3 octobre 2022
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Tadmaït : les gendarmes démolissent 17 bars clandestins

Le wali de Tizi-Ouzou a requis jeudi la force publique pour procéder à la fermeture  et à la destruction de constructions clandestines (baraques) érigées en dur à l’ex-marché de gros de fruits et légumes à la sortie est de Tadmaït, à une quinzaine de km à l’ouest de Tizi-Ouzou.

C’était une demande de nombreux citoyens agacés par l’installation de ces bars clandestins avec tout ce que cela induit comme désagréments.

Trois unités d’intervention de la gendarmerie ont été engagées pour les besoins de cette opération à laquelle ont pris part des éléments de la protection civile, des représentants de la Sonelgaz et de la Direction des travaux publics et qui s’est déroulée en présence du wali, du représentant  de la DGSN ainsi que du premier responsable du commandement pour la  wilaya de Tizi-Ouzou de  la gendarmerie nationale.

Entamée dans la matinée de jeudi à 3 h, la descente musclée des gendarmes s’est soldée par la destruction de toutes les constructions illicites qui faisaient office de bars clandestins au nombre de 17 ou qui servaient à d’autres activités répréhensibles et délictuelles.

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Il a fallu que les citoyens de Tadmait montent au créneau en procédant à deux reprises (les 6 et 7 septembre 2022), à la fermeture de la RN 12 à la circulation automobile pour que les autorités décident de passer à l’action et de trouver les auteurs de l’assassinat par égorgement d’un jeune citoyen de la ville  au niveau du l’ex-marché de gros et dont le corps sans vie a été découvert dans la matinée de samedi dernier.

Chose qui a provoqué la stupeur et la colère de la population locale qui a protesté  bruyamment pour obliger les autorités à réagir et à procéder à l’assainissement des lieux transformé en un repaire pour les activités interdites et attentatoires à l’ordre public.

Une réaction  bien tardive, puisque ces pratiques illicites  se sont poursuivies durant presqu’une décennie au niveau de l’ex-marché de gros érigé au début des années 2000,  sur le tracé de l’ancienne route désaffectée reliant Tadmait à Tizi-Ouzou. Après la délocalisation de l’activité commerciale et son transfert vers un espace adéquat situé à la périphérie est de la ville de Tizi Ouzou, ce qui est convenu d’appeler le marché de gros de fruit et légumes de Tadmaït est squatté par des  individus qui ont érigé des baraquements en dur pour s’adonner à des activités commerciales sans autorisation. Activités que les citoyens de la ville n’ont pas cessé de dénoncer, durant toutes ces années, tout en stigmatisant l’attitude permissive des pouvoirs publics.

Jeudi, à Tadmait, les citoyens étaient partagés entre soulagement et colère, car ils veulent aussi que les autorités de procèdent à la réhabilitation de l’ancienne route et de l’ouvrir de nouveau à la circulation pour éviter la reprise des  activités illicites sur le même endroit.

Samia Naït Iqbal

 

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6 Commentaires

  1. Cela me rappelle un chanteur, clandestin lui aussi, de Tadmait, dont j’ai oublié le nom, spécialisé dans la chanson vernaculaire sauvage kabyle, skizi ce triple pléonasme, qui chantait ainsi,

     »Itsara imanis darguaz
    Ithes lalkoul
    Mis ur yes3i lardwaz
    Hawzent-idd sguelakoul »

    Et aussi

     »A Lwiza mla3youn
    kra id idharoun
    kem akmezloun
    nek ad a yenfoun »

    Putain ! 17 bars clandestins? Même à Chikagou au ta de la prouhibisyou il n’y avait pas auta. À Kaf dimarichène? C’est ainsi qu’on appelait ce village fi 3ahd el Kouloun. Et pourquoi 17 bars clandestins dans un si petit village? Les tadmaitis ont-il tous perdu la foi pour s’adonner à l’alkool ?

    Wala houwa wala qouwa illa billehi el3ali el 3adhim!

    Encore faut-il savwar qu’à Tadmait et à La3ziv village à kouti il n’y a pas de vendeur légal d’alkoul a3lakkhatar les zotoritis loukal se sont tojors opposés à l’ouverture de boutiques de vente d’alkoul légales.Kistyoude nif ou lakhsara. Atezrem irgazen a thaghat.

    • J’allais dire la même chose aussi. Il y a quelque chose qui cloche quelque part dans cette histoire. Dix-sept bars, clandestins ou pas, à l’ex-Camp du Maréchal?? Pas possible ! Il y a un peu plus de 50 ans, j’ai fait une marche à pied avec deux amis de Bordj-Menaïel jusqu’à Tizi Ouzou. Nous nous sommes arrêtés à Laâziv et Tadmaït pour prendre des « gazouzes » et reposer nos pieds quelques minutes. A l’époque, Haussonvillers et Camp du Maréchal n’avaient pas une population suffisante pour justifier plus d’un bar chacune. Je suis passé à côté de Laâziv n’Zaâmoum il y a quelques années, donc je n’ai pas vu combien le village avait changé depuis, mais j’ai traversé Tadmaït et je n’ai pas eu l’impression que ça pourrait expliquer dix-sept bars, clandestins ou pas.

  2. Ils ferment les bars légaux en fermant les yeux sur les bars illégaux. Ils laissent prospérer suffisamment le discours islameux jusqu’à ce que …

  3. Fi 3ahd lkouloun il y avait deux bars à Haussonvillers. La cigogne d’Alzace , et chez Madame Feria. C’est vrai qu’il n’y avait pas plus de 500 habitants dans ces deux villages,mais n’oublie pas tudrine autour . A Tadmait je savais qu’il y avait trois bars clandestins et à La3ziv autant. 17 bars , tu parles ! Même à Les-Zoizos il n’ y en a pas autant. De nos jours les jeunes versent plutôt dans les psychotropes, la cocaïne et le cannabis.

  4. Momo,

    Encore la Kabylie, le mouton noir des Islamo-Arabo racistes, 17 bars pourquoi pas 30; pourquoi ne pas donner des licences d’exploitation c’est un moyen de contrôle et les caisses des impôts se remplissent…

  5. A ce que je sache l’alcool n’est ni interdit à la vente ni interdit à la consommation ! c’est une grave erreur que de ne plus avoir de contrôle sur les ventes et les consommations pour prélever l’impôt sur le commerce, de pouvoir identifier les commerçants, leurs emplacements, la qualité des produits etc…A partir du moment ou aucune loi n’interdit la commercialisation et la consommation il faut permettre à ces commerces une installation dans des lieux à décider, mais non famés déjà au départ ! Les habitants doivent aussi comprendre que les Algériens sont libres de boire de la birra ( c’est le nom en Equateur ) ou du rouge ! Il faut juste que cela ne dérange pas les voisins ! Il ne faut pas oublier que çà peut aussi être une soupape pour la mal vie de certains, il n’y a à avoir aucune morale, chacun fait ce qu’il veut mais en ne dérangeant pas ! A votre santé…ils disent !

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