30 septembre 2022
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Une fausse crise à l’APN pour éluder la vraie question

DESINTOX

Une fausse crise à l’APN pour éluder la vraie question

La seule vraie crise que vit le pays est celle créée par ce président malade et inapte à diriger l’Algérie

Les décideurs algériens ont de tout temps agi ainsi : pour éluder une vraie question, ils créent une fausse crise, et le tour est joué.

Si nous étions vraiment dans un pays démocratique, nous n’en serions pas là, aujourd’hui, à se demander si le président de l’APN, Saïd Bouhadja, tombera, ou ne tombera pas. A six mois des élections présidentielles, nous en sommes, normalement, à nous demander quels sont les candidats les mieux placés pour passer au second tour.

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Hélas ! Nous sommes dans un pays où l’autocratie a encore de beaux jours devant elle et où les citoyens sont tenus en haleine par des futilités. Que Saïd Bouhadja parte, ou qu’il reste au perchoir, c’est du pareil au même. D’ailleurs, lui et ses détracteurs affirment tous qu’ils roulent pour le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Les vrais enjeux sont donc ailleurs.

Les décideurs algériens semblent avoir besoin de temps. Apparemment, ils n’ont pas encore tranché la question du cinquième mandat. D’où leur recours à la diversion, comme au bon vieux temps.

Les Algériens de plus de 50 ans se souviennent très bien, en effet, de l’affaire Cap Sigli. Alors que le président Houari Boumediene était mourant et qu’il fallait organiser ses obsèques dans les meilleures conditions, un avion marocain est entré en territoire algérien et a largué des armes et des munitions, selon la version officielle. Une diversion qui fera date.

Plus récemment, ayant eu vent d’une marche populaire qui se préparait dans une localité de la wilaya de Bouira, les autorités locales n’ont pas trouvé mieux que de lancer une alerte sur un possible débordement des eaux du barrage de Koudiet Acerdoune, poussant ainsi les citoyens à se tenir prêts à fuir vers les sommets des montagnes environnants , au cas où…

Et ça marche à tous les coups. La preuve, à la télévision, à la radio ou dans la presse écrite, on ne parle que de la crise à l’APN, alors que le débat de l’heure aurait dû tourner principalement, pour ne pas dire exclusivement, autour des élections présidentielles d’avril 2019. Diversion quand tu nous tiens !

Auteur
Ahcène Bettahar                                            

 




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