30 novembre 2022
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Rassemblement pour la Kabylie (RPK) : triste Novembre 

DECLARATION

Rassemblement pour la Kabylie (RPK) : triste Novembre 

Terreur politique, montée en puissance de la pensée unique, offensive idéologique passéiste panarabiste, grave décrochage social, fuite des cerveaux et désespoir de la jeunesse, tel est le climat dans lequel l’Algérie commémore pour la 67e année la date du déclenchement de la révolution du 1er novembre.  

Dans le révisionnisme ambiant actuel, il importe de rappeler que la déclaration du premier novembre a été rédigée en langue française par des révolutionnaires  francophones et a été tirée en plusieurs exemplaires dans un village de Kabylie.  

Faut-il rappeler aux revanchards porteurs de passions tristes, attachés à un courant de pensée qui n’a rejoint que tardivement la révolution que c’est la langue française qui a été la langue véhiculaire pour les fondateurs de l’idée d’indépendance et qui a servi à la décolonisation. De par notre histoire, elle a été, tout comme la langue arabe, intégrée dans la personnalité algérienne. Ce butin de guerre a servi d’outil de développement par l’acquisition des savoirs et l’ouverture au monde.

Sans occulter l’engagement général, faisant nation, de tous les Algériens pour l’indépendance, faut-il rappeler le rôle politique majeur de la Kabylie, qui subit actuellement une agression sans précédent ? Cette région historique dont la majorité des prestigieux colonels de l’ALN est issue compte le plus grand nombre de martyrs de la guerre de libération nationale. 

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Tragique de l’histoire, le simple fait d’être Kabyle aujourd’hui est sujet à suspicion. Le Kabyle est taxé à priori d’être antinational, séparatiste par essence et terroriste potentiel. 

Ainsi, on emprisonne à tour de bras des militants pacifistes en usant de lois iniques tel que l’article 87 bis, lequel est une véritable injure aux droits humains fondamentaux. Cet article du code pénal, récemment adopté par ordonnance, doit simplement et purement être abrogé pour sauvegarder l’honneur d’un pays au prestigieux passé de lutte pour sa liberté.

Faut-il rappeler aussi que les premières balles de la révolution ont été tirées dans les Aurès ? Les Chaouis, qui ont payé un lourd tribut à la guerre de libération, se retrouvent, à l’instar de tous les Algériens des régions amazighophones, marginalisés, attaqués dans leur légitimité à faire valoir leurs droits culturels et menacés par le retour des tenants d’une idéologie dépassée dans les quelques acquis linguistiques arrachés après des années de lutte.

« Heureux les martyrs qui n’ont rien vu » de la régression consternante des libertés fondamentales, des nombreux détenus d’opinion qui ont voulu continuer la révolution de novembre et du retour en force de la pensée unique. 

Gloire à nos martyrs !

Pensée émue, en ce jour du 1er novembre, pour tous les détenus politiques et d’opinion !

Le 1er novembre 2021

Pour le RPK /Malika Baraka 

 




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