26 septembre 2022
spot_img
AccueilIdéeLe ciel, rêvons-le cet été : les premiers pas de la découverte

Le ciel, rêvons-le cet été : les premiers pas de la découverte

Univers

C’est l’une des merveilles de ce monde, offerte par son accès facile et gratuit, juste le prix de l’effort en levant la tête.

Pour cet été, je propose aux lecteurs (particulièrement aux plus jeunes) une exploration conjointe avec moi. Nous apprendrons ensemble de ce que je vais compulser et traduire de ma façon personnelle et pédagogique.

Cette première partie de la chronique n’entrera pas dans la compréhension profonde des réalités astrales et se contentera d’appréhender la perception visuelle et, surtout, le sens du rapport du ciel avec l’humanité.

Suivez-moi, donnons-nous la main et profitons ensemble d’un résumé documentaire accessible sur Internet mais tellement plus sympathique si nous le faisons ensemble, avec mes connaissances de base, mes hésitations et mes questionnements.

- Advertisement -

Ainsi, c’est un parcours tout au long de ces semaines à venir que je vais essayer d’emprunter par la voie pédagogique, personnalisée par mes choix et ma rédaction.

Je voudrais tant capter l’attention des très jeunes lecteurs. C’est mon grand souhait prononcé au passage de la comète, comme le préconise la coutume humaine. Une comète ? Eh bien voilà pourquoi il faut commencer notre parcours pour y arriver le plus rapidement possible dans les autres numéros. Allons-y !

Le ciel, c’est d’abord une curiosité et une fascination

À l’internat de Bouisville, près d’Oran, la première illumination par le ciel m’est venue. Oh, pas celle dont on fait souvent référence lorsqu’on utilise cette image mais celle de la découverte de la beauté fascinante de la voute céleste.

Ce qu’on appelait jadis, un « professeur coopérant », les plus âgés s’en souviennent, nous avait regroupé dans la cour de l’internat en nous invitant à regarder le ciel et à écouter ses explications.

Il nous a appris que le ciel, c’est d’abord une approche pédagogique pour crée un sentiment de curiosité et de fascination raisonnée. Pour moi, le but était plus que réussi, ce fut un choc.

L’esprit de curiosité et les rêves nous feront comprendre le ciel sans mystique et crainte, ceux que certains veulent utiliser pour nous abrutir et nous dominer. Car, rappelons-le, les croyances religieuses n’interdisent aucunement les découvertes et l’épanouissement intellectuel. Au contraire, elles y trouvent un apport des plus utiles pour la sérénité spirituelle.

Après la pédagogie de la curiosité, celle de la sémantique

Seulement une fois notre attention acquise, il commença par la sémantique du ciel. Car il fallait bien sauter le pas pour la « leçon », ce qu’à cet âge nous ne choisissions pas naturellement dans une cour réservée au foot, aux chamailleries ou aux discussions coquines.

Avec tous ces points qui scintillent comme les lumières d’Oran vues de Santa Cruz le soir, il commença par nous apprendre que chaque lumière n’avait pas la même origine, la même explication.

Dans ce premier article, j’ai choisi d’introduire rapidement deux notions essentielles qui feront ultérieurement l’objet, avec d’autres, d’un article plus distinct et approfondi. Ce sont justement ces points préliminaires dont nous avait instruits le professeur.

Les étoiles 

Regardons le ciel, nous dit notre professeur, en rajoutant « Lorsque l’astre ne scintille pas, c’est une planète. Lorsqu’il scintille, c’est une étoile. Ne pas confondre avec le verbe briller car tous sont visibles lorsque nous les percevons avec nos yeux, donc brillent mais d’une intensité différente ». C’est simple, accessible même aux enfants que nous étions. C’est un bon début, non ?

Nous saurons plus tard dans la soirée que notre soleil, le grand absent de la soirée, est une étoile. Quelle déception lorsque notre professeur nous appris que c’était une étoile naine en comparaison des autres, bien plus gigantesques, dont la petitesse relative dans le ciel n’est qu’un effet d’optique induit par les distances cosmiques colossales.

Nous étions vexés, cet astre si majestueux qui fut considéré comme le plus grand des dieux par de nombreuses civilisations (merci à notre prof d’histoire-géo) n’est en réalité qu’un petit valet insignifiant dans ce grand palais du ciel. Cela nous a rappelé, en cette soirée, l’extrême humilité que doit avoir l’humanité face au ciel.

Une étoile est une boule en fusion provoquée par la grande gravitation qui a comprimé les atomes et les molécules venus d’amas de gaz et de la poussière originelle. Et, souvenez-vous de nos anciens vélos (ou ceux de nos pères) qui avaient une pompe pour gonfler les pneus, l’air comprimé produisait de la chaleur.

La chaleur par la compression est la seconde base de connaissance pour les enfants installés dans cette cour de l’école. Voilà pourquoi ça brille et scintille, il suffisait de connaitre la chaleur du feu ou de celle ressentie lorsqu’on pose sa main sur une ampoule allumée (surtout celles de l’époque). Et voilà donc pourquoi l’étoile produit une énorme bombe à énergie, lumineuse, scintillante et visible d’aussi loin. Ce n’étaient pas les cousins lointains des lampadaires de la rue d’Arzew à Oran.

Et c’est bien là le plus effrayant car la fusion nucléaire finit un jour par voir s’épuiser son carburant et l’étoile connaitra une fin de vie inéluctable. Notre étoile, le soleil, va donc mourir, c’est une réalité incontestable des sciences physiques comme notre smartphone s’éteint lorsque la batterie est vide.

Rassurez-vous, vos enfants et petits-enfants iront toujours à Bouiseville ou à Ain-El-Turc se bronzer, la mort de notre étoile est prévue dans cinq milliards d’années. Ce sont plutôt ces deux endroits balnéaires qui risquent de disparaitre bien avant par l’effet de l’action humaine, de l’érosion ou des catastrophes géologiques et climatiques.

Il préviendra de sa mort, tout d’abord parce qu’il est poli mais aussi parce que les connaissances des scientifiques permettent de mesurer le temps de sa vie. Il gonflera lorsque son énergie sera épuisée, dans cinq milliards d’années, en atteignant des distances qui couvriront progressivement tout le système solaire. Notre vielle et bonne terre sera calcinée bien avant qu’il l’atteigne.

Et les autres étoiles dans l’Univers ? C’est pareil, avec des durées de vie différentes. Leur mort est inéluctable mais certaines gonfleront et d’autres exploseront, ce qui n’est pas plus rassurant.

Nous le verrons dans les autres opus de cette série de l’été.

Boumédiene Sid Lakhdar, enseignant

ARTICLES SIMILAIRES

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus

Denis Martinez, chaînon médian de la peinture algérienne et de sa trame historico-mnésique (2)

Dix-sept années après avoir surmonté les souffrances psychologiques du renoncement subi, le septième témoin Denis Martinez racontait à Pierre Baum l’imbroglio du contrôle...

Les plus populaires

Commentaires récents