22 juillet 2024
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Niger : un groupe enlève le préfet de Bilma et exige la libération de l’ex-président Bazoum

Alors que la junte nigérienne avait confirmé l’enlèvement vendredi 21 juin du préfet de Bilma et de sa délégation, cette même attaque a été revendiquée samedi 22 juin par le Front patriotique pour la justice (FPJ).

Ce nouveau groupe politico-militaire diffère du Front patriotique pour la libération (FPL), qui a saboté dimanche 16 juin un pipeline acheminant du pétrole brut vers le Bénin. Cependant, tous deux ont la même demande : la libération de l’ex-président Mohamed Bazoum.

C’est un nouveau groupe politico-militaire, jusqu’ici inconnu au Niger, qui fait ainsi son apparition. Le Front patriotique pour la justice (FPJ), dirigé par Mahamat Tori, a revendiqué l’attaque du convoi et l’enlèvement du préfet de Bilma, le commandant Amadou Torda, ainsi que de toute son équipe de sécurité. L’attaque s’est déroulée dans la région d’Agadez, vaste étendue désertique frontalière de la Libye et de l’Algérie.

Dans un communiqué rendu public samedi 22 juin, le FPJ affirme que les affrontements ont entraîné la mort de deux soldats nigériens, d’un membre du front ainsi que l’arrestation de cinq personnes : le préfet, le commandant de brigade de la gendarmerie et ses subalternes.

Cette attaque, selon Mahamat Tori, vise à restaurer le système démocratique au Niger, ainsi que la libération de l’ex-président détenu par la junte : « Nous continuerons cette lutte jusqu’à la libération du président Mohamed Bazoum », annonce Tori. 

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C’est le second mouvement d’opposition armé à émerger, après le Front patriotique pour la libération (FPL) de Mahmoud Sallah, qui a saboté un pipeline le 16 juin. Les deux mouvements ont une cause commune : tous deux revendiquent la libération du président Mohamed Bazoum.

De son côté, la junte militaire confirme l’attaque et le kidnapping du préfet : « malgré une résistance héroïque où ils ont été submergés », explique le ministre de l’Intérieur qui fait part de sa compassion aux otages et à leurs familles.

Le président Mohamed Bazoum est séquestré dans une résidence par la junte militaire depuis le putsch intervenu le 26 juillet 2023.

Avec RFI

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