7 octobre 2022
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« Slimane Azem, blessures et résilience » de Hacène Hirèche

Slimane Azem

L’universitaire, écrivain et militant Hacène Hirèche vient de publier chez L’harmattan un nouvel ouvrage sur l’immense Slimane Azem. 

Il fait partie des pionniers de la chanson d’expression kabyle. Il a vécu le chant dans sa chair. Il lui a donné le meilleur. Nous parlons de Slimane Azem auquel Hacène Hirèche vient de consacrer un ouvrage.

Slimane Azem est cité et récité par toutes les femmes et tous les hommes qu’ils soient lettrés ou illettrés et par plusieurs générations ne peut être qu’un génie et un homme hors du commun. Ces virtuoses ne voient le jour qu’une fois dans un siècle ou deux. C’était un chanteur du peuple. Il a émergé des profondeurs de cette terre depuis des siècles meurtrie. Violentée et trahie. Pour conjurer son sort et panser ses blessures millénaires, Da Slimane lui a tressé des poèmes à faire pâlir de jalousie bien des aèdes.

Notre génie à nous, c’est le plus grand poète-chanteur de tous les temps feu Slimane Azem.

Lundi 19 septembre 2022, ne sera pas un jour comme tous les autres, car il marquera le 104e anniversaire de la naissance de cet artiste hors pair, le patriote symbole de l’exil, le doyen de la chanson engagée, pionnier de la culture kabyle, d’un apport culturel inestimable.

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À cette occasion majeure donc, Hacène Hirèche publie « Slimane Azem, blessures et Résilience » aux éditions L’Harmattan.

Ce livre nous livre l’importance de la chanson de Slimane Azem. C’est un livre à lire. Il est le fruit d’une recherche minutieuse et d’une réflexion de l’illustre universitaire et militant de la cause amazighe Hacène Hirèche.

Ali Ait Djoudi 

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1 COMMENTAIRE

  1. Dans ma jeunesse j’étais fou de Slimane Azem. Je connaissais et me rappelle toujours toutes ses chansons par cœur, sauf celles de ses dernières années. J’utilise souvent un vers ou deux de lui pour étayer un argument. Aujourd’hui j’ai acquis des goûts qui englobent les musiques de la terre toute entière et je trouve personnellement que c’est l’un des deux seuls chanteurs qui ont réussi à allier la poésie à la politique et la philosophie populaire. Le second est l’argentin Atahualpa Yupanqui. Il se peut qu’il y en ait d’autres, mais ce sont les deux seuls que j’ai découverts en tout cas. Ils pouvaient chanter sur le travail et le chômage, Dieu, le gouvernement, la maladie ou tout autre aspect de la vie humaine tout en restant dans la poésie, en touchant le cœur et les entrailles de leur auditoire, pas seulement leur cervelle. Slimane Azem reste inégalé en paroles parmi les chanteurs kabyles. Côté musique, je ne dirais pas la même chose. Quand j’étais plus jeune il me transportait, me mettait en transe, mais aujourd’hui je le vois comme très médiocre en tant qu’interprète. Il ne pouvait en être autrement, d’ailleurs. Il était berger, ouvrier agricole, électricien, vivant dans une société qui voyait la musique et la danse d’un mauvais œil. Où, quand, comment aurait-il pu avoir la possibilité de perfectionner son jeu, ses instruments? Où et comment aurait-il trouvé les membres pour former un orchestre à la mesure des paroles de ses chansons? La culture paysanne et le milieu des émigrés dans lesquels il baignait ne pouvaient pas les lui fournir. C’est un grand luxe qu’ils ne pouvaient pas se permettre. La musique et les instruments des chanteurs kabyles de son époque servaient essentiellement à faire passer les paroles, et dans ce domaine Slimane Azem reste le meilleur depuis Si Mouh Ou-M’hend.

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