9 août 2022
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La rencontre Poutine-MBS fait monter le prix du baril mais ….  

REGARD

La rencontre Poutine-MBS fait monter le prix du baril mais ….  

Bien que le président des Etats-Unis n’a pas encore une fois approuvé l’accord sur le climat qui s’est limité aux 19 présents au G20  si l’on croit une annonce des Français et des Allemands, les médias quant à eux se sont plutôt focalisés sur l’avion d’Air Force One qui a décollé d’Osaka pour fouler pour la première fois dans l’histoire américaine le sol de Corée du Nord qu’il qualifient « d’extraordinaire ».  

Est-ce pour attirer l’attention des opinions publiques internationales que le reste de cette rencontre s’est déroulée d’une manière plutôt « ordinaire. », voire même un non-événement. Ce qui est important pour l’opinion publique algérienne de cette courte période c’est le prix du baril a gagné près de 2 dollars pour atteindre aujourd’hui 66,84 dollars le baril avec un point haut de 66,31 dollars et un autre bas de 65,54 dollars alors que la semaine d’avant le baril est descendu sous la barre des 60 dollars soit 59,45 dollars. 

Après donc un accord de principe arrêté par  l’Arabie Saoudite pour le compte de l’OPEP et la Russie pour celui de ses alliés en marge de la réunion des G20, l’ensemble des membres se retrouvent ce lundi pour maintenir le cap des limitations de production de pétrole dans la stricte voie tracée  par Moscou et Ryad. Cet accord est destiné à soutenir les cours du brut. Il s’agit en fait de reconduire les réductions de production actuellement en vigueur. Ce compromis scellé par les deux grands producteurs de cette alliance devra sans aucune surprise recevoir l’approbation de l’ensemble des 14 membres de l’OPEP et leur 10 partenaires non membres de l’OPEP qui se retrouveront pour une rencontre qui durera jusqu’à mardi dans cette capitale autrichienne. Rappelons que ces 24 pays, réunis offrent sur le marché plus de 50% du brut du globe et avaient décidé en décembre dernier d’abaisser leur production de 1,2 million de barils par jour pour soutenir les prix qui dégringolaient à l’époque. Cette fois-ci, avait déclaré Poutine la reconduction de l’accord devra durer de six à neuf mois.                                                                                                                   

1- Pourquoi Poutine mène les affaires de l’OPEP en fonction des ses intérêts

La fourchette des prix de  60-65 dollars par baril comme le sont aujourd’hui, équilibre le budget de la Russie mais diverge avec le royaume sur cette question, mais que pouvait faire le jeune prince qui traine un caillou dans son soulier. En effet, le budget saoudien nécessiterait un cours du baril d’environ 85 dollars. En ce qui concerne la durée de prolongation, par la voie des ministres, saoudien de l’énergie et celui des Emirats Arabes Unis, leur préférence converge vers  la limite supérieure annoncée par Poutine en marge de la réunion des G20 soit 9 mois. Pourquoi ? L’équation du marché pétrolier est de plus en plus compliquée. Côté offre, la récente intensification des tensions dans le Golfe dont les attaques de tankers, drone américain abattu par l’Iran, ravivent les craintes pour la sécurité de l’approvisionnement, mais sans provoquer à ce stade de flambée des prix. Les risques géopolitiques semblent éclipsés par une demande énergétique morose, sur fond de guerre commerciale sino-américaine et de ralentissement de la conjoncture mondiale. L’Agence internationale de l’énergie a éraflé, par deux fois récemment, sa prévision de demande mondiale de brut pour 2019.

 2- Avec ces prix, l’Algérie souffle mais ne règle pas son déficit budgétaire

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L’économie algérienne reste parmi les plus vulnérables à la fluctuation des prix du baril de pétrole. Selon une estimation très récente faite par l’agence d’information financière Bloomberg qui cite, elle même le Fond Monétaire International (FMI), elle a besoin pour équilibrer son budget d’un prix de 116,4 dollars le baril, limite qui ne peut être atteinte qu’en cas d’un conflit géostratégique grave comme celui de la poudrière du Moyen Orient. Or, il n’a pas que Poutine qui refuse une telle option mais Donald Trump aussi en pleine campagne pour un second mandat, ne veut pas un carburant cher pour ses électeurs américains. Le problème de l’Algérie, le Venezuela, l’Iran et le Nigeria est encore aggravé par une chute de leur production pour des raisons particulières à chaque pays, parfois techniques dans d’autres cas politique comme c’est le cas de l’Iran. 

Selon les derniers chiffres publiés par la banque d’Algérie sous l’égide du ministère des finances au 31/03/2019, le déficit budgétaire a fait un effort de 22% par rapport à la  même période de l’année 2018 soit 992,67 milliards de dinars contre 1276, 5 milliards dinars l’année dernière sur la même période.

La même estimation situe le niveau d’équilibre budgétaire pour 2019 de l’Iran à 125,6 dollars, le Nigeria à 150 dollars, le Venezuela à 276 dollars. Les autres membres s’en sortent bien avec la fourchette actuelle comme par exemple l’Irak 64,30 dollars, Koweït 48,80 dollars, la Libye 71, 30 dollars et les Emirats Arabes Unis 65 dollars.    

Auteur
Rabah Reghis

 




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