2 octobre 2022
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Les salafistes investissent les mosquées inachevées

Un reportage d’El Watan révèle

Les salafistes investissent les mosquées inachevées

Des mosquées inachevées sont investies par les salafistes, qui imposent leur loi aux fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses. Un cahier des charges a été confectionné pour la gestion des mosquées du temps de l’ancien ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, pour la gestion des mosquées. Son successeur, Mohamed Aïssa, l’a mis sous le coude.

C’était la tour d’un ranch». Ce jeune habitant de Laâqiba, à Belouizdad (Alger), s’étonne que le minaret de la mosquée de son quartier, «Nadi El Islah», soit resté en l’état très longtemps : des bouts de ferraille. Situé à la rue Ben Ali Khodja, devenue après les opérations de démolition un cul-de-sac, l’édifice est toujours fermé. Une nouveauté pourtant depuis quelques semaines, un minaret, typique des mosquées maghrébines, prend la place de la tour de ferraille.

Mais si les gros œuvres sont achevés, l’intérieur de l’édifice est toujours en travaux. Juste en face, un espace de prière que rien ne distingue des autres constructions délabrées du quartier accueille des fidèles. Une plaque vissée au mur d’une habitation informe qu’un compte CCP et un numéro de téléphone sont mis à la disposition des «mouhsinine» (bienfaiteurs) qui participeront à l’achèvement des travaux. «Des opérations de démolition à cet endroit devaient être lancées en 2010.

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L’APC n’a pas l’argent pour aider à la construction de cette mosquée. C’est donc un ‘‘mohsin’’ du quartier qui s’est occupé du minbar. Dernièrement, l’un des cinq ouvriers a chuté du haut de la structure, mais s’en est heureusement sorti avec des petites fractures aux pieds», signale un commerçant.

Si la mosquée du vieux quartier de Belouizdad est en cours d’achèvement grâce à un comité de mosquée très entreprenant, ce n’est pas le cas de centaines d’autres construites au centre ou dans les nouveaux lotissements, coopératives ou sites AADL à la périphérie de la capitale. Confiées à des comités privés, comme le permet la loi (décret 91-81 du 23 mars 1991), des mosquées ouvertes aux fidèles sont laissées en l’état.

Lire la suite de l’article sur El Watan

Auteur
Nadir Iddir

 




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