30 novembre 2022
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Silence, on réprime « démocratiquement » en Algérie

ARBITRAIRE

Silence, on réprime « démocratiquement » en Algérie

Le jeune Abdenour Aït Saïd est placé sous contrôle judiciaire. C’est tout ce que ce régime réserve à la jeunesse.

Entreprise diabolique de décervelage de l’opinion par l’entremise d’une presse qui se complait dans la servitude et répression outrancière des voix dissidentes, le régime en place ne recule devant aucune manoeuvre pour domestiquer le peuple du Hirak/Tanekra. 

Sous le règne vertical d’un Tebboune plus que jamais autoritaire, le printemps de 2019 a donné naissance à un hiver des libertés. A défaut d’appliquer les termes de la Constitution qu’il a fait voter, il s’emploie à détricoter les derniers acquis arrachés par le sang des victimes d’Octobre 1988. Les libertés chèrement payées sont remises en cause.

En Algérie, la répression est « démocratique » et la servitude volontairement consentie par les anciens soutiens de Bouteflika rejoints par une engeance d’arrivistes pénétrés par un nationalisme très intéressé.

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Le pays vit non pas au rythme d’une insolente croissance économique, mais à celui des arrestations de citoyens épris de changements profonds, des condamnations arbitraires et des admonestations quotidiennes.  

Rien de bien nouveau dans la « nouvelle Algérie ». Cette semaine a été encore marquée par de nombreuses arrestations « préventives » qui ont fini par des placements sous mandat de dépôt pour certains ou sous contrôle judiciaire pour les autres. Bien entendu les formes ont été respectées et les méthodes employées très démocratiques !!!

Ainsi, Abdennour Ait Saïd placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction du tribunal Sidi M’hamed ce 7 octobre, rapporte le CNLD.

Kheireddine Boussada placé sous contrôle judiciaire ce 7 octobre, ajoute la même source. Il a été arrêté lundi 27 septembre à 14h chez lui à Guerara. Tenez-vous bien ! Deux jeunes Ali Mokrane et Ali Merzouk, partis de Tizi Ouzou, ont été arrêtés jeudi 7 octobre à Chlef. Pour qui ? Pourquoi ? Seraient-ils coupables de se déplacer hors de leur wilaya ?

Les 220 détenus d’opinion ne semblent pas susciter quelque honte à ce régime qui se réclame cyniquement de la démocratie. 

Auteur
Yacine K.

 




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