9 février 2023
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Répression, condamnations et censure

Mohad Gasmi

Si tu ne t’intéresses pas à l’arbitraire, l’arbitraire, lui, s’intéresse à toi. En Algérie, la mécanique de répression et d’étouffement systématique des voix contestataires est d’une réalité accablante.

Combien de citoyens ordinaires sont envoyés en prison ou broyés par la machine judiciaire depuis le printemps 2019 ? Des milliers. Le supplice continue.

Mohad Gasmi activiste d’Adrar a été condamné le 14 avril à 3 ans de prison ferme (premier dossier dont il est en détention), informe le CNLD.

Le verdict a été rendu public le 17 octobre 2021 dans le procès de Mohad Gasmi qui a eu lieu le même jour au tribunal criminel d’Adrar. Il a écopé de 5 ans de prison ferme assorti d’une amende avec interdiction d’exercer son droit de vote durant 5 ans.

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Sans frémir, le parquet avait requis 7 ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 Da.

Mohad Gasmi a été auditionné par le juge d’instruction du tribunal d’Adrar, le 2 mai 2021, dans son deuxième dossier (deuxième affaire).

L’arbitraire est une vieille connaissance pour Mohad Gasmi. Il a été arrêté le 8 juin et placé en garde à vue jusqu’au 14 juin, au matin, pour le présenter devant le procureur. Le 9 juin, une perquisition à été opérée par les services de sécurité à domicile, indique le CNLD.

Deux jours avant son arrestation, il avait publié qu’il venait d’être interrogé par des éléments d’Interpol d’Adrar. Pourquoi Interpol ? Mystère !

Mohad Gasmi a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal d’Adrar, le 14 juin 2020.

Harcèlement judiciaire contre Mira Mokhnache

A Alger, le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a rendu une ordonnance en date du 13 avril 2022, de non-lieu partiel et de requalification des faits à l’encontre de l’universitaire et militante Mira Moknache, rapporte le Comité national pour la libération des détenus d’opinion.

L’enseignante universitaire à l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa, Mira Moknache, est face à plusieurs procès. Oa machine judiciaire a été enclenchée pour la faire taire. Voire en faire un exemple pour les autres. Elle a été placée sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction du tribunal Sidi M’hamed d’Alger, dimanche 27 février 2022.

Plus de 200 détenus d’opinion croupissent dans les prisons algériennes. Merzoug Touati qui est en grève de la faim depuis plus de 15 jours risque à tout moment de mourir.

Toute voix qui conteste le régime est embastillée. Dernier espace d’expression, les réseaux sociaux sont sous la surveillance des limiers du régime. Toute personne qui « ose » dénoncer les errements du clan au pouvoir ou rapporter une information sur la crise sociale qui ronge le pays est interpellée.

Les condamnations d’activistes continuent dans des tribunaux sous embolie. Les médias sont réduits au silence. Précarisés par un système de redistribution de publicité et une surveillance continue, les journaux sont sous une pression permanente.

L.M.

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