Le quart de finale de la CAN entre l’Algérie et le Nigeria, qui s’est soldé par l’élimination des Fennecs (2-0), avait dégénéré après le coup de sifflet final. La situation avait été si tendue que l’arbitre avait dû être escorté par la sécurité du stade pour quitter le terrain, tandis que Rafik Belghali avait poursuivi le corps arbitral jusque dans les couloirs.
Dans sa décision, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a dressé un constat sévère des dérives ayant émaillé cette rencontre, mettant en cause aussi bien certains joueurs que les officiels et les supporters algériens. Le gardien Luca Zidane a ainsi été suspendu pour deux matchs, tandis que le défenseur Rafik Belghali écope de quatre matchs de suspension, dont deux avec sursis, des sanctions qui pèseront lourdement sur les éliminatoires de la CAN 2027.
Mais c’est surtout la longue liste d’amendes infligées à la FAF qui retient l’attention. Entre la conduite jugée incorrecte de l’équipe nationale, le comportement inapproprié de joueurs et d’officiels après le coup de sifflet final, l’usage de fumigènes, les jets d’objets, les manquements aux dispositifs de sécurité et les gestes offensants de certains supporters envers les arbitres — notamment l’affichage provocateur de billets de banque —, la facture globale atteint un niveau révélateur d’un grave manque de discipline et de contrôle.
100 000 dollars d’amende contre la FAF
Ces sanctions, qui totalisent plusieurs dizaines de milliers de dollars (100 000 dollars), renvoient l’image d’une fédération dépassée par les événements, incapable d’anticiper et de maîtriser les débordements tant sur le terrain qu’en tribunes. Dans le détail, la FAF écope d’une amende de 5 000 dollars pour conduite incorrecte de l’équipe nationale, suite à l’avertissement de cinq joueurs (cartons jaunes) au cours du match, en violation de l’article 130 (a) du Code disciplinaire de la CAF et d’une amende de 25 000 dollars en raison du comportement inapproprié de certains joueurs et officiels à l’issue de la rencontre, ayant jeté le discrédit sur le match, en violation des articles 82 et 83 du Code disciplinaire de la CAF.
4. La FAF écope d’une amende de 5 000 dollars pour l’utilisation de fumigènes par ses supporters.
5. La FAF écope d’une amende de 5 000 dollars pour jets d’objets par ses supporters.
6. La FAF écope d’une amende de 10 000 dollars pour non-respect des mesures de sécurité, en raison du comportement de ses supporters ayant tenté de forcer les barrières de sécurité.
7. La FAF écope d’une amende de 50 000 dollars pour gestes offensants et abusifs (affichage de billets de banque) commis par ses supporters à l’encontre des arbitres de la rencontre.
Elles interrogent également sur la responsabilité des dirigeants algériens dans la prévention de tels comportements, régulièrement pointés du doigt dans les compétitions africaines.
Face à cette décision, la FAF a annoncé l’introduction immédiate d’un recours. Si cette démarche s’inscrit dans le cadre réglementaire, elle ne saurait occulter la nécessité d’une remise en question profonde. Défendre les intérêts du football algérien ne peut se limiter à contester des sanctions a posteriori ; cela suppose surtout d’assumer les manquements constatés et de mettre en place des mesures concrètes pour éviter que de tels épisodes ne se reproduisent.
Saïd Sayoud, ancien wali d’Oran, devenu tout puissant ministre de l'Intérieur. Crédit photo : DR
M. Saïd Sayoud, ministre de l’intérieur des âmes, a présenté le projet de loi relatif aux partis politiques qui « vise à réorganiser la pratique politique sur des bases constitutionnelles, juridiques et institutionnelles renforcées, en vue de faire des partis un socle essentiel pour l’édification d’institutions fortes et crédibles, à même de conforter l’État de droit et la stabilité du pays ».
Dans ses explications, le ministre de l’intérieur du sérail, M. Sayoud, relève l’un des points importants du texte qui va être proposé à l’ANP : «Il sera interdit aux partis politiques d’exercer leur activité sur une base religieuse, régionale, raciale ou toute autre considération susceptible de porter atteinte à la souveraineté nationale, à l’ordre public ou aux valeurs démocratiques ».
Ah bon ? Un parti politique ne peut pas être créé au nom d’une doctrine religieuse ? Pourtant l’article 2 de la Constitution qui affirme que l’Islam est la religion du pays et la première brique fondamentale du texte puisque l’article 1 commence par une bêtise de cour de récréation, « L’Algérie est une république démocratique et populaire ».
Peut-on envisager la logique d’une inscription de la religion dans la Constitution et l’interdire aux partis politiques dans leurs valeurs proclamées ? C’est une question assez simple étudiée en droit constitutionnel car elle se pose également pour d’autres pays avec d’autres religions.
Prenons le cas de certains pays européens qui suivent cette logique de l’intégration constitutionnelle d’une religion qu’on appelle d’état, majoritaire ou officielle. Pour exemple, la Grèce, le Danemark, l’Islande ou encore le Royaume-Uni qui est un cas particulier puisque la Constitution n’est pas écrite mais le roi est par usage historique le chef de l’Eglise anglicane.
Ils partent de l’idée qu’il faut distinguer l’identité d’un pays et sa souveraineté. Pour eux l’intégration dans la norme suprême d’une religion ne signifie pas qu’il s’agisse d’une théocratie mais d’un héritage historique qui a façonné la relation de celle-ci avec les institutions publiques. Le but est donc un principe de continuité historique
Quant à autoriser les partis politiques construits autour de valeurs religieuses, cette catégorie de pays européens le justifie par leur signature de la Convention Européenne des Droits de l’homme (CEDH) qui garantit la liberté de culte et d’association.
La jurisprudence de référence relève des arrêts de la CEDH dont le célèbre Rafah Partisi c/ Turquie en 2003 avec l’argument « Le fait qu’une religion soit inscrite dans la Constitution ne donne pas carte blanche aux partis religieux ». L’État comme les partis politiques sont donc soumis au respect de la réciprocité des attitudes.
Tout cela, même avec ces garanties illusoires, est absolument irrecevable pour moi comme argument car un parti politique contribue à l’expression politique des citoyens. Ils sont donc chacun les mandataires d’une partie de la souveraineté des citoyens. Comment peut-on dire que l’identité d’un pays et sa souveraineté sont dissociées puisque la religion est présente dans le programme de certains représentants élus. Religion et politique se retrouvent liées par un même objectif.
Ainsi je rejette toute idée de constitutionnalisation d’une quelconque religion. Elle n’est pas l’expression de toutes les opinions et confessions des citoyens. Elle ne peut donc en aucun cas être érigée comme officielle sous prétexte de son statut identitaire et historique.
Les autres sources identitaires sont-elles illégitimes pour leur présence dans la constitution ? Qui décide de ce qui est l’identité d’une nation et ce qui est sa racine ? Lorsqu’on commence par en désigner une c’est parce que les autres ont été éliminées, souvent par la force et la terreur. La discussion politique d’une religion n’a aucune autre grammaire que celle de la force et de la contrainte à la soumission.
Qu’arrive-t-il lorsqu’une mouvance aux valeurs religieuse arrive au pouvoir ? Nous avons déjà constaté qu’elle n’est pas résolue à jouer une partie de bilboquet avec les autres. Cela d’autant plus que si la plupart des religions ont abandonné (temporairement car elles ont perdu la dernière bataille) que l’ordre religieux ne prime pas sur les lois de la république, nous savons ce qu’il en est dans l’Islam.
Il suffit de regarder CNews et les discours des partis racialistes d’extrême droite pour se rendre compte de ce qui se passerait si un seul doigt de la religion est mis dans l’engrenage politique et institutionnel. Le parti de madame Le Pen est l’un des plus modérés en Europe, c’est dire le danger qui guette en ce moment dans le monde.
Le régime militaire algérien fait le contraire de tout ce qui vient d’être présenté. Il a inscrit la religion dans la constitution et interdit son expression dans les partis politique.
Monsieur Sayoud, ministre de l’intérieur des abysses, si vous refusez que des partis politiques aient des valeurs religieuses dans leurs discours et leurs programmes, il faut considérer que la religion inscrite dans la Constitution est interdite de son expression.
C’est vrai que dans sa communication et propagande politique, le gouvernement donne l’exemple. Tous ses mots, ses discours et ses postures font référence à l’Islam. Il ne faut pas compter sur les garanties que donnent les tonnes de conventions sur les droits de l’homme qu’il a signées. L’Algérie est un pays qui signe tout ce que voulez, cela ne lui coûte que l’encre du stylo.
De tout cela, je ne vois dans votre projet de loi qu’une explication cohérente, vous voulez interdire l’Islam en Algérie puisque son inscription dans la Constitution ne lui donne par cette loi aucun pouvoir de s’exprimer.
La politique étrangère de Donald Trump, souvent décrite comme erratique, impulsive ou strictement transactionnelle, s’inscrit pourtant dans une matrice théorique bien connue des relations internationales : celle de l’offshore balancing (l’équilibre à distance). Une doctrine réaliste, froide et désidéologisée, que le président des États-Unis n’a jamais revendiquée explicitement, mais qu’il a appliquée de manière intuitive, parfois brutale, souvent déconcertante.
L’offshore balancing, théorisée notamment par John Mearsheimer et Stephen Walt, repose sur un principe simple : une grande puissance n’a pas vocation à s’impliquer directement et durablement dans toutes les régions du monde. Elle doit au contraire laisser les puissances régionales s’équilibrer entre elles, n’intervenant directement que lorsqu’un acteur menace de dominer un espace stratégique clé. En clair, rester en retrait tant que possible, intervenir en dernier recours, et à moindre coût.
C’est précisément ce que Trump a tenté de faire, en rompant avec l’interventionnisme libéral qui a marqué les administrations précédentes, de Clinton à Obama. Là où ses prédécesseurs parlaient de démocratie, de droits humains et d’« ordre international fondé sur des règles », Trump parlait d’argent, de fardeau et d’intérêts. Il ne s’agissait plus de « sauver le monde », mais de ne plus le payer seul.
Son hostilité répétée à l’OTAN en est l’illustration la plus frappante. En exigeant que les alliés européens assument une plus grande part de leur propre défense, Trump ne cherchait pas seulement à faire pression budgétaire : il remettait en cause l’idée même d’une protection américaine automatique et inconditionnelle. Dans une logique d’offshore balancing, l’Europe doit être capable de se stabiliser elle-même ; les États-Unis n’ont pas vocation à être le gendarme permanent d’un continent riche et pacifié.
La même logique s’observe au Moyen-Orient. Le désengagement progressif de Syrie, la volonté de réduire la présence militaire en Irak et en Afghanistan, ou encore l’absence de guerre directe contre l’Iran malgré une rhétorique incendiaire, traduisent une même intuition : éviter l’enlisement, laisser les rivalités régionales — Iran, Arabie saoudite, Turquie, Israël — produire leurs propres équilibres, et n’intervenir qu’indirectement, par sanctions, alliances ponctuelles ou frappes limitées.
En Asie enfin, face à la Chine, Trump a privilégié une stratégie indirecte : pression économique, guerre commerciale, renforcement des alliés régionaux (Japon, Inde, Australie), sans confrontation militaire directe. Là encore, une approche typique de l’offshore balancing : contenir un rival potentiel sans s’engager dans une guerre prématurée, en s’appuyant sur les équilibres locaux.
Cependant, si Trump s’inspire de cette doctrine, il en révèle aussi les limites lorsqu’elle est appliquée sans cohérence stratégique ni langage diplomatique. Là où l’offshore balancing suppose une grande lisibilité des intentions, Trump a souvent cultivé l’ambiguïté, l’imprévisibilité et la personnalisation du pouvoir. Or, dans les relations internationales, le retrait mal expliqué peut être perçu non comme une stratégie, mais comme un affaiblissement.
En définitive, Donald Trump n’a pas inventé une nouvelle politique étrangère ; il a plutôt révélé le retour du réalisme brut, débarrassé des oripeaux moraux de l’hégémonie libérale. Son approche, inspirée de l’offshore balancing, pose une question fondamentale : les États-Unis peuvent-ils continuer à dominer le monde tout en s’en retirant partiellement ? Ou bien ce retrait ouvre-t-il la voie à un monde plus instable, où l’équilibre se fait sans arbitre ?
La réponse reste ouverte. Mais une chose est certaine : sous Trump, l’Amérique n’a pas cessé d’être une puissance impériale, laissant ainsi l’ordre voler en éclat.
L'Algérie est visée par la suspension de visas instaurée par Trump aux pays africains. Crédit photo : DR
Dans le cadre des nouvelles règles migratoires voulues par le président Donald Trump, les États-Unis ont annoncé la suspension, à compter de mercredi 21 janvier, de toutes les demandes de visas d’immigration permanente pour 75 pays, dont 26 États africains, parmi lesquels l’Algérie, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Cameroun…
Contrairement aux visas touristiques, cette mesure concerne les visas dits « longs », qui permettent notamment le regroupement familial ou l’accès à l’emploi sur le territoire américain. Selon Washington, cette suspension vise à donner aux autorités le temps de revoir en profondeur l’ensemble du processus d’attribution de ces titres de séjour.
Dans un communiqué daté du 7 janvier, le Département d’État des États-Unis affirme que les ressortissants des pays concernés, déjà installés aux États-Unis, perçoivent des aides sociales à des « niveaux inacceptables ».
Pour Donald Trump, les immigrants doivent désormais être « financièrement autonomes » et ne pas « constituer une charge pour les Américains ». L’administration a donc lancé une révision complète de l’Immigration and Nationality Act, le texte qui encadre les règles d’obtention des visas d’immigration.
Des critères d’attribution appelés à évoluer
Sur son site internet, le Département d’État précise que l’objectif est de s’assurer que « les immigrants issus de pays à haut risque ne bénéficient pas de l’aide sociale aux États-Unis ». Les critères d’éligibilité à ces visas pourraient ainsi évoluer : au-delà des ressources financières, l’âge et l’état de santé des candidats pourraient désormais être pris en compte dans l’évaluation des dossiers.
Présentée comme provisoire, cette suspension pourrait toutefois s’inscrire dans la durée. Le Département d’État indique en effet que le gel des demandes restera en vigueur tant que les États-Unis ne seront pas en mesure de garantir que les nouveaux migrants ne « puisent pas dans les richesses du peuple américain ». Il a également fait savoir qu’il « s’efforcera de faire en sorte que la générosité du peuple américain ne soit plus exploitée ».
Donald Trump avait annoncé fin novembre 2025 son intention de durcir radicalement la politique migratoire des USA : « Je vais suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement », avait-il écrit dans un message publié sur la plateforme Truth Social, indiquant qu’il pourrait annuler « des millions » d’admissions accordées sous la présidence de Joe Biden.
Le Département d’Etat a déclaré le lundi 12 janvier 2026 avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Trump au pouvoir. En décembre 2025, le ministère de la Sécurité intérieure avait aussi révélé que l’administration a expulsé plus de 605 000 personnes, et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef.
La liste des pays africains ciblés par cette nouvelle mesure :
Algérie, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, RDC, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Libye, Maroc, Nigeria, République du Congo, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Togo, Tunisie, et Ouganda.
Alɣu n udabu n Lezzayer n 7 yennayer 2026 / 20976, yif akk wid d-iffɣen yakan deg useggas amaynut.
Ur illi wayen iffren deg-s, ur illi d win d-innan « Ffɣen-d akk imeḥbas yettwarzen di yal asekraf n tmurt ».
Winna, azal n 45 imelyan n Izzayriyen ggunin-t am… aggur n laâid.
Alɣu d-issuffeɣ unabaḍ n tmurt n Lezzayer yufrar, ad d-ittuɣal yal aseggas acku iga am tedyant n ufellaḥ-nni yeččan uẓu n yiger i yessarem ad t-iẓẓu, akken ad d-imger ad isserwet, ad yerr ɣer tesga.
Alɣu : « Lezzayer ad d-taɣ amelyun n wakraren i tmezla, ilmend n laâid tameqqrant d-iteddun » ! (1).
Ur nessiɣzif awal ɣef temsalt ibnan ɣef tsertit n tidderɣelt.
1. Di yal tamurt, di yal tamnaṭ, yiwen ubrid kan i yellan akken afellaḥ ad isnerni, ad d-islal aqḍar n iɣersiwen : ad izwir ad d-yaɣ tixsi, taɣaṭ neɣ tafunast ara d-igren izamaren, iɣiden neɣ igenduzen, syin ad irnu, yal aseggas ad issemɣer alamma yuɣal d aqḍar. Imir, izmer ad izzenz, ad d-yaɣ ayen nniḍen, neɣ tikkal ad d-ifren ikerri… i tmezla n laâid, ma iwala izmer-as.
Amek i tezgel tmussni n tmurt i wid illan deg udabu, akken ad zwiren ad aɣen… amelyun n wakraren ur d-nettarew ?
Amek zzewren tiḥila n tsertit akken ad seččen aksum i Yizzayriyen s tedrimt n lgaz d pétrole n ddaw tmurt, win ur d-nxellef ?
Tuttra i nekkni, i yal yiwen : mačči d tamurt iteččen deg uksum-is ?
2. Tasertit-a n tmurt n Lezzayer tesban-d diɣ tidderɣelt nniḍen, ma yella d aɛâned, neɣ d tismin di tmurt n Saâudiya :
Yal aseggas, tagelda n Saâudiya tettaɣ-d nnig umelyun n wakraren i tmezla n laâid. Tettaɣ-d si tmura n Tefrikt n Wagmuḍ (Sudan, Somalie, Djibouti, …) akked Urupa (Roumanie, …).
Maca, ayen ur ẓrin at udabu n Lezzayer (neɣ ẓran, rnan qqnen allen-nsen s lebɣi-nsen, akken ad seddun tasertit-nsen) :
Akraren i d-tettaɣ Saâudya, mačči d agerruj n tmurt (trésor) i ten-ittxellisen, d iḥeǧǧaǧen d-ittasen i ten-ittxellisen s tedrimt n Dollars akked Euros i sekcamen ɣer tmurt-nni. Zun d aseddeq i Rebbi : nutni ur zellun, ur ẓerren ikerri, ur teččen aksum-is.
Akraren immezlen, amur ameqqran deg-sen ad aɣen abrid deg ifuga isemmaḍen, di tmesrufag, ɣer tmura nniḍen tinselmin. Saâudiya teznuzu akraren-nni (carcasses) i yuget n tmura : Iraq, Jordanya, Yemen, Mauritania, Bengladesh.
Tasarut :
Saâudya trebbeḥ snat tikkal : tzellu akraren i xellsen iberraniyen, syin trennu teznuzu-ten d aksum i tmura nniḍen, tessekcam-d tadrimt !
Tiḥila-ya teddunt akk s yisem n ddin ineslem… akked tidderɣelt n yinselmen.
Du 11 au 14 mars 2026, le Musée National du Cameroun à Yaoundé accueillera la prochaine édition du Salon International de l’Industrie du Livre de Yaoundé (SIILY), sous le thème « Le Livre face à l’Intelligence Artificielle ». Une question centrale : comment préserver la créativité humaine et la transmission culturelle à l’ère des algorithmes ?
L’affiche officielle résume cette réflexion : trois jeunes lecteurs tiennent un livre d’où émergent à la fois des symboles numériques et des éléments naturels. Une métaphore claire : la technologie progresse, mais l’humain reste au cœur de la lecture et de la création. Les couleurs vert et jaune, rappelant celles du Cameroun, ancrent de l’événement dans son contexte local tout en dialoguant avec les enjeux mondiaux.
Organisé par l’Association des promoteurs de l’industrie du livre (APIL) sous l’égide du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC), le SIILY s’impose comme le principal rendez-vous culturel et professionnel du livre en Afrique centrale. Éditeurs, auteurs, libraires, chercheurs et acteurs du numérique s’y rencontrent pour débattre, échanger et créer des partenariats.
Le programme de quatre jours mêlera conférences, tables rondes et ateliers de formation sur l’impact de l’IA dans l’édition, la traduction et la distribution. Des expositions et ventes de livres, des prestations artistiques, des séances de dédicaces et la remise de prix littéraires compléteront le salon. L’élection de Miss SIILY, rendez-vous désormais emblématique, rappellera que la promotion de la lecture peut aussi passer par des formes populaires et fédératrices.
Directeur du salon et président de l’APIL, MATCHADJE YOGOLIPAKA insiste sur l’inclusion : associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et espaces adaptés feront partie intégrante de l’événement. Une façon de rappeler que la culture et le livre sont un droit universel.
Après le succès des éditions 2023, 2024 et 2025, cette édition 2026 se veut la plus ambitieuse. Le SIILY entend conjuguer tradition littéraire et innovation technologique, offrant à la fois un lieu de réflexion sur l’avenir du livre et un espace de rencontre entre créateurs, professionnels et lecteurs. Notons que le pays à l’honneur est la Turquie
Djamal Guettala
Pour participer ou réserver un stand : +237 675 11 93 70.
Musée National du Cameroun à Yaoundé, du 11 au 14 mars 2026.
Originaire du sud-est de l’Iran, Mehdi Yarmohamadi, connu sous le nom artistique M.Y, explore depuis plusieurs années les frontières de la sculpture et de la peinture, mêlant traditions ancestrales et innovations technologiques.
Le travail de Mehdi Yarmohamadi alliant rigueur et sensibilité poétique, interroge le lien entre art, espace et mouvement, tout en invitant le spectateur à entrer en dialogue avec la nature et les formes qu’il crée.
Le Matin d’Algérie : Pouvez-vous nous parler de vos débuts artistiques et de ce qui vous a conduit à la peinture et à la sculpture ?
Mehdi Yarmohamadi : Tout d’abord, permettez-moi de dire quelques mots sur mon parcours. Je suis né dans un village du sud-est de l’Iran, au Sistan-et-Baloutchistan, où j’ai grandi jusqu’à l’adolescence, au cœur d’un environnement naturel riche et préservé. Bien que notre village ne disposait pas encore de l’électricité ni d’infrastructures modernes, cette absence ne signifiait nullement des conditions de vie dégradées, mais correspondait à un mode de vie profondément lié à la nature. L’arrivée de l’électricité a représenté non pas une rupture, mais l’ouverture vers de nouvelles perspectives, notamment en matière d’éducation, et nous a conduits à poursuivre nos études en ville. Après avoir obtenu un diplôme en mathématiques et en physique, mon frère, calligraphe, m’a encouragé à me tourner vers l’art. À cette période, j’écrivais déjà des poèmes et des nouvelles publiés dans des revues. Après mon admission à l’université, j’ai rencontré un professeur nommé Hamid Reza Avishi, sculpteur spécialisé dans le travail du métal. Cette rencontre a été décisive : je me suis passionné pour la sculpture.
J’ai été son assistant à l’Université des Beaux-Arts pendant une dizaine d’années, avant d’animer mon propre atelier de sculpture et de donner des cours d’initiation au design à l’université. En parallèle, je disposais de mon propre atelier personnel.
Le Matin d’Algérie : Votre travail explore souvent le rapport à l’espace et au mouvement. Comment décririez-vous cette relation dans vos œuvres ?
Mehdi Yarmohamadi : Ma philosophie et ma vision de l’art sont profondément liées aux enseignements de mon maître en Iran, qui considérait l’art comme indissociable de la vie humaine. De manière générale, je m’intéresse aux questions scientifiques, anthropologiques et ontologiques, et je crois au pouvoir de l’énergie.
De la même façon que la matière n’est pas le seul critère d’évaluation d’une œuvre d’art, le concept ou le message de l’artiste ne le sont pas non plus. Chaque œuvre est plutôt comparable à un être vivant, doté d’une énergie propre. C’est pourquoi je souhaite que mes sculptures soient proches de la poésie : qu’elles communiquent avec le spectateur et dégagent une impression de mouvement et de musicalité.
Le Matin d’Algérie : Vos sculptures se caractérisent par une certaine suspension et un usage réfléchi de l’espace vide. Quelle est l’importance de ces éléments dans votre démarche ?
Mehdi Yarmohamadi : Je n’utilise pas le terme « espace négatif », mais plutôt celui d’espace vide. Aujourd’hui, le concept même de la sculpture a évolué : on est passé de la statue à la sculpture, qui n’est plus nécessairement une masse compacte.
Pourquoi l’espace vide occupe-t-il une place si importante dans mon travail ?
Premièrement, l’énergie qui circule entre deux formes ou autour d’une forme est essentielle pour moi, et je cherche parfois à la représenter. Les lignes de contour d’une forme expriment souvent sa totalité simplifiée, de la même manière que nous percevons le soleil comme un cercle ou une sphère. Si l’on observe de près la cellule ou l’atome, on constate que tout est finalement énergie et espace vide.
Deuxièmement, j’imagine souvent mes sculptures à grande échelle, intégrées à des espaces ouverts, et je m’interroge sur leur capacité à embellir l’environnement naturel. La sculpture se fond alors dans la nature : on peut voir le ciel, la mer ou les arbres à travers elle. Elle devient une sorte de fenêtre ou de porte, nous invitant à contempler le monde autrement. À ce titre, je peux citer la sculpture The Bird, installée sur une plage d’Aarhus, au Danemark, en 2011.
Pour conclure, je souhaiterais citer un extrait de ma nouvelle intitulée Pierre : « Ouvre tes bras, ton énergie circule dans cet espace. Je suis là ! Il n’y a pas de distance entre toi et moi quand tes bras m’attirent. — J’ouvre mes bras. Viens, viens en moi et sois comblée. »
Le Matin d’Algérie : Vous utilisez parfois des technologies modernes comme la nanotechnologie dans vos œuvres. Quel rôle jouent ces innovations dans votre processus créatif ?
Mehdi Yarmohamadi : J’ai utilisé les nanotechnologies dans une série d’œuvres réalisées en Iran, en collaboration avec un professeur de l’Université de l’Industrie et de la Technologie. Un nano-revêtement de titane appliqué à la sculpture la rendait résistante à l’humidité et aux intempéries, tout en créant un spectre de couleurs évoluant selon l’angle de la lumière et la course du soleil.
Je n’ai pas encore eu accès à cette technologie en France, principalement en raison de son coût élevé, qui la rend pour l’instant hors de ma portée.
Le Matin d’Algérie : Vos créations abordent des thèmes sociaux, philosophiques et métaphysiques. Comment ces dimensions influencent-elles la forme et le choix des matériaux ?
Mehdi Yarmohamadi : Je suis généralement quelqu’un de flexible, mais en art, peut-être paradoxalement, je me montre plus rigide. Lorsque je conçois un projet, je ne pense pas immédiatement au matériau ; en revanche, au moment de la réalisation, c’est souvent le matériau qui devient le principal défi. En fonction de l’accès aux matériaux, je ne peux pas réaliser tous mes projets. Je privilégie donc ceux pour lesquels j’ai les conditions nécessaires : l’espace, les matériaux et les possibilités techniques de mise en œuvre.
Le Matin d’Algérie : Vous avez exposé en Iran, au Danemark et en France. Comment vos expériences internationales ont-elles enrichi votre vision de l’art ?
Mehdi Yarmohamadi : Lors de l’installation d’une œuvre de quatre mètres au Danemark, le directeur du musée ARoS de l’époque a salué mon travail en déclarant qu’il ne s’attendait pas à une telle œuvre de la part d’un artiste iranien issu du « tiers monde ». Cette remarque m’a profondément touché : elle montrait que mon travail avait contribué à modifier le regard porté sur mon pays et m’a encouragé à poursuivre ma démarche.
En Iran, j’étais davantage en lien avec le milieu universitaire. Les échanges avec les étudiants et les enseignants en art nous ont permis d’approfondir une réflexion critique commune. En France, l’art est devenu pour moi le premier langage de communication.
Le Matin d’Algérie : En parallèle de votre pratique artistique, vous enseignez la sculpture et animez des ateliers. Comment cette dimension pédagogique influence-t-elle votre création personnelle ?
Mehdi Yarmohamadi : Je suis conscient que l’enseignement peut parfois brider la créativité et enfermer l’artiste dans un cadre académique. L’enseignement est un métier, une spécialité, tandis que l’art refuse toute forme de cloisonnement. Cela dit, j’aime profondément enseigner. Cette pratique me permet de me renouveler, d’apprendre, de me ressourcer et de rester vivant artistiquement. Pendant de nombreuses années, dans mon pays, j’ai enseigné dans des écoles d’art tout en poursuivant ma création personnelle. J’y ai appris une méthode pédagogique spécifique auprès de mon professeur, que j’applique encore aujourd’hui.
En France, cette opportunité ne m’a pas encore été offerte. Actuellement, j’anime des ateliers de sculpture pour enfants dans certaines écoles et je reçois occasionnellement des élèves en cours particuliers dans mon atelier.
Le Matin d’Algérie : Votre travail invite à la contemplation et à l’interaction avec la nature. Comment concevez-vous cette expérience pour le spectateur ?
Mehdi Yarmohamadi : Je suis né dans un village et j’ai grandi au contact direct de la nature. Je l’aime profondément et je m’efforce de la respecter. Quelle œuvre d’art pourrait être plus belle qu’un arbre, la mer, une montagne ou le désert ?
En tant qu’artiste, j’essaie d’intégrer la nature à mon travail, de mieux la percevoir et parfois même de m’y fondre, afin d’offrir au spectateur une expérience sensible et contemplative.
Le Matin d’Algérie : Beaucoup de vos œuvres semblent suspendues entre le tangible et le cosmique. Comment décririez-vous cette recherche de spiritualité dans votre art ?
Mehdi Yarmohamadi : Il s’agit d’une vaste question, qui nécessiterait de longues explications sur ma conception de l’art, le lien entre art et spiritualité, et ma vision du monde. Je dirai simplement que mes pensées et mes œuvres ne relèvent d’aucune religion ni idéologie particulière. Mon ambition est avant tout de contribuer, à mon échelle, à un monde meilleur.
À ce titre, ce vers du poète persan Omar Khayyam, écrit il y a près de mille ans, résonne particulièrement en moi : « Ô ami, viens, ne nous chagrinons pas du lendemain. Et tenons pour précieux cet unique instant de la vie. »
Le Matin d’Algérie : Quels artistes ou mouvements ont marqué votre parcours et votre manière de concevoir la sculpture et la peinture ?
Mehdi Yarmohamadi : C’est une question difficile. J’ai été influencé par de nombreux artistes, mais c’est avant tout mon professeur, Hamid Reza Avishi, qui a façonné ma vision artistique. Les grands mouvements artistiques de la fin du XXᵉ siècle m’ont profondément marqué. J’ai également été influencé par Du spirituel dans l’art de Kandinsky, Le Testament de Rodin, un documentaire de Naum Gabo, les œuvres de Calder, L’Oiseau de Brancusi, les films de David Lynch, l’œuvre d’Albert Camus, et surtout par le ciel désertique des nuits de mon enfance.
Le Matin d’Algérie : Quels défis techniques ou conceptuels rencontrez-vous le plus souvent lors de la création de vos sculptures ?
Mehdi Yarmohamadi : La plupart des défis sont liés aux circonstances : l’approvisionnement en matériaux, la recherche d’un lieu adapté à la réalisation des œuvres, et les contraintes de stockage.
Les défis conceptuels et thématiques, la phase de conception, la réalisation de maquettes à petite échelle, les recherches préliminaires et la mise en œuvre font également partie intégrante du processus créatif. Ce sont des défis exigeants, mais aussi profondément stimulants et sources de plaisir.
Le Matin d’Algérie : Quels projets ou aspirations avez-vous pour l’avenir, que ce soit dans la création artistique ou dans votre engagement pédagogique et social ?
Mehdi Yarmohamadi : J’espère pouvoir prochainement établir des collaborations avec des écoles d’art françaises, en particulier dans le domaine de l’enseignement. Mon parcours m’a toujours maintenu en lien étroit avec le milieu universitaire et académique de l’art, que ce soit à travers l’enseignement, la transmission ou le travail de recherche.
J’ai présenté à plusieurs reprises des candidatures auprès d’institutions françaises, sans succès à ce jour. Les critères de sélection y sont particulièrement exigeants, et l’intégration dans ces structures requiert souvent un long processus de reconnaissance. Je demeure néanmoins pleinement engagé dans cette démarche, convaincu que l’échange académique et pédagogique constitue un prolongement essentiel de ma pratique artistique. Je travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage consacré à l’enseignement du design et je traduis également en français plusieurs nouvelles que j’ai écrites. Je participerai prochainement à une exposition collective en Allemagne, réunissant cinq artistes autour de la thématique du corps.
Enfin, j’organiserai la troisième édition de l’événement Performance Day en juin 2026 à Shakirail, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, en collaboration avec différents artistes.
Le Matin d’Algérie : En conclusion, quel message souhaitez-vous adresser à nos lecteurs aujourd’hui ?
Mehdi Yarmohamadi : En conclusion, je souhaite rappeler que l’Iran traverse aujourd’hui une période historique d’une gravité sans précédent. Des milliers de jeunes ont été tués par un régime qui réprime violemment toute aspiration à la liberté. En tant qu’artiste plasticien, je me tiens aux côtés du peuple iranien, dans sa douleur comme dans sa résistance. J’espère profondément que ce peuple pourra bientôt recouvrer ses droits fondamentaux et se libérer d’un pouvoir autoritaire imposé par les mollahs.
Entretien réalisé par Djamal Guettala
Biographie
Artiste né dans le sud-est de l’Iran, Mehdi Yarmohamadi, connu sous le nom artistique MY, explore la sculpture et la peinture, mêlant rigueur technique et sensibilité poétique. Ses œuvres, exposées dans de nombreux pays, se distinguent par la simplicité des formes et la délicatesse du mouvement.
Le sénateur FFS (wilaya de Béjaïa), Youcef Boukoucha ( photo Facebook)
Lors du débat au Conseil de la nation sur le projet de loi modifiant l’ordonnance n°70-86 du 15 décembre 1970 relative à la citoyenneté, le sénateur du Front des forces socialistes (FFS), Youssef Boukoucha, élu de la wilaya de Béjaïa, a exprimé une opposition ferme au texte en discussion, estimant qu’il porte atteinte à l’essence même de la citoyenneté algérienne.
Dans une intervention écrite, le parlementaire a inscrit sa prise de position dans la continuité de l’héritage politique de Hocine Aït Ahmed, rappelant que la citoyenneté constitue, selon le FFS, un lien fondamental et sacré entre l’individu et l’État dans un cadre de droit, de liberté et d’égalité. À ses yeux, le projet de loi introduit une rupture préoccupante avec ce principe en ouvrant la voie à des mécanismes assimilables à une « exclusion civique ».
Le sénateur s’est dit particulièrement préoccupé par l’orientation générale du texte, qu’il considère comme transformant la citoyenneté d’un droit constitutionnel collectif en un instrument de sanction. Il estime que le projet remet en cause les fondements de l’État de droit, en faisant dépendre l’appartenance nationale de considérations politiques ou sécuritaires, au risque d’introduire l’arbitraire dans un domaine relevant des droits fondamentaux.
Pour Youssef Boukoucha, la nationalité algérienne est le fruit de sacrifices historiques et ne saurait être accordée ou retirée sur la base d’approches conjoncturelles. Il a rappelé que l’Algérie dispose déjà d’un arsenal juridique et judiciaire permettant de traiter toute infraction ou tout crime avéré, sans recourir à des mesures qu’il qualifie de « peines extrêmes » telles que le retrait de la citoyenneté.
L’élu du FFS a également souligné que le projet de loi s’inscrit dans un contexte marqué, selon lui, par une restriction accrue des libertés publiques et politiques. Il a pointé une contradiction entre, d’une part, les appels officiels à l’apaisement et à l’inclusion, notamment à l’égard des Algériens vivant à l’étranger, et, d’autre part, l’introduction de dispositions susceptibles de fragiliser leur lien juridique et symbolique avec la nation.
Sur le plan juridique, le sénateur a mis en garde contre les conséquences constitutionnelles et institutionnelles du texte. Il a rappelé que la citoyenneté ne constitue ni un privilège ni une faveur, mais un droit inhérent à chaque Algérien, fondement de l’égalité devant la loi et de l’appartenance nationale. À ce titre, toute réforme touchant à ce domaine devrait, selon lui, être strictement encadrée, limitée à des cas exceptionnels et conforme aux engagements internationaux de l’Algérie.
Youssef Boukoucha a invoqué l’article 15 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui consacre le droit de toute personne à une nationalité et interdit sa privation arbitraire de cet attribut civique. Il a estimé que la remise en cause de ce principe ouvre la voie à des dérives juridiques et humaines lourdes de conséquences, non seulement pour les individus concernés, mais aussi pour leurs familles et pour la cohésion sociale.
Concernant la communauté nationale à l’étranger, le sénateur a insisté sur son rôle historique et actuel dans la construction du pays. Toute mesure visant, directement ou indirectement, à restreindre ses droits ou à conditionner son appartenance nationale serait, selon lui, une atteinte grave à l’unité nationale et à la crédibilité de l’État.
En conclusion, le représentant du FFS a appelé les membres du Conseil de la Nation à reconsidérer le projet de loi à la lumière de la Constitution, du droit international et de la mémoire politique nationale. Il a mis en garde contre l’instauration d’une « citoyenneté conditionnelle », estimant qu’elle porterait atteinte à l’égalité entre les Algériens et fragiliserait durablement le contrat social liant les citoyens à leur État.
Le ministre de la justice algérienne défend avec zèle son projet de loi sur la déchéance de la nationalité. Crédit photo : DR
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a présenté mardi devant le Conseil de la nation le projet de loi modifiant le Code de la nationalité algérienne, un texte qui prévoit notamment l’élargissement des cas de déchéance de la nationalité, y compris pour les citoyens de nationalité d’origine, rapporte l’APS.
Lors d’une séance plénière présidée par le président du Conseil, Azzouz Nasri, et en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Noudjiba Djilali, le ministre a justifié cette révision par la nécessité de « protéger la souveraineté nationale, la stabilité de l’État et l’unité territoriale ». Selon lui, le texte vise à adapter le cadre juridique aux « évolutions des menaces pesant sur la sécurité nationale ».
Un champ d’application élargi
Le projet de loi introduit une extension des motifs pouvant conduire à la déchéance de la nationalité, en ciblant des actes qualifiés de graves : atteinte aux institutions de l’État, à l’unité nationale et populaire, à la stabilité du pays ou aux symboles de la Révolution, ainsi que la participation publique à des activités considérées comme hostiles à l’Algérie.
Sont également visés les faits de loyauté envers un État étranger, la fourniture de services ou l’acceptation d’avantages matériels dans le but de porter atteinte aux intérêts nationaux, la collaboration avec des forces militaires ou sécuritaires étrangères, ou encore la direction ou la promotion d’organisations qualifiées de terroristes ou subversives.
Le ministre a précisé que la déchéance de la nationalité d’origine ne pourrait intervenir que si la personne concernée possède une autre nationalité, sauf dans des cas jugés exceptionnels, tels que la trahison, l’intelligence avec une puissance étrangère, le port d’armes contre l’Algérie ou l’atteinte à son intégrité territoriale.
Un point qui soulève, en filigrane, la question de l’équilibre entre impératifs sécuritaires et garanties constitutionnelles, dans un contexte marqué par une sensibilité accrue aux questions de dissidence politique et d’expression à l’étranger.
Dans le même temps, le garde des Sceaux a rappelé l’initiative d’Abdelmadjid Tebboune en faveur de la régularisation de la situation de jeunes Algériens établis à l’étranger en situation administrative précaire. Une démarche présentée comme relevant d’une vision de « non-exclusion » et de consolidation du lien social, contrastant avec le durcissement affiché du dispositif juridique. Cependant, peu de chance que l’appel aux sans papiers algériens en Europe soit entendu par ces derniers.
Comme il fallait s'y attendre, l'écrasante majorité des membres du Conseil de la nation a majoritairement salué le projet, estimant que les atteintes à la souveraineté et à la stabilité du pays relèvent de la « haute trahison » et doivent être sévèrement sanctionnées.
En réponse, le ministre a souligné que la déchéance de nationalité existe déjà dans la législation en vigueur, affirmant que le nouveau texte n’introduit pas un principe inédit mais en élargit les modalités « à titre exceptionnel », en lien avec des faits d’une gravité extrême.
Ce projet de loi, par sa portée juridique et politique, est toutefois susceptible de raviver le débat sur l’articulation entre les exigences de sécurité de l’État et la protection des libertés individuelles, ainsi que sur la place de la nationalité dans l’arsenal des sanctions prévues par le droit algérien.
Inondation à Relizane. Crédit photo : Cellule de communication de la protection civile
Les services de la Protection civile ont rendu public un bilan détaillé de leurs interventions suite aux fortes précipitations enregistrées ces dernières 24 heures. Les opérations de secours ont touché plusieurs wilayas, marquées par des inondations et le décès d’une personne à Relizane.
Relizane : un décès et des quartiers sinistrés
La wilaya de Relizane a été la plus impactée par les crues. Les secours ont déploré le décès d’un homme sexagénaire, dont le corps a été retrouvé à proximité de l’Oued S’fa.
Sur le plan matériel, la montée des eaux de ce même oued a provoqué l’infiltration de l’eau dans une cinquantaine de foyers au quartier Stal. Plusieurs autres zones, notamment les quartiers El-Barmadia, Chadli et Hamou, ont nécessité des opérations de pompage. Les unités d’intervention ont également procédé au sauvetage de deux personnes bloquées à bord de leur véhicule au quartier El-Ziraïa.
Chlef : Évacuations et sauvetages
Dans la wilaya de Chlef, la Protection civile est intervenue pour évacuer deux familles (10 personnes au total) encerclées par les eaux à Boukadir. Des opérations de pompage ont été menées dans 11 habitations du quartier El-Zaouia, ainsi que dans une dizaine de logements à Talassa suite à la crue de l’Oued Boukhandaq.
État des interventions dans les autres wilayas
L’activité des secours s’est étendue à plusieurs autres régions :
Tiaret : Plusieurs opérations de pompage des eaux de pluie ont été effectuées dans les quartiers Ibn Badis, Le nouveau stade, La Cadat et Mohamed Djahlane, ainsi qu’au niveau d’une infrastructure d’élevage avicole sur la route de Bouchkif.
Tissemsilt : Les agents ont dégagé un bus vide bloqué par les eaux à Bordj Bounâama. Un effondrement partiel d’un mur d’enceinte a été signalé au chef-lieu, sans faire de victimes.
Aïn Defla : Des opérations de pompage d’eau ont été effectuées au niveau de cinq habitations à Sidi Lakhdar et un entrepôt industriel à Khemis Miliana ont fait l’objet après des infiltrations importantes des eaux pluviales.
Médéa : Des interventions ont eu lieu dans les quartiers Aïn El Kebir et Hadj Hamdi. À Chehbouina, l’effondrement d’un mur extérieur d’une habitation a été constaté, ne causant que des dégâts matériels.
La Protection civile appelle les citoyens à la vigilance et au respect des consignes de sécurité aux abords des oueds et des zones à risques durant toute la durée de cette perturbation climatique.
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