20 janvier 2022
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Quand Gaïd Salah interdisait le drapeau amazigh !

Drapeau amazigh

Lors de la marche du vendredi 21 juin 2019, 13 citoyens ont été arrêtés, après le discours du chef d’état-major Gaïd Salah mardi 18 juin 2019 dans lequel il avait d’autorité décidé l’interdiction du drapeau amazigh dans les marches.

Un chef d’état-major s’est arrogé tous les pouvoirs législatifs pour décider de ce qui est légal ou pas. Cet homme c’est l’ancien chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah. Des jeunes manifestants pacifiques ont été emprisonnés par décision du juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed pour port du drapeau amazigh. Certains furent condamnés d’atteinte à l’unité nationale.
En 2019, plus de 72 citoyens ont été poursuivis dans au moins 10 pour avoir porté le drapeau amazigh et avoir voulu changer le drapeau national. Des accusations fallacieuses et sans fondements.

La reconnaissance de tamazight, une entourloupe de plus

Sachant que tamazight, identité et culture sont dans la constitution et le Nouvel An Amazigh est une fête nationale immortalisant la culture amazigh, pourquoi alors des citoyens revendiquant leur identité sont embastillés. Toute l’hypocrisie du régime réside justement dans le traitement qu’il réserve à tamazight comme culture et identité. En effet, malgré sa reconnaissance officielle, elle est dépourvu des moyens. L’utilisation de la langue amazigh dans les administrations, comme la justice, est inexistante. Pire, tout est fait pour bloquer sa promotion et sa généralisation. Si Ahmed Gaïd Salah est décédé, tout porte à croire que ses décisions sont toujours effective.
Alors entendre le chef de l’Etat souhaiter bonne année à l’occasion de Yennayer ne peut être d’une énième entourloupe.
Yacine K.
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