13 juillet 2024
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Le journaliste détenu d’opinion Mustapha Bendjamaa face aux juges

Le journaliste Mustapha Bendjemaa

Le détenu d’opinion, le journaliste Mustapha Bendjamaa, sera entendu lundi, 27 mars 2023, dans le deuxième dossier, par le juge d’instruction de la chambre près du pôle spécialisé du tribunal de Constantine.

La judiciarisation de la liberté de la presse par Tebboune et son clan a fini par avoir raison de la pratique journalistique libre en Algérie. Et le harcèlement impitoyable que subit le jeune journaliste Mustapha Bendjamaa va finir par briser l’espoir d’une nouvelle génération de reporters dignes de ce nom.

Le procès qui s’annonce du courageux rédacteur en chef du Provincial est un énième chant du cygne pour la corporation.

L’emprisonnement du journaliste Mustapha Bendjamaâ a fait le 22 mars 2023 l’objet d’un examen lors d’une séance d’audition, organisée à huis clos, au niveau de la sous-commission des Droits de l’Homme des affaires étrangères de l’Union européenne. Cette audition est intervenue après l’examen de la situation des Droits de l’Homme en Algérie en séance plénière en présence du représentant de la présidence, en l’occurrence le président de l’organe rattaché à la présidence appelé Conseil consultatif des Droits de l’Homme.

Le rapport de département d’Etat américain, rendu public ces derniers jours, est revenu sur ce cas et étayé les violations des Droits de l’Homme en Algérie et l’arbitraire qui s’abat sur les journalistes, sur les défenseurs des Droits droits humains, sur les activistes, sur la société, sur toute voix discordante et sur le verrouillage et la fermeture des médias et les espaces de liberté.

Document. Le rapport du Département d’Etat sur les droits humains en Algérie

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Il y a lieu de rappeler que la chambre d’accusation près de la cour de Constantine avait rejeté le lundi, 06 mars 2023, la demande de liberté provisoire interjetée par la défense contre la décision du juge d’instruction près du tribunal de Constantine de placer sous mandat de dépôt le journaliste Mustapha Benjamaa, le chercheur Raouf Farah et son père, Sebti Farah, et leurs autres co-accusés.

Les dossiers ont été plaidés le matin devant la chambre d’accusation et le verdict a été rendu l’après-midi.

Djamel Miassi, le chauffeur du taxi qui aurait conduit la militante Amira Bouraoui en Tunisie est placé à son tour sous mandat de dépôt ainsi que Mountaha Habes, une femme qui avait une boîte d’informatique à Annaba avant de travailler à Fertial d’Asmidal, comme directrice d’audit à Asfertial, filiale de Fertial.

Le chercheur Raouf Farah et son père, Sebti Farah, ainsi qu’un fonctionnaire de la police des frontières (PAF) ont été également placés, dans la nuit du 19 au 20 février 2023, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près du tribunal criminel de Constantine ( pôle pénal spécialisé).

Quelque temps auparavant, un mandat de dépôt a été décidé à l’encontre du journaliste Mustapha Benjamaa et du cousin d’Amira Bouraoui, Yacine Bentayeb, alors que sa maman, Khadidja Bouraoui, a été mise sous contrôle judiciaire.

L’activiste Sofiane Berkane est également placé sous contrôle judiciaire. Ils ont été tous transférés, le 18 février 2023, d’Annaba à Constantine. Et ils ont été présentés dans deux dossiers distincts.

Le journaliste Mustapha Bendjamaâ placé en garde à vue

Le premier dossier  est lié à l’affaire de la sortie clandestine d’Amira Bouraoui d’Algérie vers la Tunisie puis la France.

Mustapha Bendjama, Khadidja Bouraoui, Yacine Bentayeb, Miassi Djamel (chauffeur du taxi qui a transporté Amira Bouraoui depuis Annaba jusqu’à Tunis ) et le fonctionnaire de la PAF.

Chefs d’inculpation : « Association de malfaiteurs dans le but de d’exécuter le crime d’immigration clandestine dans le cadre d’une organisation criminelle ».

Le deuxième dossier est lié à Abderrahmane Semmar (Abdou Semmar et AlgeriePart):

Mustapha Bendjama, Raouf Farrah et son père Sebti Farraf, Habes Mountaha (salariée au sein de la société Asfertrade, filiale du groupe industriel Asmidal) et Sofiane Berkane.

Les chefs d’inculpation retenus contre Sebti Farrah : participation à la réception de fonds depuis l’étranger.

« Réception de fonds depuis l’étranger dans le but d’effectuer des actes attentatoires à l’ordre public » et « publication sur internet d’informations classifiées » sont les chefs d’inculpation retenus contre Mustapha Bendjama, Raouf Farrah, Habes Mountaha et Sofiane Berkane. Il faut rappeler que le journaliste Mustapha Bendjama est placé sous mandat de dépôt dans les deux dossiers.

Toutes les personnes sont placées sous mandat de dépôt sauf Khadidja Bouraoui placée sous contrôle judiciaire et Sofiane Berkane.

L.M./Cnld

 

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