à New York, » a écrit le maire sur son compte.

Il a insisté sur le cadre légal et international : « Une attaque unilatérale contre une nation souveraine constitue un acte de guerre et viole le droit fédéral ainsi que le droit international. De telles actions ont des conséquences considérables, non seulement à l’étranger, mais aussi ici chez nous. Elles affectent directement les New-Yorkais, y compris les dizaines de milliers de Vénézuéliens qui appellent cette ville leur foyer. »

Dans ce message publié sur X, Zohran Kwame Mamdani a également souligné l’importance de protéger les habitants de la ville : « Ma priorité absolue est la sécurité et le bien-être de chaque New-Yorkais. Mon administration suit de près l’évolution de la situation et continuera de fournir des directives claires pour protéger nos communautés. »

Ce communiqué intervient alors que les tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela atteignent un niveau inédit depuis plusieurs décennies. Les analystes estiment que la détention de Nicolás Maduro sur le sol américain pourrait compliquer les relations bilatérales et susciter de nouvelles réactions de Caracas et de ses alliés régionaux.

À New York, la communauté vénézuélienne, qui compte plusieurs dizaines de milliers de résidents, suit la situation avec inquiétude. Les autorités locales ont annoncé qu’elles intensifieraient la communication avec les organisations communautaires pour assurer le maintien de la sécurité et de l’ordre public, tout en surveillant tout impact potentiel de l’événement sur la ville.

Le maire Zohran Kwame Mamdani, par ce communiqué publié sur X, se positionne ainsi à la fois comme gardien de la légalité internationale et protecteur des citoyens new-yorkais, dans une ville où l’impact de décisions étrangères peut se faire sentir de manière immédiate et tangible.

Djamal Guettala 

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Maduro en détention : l’image qui fait basculer le Venezuela

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Le 3 janvier 2026, Donald Trump a publié sur Truth Social une image qui a immédiatement fait le tour du monde. Nicolás Maduro, ancien président du Venezuela, apparaît menotté, vêtu d’un survêtement gris, les yeux bandés d’un covering noir opaque, protections auditives sur les oreilles, une bouteille d’eau dans la main droite.

Autour du désormais ancien président vénézuélien, des agents fédéraux, reconnaissables au logo DEA. L’image est froide, brutale, et pourtant pleine de signification. Chaque détail semble calculé pour montrer que le régime de Maduro est tombé, que le pouvoir a changé de main. Des images de Maduro prisonnier sont aussi publiées dans la nuit.

Cette photo a été prise peu après l’Operation Absolute Resolve, une intervention militaire massive menée par les États-Unis dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026. Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été extraits de Caracas, transportés par hélicoptère jusqu’au porte-avions USS Iwo Jima en mer des Caraïbes, puis acheminés vers New York. Aucun cliché officiel de Cilia Flores n’a été diffusé, mais elle fait face aux mêmes accusations que son mari.

L’image rappelle inévitablement d’autres moments historiques. Manuel Noriega, à Panama en 1989. Saddam Hussein, en 2003, sortant de sa cachette. À chaque fois, la photo n’est pas seulement un document : elle est un symbole, une narration visuelle d’un pouvoir renversé. Celle de Maduro ne déroge pas à la règle. Elle cristallise des années de tensions, de conflits et d’accusations de narco-terrorisme, de trafic de cocaïne et de collusion avec des groupes armés, portées contre le président vénézuélien depuis 2020.

Donald Trump, dans une déclaration à Mar-a-Lago, a qualifié l’opération de « succès spectaculaire » et a annoncé que les États-Unis allaient temporairement « gérer » le Venezuela pour assurer une transition et relancer l’exploitation pétrolière. Les motivations économiques sont visibles : le Venezuela, premier exportateur de pétrole d’Amérique latine, devient un enjeu stratégique.

La réaction internationale ne s’est pas fait attendre. Chez les exilés vénézuéliens et parmi certains responsables républicains, c’est la célébration. À l’inverse, la Chine, la Russie, Cuba et plusieurs pays latino-américains dénoncent une violation flagrante du droit international. Aux États-Unis, le débat se concentre sur l’absence d’autorisation du Congrès et sur la légitimité de l’opération. Pour certains juristes et observateurs, cette intervention constitue un précédent inquiétant.

À New York, Maduro et son épouse doivent comparaître lundi devant un tribunal fédéral de Manhattan pour des charges de narco-terrorisme. La presse américaine diffuse déjà des vidéos de son escorte par la DEA – ce fameux « perp walk » qui rappelle que la chute du pouvoir n’est pas seulement politique, mais aussi théâtrale.

L’image de Maduro détient une puissance symbolique immédiate. Elle résume une histoire de pouvoir, de corruption et de chute. Elle fixe l’œil sur un visage humain rendu vulnérable par la machine de l’État américain. Elle dit, en un instant, que le Venezuela change de page. Mais elle soulève aussi des questions. Quelle sera la réaction des forces loyales à Maduro dans le pays ? Quelle sera l’onde de choc dans toute l’Amérique latine ? Et surtout : cette intervention préfigure-t-elle une stabilisation ou le début d’une nouvelle série de conflits ?

En quelques heures, la photo est devenue virale. Les médias du monde entier analysent chaque détail. Les réseaux sociaux commentent chaque accessoire : survêtement, menottes, bandeau, protections auditives. Dans ces signes matériels, on lit une humiliation, mais aussi une démonstration de force. Une victoire pour certains, un avertissement pour d’autres.

Cette image restera dans l’histoire. Elle raconte la fin d’un régime, expose un président, et annonce un tournant géopolitique majeur en Amérique latine. Le Venezuela, pendant des années au centre des luttes de pouvoir, se retrouve désormais sous les projecteurs d’une politique étrangère musclée. Les prochains jours, semaines et mois montreront si cette opération ouvre la voie à une transition pacifique ou si elle plonge la région dans de nouveaux conflits.

Mourad Benyahia 

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Après le renversement de Maduro, l’administration Trump menace d’autres dirigeants

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Donald Trump
Trump se conduit en roi du monde.

Les États-Unis ont ‍enlevé samedi 3 janvier le président vénézuélien Nicolas ​Maduro qu’ils accusent depuis des mois de se maintenir illégalement au pouvoir et de favoriser le trafic de drogue. Cette opération a eu lieu au mépris de toutes les lois internationales.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a laissé entendre que le même sort pourrait attendre d’autres dirigeants dans le monde.

Washington n’avait pas recouru à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les forces spéciales américaines sont intervenues, au milieu de détonations, dans la capitale Caracas et ont enlevé le couple présidentiel. 

Nicolas Maduro et son épouse feront désormais face à la justice américaine, des poursuites pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux États-Unis ayant été engagées.

Lors d’une conférence de presse tenue avec le secrétaire d’État Marco Rubio, celui à la Défense, Pete Hegseth et le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, Donald Trump ne s’est pas contenté de décrire avec enthousiasme le « succès » de cette intervention. Il a aussi menacé d’autres dirigeants, notamment son homologue colombien Gustavo Petro : « Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de la cocaïne et l’expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses », a-t-il notamment déclaré.

Cuba est aussi dans la ligne de mire de l’administration Trump. « Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet », a déclaré de son côté Marco Rubio, ajoutant que le pays était une « catastrophe » et « dirigé par des hommes incompétents et séniles ».

« Marco Rubio a construit sa carrière politique sur une volonté de changement de régime à La Havane et à Caracas, rappelle Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l’Université de Rouen, sur nos antennes. Son implantation électorale est en Floride où il a été élu grâce aux communautés latino-américaines – surtout cubaine et vénézuélienne – anti-communistes. Ce type de politique va favoriser sa popularité dans ces communautés. »

Lors de ce même point presse, le président américain a également réitéré ses menaces contre le régime iranien si celui-ci était responsable de la mort de manifestants, alors que le pays est secoué par une importante vague de contestation.

Ces dirigeants devraient-ils redouter d’être les « prochains sur la liste » ? Si le pouvoir iranien a déjà été ébranlé par une action américaine d’ampleur – le bombardement de ses sites nucléaires en juin dernier – Bogota n’aurait pas à s’inquiéter outre mesure, selon l’ancien officier Guillaume Ancel, auteur du blog Ne pas subir.

Et ce pour deux raisons : « La première, c’est que le succès de l’opération menée par les Américains reposait sur la surprise. Tout le monde a été sidéré et est en train de se dire : « Comment sont-ils allés kidnapper un couple présidentiel dans un grand pays ? » Parce que le Venezuela est un grand pays avec une forte armée et qui s’attendait malgré tout à un acte de force – mais pas de ce type-là -, de la part des États-Unis. Par conséquent, reproduire une action du même type serait impossible contre la Colombie. »

« D’autre part, poursuit l’expert, le pouvoir américain ne doit pas négliger le sujet de la politique interne. Il n’avait pas prévenu le Congrès, il est obligé de le faire maintenant. Si jamais il voulait lancer une intervention plus longue, il lui faudrait l’autorisation [des parlementaires]. On se rappelle que l’une des bases électorales de Donald Trump était de dire : « Je serai le président qui ne nous emmènera plus dans des aventures guerrières. Je suis contre la guerre ». Or là, ce qu’il vient de faire, c’est de déclencher une opération militaire, une opération de guerre contre le Venezuela. »

Concernant Cuba, Thomas Posado ne voit pas non plus de menace imminente. « S’il arrivait à renverser Miguel Diaz-Canel à Cuba, ce serait un trophée de guerre de plus pour Marco Rubio. Maintenant, c’est déjà presque un miracle du point de vue militaire d’avoir réussi cette opération au Venezuela, et on peut imaginer que les miracles ne vont pas se reproduire. D’autant plus que les États latino-américains sont désormais informés des méthodes de l’administration Trump. Cela va donc être beaucoup plus compliqué de gérer différents fronts. »

Avec RFI

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Mali – Tunisie : un scénario de folie et un qualifié contre toute attente

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Tunisie Mali

Le Mali s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 aux tirs aux buts dans une rencontre qui restera gravée dans les mémoires.

Opposés à la Tunisie au Stade Mohammed V, les Braqueurs maliens ont su renverser la situation face à des Aigles de Carthage supérieurs en possession et en occasions, pour s’imposer finalement aux tirs au but (1‑1, 3‑2 t.a.b).

La Tunisie semblait avoir le contrôle du match. Dominant la possession et profitant d’une supériorité numérique après l’expulsion de Woyo Coulibaly, les Tunisiens ont multiplié les offensives. Mais la solidité défensive malienne, combinée à un mental d’acier, a maintenu le score vierge jusqu’à la fin du temps réglementaire. Les Aigles maliens ont résisté à plusieurs situations critiques, refusant de céder malgré la pression constante.

L’ouverture du score tunisienne est survenue à la 88ᵉ minute grâce à Firas Chaouat, qui a propulsé le ballon de la tête au fond des filets, donnant l’impression que la Tunisie allait emporter la victoire. Mais le Mali ne s’est pas laissé abattre. Dans les derniers instants du temps additionnel, une main dans la surface tunisienne a offert un penalty décisif à Lassine Sinayoko, qui ne tremble pas et égalise à la 90’+6. Le stade explose : la rencontre se dirige vers les prolongations.

Pendant les prolongations, la Tunisie continue de pousser, mais le gardien malien Djigui Diarra multiplie les interventions, et le score ne bouge plus. La confrontation se décide aux tirs au but. Là encore, la résilience malienne fait la différence. Avec sang-froid, les joueurs transforment leurs tentatives et Diarra devient le héros de la séance en repoussant plusieurs tirs adverses. Finalement, El Bilal Touré offre la victoire au Mali, 3‑2 aux tirs au but.

Ce succès permet au Mali d’affronter le Sénégal en quart de finale, jeudi prochain, dans ce qui promet d’être un duel de titans. Pour la Tunisie, cette élimination est un coup dur, surtout après avoir dominé en supériorité numérique et avoir cru tenir sa qualification jusqu’à la dernière minute. Le match illustre parfaitement l’imprévisibilité du football africain : supériorité, expulsions, penalties et tirs au but peuvent bouleverser n’importe quel scénario.

Au‑delà du résultat, cette rencontre restera dans les mémoires pour son intensité et son suspense. Le Mali a démontré qu’au-delà de la technique et de la possession, la détermination et le courage peuvent suffire à créer l’exploit. Dans un tournoi où chaque match est une bataille, cette victoire montre que les joueurs maliens sont prêts à tout pour aller loin et continuer à surprendre.

Djamal Guettala

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CAN 2025 : le Sénégal se qualifie pour les quarts après un match renversant face au Soudan

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Le Sénégal qualifié
Le Sénégal qualifié aux quarts de finale de la CAN.

Le Sénégal a tremblé, douté, avant de s’imposer face au Soudan (3-1) et de décrocher son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Menés dès la sixième minute par Aamir Abdallah, les Lions de la Teranga ont été secoués d’entrée.

Le Soudan, invité surprise de ces huitièmes de finale, a rappelé que dans le football africain, aucun favori ne peut se permettre de baisser la garde.

Pape Gueye a été l’homme du match. À la 29ᵉ minute, il égalise et relance les siens, puis juste avant la pause, il double la mise et installe le Sénégal en tête. Son talent, sa justesse dans les passes et sa capacité à se projeter vers l’avant ont donné le rythme à son équipe. Chaque action de Gueye transformait la tension en espoir pour les supporters, qui retenaient leur souffle à chaque contre soudanais.

Mais rien n’était joué. Le Soudan, courageux et déterminé, ne cesse de menacer, obligeant les Lions à rester concentrés et à défendre chaque ballon avec vigilance. Les secondes s’étirent, les frappes lointaines se multiplient, et le match gagne en intensité dramatique. Le Sénégal reste fragile, mais ne lâche rien.

L’entrée de I. Mbaye à la 77ᵉ minute change le cours de la rencontre. Son but, précis et opportun, offre la sécurité au score et soulage l’équipe et les supporters. La victoire est enfin assurée, mais elle n’a été arrachée qu’après avoir surmonté une peur réelle et des Soudanais dangereux à chaque accélération.

Avec ce succès, le Sénégal confirme sa stature de favori et le sérieux de sa candidature au titre. Les quarts de finale se dessinent désormais, et Gueye et Mbaye apparaissent comme des armes décisives pour Pape Thiaw. 

Le Soudan, malgré l’élimination, quitte le tournoi la tête haute, ayant démontré que courage et détermination peuvent créer la surprise.

Pour les Lions, le chemin continue. Chaque match sera un combat, chaque victoire une leçon. Mais ce succès, arraché dans la difficulté, pourrait bien marquer le tournant d’un parcours où le Sénégal entend jouer sa carte jusqu’au bout.

Djamal Guettala 

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