20 février 2024
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Gaza, c’est la catastrophe humanitaire

Gaza

Depuis l’accord de trêve, l’aide humanitaire a pu rentrer plus régulièrement. Mais « le volume d’aide qui parvient aux Palestiniens à Gaza est toujours totalement insuffisant », a dénoncé mercredi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et la population vit « une catastrophe humanitaire monumentale ».

Il est 20h, Aabir, mère de famille, fait la queue depuis 6h ce matin pour obtenir de quoi manger. Lasse, ce soir elle perd espoir. « C’est l’anarchie totale. Les gens se marchent dessus. Et je suis la seule à pouvoir venir faire la queue : mon frère est mort dans un bombardement et a laissé des orphelins, explique-t-elle. Avec les autres membres de la famille on se partage les tâches : certains font la queue pour la farine, d’autres pour l’eau. Cette guerre nous a totalement dépouillés. C’est une humiliation. »

Volume insuffisant

Près de 80% de la population gazaouie a été déplacée à cause des bombardements israéliens. « Le système alimentaire s’est effondré, et la faim se propage », a souligné le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres mercredi. L’accord de trêve a accéléré l’entrée de l’aide humanitaire, qui arrivait auparavant au compte-gouttes. Mais le volume est toujours totalement insuffisant. « Nous pensons que nous avons besoin d’un véritable cessez-le-feu humanitaire », a plaidé le chef de l’ONU : « La population de Gaza vit au milieu d’une catastrophe humanitaire monumentale, sous les yeux du monde. Nous ne devons pas détourner les yeux. »

Trouver du gaz

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Pour les plus chanceux qui ont obtenu un petit sac de farine pour faire du pain, le défi est de trouver du gaz pour le faire cuire. Mohaned est épuisé. « Ma famille compte cinq membres. Comme j’ai une grande maison, j’ai accueilli des déplacés. On est vingt-et-une personnes, témoigne-t-il. J’ai fait la queue durant 26 heures pour avoir du gaz. J’ai dormi dehors, ici dans le froid, et sous la pluie. Je suis tombé malade. » Face à l’ampleur des besoins, les convois d’aide humanitaire qui entrent quotidiennement à Gaza, sont loin de suffire, soupire le père de famille.

RFI

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