9 décembre 2022
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Les voyages poétiques de Brahim Saci continuent

Qu’il pleuve ou qu’il vente, Brahim Saci écrit de la poésie. Il vient de sortir son 12e recueil, intitulé, Inaccessible parfum, avec une belle et somptueuse préface, signée par l’écrivain et universitaire de renom, Hacène Hireche.

« On a eu notre part/ De perle rares/des arts/des brouillards/Des ombres, de la lumière/J’ai partagé mon verre/avec la nuit le jour/Joies et blessures de l’amour/Si nous chagrine l’adversité/elle ne nous détourne pas de l’amour », écrit-il.

Pour décrire un monde ténébreux, le poète observe les méchants ; il constate que l’amour est sacrifié. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Le monde semble, parfois, changer mais il ne fait que prendre quelques couleurs différentes. Le fond reste le même. L’aimée est partie ; le chagrin de la séparation perdure. Les histoires se terminent ; le sage sait que c’est ainsi, qu’on n’y peut rien. « Je m’incline devant ta volonté/j’accueille présent et passé/avec amour/je regarde la course des jours », confie le poète à l’adresse du Seigneur.

Pour ce présent recueil, le poète nous dit écouter Amar Ezzahi et Slimane Azem en écrivant ; ces deux astres le guident vers les chemins de la création. Amar Ezzahi c’est cet exilé de l’intérieur qui a vécu dans l’humilité et la liberté, sans qu’aucun pouvoir n’ait réussi à le corrompre, d’une façon ou d’une autre.

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Amar Ezzahi a vécu parmi les siens, parmi le peuple qui l’adorait, qui le respectait. Amar Ezzahi ne s’est jamais marié ; il n’a pas laissé d’enfants mais son œuvre artistique sera toujours là pour témoigner de son génie. Slimane Azem, c’est l’exilé de l’extérieur qui a souffert de l’éloignement, de la marginalisation. Toute sa vie, Slimane Azem a tenté de guider son peuple avec des mots inspirant la bonté et la beauté. Slimane Azem s’est marié mais il n’a pas eu d’enfants.

Cependant son œuvre artistique est colossale ; elle est revisitée au quotidien par ses nombreux admirateurs. « Quand une âme pleure/ quand se brise un cœur/ Evitez de juger/ la roue peut tourner », souligne Brahim Saci. Car « La vie n’est qu’un voyage/ parfois rempli d’orages/ De naufrages/ D’épaves sur les plages ». Patience, la lumière connaît son chemin.

Le poète finira par trouver ses marques, son chemin et son harmonie. Patience, le bonheur est déjà dans cette attente qui finira, qui donnera ses fruits. Patience, puisque tout passe. Patience, le pouvoir de la poésie est, parfois, sans limites.

Youcef Zirem

Inaccessible Parfum, de Brahim Saci, éditions du Net, 2022

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