Le 1er janvier 2026, La Provence publiait ses traditionnels articles sur les premiers bébés de l’année, à Avignon et à Arles. Rien de spectaculaire : quelques photos, les prénoms des enfants, un geste symbolique pour célébrer la vie et la continuité. Quelques heures plus tard, ces articles étaient devenus le point de départ d’une vague de commentaires haineux sur les réseaux sociaux.
Le constat est brutal : des centaines de messages visaient les prénoms à consonance arabe des nouveau-nés. Très vite, la critique cède la place à la haine. Des insultes, du racisme assumé, des attaques décomplexées. Ce n’est pas un débat sur la culture ou la langue, ce n’est pas une critique journalistique : c’est de la violence verbale, gratuite, dirigée contre l’innocence même. Face à cela, la rédaction de La Provence n’a eu d’autre choix que de fermer les commentaires, après avoir tenté de les modérer.
Cette décision, expliquée par le directeur de la rédaction Olivier Biscaye dans un éditorial publié le 6 janvier, ne relève pas d’un simple réflexe technique. Elle traduit un dilemme qui se pose à tous les médias : céder au flux haineux, ou affirmer que certaines limites doivent être respectées. Supprimer l’article aurait été simple. Cela aurait mis fin à la polémique et réduit la visibilité des attaques. Mais c’aurait été aussi un aveu : l’extrémisme dicte ce qui peut exister ou non dans l’espace public. Maintenir l’article, en revanche, c’est envoyer un message clair : la haine ne décide pas du contenu éditorial.
Au-delà de la réaction d’un quotidien régional, ce phénomène révèle une réalité inquiétante : le racisme n’est plus marginal, il est décomplexé. Sur les réseaux sociaux, il s’affiche sans filtre, sans honte. Il ne se limite plus aux débats politiques ou aux sujets sensibles. Il s’attaque à ce qu’il y a de plus élémentaire : la naissance, l’innocence, l’avenir des enfants. Quand des bébés deviennent des cibles, ce n’est plus un simple dérapage : c’est un indicateur d’une société qui vacille, d’une population qui normalise l’intolérance et la violence verbale.
L’éditorial de La Provence ne se contente pas de relater les faits. Il affirme une ligne politique et morale. La liberté d’expression ne peut être instrumentalisée pour insulter ou déshumaniser. Refuser de supprimer les articles, c’est refuser que l’extrémisme impose ses règles. C’est rappeler que certains principes — respect, humanité, ouverture — sont non négociables, même quand le flux numérique devient incontrôlable.
Cette affaire est aussi un avertissement pour tous les médias, nationaux et régionaux. Les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Ils peuvent devenir des chambres d’écho pour la haine. Les journalistes doivent choisir : céder, se taire, fermer, ou tenir fermement leur rôle. La Provence a choisi de tenir. C’est une position courageuse, mais nécessaire.
Quand des prénoms deviennent des cibles, ce n’est pas seulement la presse qui est attaquée. C’est toute la société qui est interpellée. Et face à cette banalisation de la haine, le silence, l’indifférence ou la complaisance ne sont plus des options.
Présentée comme une mesure exceptionnelle et juridiquement encadrée, cette réforme incarne l’exception qui confirme encore une fois l’arbitraire qui ronge l’Algérie.
Le ministre de la Justice adonc parlé. Il a parlé comme on récite un mode d’emploi. Long, précis, rassurant en apparence. Il a expliqué pourquoi, comment, dans quels cas, avec quelles garanties, l’État algérien pourrait désormais retirer la nationalité à certains de ses citoyens. Le tout emballé dans un vocabulaire juridique soigneusement choisi, fait pour calmer, pour endormir, pour donner à la menace la forme d’une procédure.
Mais derrière le vernis, le message est limpide: l’appartenance nationale devient conditionnelle. Elle se marchande.
Voilà donc ce que l’Algérie propose à l’ouverture de l’année 2026. Non pas une vision économique. Non pas un projet social. Non pas une promesse de justice ou de développement. Mais un avertissement. Une épée administrative suspendue au-dessus des têtes. La peur comme politique publique.
Ce qui est en jeu n’est pas un détail juridique. C’est un basculement symbolique majeur. La nationalité algérienne, jusqu’ici considérée comme un fait de naissance, un lien irréversible entre l’individu et le pays, devient un instrument disciplinaire.
Elle n’est plus ce que l’on est. Elle devient ce que l’on mérite.
Le texte parle d’atteinte aux intérêts de l’Algérie, de loyauté, de stabilité, de menaces contre l’unité nationale. Des mots larges, extensibles, interprétables. Des notions politiques, pas juridiques. Des catégories suffisamment floues pour englober bien plus que des crimes avérés.
Ce n’est plus l’acte qui est jugé, mais l’intention supposée. Ce n’est plus le fait qui est sanctionné, mais la position.
Il faut le dire clairement, sans détour, sans tremblement.
Même durant la guerre de libération nationale, dans un contexte de violence extrême, l’Algérie n’a jamais institutionnalisé la déchéance de nationalité comme arme politique. Même face aux collaborateurs armés. Même durant les années noires, lorsque des groupes terroristes ont pris les armes, massacré des villages entiers, plongé le pays dans l’horreur, l’État n’a pas effacé l’appartenance nationale. Il a jugé, condamné, emprisonné, combattu. Mais il n’a pas rayé des Algériens de l’Algérie.
Aujourd’hui, en temps de paix proclamée, on instaure ce que la guerre elle-même n’avait pas rendu nécessaire.
C’est cela, le scandale historique.
Le ministre insiste: la mesure serait exceptionnelle, strictement encadrée, entourée de garanties. C’est toujours ainsi que commencent les dérives. L’exception est le mensonge fondateur de toutes les pratiques durables.
Car la décision finale ne relève pas d’un juge indépendant. Elle relève d’un décret. D’un pouvoir administratif. D’un sommet politique. Autrement dit: d’un rapport de force.
Dans un pays où la loi est vécue non comme une règle mais comme une menace potentielle, chacun comprend ce que cela signifie: ce texte sera appliqué selon l’humeur, le contexte, la cible, et lors de ces jours de douleur institutionnelle aiguë, quand le droit se tord sous les spasmes de l’arbitraire.
Le droit devient un outil. Pas de justice, mais de gestion.
Ce projet entérine une fracture déjà ressentie par la société. Il y aurait désormais deux catégories d’Algériens: ceux dont la nationalité est intangible, et ceux dont elle est révocable.
Les premiers vivent souvent loin du pays, possèdent d’autres passeports, investissent ailleurs, envoient leurs enfants étudier et s’installer à l’étranger. Les seconds sont sommés de prouver leur loyauté, leur silence, leur alignement.
La nationalité devient un privilège distribué par ceux qui en ont déjà plusieurs.
Il faut avoir le courage des mots. Ce texte rappelle une logique que l’Algérie connaît trop bien. Non pas par ses formes, mais par son esprit. Celui d’une citoyenneté hiérarchisée. Conditionnelle. Révocable.
Hier, le colon décidait qui était assimilable. Aujourd’hui, le pouvoir décide qui est loyal. Les robes ont changé. Le réflexe demeure.
Pendant que l’État menace de retirer la nationalité, des milliers de jeunes risquent leur vie en mer pour en changer. Pendant que le ministre parle de loyauté, des citoyens posent une question simple: si vous me l’enlevez, où m’envoyez-vous? Pendant que le pouvoir agite le spectre de la trahison, le peuple répond par une phrase glaçante: prenez-la, elle ne vaut plus rien.
Ce n’est pas une insulte. C’est un constat d’effondrement du lien civique.
Un pouvoir qui a un projet n’a pas besoin de menacer. Un pouvoir sûr de lui n’a pas besoin de trier ses citoyens. Un État qui croit en son peuple n’efface pas l’appartenance.
Ce texte ne protège pas l’Algérie. Il révèle une inquiétude. Une absence d’horizon. Une incapacité à proposer autre chose que la peur.
Et c’est peut-être cela, le vrai ridicule tragique de ce début 2026: au lieu d’ouvrir des chemins, on dresse des listes. Au lieu de construire, on exclut. Au lieu de rassembler, on conditionne.
Quand un État commence à gouverner par la menace identitaire, ce n’est jamais la nation qu’il sauve.
La colère couve et le pouvoir colmate les brèches à coups de menaces et de rumeurs. Crédit photo : DR
Plus qu’une simple rumeur, l’appel à une grève des commerçants a agi comme un révélateur des inquiétudes du pouvoir face à une possible extension de la contestation sociale, dans un contexte où chaque perturbation supplémentaire est perçue comme une source de déstabilisation aux effets difficiles à maîtriser.
La rapidité de la riposte institutionnelle traduit moins la crainte d’un arrêt effectif de l’activité commerciale que celle d’une convergence des colères sociales déjà à l’œuvre dans le secteur des transports et sur le terrain du pouvoir d’achat. Le feu de la dissidence couve…
Dès la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’appels anonymes invitant les commerçants à fermer leurs boutiques ce jeudi 8 janvier, les organisations syndicales censées défendre leurs adhérents volent au secours du pouvoir.
Ni une ni deux, l’exécutif et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) ont enclenché une stratégie de neutralisation fondée sur deux leviers : la délégitimation de l’initiative et l’occupation immédiate de l’espace médiatique. Il y a quelques jours c’était l’UGTA qui était appelé à intervenir…
Dans une conférence de presse, le secrétaire général de l’UGCAA a ainsi rejeté catégoriquement toute idée de grève, qualifiant les appels diffusés sur des pages Facebook anonymes, basées à l’étranger, de « rumeurs malveillantes » sans lien avec les commerçants ni avec l’organisation syndicale. Le discours officiel s’inscrit dans une rhétorique désormais rodée, où les mobilisations non encadrées par les structures reconnues sont disqualifiées au nom de la stabilité nationale et de la lutte contre les tentatives de déstabilisation.
Le secrétaire général de l’UGCAA, Issam Bedrici, a franchi un pas supplémentaire en imputant ces appels à des « ennemis de l’Algérie », une accusation qui contribue à déplacer le débat du terrain socio-économique vers celui de la sécurité nationale. Ce glissement discursif, fréquent dans la gestion des tensions sociales, permet de marginaliser les revendications potentielles en les assimilant à des manœuvres extérieures, tout en appelant à la « responsabilité nationale » des acteurs économiques.
Au-delà du discours, cette mobilisation révèle une réelle appréhension du pouvoir face à un possible élargissement du front social. La grève des transporteurs — chauffeurs de bus, taxis et conducteurs de camions de marchandises — se poursuit en effet depuis plusieurs jours, affectant directement la mobilité des citoyens et le fonctionnement des marchés. Dans ce contexte, l’entrée en scène des commerçants, même à l’état de menace, constituerait un facteur de déséquilibre majeur.
Conscient de cette fragilité, l’exécutif a multiplié les signaux d’apaisement. Parmi les mesures annoncées figure la révision d’une instruction récente de la Banque d’Algérie relative au dépôt des liquidités dans les comptes bancaires, une revendication centrale des commerçants. S’y ajoutent l’assouplissement des procédures d’ouverture de comptes et la promotion des moyens de paiement électroniques, présentés comme des réponses pragmatiques aux contraintes du secteur.
Les craintes gouvernementales portent notamment sur l’approvisionnement des marchés. Des perturbations ont déjà été signalées dans la distribution des fruits et légumes, conséquence directe de la grève des transporteurs de marchandises. Une fermeture des commerces de proximité — boulangeries, épiceries, marchés de détail — risquerait d’alimenter une spirale de pénuries et de hausses de prix, dans un contexte marqué par l’érosion continue du pouvoir d’achat.
Sur le terrain des transports, la situation demeure tendue. Les appels syndicaux à la reprise du travail sont restés sans effet, plongeant des milliers de travailleurs, d’étudiants et de fonctionnaires dans des difficultés quotidiennes de déplacement.
La perspective d’une augmentation des tarifs du transport public est évoquée, au risque de provoquer de nouvelles tensions sociales dans une société déjà éprouvée par la baisse du niveau de vie.
Dans ce climat, la gestion du social apparaît de plus en plus comme un exercice d’équilibrisme, où la prévention des mouvements collectifs prime sur le traitement structurel des causes du malaise.
La rapidité avec laquelle l’appel à une grève des commerçants a été étouffé traduit une préoccupation centrale des autorités : éviter toute jonction entre les différents foyers de contestation avant qu’ils ne deviennent politiquement ingérables.
La sélection de Côte d'Ivoire s'est brillamment qualifiée en quart de finale. Drédit photo : DR
La Côte d’Ivoire a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations avec autorité. Opposés au Burkina Faso, les Éléphants se sont imposés sans discussion (3-0), au terme d’un match parfaitement maîtrisé, aussi bien sur le plan tactique que mental.
Cette victoire nette de la Côte d’Ivoire, construite avec sérieux et efficacité, confirme le retour en confiance de cette sélection dont le football est particulièrement séduisant.
Dès les premières minutes, la Côte d’Ivoire affiche un visage conquérant. Le pressing est haut, les lignes sont resserrées et la circulation du ballon fluide. Le Burkina Faso tente d’opposer un bloc compact, misant sur l’engagement et la densité au milieu, mais se heurte rapidement à l’intensité ivoirienne. Les Éléphants monopolisent le ballon et s’installent durablement dans le camp adverse.
Cette domination trouve logiquement sa récompense à la 20e minute. Sur une action collective bien construite, A. Diallo ouvre le score, concluant une phase de jeu emblématique de la maîtrise ivoirienne. Ce but libère les partenaires de Franck Kessié, désormais plus sereins et plus précis dans leurs enchaînements. Le Burkina Faso, désorganisé, peine à réagir.
La pression ivoirienne ne retombe pas. Plus agressifs dans les duels et plus justes techniquement, les Éléphants accentuent leur emprise sur la rencontre. À la 32e minute, Y. Diomande double la mise, profitant d’une hésitation de la défense burkinabè pour inscrire un but plein de sang-froid. À la pause, la Côte d’Ivoire mène logiquement 2-0, tandis que les Étalons semblent déjà en difficulté.
En seconde période, les Ivoiriens adoptent une gestion intelligente du match. Sans se précipiter, ils contrôlent le tempo, alternant possession et transitions rapides. La défense, bien organisée, neutralise sans difficulté les rares tentatives offensives burkinabè. Le Burkina Faso, trop imprécis et manquant d’idées, ne parvient jamais à réellement inquiéter le gardien ivoirien.
Refusant tout relâchement, la Côte d’Ivoire continue de pousser. Cette volonté est récompensée en fin de match. À la 87e minute, Bazoumana Touré inscrit le troisième but, scellant définitivement le sort de la rencontre et donnant au score une ampleur à l’image de la domination ivoirienne.
Au-delà du résultat, cette prestation rassure. Longtemps critiquée pour son manque de constance, la Côte d’Ivoire a livré un match plein, sérieux du début à la fin. Le collectif a primé, la discipline a été respectée, et l’efficacité offensive a été au rendez-vous.
Pour le Burkina Faso, l’élimination est sans appel. Jamais réellement entrés dans leur match, les Étalons quittent la CAN avec des regrets et de nombreuses interrogations.
La Côte d’Ivoire, elle, avance. Qualifiés pour les quarts de finale, les Éléphants peuvent désormais regarder la suite avec ambition et détermination.
À l’occasion de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, le mois de janvier 2026 sera marqué par une série d’événements rendant hommage à Lounès Matoub. De Paris à Saint-Denis, rencontres littéraires, débats et créations artistiques célébreront l’héritage d’une figure majeure de la liberté d’expression, de la poésie et de la résistance culturelle amazighe.
La Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante rendra hommage à Lounès Matoub à l’occasion d’un mois placé sous le signe de la culture, de la mémoire et de la liberté. Cet hommage, orchestré par l’association Apulivre et la Maison Amazigh de Saint-Denis, ne se limite pas à une simple commémoration : il se veut également un espace de création et de transmission. À travers des rencontres, des lectures, des expositions et des débats, l’événement cherche à prolonger l’esprit de Matoub, cet artiste dont la voix continue de résonner bien au-delà des frontières et des générations. Il s’agit d’un hommage vivant, qui conjugue mémoire historique et engagement contemporain, rappelant que la culture peut être à la fois un refuge et une arme pour la dignité et la liberté.
Né le 24 janvier 1956 en Kabylie, Lounès Matoub a consacré sa vie à défendre la dignité de son peuple et les valeurs universelles de liberté et de justice. Assassiné le 25 juin 1998, il laisse derrière lui un héritage culturel et politique immense. Aujourd’hui encore, il demeure une figure emblématique de la lutte pour la liberté d’expression, la reconnaissance de la langue et de la culture amazighes, ainsi que pour la laïcité et les droits humains. À travers ses chansons et sa poésie, Matoub a transformé la musique en un véritable vecteur de résistance et de réflexion, offrant une voix à un peuple longtemps marginalisé et donnant à toute une génération la force de revendiquer son identité et sa liberté.
Artiste profondément enraciné dans la culture kabyle, il a su dépasser les frontières de son territoire pour toucher un public africain et mondial, grâce à l’authenticité de son engagement et à la puissance évocatrice de ses textes. Chaque mot, chaque mélodie, portait une revendication et une émotion, mêlant colère et espoir, mémoire et aspiration à un avenir plus juste. Son œuvre n’est pas seulement artistique : elle est politique, humaine et universelle, parlant à tous ceux qui défendent la liberté et la dignité.
Le choix de la date du 24 janvier, jour de sa naissance, pour célébrer la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, ne relève pas du hasard. Il confère à cette commémoration une dimension symbolique forte, transformant cette journée en un véritable pont entre le passé et le présent. Elle permet non seulement de se souvenir de l’homme et de l’artiste, mais aussi de célébrer ses combats et de transmettre un héritage culturel et artistique toujours vivant, capable d’inspirer les générations actuelles et futures à poursuivre la lutte pour la justice, la liberté et la reconnaissance de toutes les cultures.
Cet hommage aura lieu le samedi 24 janvier 2026, de 13h à 19h, à la Bourse du Travail de Saint-Denis. Placée sous le parrainage de Nadia Matoub, militante et défenseure de la mémoire et de l’héritage de Lounès Matoub, elle poursuit l’œuvre de son époux en soutenant la promotion de la culture amazighe, la liberté d’expression et les initiatives artistiques et citoyennes qui prolongent son combat pour la justice et la dignité. Cette journée culturelle et citoyenne se veut un véritable espace de réflexion, de transmission et de partage autour de l’héritage artistique et politique de Matoub Lounès.
Une programmation riche et variée sera proposée au public, mêlant salon du livre, conférences et lectures poétiques, afin de faire vivre une pensée toujours actuelle et des combats toujours nécessaires. Cette rencontre se veut une véritable ode à la liberté et à la résistance, affirmant l’Afrique comme un horizon d’espoir et de mémoire, un écho pour toutes les voix du monde.
Le coup d’envoi sera donné dès le dimanche 11 janvier, à 18h, au café littéraire L’Impondérable, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. Ce lieu, connu pour ses débats vivants et ses rencontres culturelles engagées, accueillera une soirée exceptionnelle placée sous le signe de la réflexion et de la transmission.
Le journaliste, écrivain et poète Youcef Zirem recevra Amar Benhamouche, membre actif de l’Association Apulivre, organisateur du festival de poésie La Tour Poétique, auteur et journaliste engagé, reconnu pour son travail constant en faveur de la promotion des droits et de la culture amazighes, ce qui promet un échange approfondi sur l’actualité des luttes amazighes à travers le monde, abordant les enjeux politiques, sociaux et culturels qui traversent la Kabylie et les diasporas amazighes.
Cette rencontre se déroulera à l’occasion de Yennayer, le nouvel an amazigh, lui conférant une dimension à la fois festive et symbolique. La célébration de Yennayer dépasse le simple cadre d’un événement culturel : elle constitue un moment de rassemblement, de transmission et de valorisation des traditions, permettant aux participants de se reconnecter à l’histoire et à l’identité amazighes.
En mêlant fête, réflexion, partage et convivialité, elle crée une atmosphère unique, fidèle aux valeurs de solidarité et d’hospitalité propres à la culture amazighe, où engagement citoyen et expression culturelle se nourrissent mutuellement. Les échanges pourront se prolonger autour d’un couscous offert, favorisant rencontres et discussions entre acteurs culturels, artistes et citoyens venus célébrer ensemble la mémoire et l’héritage de Lounès Matoub. Cette soirée servira ainsi de prélude vivant et chaleureux à la grande journée d’hommage prévue quelques semaines plus tard à Saint-Denis, posant les bases d’un mois de janvier riche en culture, en mémoire et en engagement.
De Paris à Saint-Denis, janvier 2026 sera un mois intense et vibrant, ponctué d’événements consacrés à la mémoire du « Rebelle » Lounès Matoub. Ces manifestations ne se limitent pas à un simple hommage : elles constituent une véritable célébration de la créativité, de l’engagement et de la résistance culturelle. À travers la littérature, la poésie, les conférences, les lectures et les spectacles, le public pourra se plonger dans l’univers d’un artiste qui a su transformer la douleur et l’injustice en mots et en musique, offrant à son peuple une voix et une fierté.
Cet hommage collectif affirme le rôle de la culture comme vecteur de liberté et de conscience citoyenne. Il rappelle que certaines voix, même réduites au silence par la violence ou la répression, continuent d’éclairer les chemins de la justice, de la solidarité et de l’émancipation. En donnant lieu à des rencontres, des débats et des échanges intergénérationnels, cette série d’événements vise à faire vivre l’héritage de Matoub Lounès, à transmettre ses idées et ses combats, et à inspirer de nouvelles générations à défendre la liberté d’expression, la dignité humaine et la reconnaissance culturelle.
Au-delà de l’hommage à un artiste, c’est une célébration de la mémoire collective et de l’identité amazighe, une invitation à réfléchir sur la place de la culture dans la construction d’un monde plus juste et plus solidaire. Chaque lecture, chaque conférence, chaque chanson interprétée au cours de ce mois de janvier devient ainsi un acte de résistance et un pont entre le passé et le présent, rappelant que l’art et la culture peuvent être des armes puissantes contre l’oubli, l’injustice et l’indifférence.
La justice tunisienne a mis fin hier soir à l’une des affaires les plus médiatisées des deux dernières années. Les cinq responsables de l’association Tunisie, terre d’asile ont quitté la prison, condamnés à deux ans avec sursis.
Parmi eux : Sherifa Riahi, ancienne présidente, Iyadh Bousselmi, actuel président, Mohamed Ikbal Khaled, ex-maire de Sousse, Imen Ouardani, ancienne adjointe au maire, et Mohamed Jouaou.
L’affaire a éclaté dans un contexte tendu, avec un durcissement du discours officiel sur la migration et le rôle des ONG. L’enquête visait l’association pour constitution d’association de malfaiteurs, abus de fonction et obtention d’avantages indus.
Pendant plus de 19 mois, les prévenus ont été maintenus en détention préventive. Les avocats dénoncent une lecture pénale d’activités strictement humanitaires, et la durée de leur détention a suscité des polémiques dans les milieux juridiques et associatifs.
La sortie de prison s’est déroulée sous les yeux des médias et sur les réseaux sociaux. Un direct Facebook a montré Sherifa Riahi quittant l’établissement pénitentiaire, saluée par ses partisans.
Cette libération relance le débat sur la criminalisation de l’action civile en Tunisie, et met en lumière le fragile équilibre entre sécurité, politique migratoire et droits humains.
La Cour d’Alger a rendu, le 4 janvier 2026, une décision mettant fin à plusieurs mois de tensions internes au sein de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA). La juridiction a statué en faveur de Saïda Neghza, confirmant sa légitimité à la tête de l’organisation patronale.
Dans son arrêt, la Cour a annulé l’assemblée générale tenue le 2 octobre 2024, jugée contraire aux statuts et aux règles régissant la CGEA. En conséquence, l’ensemble des décisions issues de cette réunion, notamment le retrait de confiance annoncé à l’encontre de Mme Neghza, ont été déclarées nulles et sans effet.
La justice a estimé que les initiateurs de cette assemblée ne disposaient ni de la qualité ni de la légitimité requises pour engager une telle procédure au nom de la CGEA. Une tentative de recomposition forcée de la direction que la Cour a, de fait, invalidée.
Par cette décision, la présidence de Saïda Neghza est juridiquement rétablie, mettant un terme à ce que ses soutiens qualifiaient de « putsch interne ». La Cour a également rappelé que toute usurpation d’identité ou tout usage frauduleux du nom, du logo ou de la représentation de la CGEA expose ses auteurs à des poursuites judiciaires.
Cependant, il faut rappeler que Mme Neghza est condamnée à 4 ans de prison.
Silence sur la grève des transporteurs. Interdite de relais médiatiques et sur les réseaux sociaux. Le 1er janvier 2026, la wilaya d’El Oued a été le théâtre d’une interpellation qui soulève à nouveau le débat sur la frontière entre le droit à l’information et l’ordre public.
Selon une alerte publiée par l’organisation de défense des droits de l’homme, Shoaa, Hadj Djamel Hayor a été arrêté par les services de sécurité suite à la publication d’une séquence vidéo documentant le mouvement de grève des camionneurs qui protestent contre l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi routière dont les dispositions suscitent une vive opposition chez les professionnels du secteur.
C’est dans ce contexte que Hadj Djamel Hayor a filmé et diffusé une vidéo montrant des camionneurs en grève. Selon les éléments recueillis, le document audiovisuel ne se contentait pas de montrer l’arrêt de travail, mais relayait également un appel explicite : celui de porter les revendications des manifestants directement à la Présidence de la République.
L’interpellation de M. Hayor intervient alors que le secteur des transports observe des débrayages sporadiques à travers le pays. Pour les autorités, ces arrestations sont souvent motivées par la volonté de prévenir les troubles à l’ordre public ou d’encadrer la diffusion d’informations jugées sensibles en période de contestation.
À l’inverse, cette situation pose la question de l’exercice du droit d’expression et de documentation, garantis par la Constitution. Les défenseurs des droits de l’homme et les observateurs locaux rappellent que la documentation de mouvements sociaux est une composante essentielle de la liberté de la presse et de l’engagement citoyen.
L’affaire d’El Oued illustre la complexité du dialogue social actuel. La grève des camionneurs n’est pas uniquement une revendication technique liée au code de la route ; elle est devenue un canal d’expression pour des demandes plus larges de réformes et de reconnaissance.
Cette affaire illustre de manière frappante le rôle moteur des réseaux sociaux face à un champ médiatique verrouillé. Dans ce contexte, la vidéo s’impose comme le principal levier de visibilité des mouvements de contestation, court-circuitant les canaux de médiation traditionnels souvent jugés inopérants et soumis au pouvoir de l’argent public.
Dès lors, la réponse sécuritaire — marquée ici par l’arrestation d’acteurs documentant les faits — trahit une volonté de reprendre le contrôle sur un récit médiatique autour de la contestation qui échappe aux structures institutionnelles. A cet égard, l’affaire d’El Oued interroge plus largement sur la gestion par les autorités de la contestation sociale et la tendance croissante à judiciariser la parole publique.
Leǧwahi n uzizibu yettaɣ-iyi lḥal bdiɣ tiɣilla-nni n udrar ideg ara s-ijbu bnadem di lǧiha akkin. Lakin dɣa, armi ttqarib ad as-ḍilleɣ, yawi-yi Rebbi skadeɣ akk adrar, lakin, akkin agemmaḍ i wasif, ddaw dɣa n tlemmast n udrar, armi yi-iḍher… a Rebbi ! Ma d sebaâ leswaq i yaâmren, ur xeddmen ara akken s lɣaci ! Ulamma yebaâd fell-i d ddeqs, lakin waliɣ : taddart. Meqqret mačči d kra.
Truḥ akken d taɣezfant, tebda akka cwiṭ di lemqaâda tama n wasif, syin ar ttalin yexxam-is armi d kra n tqiccurt iwumi tḍal ahat akkin. Lakin, mi akken tebda aâqleɣ taqubbet tḍurref akka cwiṭ, meḥsub d taqernit ɣer da. Sakin… sakin, dayen tabaɛ, isi beddeɣ, dehceɣ. Iḍher-iyi-d si tlemmast n lɣaci-nni ssut n ṭbel am acemma kan. Walakin, ur ittili ara wanect-nni n laâibad di tmeɣra. Alukan n walbaâd n lqeyyad neɣ n wayen i s-ihwan. Mara sekdeɣ, taqubbet-nni iwumi zzin sya d sya am uweṭṭuf mara d-inɣel, lakin laâmer ẓriɣ zyara neɣ zerda texdem akken s lɣaci. Ḥedreɣ dagi ɣur-nneɣ i zyara n taâcurt ɣur Jedd-i Bu ijellaben, lakin ayen la ttwaliɣ ass-nni ur as-cfiɣ ara ẓriɣ-t di ddunit-iw.
Dayen isi beddeɣ, wehmeɣ. Ittak-d Rebbi lmumen i lmumen. Atta tqeḍaâit n lmal d ubrid ukarrus, inher-itt-id yiwen uqcic. Yaweḍ-d ɣur-i, isellem-d fell-i, rriɣ-as, steqsaɣ-t. Netta dɣa, lxir akk ameqqran ara txedmeɣ deg uqcic, lemziya, d lferḥ ara t-tesferheḍ, am akken yečča seksu d wudi : d mara a k-taɣ am uberrani di tmurt-is, testeqsiḍ-t ɣef iberdan neɣ dayen akk issen din. Lḥasun jerrbeɣ nek, Daɣ netta tura… tura…
Daɣ netta tura, acḥal d abrid i… rriɣ lxir deg warrac, steqsayeɣ-ten di lberrani ɣas cwiṭ s lekteb. Yiwen d sin lekdubat ɣer wiyiḍ akk… zayed naqes.
Lḥasun, ass-nni yaâlem Rebbi ar s tidet-iw. Ula d netta yefreḥ. Deg akken ifreḥ, yerra-tt d urfan, di syin irra ttar s tsusmi, la d-iskad kan, itečč seksu d wudi-nni, la d-iqqar deg ul-is : « a tebra tin akken ara yaru Rebbi deg uqerruy-iw ur ak-tt-mliɣ alamma tcedhaḍ-tt !…
Yuɣal lḥasun ihda-t-id Rebbi. Ẓriɣ ad t-id-yehdu, inna-k :
– Ur tessineḍ ara Ccix Ḥmed Waâli ???… Ad aɣ-yenfaâ Rebbi s baraka-s ??! Ur tt-tessineḍ ara taddart-inna iwumi qqaren Tizi n Tfilkut ?…
Segmi yas-uɣalen wurfan d leḥnana ɣur-i, ittu yakk tiɣeṭṭen-is la t-ittraǧun, yeḥku-yi-d sakin. Ziɣ d akken tt-cukkeɣ : taqubbet-nni i d sebba, taqubbet-nni d Ccix Ḥmed Waâli, lwali yakk ameqqran n idurar-nni. Tinna, d zerda i yas-uqmen, irna aâd ass-nni n larbaâ d tazwert kan i d-zewren imezzuyer i uzekka-nni n lexmis. Ṭbel-nni d acḥal n tyugwin iḍebbalen i d-tettawi mkul terbaât d ansi d-tekka. Irna, imla-yi ma yehwa-yi ad awḍeɣ ɣer din ad d-ẓureɣ, di syin ɛument ṭumubilat ara yi-isiwḍen d ubrid nniḍen azekka-nni sbeḥ alamma d lexmis. Irnu, lxattima, isnaâet-iyi ula d iberdan-is ara gezmeɣ di syin, ad leḥqeɣ ɣer umkan, ma aâṭleɣ, i lmeɣreb.
Lḥasun, si deffir seksu d wudi-nni, fkiɣ-as issegra igerru, aqcic yetbeɛ lmal-is, nek subbeɣ. Wissen acimi, d akessar iyi-issaâyuyen ugar. Walakin, mkulci d tanumi. Mi yeɣli yiṭij, zegreɣ i wasif, di syin cwiṭ kan akka usawen, bdiɣ keccmeɣ lɣaci. Ttagadeɣ anekcum ɣer taddart taberranit mara deg ussan nniḍen kan akka menwala, ideg ara k-id-skaden kan keč weḥd-k. Ittili wanda, ɣas « d aberrani », ur k-ssinent ara, ad ak-d-qqarent tlawin « mreḥba », « laâslama », irna ad ak-d-snaâtent allen-nsent ma… d tizegzawin neɣ d tiberkanin ; ittili di taddart-nni kan ɣer tin tt-id-isuman, wanda… iyi-iččebbi Rebbi aâussen-iyi-d yergazen di tɣemmar, s lemkaḥel, ma refdeɣ kan allen-iw, neɣ lliɣ imi-w… mbla ma nniɣ-ak.
Lakin ass-nni n zerda d ayen nniḍen. Akken tebɣu tili ṭṭbiɛa-s taddart-nni n Tfilkut, neɣ isem-is, wwin-tt yemzuyar. Ali tadreḍ, neɣ ruḥ akka d wakka ulac win i k-d-igren tamawt. Am izenqan n temdint. Tabaɛ, taddart seg akken tebḍa d asawen, tettwaâzel akkin, imi d ixxamen-nni kan n imrabḍen at Ḥmed Waâli, fehmeɣ-ten ur bnin ara armi ten-iqas larcitik. Banen, ekkes-iten, effer-iten, d lebruǧ-nni ttafeɣ ala di temdinin am Lezzayer, neɣ di Fransa. Sin laâliyat, lakin ttbanen-d am akken akter ilmend n yaâcciwen i ten-id-issamin. Ladɣa segmi d-iwweḍ ubrid n urumi armi d sdat-nsen. Tumubilat beddent ɣer ṭṭerf d azerbabauɛ, s tidet, ad d-immekti bnadem ibulbaren-nni n Paris. Ma yehwa-yak, d aâggeḍ-nni n lɣaci, akk, ladɣa d usaâẓẓeg n lɣiḍa d ṭbel, i yi-d-ismektayen nek, dayen, d taâcurt ɣur Jedd-i Bu ijellaben.
Nnig ubrid kan dɣa, d taqubbet. Nnig tqubbet d « tilawin », d abraḥ kan dɣa, izzi-yas ufrag umezzir kan, meḥsub akken kan ara yettban lḥed. Tabaɛ, irgazen keccmen teffɣen din. Wa ad yawi taḥbult n lesfenǧ i yell-is, wa d afenǧal n lqahwa i yemma-s. Tabaɛ, uqmen-as ula d yiwen, deg imrabḍen-nni dɣa waqila, am cambiṭ, la yettazzal gar-asent, aqerruy-is aâryan, aqendur ibges ɣur nnig tgecrar, tidi tesluččex-it, aâkkaz deg ufus-is anect ilat, la t-ireffed s igenni yesmermuɣ fell-asent ad as-tiniḍ ur d-ittaǧǧa yiwet. Akken ibɣu yexdem, čaqlalat d imseččiwen, tukarḍa d imeṭṭawen d ucetki llant kan. Ad iniɣ, ulac win i yaâttben deg iqeddacen akk yettaâwanen din am netta. Armi, ula d yiwen uqcic, anect n umeksa-nni n tɣeṭṭen, lakin wagi d aḥraymi, isɣafel cambiṭ-nni, ikkat yettaâdday gar temɣarin, istaâmel s nniya-s kan, ijebbed-d si ddaw ucḍaḍ-is tisendyaq n zalamit, iznuzuy-asent, ittemceqllaâ yid-sent ɣef ssuma, aâni… marcinwar neɣ amek. Lḥasun,… Lḥasun dɣa sɣur tilawin-nni i d-sliɣ kra n imeslayen akken, d asefru, iǧaâl Rebbi ad ḍḥun d nutni yakk meḥsub i d sebba n tmacahut-agi. Lakin, armi d-ẓureɣ taqubbet.
Win ara yebɣun ad d-iẓur lwali am winna akken ilaq, yaâni akken ara yaâṭṭel daxel n tqubbet s yiman-is, ur as-ittextir ara taswiɛt n lkutra n lɣaci, n leḥris n wass n zerda. Lakin nek ur d-bniɣ ara.
Iḥun Rebbin afeɣ nnuba n tilawin taâdda sbeḥ. Itteḍḥi cwiṭ lemqeddem-nni ibedden ɣer tebburt n tqubbet, ula d netta s taâkkazt ; ur ittdeggir ara medden akken ara zerben, lakin isfehm-d lemmer d lebɣi win ikecmen si tebburt tamezwarut, ad iger kan lwaâda ɣer tsenduqt, ad iẓur iẓekwan n Ccix akked Lla Faḍma, ad iffeɣ di syin dɣa si tebburt tis snat, ad yeǧǧ amkan i wiyaḍ. Am nek am medden.
Mi kecmeɣ nnuba-w, tamezwarut kan mmektiɣ-d, irna ula d rriḥa, ad as-tiniḍ, asmi ẓureɣ taqubbet n Sidi Abderreḥman di Lezzayer, ziɣ ula di tmurt-nneɣ ttgerrizen lecɣal. Tidet i Rebbi… ifreḥ cwiṭ nnif-iw. A bnadem… tamurt-ik d tamurt-ik. Di kra n wayen ibɣu yili, ad k-iɣeẓẓ wul-ik mara tafeḍ ifent-tt tmura nniḍen. Ass-nni, daɣ netta uli yiniɣ. Neɣ ula d akken ‘’nniɣ’’. Ufiɣ ar armi d lemaâlmin, at senaâ s tidet, i yessnen ad ḍebaân s lbenna. Ayen la ttwalint wallen-iw. Ihi, rniɣ nniɣ deg ul-iw, imi yettban tabaɛ : lemaâlmin-nni ur ttilin ara di Lezzayer, neɣ ahat n Tunes, neɣ ma yefka Rebbi yakk n Lmerruk.
Mačči d lketra n tbeḥnaq, n tlellucin, n tǧenǧunin, i ɣer tettili lmaâna. D lxetyar-nsent, irna lemmer d lebɣi, cwiṭ akk, ladɣa, d wakken ara ṭṭfent amkan ilaqen […]
Si lǧiha-yagi ɣer tebburt tis snat, ḍehrent-iyi snat temɣarin, aâni s tuffra n lemqeddem, qqiment ɣer usenduq n Ccix, yiwet teṭṭef di rda, tetthuzzu aqerruy-is si sdat ɣer deffir, tesbecbuc, tdaâɛu, tayeḍ teḍher-iyi tḍumm-d akka cwiṭ n uɣebbar ɣef llajur n lqaɛa, tuqem-it di twemmust, tcudd-itt, terra-tt s iciw-is […]
Mi d-ffɣeɣ d timendeffirt, rniɣ sudneɣ tanebḍat n rxem n tebburt-nni tis snat, qelbeɣ-d, ufiɣ-d iman-iw ɣer temɣarin-nni n ṭbel d lɣiḍa, akked iqehwaǧiyen-nni yakk n leswaq, la ttemsawalen sya d sya… Di teswiɛin-nni i yas-qqareɣ : « Ad ak-yaâfu Rebbi a ‘’Nikut’’, d amezwaru yakk i d-isnulfan dexxan. Ad awḍen ifassen-iw lǧib, ad d-ddmen igirru, ad t-caâleɣ, ad jebdeɣ deg-s am Aâraben-nni yafen aman di Seḥra. Sakin ad ɛiwdent wallen-iw tulya. A wi ẓran anida tella tqubbet-is !
Il a fallu presque deux heures de jeu pour que le silence se fissure. Cent dix-neuf minutes exactement pour que l’Algérie trouve enfin l’ouverture et mette fin au parcours de la République démocratique du Congo (1-0 après prolongations), mardi 6 janvier, au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat.
Le match Algérie-RD Congo était fermé, rugueux, tendu jusqu’à l’excès, débloqué par un seul geste, celui d’Adil Boulbina, entré quelques minutes plus tôt, au moment où tout semblait déjà écrit.
La rencontre n’a jamais basculé dans le spectaculaire. Elle s’est installée dans un bras de fer permanent, fait de duels, de replis rapides, d’attentes interminables. Voire de jeu parfois agressif. L’Algérie a pris le contrôle du ballon sans pour autant imposer sa loi. La RD Congo a accepté de subir, compacte, disciplinée, organisée autour d’une défense dense et d’un gardien vigilant, Lionel Mpasi, longtemps infranchissable.
Les Fennecs ont essayé de construire, patiemment. Mahrez, Amoura, Maza ont combiné, cherché les intervalles, tenté d’accélérer, sans parvenir à déséquilibrer un bloc congolais bien en place. En face, les Léopards ont joué leurs cartes sans complexe, procédant par transitions rapides, Bakambu et Elia en points d’appui, sans toutefois inquiéter durablement la défense algérienne. À l’issue du temps réglementaire, le score nul et vierge résumait assez fidèlement la physionomie du match.
Les prolongations ont accentué la tension plus qu’elles n’ont modifié le scénario. L’Algérie a poussé davantage, portée par l’urgence, parfois au détriment de la justesse. Les entrées de Bounedjah et d’Hadj Moussa ont apporté de l’énergie, sans débloquer la situation. Le match semblait glisser lentement vers une séance de tirs au but, avec ce qu’elle comporte d’aléatoire.
C’est alors que Vladimir Petković tente un dernier coup. À la 113e minute, il lance Ramiz Zerrouki et Adil Boulbina. Un choix tardif, presque désespéré. Mais décisif.
À la 119e minute, Zerrouki trouve Boulbina dans la profondeur. Le jeune attaquant contrôle, repique légèrement vers l’axe et frappe du droit. Une frappe sèche, tendue, qui termine sa course sous la barre. Mpasi est battu. La RD Congo aussi. L’Algérie respire enfin.
Boulbina, 22 ans, devient en quelques secondes le visage d’un match longtemps sans visage. Sans excès, sans provocation, il résume ensuite l’essentiel : il a saisi sa chance. Rien de plus. Rien de moins.
La RD Congo quitte la compétition sans démériter. Solide, disciplinée, elle a tenu l’Algérie en échec pendant près de deux heures, avant de céder sur un détail, celui qui fait souvent basculer les matches à élimination directe.
L’Algérie, elle, poursuit son chemin. Sans éclat particulier, sans certitude absolue, mais avec cette capacité à durer, à résister, à attendre son moment. En quarts de finale, les Fennecs retrouveront le Nigeria, samedi 10 janvier à Marrakech. Un adversaire d’un autre calibre, dans un autre contexte.
Rien n’est réglé. Rien n’est garanti. Mais l’Algérie est encore là. En quarts de finale, elle affrontera le Nigeria.
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