8 août 2022
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Enfance, religion et altruisme : une étude choc oppose bonté et piété !

Foi

Une étude publiée en novembre 2015 dans la revue Current Biology révèle des résultats fracassants quant au rôle néfaste que joue la transmission de préceptes religieux sur les enfants issus de familles de croyants.

Cette étude, menée en parallèle dans six pays (Canada, Chine, Jordanie, Turquie, USA et Afrique du Sud), concerne la perception relationnelle et la vision qu’ont les enfants de 5 à 12 ans des rapports sociaux dans lesquels ils évoluent. Le but étant d’évaluer leur degré de comportement prosocial, lequel consiste en une quantification de l’intérêt porté à autrui, et leur prédisposition à lui offrir bienveillance et avantage, un bien-être physique ou psychologique, avec l’intention volontaire, voire l’entrain, de lui rendre service (sans contrepartie évidemment) en lui apportant tout réconfort susceptible d’alléger sa souffrance physique ou émotionnelle.

Tout un programme donc, sur lequel repose l’essentiel de l’évolution psychologique d’un enfant, et qui lui permet, une fois adulte, de se faire une vision du monde et de la société qui l’entoure suffisamment assurée pour se transformer en bienfaiteur ou en malfaiteur. Ces comportements prosociaux sont omniprésents dans toutes les sociétés du monde. Ils se forment et se développent dans la phase de croissance primaire chez l’enfant et semblent se structurer à travers des interactions fortes entre génétique et culture, c.a.d. entre l’inné et l’acquis.

Quand on sait que 84% de la population mondiale, soit 5.8 milliards d’êtres humains, se dit pratiquante, d’une religion ou d’une autre, on peut dès lors se permettre de déduire que la foi occupe le pan dominant, celui qui influence sensiblement le développement et l’expression prosociale d’un enfant. Le corollaire évident étant que l’enfant élevé dans un bain dogmatique serait plus enclin à une espèce de bonté morale supérieure. Malheureusement pour les fidèles de tous bords, l’étude démontre tout le contraire, à savoir :

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– L’identification religieuse familiale diminue le comportement altruiste d’un enfant.

– À l’inverse, l’anticonformisme religieux ou l’athéisme prédit une grande réceptivité de l’enfant à l’injustice et à l’empathie.

– Les enfants issus de parents religieux font montre de davantage de sévérité avec une forte prédisposition à la punition.

Sans rentrer dans chaque détail révélé par cette étude, un résultat particulier mérite attention : après avoir fait visionner de petites vidéos montrant d’autres enfants se bousculer et se faire trébucher de façon intentionnelle ou non, on leur demande de noter le niveau de méchanceté ainsi que celui des punitions méritées par les fautifs. Résultat stupéfiant : les enfants religieux estiment en moyenne les actes plus répréhensibles et proposent des punitions plus élevées que les athées. Les musulmans étant les plus intransigeants. Dommage que l’étude ne propose pas de châtiment spécifique, comme la « fallaka » ou les 40 coups de fouet, toujours en vogue en Arabie Saoudite ! Nos petits chérubins Mahométans auraient certainement fait exploser la jauge de mesure. D’ailleurs, l’unique punition, sous forme de gifles soutenues, dont je me souvienne, est celle infligée par mon professeur d’arabe, à l’école primaire (juste pour un petit bruit, incongru mais naturel, qui m’avait échappé et que je refusais de confesser).

À l’opposé du fait scientifique, dans le monde de l’abdication mystique, écoutons Malek Chebel (anthropologue algérien disparu en 2016) faire le portrait d’une Europe inquiète face à l’expansion du dernier message des Cieux : « en France, ils sont dans l’expectatif, ils sont inquiets, ils ressentent la force de l’islam mais ne la comprennent pas tout à fait, tout cela est dû à un manque d’informations ». Et de faire part d’une « volonté délibérée de maintenir un degré d’ignorance de l’islam de la part des médias ». Pour notre Docteur es-Sciences-islamiques «si l’islam était bien expliqué, les imams pointeraient à Pôle Emploi, car même les imams de France ont un intérêt à maintenir un degré d’ignorance » !?

Quand on lit ce genre de diatribes, on comprend que tous les musulmans, qu’ils se considèrent intellectuels (d’ailleurs, un intellectuel croyant, c’est quoi au juste ?) ou qu’ils se comportent en extrémistes affermis par le message, le but est le même : réduire la planète entière à vibrer aux rythmes de l’an 622 quels que soient les moyens à mettre en œuvre. Tout se justifie par la même fin.

Seul un détail de forme sépare les uns et les autres : les premiers veulent présenter l’islam comme un message de paix à consommer sans modération et sans questionnement, les seconds comme un message de paix à faire ingurgiter de force par tous les moyens de violences possibles.

Il eût été bien plus utile de chercher les solutions à même de réformer le message coranique en extrayant tous ces versets qui appellent à la haine de l’autre au lieu de chercher à ignorer les menaces, en nous jouant une symphonie de paix assourdissante et incohérente pour mieux en noyer les dangers qu’il véhicule !

Au vu de l’étude précédente et à travers les énoncés de Malek Chebel, on comprend parfaitement le lien indissociable entre génétique et culture, lien qui se traduit par un cheminement intellectuel qui transforme un cerveau, né pour comprendre et être en phase avec un monde qui avance à toute allure, en un crâne noyé dans un univers mystique duquel il est quasiment impossible de s’extraire si l’on y a été immergé dès la petite enfance.

Moralité : Hommes et femmes de tous pays et de toutes couleurs, ne noyez pas vos enfants dans la religion et sa ferveur ! Le monde de demain, le leur, n’en sera que plus fraternel, altruiste et bienveillant, n’en déplaise à Malek Chebel (Que dieu ait son âme) et Tariq Ramadan.

Pour un monde meilleur, une seule solution : interdire la religion aux moins de 18 ans !

Même Dieu ne s’en portera que mieux !

Kacem Madani

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8 Commentaires

  1. Bien sûr , si on par de l’idée aussie erronée que _84 % des humains pratique une religion, on peut sans peine pondre une étude qui affirmer que les non-croyants sont plus humanistes que les croyants.

    Cependant , sur le plan purement, philosophique, je veux dire de l’entendement, il est tout à fait logique , que les non-croyants soient plus humains que les croyants , c’est une question de méthode.

    Le non-croyant qui place l’homme, son prochain, au centre de sa préoccupation intellectuelle est forcément plus humain, que celui qui considère que le service de Dieu ,est fondamental.

    Alors que l’athéisme est un humanisme, la majorité des croyants vouent un culte à Dieu pour s’absoudre du devoir qu’ils ont envers leurs prochains. D’ailleurs qui n’a jamais entendu dire : « ana manesta3ref bhetta wahed nesta3ref ghir brebi ». Façon de dire je m’en fiche de mon prochain.

  2. Bien sûr , si on part de l’idée aussi erronée que 84 % des humains pratiquent une religion, on peut sans peine pondre une étude qui affirme que les non-croyants sont plus humanistes que les croyants.

    jipalta de kourigi le reste . J’éclaire mal comme iila dit Velqacem Ujanjel à Fetta Lmulud.

    • Staline et Mao étaient athée et ce sont des grands criminels responsables de l’assassinats de plusieurs dizaines de millions d’êtres humains! et qui ont érigé d’immense univers concentrationnaires où ont souffert des millions de personnes dont le seul crime a été de ne pas se soumettre à la folie de ces salaud! vos élucubrations ont autant de sens que les flatulences que vous pondez abondamment ! cultivez-vous et réfléchissez un peu! au lieu de parler à torts et à travers!

  3. Islam more than 600 years after JC came as inspired by the 2 great monotheisms that cover the entire planet. These latter were exported to Europe, which made them what we see now. Islam on the other hand was exported along the Med to North Africa. The resulting behaviors after these past few centuries tell us a lot about the recipient populations rather than about these religions themselves. For example, we will soon celebrate the Great Eid to commemorate Abraham’s attempt to sacrifice his son Isaac on the rock of the Temple Mount. Another Jewish story that makes and forms one of the many retaining walls of the Qur’an. By the way, the mosque that today covers this rock is the unique El Aksa (Extreme as called by the Bedouin’s caravanners of the south). Trying to make sense of all this today would be hopeless but we know who’s leading and who’s behind by at least 600 years.

  4. Cette étude n’est que du bla-bla-bla. L’actualité réelle montre que:
    – l' »éducation » occidentale a engendré des enfants qui …. tuent leurs propres camarades
    – les enfants sont victimes de la pédophilie dans le scoutisme, dans les activités sportives et même dans…. les églises !!!!!!!
    Quand vous dites « c’est quoi un intellectuel croyant, au juste », vous biaisez les choses en adoptant le principe, faux par ailleurs, « Science et Religion » comme si un croyant est de facto … ignorant alors qu’un athée esr de facto scientifique ! C’est ridicule … Einstein et Abdu Essalam, tous deux croyants (Juif, Musulman, respectivement) sont-ils des ignorants ? Ils sont tous deux des Prix Nobel de Physique !!! Je ne sais pas si vous êtes dans vos esprits. Il me semble que vous avez un peu forcé sur la bouteille avant d’écrire votre article. Si vous êtes ivre, NE DONNEZ SURTOUT PAS LA FALAKA A VOTRE FEMME OU A VOS ENFANTS!!!

    • Autrement dit, toutes opinions qui ne vont pas dans le sens que vous souhaitez n’a aucune valeur ou est produite par un alcoolique sous emprise de sa drogue. C’est malheureusement ainsi pour tout débat qui se déroule dans notre pays. Il y a une vérité et une seule, et, elle ne peut sortir que de la bouche de l’imam ou des contributions d’un célèbre journal patriotique. A partir du moment où vous émettez une opinion quelque peu différente le mépris vous tombe dessus, quand ce ne sont pas des insultes. Dans notre pays, il est interdit de débattre du fait religieux comme il est interdit de critiquer tout ce qui est algérien et particulièrement les décisions de notre président. Nous nous complaisons à être des moutons …

      L’éducation « occidentale » a bon dos. La possibilité de posséder une arme est particulière aux Usa. C’est inscrit dans leur constitution comme il est dit dans l’article, et non dans les programmes scolaires. La société américaine qui est très religieuse n’en est pas moins très violente. En moyenne, 33 000 décès sont dus par des armes à feu, 62% se rapporte à des suicides et 24% à des homicides et le reste des décès est constitué d’accidents, interventions policières.
      Les fusillades de masse, auxquelles vous pensez, représentent environ 3% des décès ? Ce sont celles-ci qui sont les plus médiatisées et qui vous permettent d’affirmer que l’éducation occidentale engendre la violence. Or ces massacres d’enfants, de jeunes et de personnel enseignant dans des structures scolaires, sont le fait d’individus présentant des problèmes psychologiques comme il en existe dans toutes les sociétés humaines. Seulement, aux Usa, ces individus disposent, légalement, d’armes de toutes natures qu’un puissant lobby épaulé par le parti politique de Trump et des religieux contribuent à maintenir. C’est un problème de société et donc politique.

      L’éducation « occidentale » est un terme qui permet de fustiger et de rabaisser tout ce qui nous parvient de l’occident et, partant, de valoriser notre système éducatif national qui a été institué dans les années 2009 par M. Benbouzid. Ce ministre, en intégrant le fait religieux dans les programmes scolaires devait donc permettre dès les premières années du primaire, l’apprentissage des cinq piliers de l’islam, dans les dernières années du primaire et au moyen, l’intégration progressive des notions liées à la pratique religieuse et des préceptes fondamentaux de la religion musulmane et, à partir du secondaire une ouverture d’esprit à l’égard d’autres religions et cultures.

      Ainsi, dans le cursus d’un enfant algérien, les « sciences islamiques » sont en fait un discours éducatif et cognitif fondé sur le principe d’une intégration morale. D’autant que le contenu des manuels religieux et pédagogique nous incite à penser, qu’en Algérie, la fonction idéologique du religieux l’emporte sur le rationnel et les connaissances avérées. Ce qui peut se résumer par la nécessité pour l’école algérienne de former à la fois des citoyens pour une société dite « démocratique » mais spécifiquement des individus religieux pour une communauté religieuse.
      Il est inutile de pérorer sur la difficulté pour l’enseignant sincère d’exercer son métier devant cette idéologie ambivalente et ambiguë dont l’illustration flagrante a été faite par Mme Sabah Boudras qui posait les questions suivantes à ses petits élèves lesquels lui répondaient en chœurs.
      – « À qui revient la volonté ? »
      – « C’est la volonté de Dieu »
      – « Quelle est la langue la plus riche ? »
      – « C’est l’arabe »
      – « Cette année ma langue de travail sera… ? »
      – « L’arabe ! »
      – « Quelle est la langue aimée de Dieu ? »
      – « C’est l’arabe »
      – « Quelle est la langue des gens au paradis ? »
      – « C’est l’arabe
      N’est-il pas possible d’enseigner notre langue nationale en tant que langue tout simplement.
      C’était en 2016 et cela n’a pas changé… au contraire.
      En ce qui concerne l’éducation à l’occidental, vu le nombre de systèmes éducatifs divers et variés qui présentent des avantages comme des inconvénients, la seule référence qui permettrait de porter un quelconque jugement serait notre propre expérience de vieux bonhomme comme moi qui ont suivi un cursus éducatif en Algérie coloniale. A signaler que nos grands résistants, penseur et patriotes, avaient subi une culture française. Et puis observer, à chaque rentrée scolaire, l’engouement qu’on nos dirigeants et autres potentats pour inscrire leurs rejetions au Lycée français d’Alger où l’on pratique un enseignement à « l’occidental ».
      Enfin, voici quelques pensées d’ Einstein au sujet de la religion.
      —« Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles. Aucune interprétation, aussi subtile soit-elle peut selon moi changer cela »
      Albert Einstein, lettre au philosophe Eric Gutkind, 3 janvier 1954

      — « C’est un mensonge ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses, un mensonge qui est systématiquement répété. Je ne crois pas en un Dieu personnel et n’ai jamais dit le contraire, mais l’ai exprimé clairement »
      Albert Einstein, lettre à un athée, le 22 mars 1954 .

      — « Du point de vue du prêtre, je suis, bien sûr, et ai toujours été un athée »
      Albert Einstein, lettre à Guy H. Raner Jr, 2 Juillet 1945.

  5. Cette étude n’est pas étonnante du tout. La notion généralement acceptée de nos jours, que les religions incitent à la bonté, l’amour et la paix, est complétement fausse. Les croyants modernes des trois religions monothéistes déclarent que c’est sur ça que leur « vraie » religion est basée: Dieu est Amour, l’Islam est la paix, et d’autres inanités de ce genre. Mais ce n’est que dans les quelques tout derniers siècles que ces idées sont devenues courantes parmi les croyants. A leur origine, et comme une lecture objective des livres « Sacrés » et leur histoire le montre clairement, il n’y avait presque que de la haine pour l’autre dans ces religions. L’amour et la bonté, quand ils étaient prêchés, ce qui était excessivement rare, étaient réservés aux autres membres de la même communauté. En dehors de la communauté il n’y avait que des ennemis ou des gens tolérés ou ignorés, pas plus. Aujourd’hui, les chrétiens vous diront que Jésus n’avait que de l’amour pour les êtres humains, or, quand on lit le Nouveau Testament on voit clairement qu’il n’avait que du mépris pour les non-juifs, et encore son amour n’incluait même pas tous les juifs mais seulement ceux d’entre eux qui le suivaient. Donc, à part une minorité de juifs de son temps, Jésus considérait tout le monde comme de la viande bonne à rôtir en enfer. Les chrétiens modernes disent que leur religion est centrée sur l’amour et la bonté, parce que c’est ce qu’ils souhaitent qu’elle soit. Ce n’est donc pas leur religion qui les rend bons – quand ils le sont – mais plutôt l’inverse, parce qu’ils considèrent que la bonté et l’amour de l’autre sont des choses très désirables, ils changent leur religion de façon qu’elle reflète ces qualités. La religion est une partie de l’idéologie générale de la société. La société ne suit pas la religion, nonobstant les apparences premières, mais plutôt l’inverse: la religion suit l’idéologie générale. Les croyants projettent – le plus souvent inconsciemment – leurs visions du monde et les cristallisent sur la religion.

  6. Oui, la religion (monothéiste s’entend) – l’éducation religieuse forme le croyant, le sujet. Celui-ci est obnubilé par son salut personnel. Il est prêt à tuer s’il le faut pour l’atteindre. Tant qu’il existait des hellénophones pour traduire en arabe les savoir grecs, l’islam a puisé sans fin dans la culture grecque sauf ce qui le concept de cité – la politique, sauf la philosophie (mis à part pérorer sur le sexe des mouches), sauf le théâtre, sauf les arts, … sauf ce qui forme le citoyen, sauf l’essentiel quoi.
    Or la plus géniale création de Grecs est, justement, la notion de citoyen – diamétralement opposée – vous l’aurez compris – à la notion de Abdellah, sujet du calife et d allah.
    Le christianisme a eu dès le départ à se coucher devant César. La frontière est claire. Il y eu toujours, même au Moyen Äge, une noblesse d’épée et une noblesse de robe.

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