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4 mars 2024
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France : Patrick Buisson, figure de la droite concervatrice, est mort

Patrick Buisson

L’historien Patrick Buisson, figure de la droite conservatrice et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, est décédé ce mardi 12 décembre à l’âge de 74 ans. L’extrême droite française pleure une de ses plus fidèles plumes.

L’essayiste et historien, Patrick Buisson, a été retrouvé sans vie ce mardi matin, à l’âge de 74 ans, à son domicile des Sables d’Olonne, en Vendée. Défenseur d’une union des droites, il avait mené Nicolas Sarkozy à la victoire de la présidentielle de 2007 en lui soufflant, par exemple, l’idée de créer un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale.

Surnommé le « poison de la droite » par le socialiste Julien Dray, Patrick Buisson, soutien d’Eric Zemmour à la dernière présidentielle, disait être à la recherche d’un candidat « qui ne serait pas issu du Rassemblement national, mais passerait un accord de gouvernement avec le RN ».

« Patrick Buisson était un homme d’une grande culture, un écrivain de talent et un amoureux fou de la France », a salué sur X Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée. « Il a fait progresser les idées du camp national, comme très peu d’intellectuels y sont parvenus, en prêtant ses mots à la parole du pouvoir », a écrit Jordan Bardella, président du RN, sur le réseau social.

Condamné dans l’affaire des sondages de l’Élysée

Homme de médias, Patrick Buisson écrit pour le journal d’extrême droite Minute de 1981 à 1987, avant de rejoindre Valeurs Actuelles puis de diriger le magazine de 1992 à 1998. Il anime ensuite les pages « Opinion » du Figaro, collabore avec LCI et dirige la chaîne thématique Histoire, propriété de TF1, de 2007 à 2018.

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Celui qui prônait une « droite décomplexée » avait aussi eu plusieurs fois affaire à la justice. Mis en examen en 2015 pour « détournement de fonds publics » dans l’affaire des sondages de l’Élysée, il sera condamné à deux ans de prison avec sursis et 150 000 euros d’amende. Son nom sera également cité dans l’affaire des enregistrements de l’Élysée, pour avoir enregistré des réunions de Nicolas Sarkozy à son insu, dont des extraits ont été publiés dans la presse. L’ancien président obtiendra de la justice le retrait des enregistrements clandestins ainsi que la condamnation de Patrick Buisson à lui verser 10 000 euros de dommages et intérêts.

Avec RFI

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