22 mai 2022
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Prix du baril : les yeux braqués sur les stocks américains 

Pétrole

Le dernier rapport de janvier 2022 de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), s’est limité à compter pour faire plaisir à ses membres sans aucune analyse prospective pour les préparer au pire avec la progression de la pandémie dans le monde et notamment en Algérie où certaines mesures commencent à être prises, comme la fermeture des écoles pour une durée de 10 jours. 

Ainsi le rapport nous apprend une évidence de l’effort de l’organisation de libérer progressivement le quota pour la production  de l’Algérie atteigne en 2021,  911 000 baril /jour. Il s’agit d’une légère hausse de 11 000 barils/jour par rapport à la production moyenne d’une année difficile 2020 qui à terminé avec 899 000 barils /jour soit à peine une augmentation de 1,34%. Indirectement, le rapport de l’OPEP insinue qu’il appartient à l’Algérie de justifier l’augmentation annuelle annoncée par Sonatrach  de 9 millions de tonnes équivalent pétrole (MMTEP) et qui représente près de 5% par rapport à celle de 2020.

Ce serait sans aucun doute liée au gaz et ses dérivés que le brut. Une autre évidence, analysée le 22 décembre 2021 par la banque JP. Morgan, l’activité de raffinage a repris bel et bien pour favoriser les bruts légers comme le Sahara Blend qui a gagné, en moyenne, 28 dollars en 2021 pour terminer l’année à 70,89 dollars bien au-dessus de prix budgétaire de 40 dollars par baril.

Comme c’est toujours le cas avec une forte demande des raffineurs, le Sahara Blend se classe parmi les premiers des bruts légers de par ses qualités physico- chimique : léger avec un pourcentage de soufre réduit. Il serait selon les chiffres avancés par ce rapport classés le 3éme des bruts les plus chers après l’Angolais Girassol à 71,31 dollars/baril et le Guinéen équatorial Zafiro  à 71,09 dollars/baril.

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Pour le reste du monde et notamment les bruts de référence américaine et européenne, on se rapproche des 90 dollars le baril en attendant la mise à jour des stocks par le gouvernement américain qui semble fournir jusqu’à présent des données contraires sur la demande en cours des deux dernières semaines.

Ainsi le West Texas Intermediate (WTI), référence du brut américain, s’est établi en hausse de 1,53 $, soit 1,8 %, à 86,96 dollars/ le baril, pour sa plus haute clôture depuis octobre 2014. Le WTI est en hausse de près de 14 % depuis le début de l’année.

En ce qui concerne le Brent négocié à Londres, il a augmenté de  0,93 dollars à 88,44 dollars le baril. Cette augmentation continuelle jusqu’au mercredi 19 janvier attend plutôt, les données hebdomadaires de l’Energy Information administration (EIA) des USA sur les stocks du brut, de l’essence et des distillats. Il est fort probable selon  les spéculations diverses  que les stocks du brut diminueraient par rapport à la semaine dernière mais pas l’essence toujours en hausse.

Les analystes prévoient une diminution des stocks des distillats. C’est certainement comme à son habitude ce jeudi à 17 h que l’EIA livre ces stocks pour permettre une analyse prospective crédible       

Rabah Reghis

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