22 février 2024
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Tchad : l’ex-opposant Succès Masra nouveau Premier ministre

Succès Masra

Au Tchad, l’ex-opposant Succès Masra a été désigné Premier ministre du gouvernement de transition ce 1er janvier 2024, selon un décret lu à la télévision nationale par le secrétaire général de la présidence. Plus d’informations à suivre.

Au Tchad, l’ancien opposant Succès Masra a été nommé Premier ministre ce lundi 1er janvier 2024, par décret du chef d’État de la transition, Mahamat Idriss Déby.

L’annonce a été faite par le secrétaire général de la présidence, Mahamat Ahmat Alhabo, au journal de la mi-journée de la télévision publique tchadienne Onama.

Son futur gouvernement aura pour mission d’organiser les élections devant mettre un terme à la transition – ouverte en avril 2021 à la suite de la mort de l’ex-président Idriss Déby – au plus tard en octobre 2024. Le gouvernement, dirigé par le président du parti Les Transformateurs, devra en particulier mettre en place l’Ange, l’autorité électorale prévue par la Constitution et élaborer une loi électorale.

Dans son discours de vœux du 31 décembre 2023, le président de la transition Mahamat Idriss Déby, fils d’Idriss Déby, avait évoqué l’inclusivité nécessaire dans la formation du nouveau gouvernement, et employé le champ lexical du renouvellement.

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Il a donc choisi d’appeler à ses côtés celui qui était son plus farouche adversaire il y a encore quelques semaines…

Succès Masra était rentré au Tchad le 3 novembre après une année d’exil, consécutive aux violences meurtrières du 20 octobre 2022. Il avait trouvé un accord avec les autorités, sous la houlette de la facilitation congolaise à Kinshasa.

Succès Masra remplace ainsi Saleh Kebzabo, démissionnaire vendredi après avoir organisé et obtenu une large victoire du « oui » au référendum constitutionnel du 17 décembre 2023 : 85,90% contre 14,10%, avec un taux de participation de 63%.

À son retour, Succès Masra avait mené une grande caravane dans le sud du pays, enchaînant les meetings devant des foules très importantes. Après avoir promu un « ni oui ni non », il avait finalement appelé à voter « oui » à la nouvelle Constitution qu’il avait qualifiée « de moindre mal »…

RFI

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