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Lu pour vous – Saïd Mekbel : Chroniques d’une vie (1963-1994)

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Saïd Mekbel

Redécouvrir Saïd Mekbel aujourd’hui, c’est plonger dans une époque où écrire relevait de l’engagement, parfois au péril de sa vie.

 Saïd Mekbel – Chroniques d’une vie (1963-1994), publié en 2025 aux éditions Chiheb, est bien plus qu’un simple recueil de chroniques : c’est la mémoire vivante d’un journaliste algérien qui, sous les pseudonymes d’El Ghoul puis de Mesmar Dj’ha, a raconté, disséqué et dénoncé la société algérienne de 1963 aux premières années du terrorisme.

Préface d’Arezki Matref

L’ouvrage s’ouvre sur l’interface rédigée par Arezki Matref en septembre 2022. Il décrit Saïd Mekbel comme un « billettiste courageux et confiant », assassiné le 3 décembre 1994 dans une pizzeria à Hussein-Dey (Alger), pendant sa pause-déjeuner. Mekbel était alors directeur par intérim du quotidien Le Matin. Son nom reste gravé dans l’histoire du journalisme algérien comme martyr de la profession et symbole des combats pour la liberté d’expression pendant la « décennie noire ».

Introduction signée Nazim Mekbel

« Cet ouvrage aurait dû être publié par Saïd Mekbel lui-même. En 1991, il préparait la maquette pour éditer ses chroniques El Ghoul. Mais les conflits au sein d’Alger Républicain, puis la création du quotidien Le Matin, retardèrent l’échéance. L’avènement du terrorisme et l’intérim de la direction après le départ du directeur firent passer la survie avant le livre. » – Nazim Mekbel

Une œuvre choisie, contextualisée, transmise

Nazim Mekbel, fils de Saïd, n’a jamais prétendu publier l’intégralité des billets de son père. L’entreprise était impossible. Dans l’épilogue, il précise sa méthode : sélection thématique, mise en contexte historique, ajout ponctuel de notes manuscrites, sans jamais intervenir dans l’écriture.

« Il n’était pas question pour moi d’intervenir dans ses écrits mais d’apporter des indications dans le contexte du moment, en rajoutant quelques fois ses propres notes afin d’accentuer ses propos. »

Chaque chronique est replacée dans sa temporalité politique, sociale et médiatique : années 1960, ouverture de 1989, violence armée des années 1990. L’objectif n’est pas l’exhaustivité, mais la compréhension : permettre aux nouvelles générations de saisir ce que signifiait écrire dans l’Algérie de ces décennies.

Un parcours journalistique sans confort

Physicien de formation, Saïd Mekbel choisit le journalisme par vocation. Il débute à Alger Républicain en 1963 comme critique de cinéma avant de signer ses premières chroniques sous El Ghoul puis Mesmar Dj’ha. Il écrira plus de 1 500 billets, souvent satiriques, toujours engagés.

« Mon pays a plus besoin d’un journaliste que d’un physicien, parce qu’il a besoin qu’on parle de lui, question de survie. »

Après le premier attentat auquel il échappe :

« Avant, quand on me reconnaissait dans la rue, les gens souriaient, riaient. Aujourd’hui, ils me serrent la main en me disant : que Dieu vous garde. »

Dans Le Matin, il adopte définitivement le nom de Mesmar Dj’ha, ce « clou de Dj’ha qui dérange partout où il est planté ».

Le dessin : prolongement de la plume

Le recueil rappelle aussi la facette graphique de Mekbel. Quelques dessins, publiés dans Alger Républicain puis Le Matin, prolongent la chronique par l’ironie et la lucidité.

Avril 1991 : schéma d’atome pour illustrer la logique électorale.

8 novembre 1990 : couple face à la pénurie : « Je n’ai pas réussi à avoir les patates. Pour midi tu feras semblant de faire des frites et nous on fera semblant de les manger. »

Juin 1990 : absurde politique résumé : « voter contre sans être pour », « voter pour sans être avec ».

Compter les morts

Les carnets manuscrits de 1994 révèlent la froideur des notes de Mekbel.

 Il y consigne les assassinats : journalistes, ingénieurs, civils, tous alignés sans commentaire.

Le 3 décembre 1994, le GIA revendique son assassinat via un tract faxé à la rédaction du Matin, repris dans El Watan et signé Mohammed Saïd. Mekbel est qualifié de « renégat », « mécréant », « propagandiste du pouvoir » et mentionné comme directeur par intérim depuis août 1993. Le tract justifie la mort des journalistes et déclare leur exécution « halal ». Ce jour-là, Mekbel meurt dans un petit restaurant d’Hussein Dey.

Ce voleur qui… : prémonition et hommage

La chronique Ce voleur qui… rend hommage aux victimes du massacre de Boufarik, survenu dans la nuit du 30 novembre 1994 : cinq décapités, dont deux journalistes. Mekbel rédige son texte pour l’édition suivante. Ironie du sort, il est publié le jour même de son assassinat.

Mekbel sera la 24ᵉ victime d’une liste dépassant cent noms dans la corporation des médias. Son épouse apprendra la nouvelle à Paris, lors d’une marche des démocrates.

Dans un manuscrit de septembre 1994 : « Le terrorisme cherche un profit médiatique, c’est pourquoi l’assassinat d’un journaliste « intéresse, le terrorisme justifie l’assassinat d’un journaliste en disant qu’il est un allié du pouvoir ». »

Billets choisis : ET MON STYLO ?

Je me trouvais hier dans l’autobus, debout près d’un étranger d’une trentaine d’années qui essayait d’impressionner une jeune fille, laquelle n’avait pas du tout l’air convaincue.

Je tressaillis tout à coup : l’étranger en question prétendait être l’auteur de Mesmar Dj’ha et disait user d’un pseudonyme.

Pour prouver ses dires, il énuméra de nombreux titres de billets et en récita même un. La jeune fille sortit alors de sa réserve et, les yeux brillants d’admiration, lui dit qu’elle appréciait beaucoup ce qu’il écrivait et qu’elle le lisait tous les jours.

Comblé d’aise, le monsieur lui signa un autographe au dos d’une carte. Et lorsque nos regards se croisèrent, il me demanda :

— Vous aussi, vous en voulez un ? Quel est votre nom ?

Machinalement, je déclinai mon identité.

Sans se démonter, le monsieur griffonna sur un bout de papier :

— « À Saïd Mekbel, fraternellement, Mesmar Dj’ha. »

À l’arrêt suivant, il accompagna la jeune fille qui n’avait rien remarqué et s’éloigna…

en emportant le stylo qu’il avait pris négligemment dans la pochette de ma veste.

Mesmar Dj’ha

7 février 1964

Les photographies

Le livre contient également une série de photos marquantes :

Saïd tenant un tableau à l’École Maudet, Béjaïa

Saïd et son père

Contremaître à l’EGA, 1969

Équipe d’Alger Républicain, Maison de la Presse, 1989

Soirée du n°100 du Matin

Réunion des responsables de journaux de gauche : A. Fettani, Omar Belhouchett, Z. Souissi, S. Mekbel, H. Larbi

Ces images prolongent la mémoire visuelle, offrant un regard intime sur l’homme et le journaliste.

Un livre nécessaire

Ce recueil n’a pas vocation à sacraliser. Il restitue un homme dans ses doutes, ses colères, son humour, sa fatigue. Nazim Mekbel le rappelle avec justesse : ce livre n’est pas un ouvrage d’histoire, mais la trace écrite d’un acteur de son temps.

Relire Saïd Mekbel aujourd’hui, c’est mesurer ce qui a changé et ce qui demeure. Les formes ont évolué, les supports aussi. Mais la question centrale reste : que signifie être journaliste dans une société traversée par la violence, la peur, la manipulation ?

Saïd Mekbel – Chroniques d’une vie (1963-1994) n’apporte pas de réponses définitives. Il rappelle simplement qu’à certaines périodes, écrire était un acte de résistance. Et que certaines plumes, une fois brisées, ne se remplacent pas.

Djamal Guettala 

Auteur : Nazim Mekbel 

Editeur Chihab Algérie. Parution : décembre 2025 Disponible pour le Moment  en Ebook sur La Fnac, Decitre France 

Version papier Algérie sur Simseem

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Dessalement de l’eau de mer : le pari risqué de l’Etat

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Usine de dessalement de l'eau de mer
Usine de dessalement de l'eau de mer en Algérie.

Face à la pression croissante sur les ressources hydriques conventionnelles, l’Algérie poursuit l’extension de son parc de dessalement. Trois nouvelles stations de grande capacité seront réalisées à Tlemcen, Chlef et Mostaganem, dans le cadre d’un programme piloté par Sonatrach, présenté comme un levier stratégique de sécurité hydrique à moyen et long termes.

Réunis lundi au siège de la direction générale de Sonatrach, le ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, et le ministre des Ressources en eau, Tahar Derbal, ont supervisé la signature des contrats de réalisation de trois stations de dessalement de l’eau de mer destinées à alimenter l’ouest du pays. L’opération s’inscrit dans les orientations arrêtées par le gouvernement pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable, dans un contexte marqué par la raréfaction des précipitations et la vulnérabilité des barrages.

D’une capacité de 300 000 mètres cubes par jour chacune, les futures stations de Marsa Ben M’hidi (Tlemcen), El Marsa (Chlef) et El Khadra (Mostaganem) relèvent du premier volet du deuxième programme national complémentaire de dessalement, qui prévoit la réalisation de six infrastructures similaires. À terme, les pouvoirs publics ambitionnent de porter la capacité nationale de dessalement à 5,6 millions de mètres cubes par jour à l’horizon 2030.

Les projets seront réalisés selon la formule EPC (ingénierie, approvisionnement et construction), avec un délai d’exécution fixé à 22 mois. La supervision est confiée à la société algérienne de dessalement de l’eau (ADC), filiale de Sonatrach, tandis que l’exécution a été attribuée à des entreprises publiques nationales : Cosider Canalisations, l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers et l’Entreprise algérienne de réalisation de projets industriels.

En parallèle, une convention de coopération a été signée entre l’ADC et l’Algérienne des eaux (ADE), dans l’objectif d’améliorer la coordination entre la production et la distribution, un maillon souvent pointé du doigt pour ses défaillances structurelles.

Au-delà de l’annonce institutionnelle, ce nouveau cycle d’investissements confirme le glissement progressif de la politique hydrique algérienne vers une dépendance accrue au dessalement, solution coûteuse mais jugée incontournable par les hautes autorités.

Beaucoup de questions restent posées concernant ce modèle de dessalement de l’eau de mer. Sur le plan environnemental : d’abord énergivore, le procédé pose la problématique de l’impact sur le lieu du prélèvement de l’eau et sur celui du rejet d’eau traitée et à forte salinité. Ce qui n’est pas sans risque sur les écosystèmes marins situés à proximité de ces usines.

Ensuite il y a la question et non des moindres de la soutenabilité économique et énergétique de ce modèle, dans un pays où la gestion de la ressource, les pertes sur les réseaux et la gouvernance du secteur demeurent des défis tout aussi déterminants que la multiplication des infrastructures.

Samia Naït Iqbal

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Plagiat scientifique : quand l’intégrité universitaire est mise à l’épreuve à Batna

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Université de Batna
Université de Batna.

À Batna, les couloirs des universités résonnent cette semaine d’une polémique inhabituelle, qui dépasse largement les murs des amphithéâtres et laboratoires. Une revue scientifique internationale, Electrochimica Acta, spécialisée en chimie électrochimique, a récemment retiré un article signé par plusieurs enseignants-chercheurs algériens, dont des universitaires des universités de Batna 1 et Batna 2, selon El Aurès News.

L’article, initialement publié comme un travail original, s’appuyait en réalité sur une thèse de doctorat soutenue à Batna 1 en 2020, sans mention ni autorisation de l’auteur légitime. Pour la revue, il s’agissait d’une violation grave des normes éthiques de la publication scientifique, mettant en lumière un manquement qui n’est pas seulement académique, mais moral.

La décision de Electrochimica Acta de marquer l’article comme “retracted” (retiré) est rare et sert d’alerte : le travail reste accessible en ligne, mais signalé publiquement comme non conforme, pour prévenir toute utilisation ou citation future. C’est un signal fort pour la communauté scientifique, tant en Algérie qu’à l’international.

Pour les étudiants et chercheurs locaux, cette affaire est un rappel brutal : la pression de publier dans des revues internationales ne doit jamais primer sur l’intégrité scientifique. Le risque est double : ternir la réputation personnelle et fragiliser la crédibilité des institutions.

Selon des experts en éthique scientifique, le problème dépasse le simple cas de plagiat. Il interroge le contrôle interne des universités, la supervision des doctorants et le suivi des publications des enseignants-chercheurs. L’absence de vigilance pourrait laisser passer des pratiques qui, au fil du temps, érodent la confiance dans le savoir produit localement.

À Batna, la controverse a déjà suscité des débats au sein de la communauté universitaire. Certains dénoncent la précipitation à publier à l’international sans respecter les règles de base, d’autres appellent à la mise en place de comités éthiques et de formations régulières pour encadrer la production scientifique.

Au-delà de Batna, cette affaire est un signal d’alarme pour tout le pays. L’Algérie, qui investit depuis des années pour promouvoir la recherche scientifique, doit concilier ambitions internationales et rigueur académique. La crédibilité du savoir algérien en dépend.

Pour le moment, les noms des chercheurs concernés et le document retiré restent accessibles, comme avertissement et comme trace de ce manquement, selon El Aurès News. Et pour les observateurs, cette transparence est essentielle : l’histoire retiendra qu’un avertissement public vaut mieux que l’ignorance silencieuse.

À Batna, comme ailleurs, la leçon est claire : la science n’a de valeur que si elle repose sur la vérité, l’éthique et le respect des contributions de chacun. Toute dérogation à ces principes fragilise l’édifice académique et, par ricochet, la société toute entière.

Mourad Benyahia 

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Nîmes (France) : un fils tue son père, psychologue

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Salah Bouabdellah tué par son fils
Salah Bouabdellah tué par son fils à Nîmes.

À Nîmes (Le Gard), un drame familial résonne bien au-delà des murs d’un domicile d’une famille algérienne. Salah Bouabdallah, psychologue et universitaire, a été porté disparu pendant une semaine avant que son fils, âgé de 27 ans, ne se présente au commissariat pour avouer le meurtre. Le corps reste à retrouver, et la police tente de reconstituer les faits.

Salah Bouabdallah n’était pas un homme ordinaire. Sa carrière, ses patients, son engagement dans la communauté scientifique et éducative, tout parlait d’un homme passionné par le dialogue et l’écoute. Mais ses convictions pro-palestiniennes avaient attiré l’attention des autorités, le plaçant sous surveillance, et il devait prochainement comparaître pour apologie du terrorisme. Un paradoxe cruel : un intellectuel menacé par l’État pour ses idées, victime en même temps de la violence de son propre sang.

Le fils a reconnu avoir tué son père et avoir tenté de dissimuler le corps. Les enquêteurs s’efforcent désormais de comprendre ce geste, d’en cerner les motivations profondes et d’établir la chronologie exacte du drame. La police a cherché en vain dans le jardin de la maison. Fiché S pour ses convictions propalestiniennes, le psychologue de 55 ans avait disparu depuis le 21 décembre, indique la presse. Son téléphone a été retrouvé dans un caniveau le lendemain matin. Les proches ont rapidement lancé un appel à témoins.

Dans le quartier, le choc est immense. Les voisins et collègues évoquent un homme attachant, dévoué à son métier, investi dans ses missions auprès des jeunes et des patients. L’annonce du meurtre par son propre fils laisse une communauté sous le choc, confrontée à l’incompréhensible.

Cette affaire soulève de multiples questions : la fragilité des relations familiales, l’impact des convictions politiques sur la vie quotidienne, et la manière dont la surveillance étatique peut, sans le vouloir, contribuer à un climat de tension. Le drame montre que la violence peut surgir de l’intimité la plus proche, mêlant l’éthique familiale aux réalités politiques et judiciaires.

À Nîmes, la vie continue, mais l’ombre de ce drame plane sur la ville. La communauté scientifique, les patients et les proches de Salah tentent de comprendre ce qui a pu pousser un fils à tuer son père. La justice, elle, travaille à reconstituer chaque instant, chaque décision, chaque silence qui a précédé l’irréparable.

Ce meurtre restera longtemps dans les mémoires comme un rappel brutal de la vulnérabilité des liens familiaux face aux tensions personnelles, idéologiques et sociales. Salah Bouabdellah, intellectuel engagé et père, devient le symbole tragique d’une collision entre convictions et vie privée, tragédie familiale et réalité sociale.

Mourad Benyahia 

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CAN 2025 : Côte d’Ivoire et Cameroun se neutralisent dans un choc intense du groupe F

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Dans le choc attendu du groupe F de la Coupe d’Afrique des nations 2025, Côte d’Ivoire et Cameroun se sont séparés sur un score nul (1-1), dimanche soir, offrant aux spectateurs un duel riche en intensité mais dépourvu de vainqueur. Les Éléphants, champions en titre, et les Lions indomptables, leaders provisoires du groupe, ont livré une rencontre où l’engagement et la volonté de domination se sont affrontés à chaque instant.

Le match a débuté sur un rythme soutenu. La Côte d’Ivoire, forte de sa victoire inaugurale contre le Mozambique (1-0), voulait confirmer son statut de tenant du titre et prendre une option quasi définitive pour les huitièmes de finale. Le Cameroun, quant à lui, n’était pas disposé à laisser filer sa place de leader et a répondu avec la détermination qui caractérise ses équipes lors des grandes compétitions africaines.

Très vite, les deux équipes ont montré leur capacité à créer des occasions nettes. Les Ivoiriens ont ouvert le score sur une combinaison rapide dans la surface camerounaise, mais les Lions indomptables ont égalisé avant la pause, profitant d’une erreur de la défense adverse. La deuxième période a été marquée par un pressing intense, des interventions rugueuses et quelques arrêts spectaculaires des gardiens, illustrant la tension qui régnait sur le terrain. Chaque frappe, chaque ballon perdu ou récupéré pouvait faire basculer la rencontre, mais aucun des deux camps n’a réussi à inscrire le but décisif.

Ce résultat, bien que frustrant pour les supporters, ne compromet pas les ambitions des deux équipes. Les Éléphants et les Lions indomptables restent en bonne position pour rallier les huitièmes de finale, mais leur qualification se jouera lors de la prochaine journée cruciale. Mercredi, la Côte d’Ivoire affrontera le Mozambique, tandis que le Cameroun sera opposé au Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, déjà éliminé de la compétition. Ces rencontres seront déterminantes pour assurer leur place dans la phase à élimination directe et éviter les calculs compliqués sur le classement final du groupe.

Au-delà du score, cette rencontre a rappelé pourquoi la CAN reste une vitrine du football africain. L’intensité, le talent et la combativité des deux équipes ont offert un spectacle captivant aux milliers de spectateurs présents au stade et aux millions de téléspectateurs à travers le continent. Les supporters ont vibré à chaque action, applaudissant les interventions défensives et réagissant aux frappes dangereuses, dans une ambiance où l’adrénaline et l’espoir se mêlaient.

Si le match s’est conclu sur un partage des points, le suspense reste entier pour le groupe F. Les prochains affrontements seront déterminants et promettent déjà de nouvelles émotions. Entre stratégies calculées, individualités brillantes et combativité sans faille, la route vers les huitièmes de finale s’annonce palpitante pour ces deux géants du football africain.

Djamal Guettala 

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Contrer l’internationale réactionnaire en 2026 ?

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L'extrême droite en Europe
L'extrême droite gagne l'Europe et l'Amérique

La montée de l’extrême droite en Occident a été un des faits marquant l’année 2025, mais la croissance de ce mouvement pourrait ralentir en 2026 si les démocraties lui imposaient une plus forte résistance.

En début de 2025, une structure politique a pris une ampleur qui lui était inconnue au XXIe siècle avec l’appui du mouvement MAGA (Make America Great Again), des GAFAM et plus particulièrement d’Elon Musk qui utilise un des plus grands réseaux sociaux du monde comme outil de propagande. L’internationale réactionnaire a atteint une visibilité mondiale et intervient directement dans les élections de pays telle l’Allemagne en appuyant le parti d’extrême droite allemand AfD en pleine campagne pour les élections anticipées. Après avoir été condamné par la Commission européenne a une l’amende de 120 millions d’euros infligée à son réseau social X en début décembre pour avoir enfreint plusieurs règles de la loi sur les services numériques le Digital Services Act (DSA), Musk affirme même que l’Union européenne devrait être abolie et la souveraineté rendue aux pays, afin que les gouvernements puissent mieux représenter leurs citoyens. 

L’orientation idéologique que prend actuellement le gouvernement américain l’entraîne de plus en plus dans cette internationale réactionnaire et l’éloigne des autres pays membres du G7. La stratégie de sécurité nationale publiée le 5 décembre par la Maison Blanche affirme, sans prendre en compte les grands bouleversements climatiques, les menaces cyber, celles de l’intelligence artificielle, du terrorisme, de la géopolitique et des nouvelles technologies, que les Européens sont engagés dans un effacement civilisationnel. Selon un expert à la Brookings Institution, Thomas Wright, cette stratégie de sécurité nationale est une feuille de route pour construire un ordre international illibéral, dans lequel les États-Unis affirmeraient unilatéralement leur dominance. Le gouvernement américain soutient aussi des partis populistes de droite en Europe qui tentent de renverser les élites centristes. 

Solidement verrouillée dans cette internationale réactionnaire, la Russie a continué en 2025 à mener sa guerre hybride contre les pays occidentaux et à bafouer leur souveraineté.

En Amérique latine, les idées d’extrême droite ont pris plus de place en 2025. Javier Milei, le président libertarien de l’Argentine parle désormais de l’immigration en lien avec l’internationale réactionnaire qui s’étend au continent latino-américain.

La part de la population mondiale vivant dans un régime démocratique est passée de 54 % à 32 % dans les 20 premières années de ce siècle. C’est donc la survie de l’État de droit et de la démocratie qui sont en jeu dans les prochains mois. 

Actions concrètes à mener en 2026

Le 18 décembre, la présidente au Parlement européen du groupe Renew Europe, Valérie Hayer, secrétaire générale déléguée du parti Renaissance, a demandé aux démocrates et libéraux du monde entier de réfléchir aux actions à prendre pour contrer l’internationale réactionnaire. Une alliance pourrait être constituée de représentants de pays européens, des États-Unis, d’Amérique du Nord et d’Asie.

Des ministres européens voudraient aussi que la Commission agisse avec la plus grande fermeté contre des violations du DSA par la plateforme X. L’Europe pourrait fournir en 2026 une réponse plus cohérente qu’elle ne l’a fait en 2025 en s’appuyant plus fortement sur ses règlements pour encadrer les activités numériques des GAFAM.

En ce qui concerne le conflit en Ukraine, les Européens cherchent actuellement une manière de faire pression sur la Russie pour qu’elle accepte une pause dans les combats, ce qui pourrait passer par des actions et menaces plus crédibles. Les Européens pourraient aussi en 2026 travailler à contraindre Donald Trump à écouter l’opinion publique américaine qui est très fortement pour le maintien des liens avec le vieux continent et la défense de l’Ukraine contre l’agression russe.

Les récents mouvements économiques au niveau mondial pourraient aussi être favorables à une diminution des hostilités en Ukraine en 2026. Avec les récentes sanctions prises non seulement par l’Europe qui suit à la trace les vaisseaux fantômes russes, mais aussi l’Ukraine qui les coule quand elle en a la chance et même les États-Unis qui les saisissent quand ils s’approchent des côtes du Venezuela, la Russie est aux prises avec une diminution de ses revenus.

Il y a aussi des enjeux électoraux importants en Amérique du Sud en 2026 qui pourraient changer la donne, alors que des élections se tiendront au Costa Rica en février et avril, en Colombie en mars et mai, au Pérou en avril et au Brésil en octobre.

Finalement, le président américain est aussi affaibli en ce début de 2026. Lui qui a lancé une guerre économique internationale en 2025, se trouve actuellement en mauvaise posture dans son propre pays en raison des contrecoups économiques que ses actions y ont engendrés. Il a donc commencé en fin d’année à diminuer les tarifs qui touchent le plus fortement sa population. Il y a de fortes chances qu’il continue sur cette lancée au moins jusqu’aux élections de mi-mandat en novembre qui pourraient lui compliquer la vie et ralentir la croissance de l’internationale réactionnaire.

Michel Gourd

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Madagascar : la jeunesse qui réinvente la souveraineté africaine

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Manifestants à Madagascar
Manifestants à Madagascar

En octobre 2025, Madagascar a rappelé à l’Afrique et au monde une vérité simple mais essentielle : le pouvoir appartient au peuple. La mobilisation pacifique de la jeunesse malgache a imposé une leçon rare de maturité politique. Dans un contexte souvent marqué par l’autoritarisme et la fragmentation sur le continent, cette génération a montré qu’il est possible de revendiquer ses droits sans violence, avec lucidité et sens du dialogue.

Longtemps considérée comme périphérique, la Grande Île occupe désormais un rôle stratégique. Située entre l’Afrique et l’Indopacifique, entourée des Comores, de Maurice et des Seychelles, elle est un pont naturel entre continents et océans. Ses 30 millions d’habitants, bientôt 50 millions, représentent un levier humain et économique majeur. Mais ce potentiel exige cohésion politique, investissements ciblés dans l’éducation, la gouvernance, la justice sociale, les infrastructures et la souveraineté alimentaire.

Le « modèle malgache » offre au continent un exemple concret d’intelligence collective. Les institutions militaires, parlementaires, constitutionnelles et religieuses ont choisi la retenue et le dialogue. Elles ont confirmé que la légitimité ne s’acquiert pas par la force mais par la reconnaissance des aspirations citoyennes. Comme le souligne l’avocat et homme politique comorien Saïd Larifou, natif de Madagascar : « La jeunesse malgache a imposé une maturation politique rare et offre aujourd’hui un modèle d’intelligence collective pour le continent. »

Au-delà des frontières, la diaspora malgache joue un rôle crucial. Son expertise et son investissement peuvent transformer l’élan citoyen en projet durable. La Réfondation malgache, qui se dessine après ces événements, ne réussira que si les Malgaches de toutes les provinces et de l’extérieur s’engagent pleinement. Le soutien africain, loin d’être une ingérence, devient un acte de responsabilité collective : consolider la transition, éviter les précipitations et préserver l’élan démocratique.

Madagascar n’est plus une île isolée. Elle devient un point d’appui pour l’Afrique : un symbole de souveraineté retrouvée, de dignité réaffirmée et de transition maîtrisée. L’exemple malgache démontre que légitimité, droit et intelligence collective peuvent constituer un levier de stabilité et de prospérité pour tout le continent. L’Afrique observe, et devrait soutenir ce modèle qui pourrait inspirer de nouvelles manières de concevoir le pouvoir et les transitions politiques sur le continent.

Madagascar, par sa jeunesse et sa volonté d’exercer sa souveraineté, rappelle à tous que la dignité se conquiert et se défend. Comme le note Saïd Larifou, « le peuple malgache a montré qu’une société peut se gouverner et se contrôler elle-même », offrant au continent une leçon d’espoir et de responsabilité partagée.

Mourad Benyahia 

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Abane Ramdane : 68 ans après, son assassinat toujours absent du récit officiel

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Commémoration de la mort d'Abane Ramdane.
Commémoration de la mort d'Abane Ramdane. Crédit photo : page Facebook de la Wilaya de Tizi-Ouzou.

La commémoration du 68ᵉ anniversaire de la disparition d’Abane Ramdane, organisée par la wilaya de Tizi Ouzou, a suscité une vive réaction citoyenne. En cause : un communiqué officiel jugé lacunaire, voire trompeur, pour avoir une nouvelle fois évité de qualifier clairement les circonstances de la mort de l’un des principaux architectes de la Révolution algérienne.

Beaucoup d’hypocrisie, peu de vérité historique encore une fois. La cérémonie officielle organisée à l’occasion du 68ᵉ anniversaire de la mort d’Abane Ramdane s’est déroulée à Larbaâ Nath Irathen en présence du secrétaire général de la wilaya représentant le wali, du directeur des Moudjahidines, des autorités locales, de représentants des institutions élues, de la « famille révolutionnaire » et de cadres de l’État. Comme à l’accoutumée, l’hommage a mis en avant le rôle central du dirigeant révolutionnaire dans la structuration du Front de libération nationale (FLN) et dans l’organisation politique et militaire de la lutte armée, notamment à travers le Congrès de la Soummam de 1956. Les mêmes lanternes et généralités suintant la boursouflure politicienne.

Mais au-delà du protocole et du discours convenu, le communiqué insipide de la wilaya a fait réagir. Un citoyen a publiquement- sur la page Facebook officielle de la wilaya  de Tizi-Ouzou– exprimé sa colère, dénonçant ce qu’il considère comme une falsification persistante de l’histoire. En cause : l’usage de formulations vagues évoquant la « disparition » ou le « martyre » d’Abane Ramdane, sans jamais nommer explicitement la réalité historique de son assassinat.

Abane Ramdane a été assassiné le 27 décembre 1957 à Tétouan (Maroc), dans des circonstances désormais largement documentées par les historiens. Il ne s’agit ni d’une mort au combat comme avait menti El Moudjahid et les pouvoirs successifs, ni d’un assassinat perpétré par l’armée coloniale, mais bien d’une exécution décidée à l’intérieur même du mouvement de libération, par des compagnons de lutte. Ce fait, aussi douloureux soit-il, constitue une page sombre mais essentielle de l’histoire de la Révolution algérienne.

Pour de nombreux observateurs, l’évitement sémantique qui caractérise encore les discours officiels traduit une difficulté persistante à assumer les zones d’ombre du passé révolutionnaire. Or, soixante-huit ans après les faits, la demande n’est plus à la glorification univoque, mais à la reconnaissance lucide de l’histoire dans toute sa complexité.

Abane Ramdane (1920-1957) demeure une figure majeure du nationalisme algérien, un grand dirigeant politique qui a œuvré à la primauté du politique sur le militaire et à l’organisation collective de la Révolution. Il a chèrement payé de personne et de sa vie finalement son engagement sans faille pour le triomphe de la révolution. Son héritage intellectuel et politique est aujourd’hui largement reconnu. Mais cette reconnaissance reste incomplète tant que les circonstances de sa mort continuent d’être contournées par le pouvoir et ses relais. On ne peut reprocher à l’ennemi d’hier de cacher la vérité historique, si nous-mêmes sommes incapables de l’assumer.

Commémorer Abane Ramdane ne devrait pas consister à édulcorer l’histoire, mais à l’assumer pleinement. Car rendre justice à sa mémoire, c’est aussi reconnaître la vérité de son assassinat — condition nécessaire pour une mémoire nationale apaisée et fidèle aux faits.

Samia Naït Iqbal

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Algérie – Burkina Faso (1-0) : une victoire utile, un message encore en suspens

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L’Algérie est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Le résultat est là, sec, incontestable. Une victoire face au Burkina Faso (1-0), la deuxième en autant de matchs, et une place déjà assurée dans la phase à élimination directe. Pourtant, au-delà du score et du classement, ce match laisse une impression plus nuancée, presque volontairement inachevée.

Le penalty transformé par Riyad Mahrez à la 23e minute a donné très tôt l’avantage aux Fennecs. Un geste sûr, sans emphase, à l’image d’une entame de rencontre dominée par les Algériens. Pressing haut, circulation propre, maîtrise territoriale : pendant le premier quart d’heure, l’Algérie a imposé son tempo et installé le match là où elle le voulait. Le but semblait ouvrir la voie à une prestation plus ambitieuse.

Mais l’histoire s’est arrêtée là. Ou presque. Après avoir frappé, l’Algérie a reculé d’un cran. Non par faiblesse, mais par choix tactique. Gestion du ballon, lignes resserrées, tempo ralenti : les hommes de Petkovic ont préféré contrôler plutôt que marquer. Une option assumée, dictée par la logique du tournoi, mais qui interroge sur la capacité de cette équipe à accélérer quand le contexte l’exige.

Le Burkina Faso, sans renverser la physionomie du match, a progressivement trouvé des espaces. Suffisamment pour exister, pas assez pour inquiéter réellement. La défense algérienne, appliquée et disciplinée, a tenu bon. Luca Zidane, titularisé dans les buts, a traversé la rencontre sans être mis à rude épreuve, signe d’un bloc défensif bien en place, mais aussi d’un match jamais totalement emballé.

Cette Algérie-là inspire le respect par sa rigueur. Elle ne s’éparpille pas, ne s’expose pas inutilement, refuse le désordre. Mais elle donne parfois le sentiment de jouer sous contrôle permanent, comme si chaque initiative offensive était pesée, mesurée, parfois retenue. Une prudence qui rassure sur le plan défensif, mais qui laisse sur sa faim dans le jeu.

Les résultats sont pourtant impeccables : deux matchs, deux victoires, cinq buts marqués, aucun encaissé. Une entame de CAN que beaucoup envieraient. Mais la compétition africaine ne se résume pas à la gestion. Elle exige, à un moment donné, une prise de pouvoir claire, un match référence, un signal envoyé aux concurrents.

Face au Burkina Faso, l’Algérie a envoyé un message de solidité. Pas encore un message de domination. La différence est subtile, mais décisive. Les huitièmes offriront un autre décor, une autre pression, une autre nécessité. À ce stade, les Fennecs avancent sans bruit, sans éclat, mais sans faille.

Reste à savoir quand ils décideront d’accélérer. Et surtout, s’ils sauront le faire au moment où la CAN cesse de pardonner.

Djamal Guettala 

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La silicose continue de tuer à Batna : 226e victime et aucun remède en vue

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Les victimes du silicose sans soins à Batna.
Les victimes du silicose sans soins à Batna. Crédit photo : DR

Le fléau de la silicose frappe encore la wilaya de Batna. Une nouvelle victime, portant le nombre total de décès liés à cette maladie pulmonaire à 226, rappelle avec brutalité que cette tragédie sanitaire n’a toujours pas trouvé de solution, malgré les alertes répétées des familles, des associations et des spécialistes.

Le défunt, âgé d’une quarantaine d’années, travaillait depuis des années dans le façonnage et le polissage de pierres, un métier traditionnel mais hautement exposé à la poussière de silice. Comme tant d’autres avant lui, il a été victime de ce qui pourrait être évité si des mesures élémentaires de protection et de prévention étaient réellement appliquées.

La silicose n’est pas une maladie nouvelle. Cette pathologie pulmonaire se développe à la suite de l’inhalation prolongée de poussières de silice, entraînant une fibrose irréversible des poumons, une insuffisance respiratoire progressive, et dans la majorité des cas, la mort. Elle touche particulièrement les artisans de certaines localités rurales de Batna, où le travail de la pierre reste un secteur vital, mais pratiqué dans des conditions d’hygiène et de sécurité déplorables.

Depuis des années, les alertes se multiplient. Médecins, chercheurs et associations de défense des travailleurs dénoncent l’exposition continue des artisans à ce risque mortel. Ils réclament des campagnes de prévention, l’usage de protections individuelles et un suivi médical régulier. Mais la réalité sur le terrain est implacable : le nombre de victimes continue d’augmenter, et les familles pleurent encore leurs proches, comme si rien n’avait été fait pour briser le cycle.

Les autorités locales ont parfois promis des mesures, mais elles restent fragmentaires et insuffisantes. La silicose reste une maladie évitable, et pourtant, les décès se succèdent, illustrant l’écart criant entre les recommandations sanitaires et la réalité quotidienne des travailleurs. Le cas de cette 226e victime est un signal d’alarme que la société ne peut plus ignorer.

Tailleur de la pierre dans les Aurès.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que la majorité des artisans touchés sont jeunes, en âge de travailler et de soutenir leur famille. Leur exposition chronique à la poussière de silice transforme des métiers traditionnels en sentences de mort lente, et révèle l’absence de politiques publiques cohérentes pour protéger ces travailleurs vulnérables.

Le silicose à Batna est devenu un drame social autant que sanitaire. Il illustre l’urgence de prendre des mesures concrètes : régulation stricte des conditions de travail, sensibilisation et équipement obligatoire des artisans, suivi médical systématique et interventions rapides des autorités de santé. Sans cela, les victimes continueront de s’accumuler, et la mémoire de cette 226e victime restera un symbole de l’échec collectif à protéger les plus exposés.

Tant que la poussière de silice continuera à remplir les ateliers et les routes de Batna, la silicose ne sera pas vaincu. Et tant que l’inaction persistera, d’autres noms s’ajouteront à la longue liste des victimes. Aujourd’hui, la wilaya de Batna sonne l’alarme : le silicose tue toujours, et le problème n’a jamais été résolu.

Mourad Benyahia 

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