Arbitraire. Abdelkrim Ghezelani, un détenu d’opinion oublié

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Abdelkrim Ghezelani
Abdelkrim Ghezelani, un des nombreux détenus d'opinion oublié.

Abdelkrim Ghezelani purge depuis plus de deux ans une peine de 5 ans de prison ferme pour des publications Facebook. Le règne de l’arbitraire contre tout Algérien voulant s’exprimer librement.

Abdelkrim Ghezelani fait partie des plus de 200 prisonniers d’opinion qui croupissent en prison pour leurs opinions. Une des sombres réalisations de Tebboune durant ce premier mandat.

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La répression comme projet politique

C’est une des constantes du système Tebboune: faire taire la contestation, criminaliser les politiques et activistes qui refusent de rentrer dans ses ordres, récupérer le moivement populaire pour mieux le tuer. On en est là. C’est l’escroquerie permanente.

Combien de pères de familles, d’orphelins, de mères, d’étudiants et de journalistes jetés en prison comme de vulgaires délinquants ces cinq dernières années ? Des centaines. Voire plus, tant la machine répressive a été impitoyable.

Abdelkrim Ghezelani avait été arrêté le 9 janvier 2022 et accusé en vertu de l’article 87 bis du code pénal d’apologie au terrorisme à travers ses publications Facebook. Un des articles que l’autorité judiciaire – dont on sait le peu d’indépendance -, fait valoir contre les Algériens épris de liberté.

Il a été condamné le 28 novembre 2022 en première instance par le tribunal criminel de Blida à 5 ans de prison ferme et à 100 000 dinars d’amende, rapporte, dans un bref communiqué le Comité national pour la libération des détenus. Une peine qui sera confirmée, le 28 mars 2023, en appel, devant le tribunal criminel criminel de deuxième instance près la cour de Blida.

Âgé de 57 ans, Abdelkrim Ghezelani est père de 5 enfants. Il est veuf. Ses enfants se retrouvent depuis deux ans plus seuls que jamais. Mais de ça et de bien dautres considérations par ailleurs trop humaines, la justice algérienne ne s’en embarrasse plus.

Toutes les semaines, des Algériens sont arrêtés, condamnés et jetés en prison pour leurs opinions. D’autres, nombreux, sont placés sous interdiction de quitter le territoire nationale.

Précisément, ils sont 228 prisonniers d’opinion, selon le Cnld, à subir l’arbitraire depuis l’intronisation d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Etat. Plusieurs organisations internationales de défense des droits humains ont condamné ces emprisonnements arbitraires et appelé à la libération des détenus d’opinion. En vain.

L. M./Cnld

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