28 janvier 2023
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Le roi Pelé est mort

Pele

Vous pourrez me parler de Diégo Maradona, Johan Cruyff, Gerd Müller, Michel Platini, Zinédine Zidane ou Lionel Messi, Edson Arantes do Nascimento, mondialement connu sous le diminutif de Pelé, restera, aux yeux de l’adolescent que j’étais le 21 juin 1970, le plus grand génie du ballon rond.

Ce jour du solstice d’été, O Rey brillera de mille feux en marquant face à l’équipe d’İtalie puis en glissant à l’occasion du quatrième but de la finale (gagnée 4-1) une passe aveugle au coéquipier Carlos Alberto.

İl remportait alors (après celle de 1958 et 1962) sa troisième Coupe du monde (trophée Jules Rimet devenu propriété définitive du Brésil), un événement que de nombreuses chaînes de télévision retransmettaient en direct et pour la première fois en multicolore.

C’est donc la couleur qui, grâce à la qualité des images, rehaussait la qualité d’un tournoi scellant à jamais, dans l’esprit de millions de téléspectateurs, une légende autrice de six (ou dix ?) passes décisives et de quatre buts, exploits subjuguant toute une génération ébahie devant tant de dextérité.

Apparu sur la plus vaste scène planétaire comme la figure principale d’une véritable révolution culturelle, le déjà vétéran projetait son art vers la modernité, impactait le mémoire universelle, amplifiait, sous un soleil de plomb, les vibrations de l’Estdio Azteca de Mexico City, une enceinte bétonnée de 100.000 places érigée à plus de 2000 mètres d’altitude.

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Surnommé au Mexique le « Colosse de Santa Ursula », le stade monumental accueillit également, juste avant, la demi-finale opposant l’İtalie-Allemagne, rencontre qualifiée de « Match du siècle » en raison de la prolongation épique se terminant, au bénéfice de la Squadra Azurra, sur le score de 4 à 3.

Si, la neuvième édition du Mondial (31 mai-21 juin 1970) aura tenu toutes ses promesses, c’est parce que, entouré d’attaquants exceptionnels (Jairzinho, Tostão, Gérson ou Rivellino), Pelé tenta par ailleurs des gestes (tir du milieu du terrain, feinte laissant volontairement passer une balle finissant près du poteau, etc. ) que copieront ensuite d’autres protagonistes.

Modèle incomparable d’un sport qui le consacra meilleur joueur du XX° siècle, le célèbre numéro 10 disputera avec la Seleção son ultime match (contre la Yougoslavie) le 18 juillet 1971 au Maracanã, là où deux années plus tôt (le 19 novembre 1969), il planta sur pénalty, face au Vasco de Gama et devant 65.000 aficionados, sa millième réalisation.

Le plus jeune buteur et vainqueur d’une Coupe du monde (celle de 1958 en Suède, où, à 16 ans, il côtoiera Garrincha) s’est donc éteint ce 29 décembre 2022 à l’âge de 82 ans. İl a rejoint ainsi sa dernière demeure : le Panthéon mythique de la consécration.

Saâdi-Leray Farid, sociologue de l’art et de la culture

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