23 février 2024
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Rencontre avec le poète écrivain Reski

Rezki Rekai

Rezki Rekaï dit Reski est un poète écrivain discret, jovial, toujours souriant, c’est un poète rempli d’humanisme, dont les écrits émerveillent, interrogent et réchauffent le cœur.

Originaire du village Igariden, Maâtkas, la poésie a toujours fait partie de lui, mais ce fils de commerçant a fait des études en économie et gestion d’entreprise à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, il a continué ses études en France où il a obtenu en 2008 un Diplômé de troisième cycle en Audit et contrôle de gestion à l’INSEEC Paris.

Passionné de littérature et de poésie, ses premières lectures sont les livres d’Albert Camus et de Mouloud Feraoun.

Reski a vécu une dizaine d’années en Belgique où il a participé à plusieurs salons du livre, il a eu son premier prix de poésie Oxfam Liège, en octobre 2022. Il vient de publier un beau livre de poèmes et réflexions, Des mots Une beauté Un sens, chez thebookedition.

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L’écrivain poète journaliste Youcef Zirem l’a invité à son café littéraire de l’Impondérable au 320 rue des Pyrénées dans le XXème arrondissement de Paris, ce fut une belle rencontre, on a pu constater avec bonheur que Reski est fidèle à ce qu’il écrit.

Le Matin d’Algérie : Vous avez fait des études en économie de gestion, en Audit et contrôle de gestion, et pourtant c’est la littérature qui vous anime et vous passionne, qui est Reski ?

Reski : Je dirai entre parenthèses qu’en économie et gestion, il y a une spécialisation en ressources humaines, donc on ne peut pas dissocier la chose purement économique de l’humain.  Je vais terminer en disant que l’entreprise a besoin de l’humain comme l’humain a besoin de l’entreprise.

C’est qui Reski ?

Il est “le fruit “ d’une vie en communauté dont les relations humaines sont très importantes et une vie en occident où l’individualisme est presque roi.

Cela a forgé sa pensée que j’essayerai de résumer en quelques points :

  • La vie est une chance à saisir.
  • Si on remet l’humain au centre du monde, ce dernier se portera mieux.
  • La modernité ne doit pas effacer la tradition mais plutôt l’accompagner.
  • L’homme n’est pas né méchant ou gentil mais il fait des choix.
  • La planète terre est assez riche pour nourrir tous ses enfants sans exception.
  • Le monde est riche par la diversité de ses identités.

Le Matin d’Algérie : Quels sont les auteurs qui vous fascinent ?

Reski : Il n’y a pas un auteur qui me fascine plus qu’un autre, j’ai aimé les livres de Feraoun car ce sont les premiers que l’ai lus, en plus qu’ils abordaient des sujets propres à ma société.

J’ai bien aimé le roman les chercheurs d’os de Tahar Djaout. Après je peux aimer du Camus comme du Balzac ou du Zola.

Je peux acheter un livre pour son titre sans connaitre forcément l’auteur mais je peux aussi acheter un livre car je trouve sa couverture belle…

J’ajouterai, si j’ai une fascination, elle est pour la chanson kabyle, pour ces poèmes et pour une certaine philosophie dans ses textes.

Le Matin d’Algérie : D’où vient cette passion pour les livres ?

Reski : Franchement je ne sais pas.  Une chose est sûre, un livre est cet objet que je trouve si fascinant (si on peut considérer un livre comme un objet). À première vue, il n’est qu’une couverture, mais c’est celle-ci qui invite le lecteur à découvrir ce qui fait le fond du livre. Ce fond peut raconter une histoire, il peut faire rêver, il peut faire voyager, il peut faire aimer et faire douter en même temps …

Je pense que le plus important est que derrière chaque livre, il y a une âme avec une grande sensibilité … Et écrire, c’est laisser le cœur s’exprimer en mots.

Le Matin d’Algérie : Nous vivons une époque tourmentée, particulièrement en Algérie où la démocratisation tarde à venir, la poésie peut aider à apporter un peu de soleil dans la grisaille régnante, qu’en pensez-vous ?

Reski : Je vous livre cette citation : les nobles batailles se gagnent par l’art, et j’ajouterai : elles se gagneront par l’art. Effectivement la poésie comme les autres arts peuvent contribuer.

Mais avant tout, une question s’impose : quelle démocratie pour quelle société ?

Je pense que La démocratie est d’abord une culture, donc à chaque société de penser son système qui permet le vivre ensemble, et ce malgré les différences des opinions et des sensibilités.

Après, prenant le cas des assemblées des villages kabyles, je pense que c’est un exemple parfait de ce qu’on appelle aujourd’hui la démocratie participative. Donc peut être là une source d’inspiration et une idée à généraliser au niveau régional et pourquoi pas national.

Et d’ailleurs, je souligne qu’aujourd’hui, même les démocraties occidentales doutent et elles se cherchent un nouveau souffle. Je finirai par dire : que rien n’est acquis et rien n’est perdu, donc c’est aussi valable pour le cas de l’Algérie.

Isabelle Georges, le talent à l’état pur

Le Matin d’Algérie : Avez-vous des projets en cours et à venir ?

Reski : Si je retrouve un peu plus d’inspiration et surtout de l’énergie, je publierai un nouveau recueil de poèmes et de réflexions.

 Entretien réalisé par Brahim SACI

Livres publiés :

La rose des ténèbres, une nouvelle, thebookedition.

Éviter au monde un lendemain qui déchante, un essai, thebookedition.

Des mots Une beauté Un sens, poésies et réflexions, thebookedition.

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