23 février 2024
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La Cour de justice de la Cédéao ordonne la libération de Mohamed Bazoum et son retour au pouvoir

Mohamed Bazoum

À Abuja au Nigeria, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a donné raison aux avocats de Mohamed Bazoum, retenu avec sa femme et son fils depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 : elle a ordonné ce 15 décembre la remise en liberté immédiate et sans conditions des demandeurs, et le retour au pouvoir au président renversé.

Rien n’est réglé pour la junte militaire au pouvoir au Niger. La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ordonne la remise en liberté immédiate et sans conditions de Mohamed Bazoum, de sa femme et de son fils.

Le juge estime que plusieurs de leurs droits ont été violés : le droit d’aller et venir, puisqu’ils sont retenus à la résidence présidentielle depuis plus de 4 mois ; le droit de ne pas être arrêté et détenu arbitrairement.

La justice ouest-africaine estime aussi que les droits politiques de Mohamed Bazoum ont été violés : elle demande le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger et la remise du pouvoir d’État au président renversé.

La défense de l’État du Niger demandait, elle, à la cour de se déclarer incompétente, de déclarer la demande irrecevable. Demandes rejetées, donc.

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Les juges se sont prononcés par rapport au droit, mais les décisions de la Cour de justice de la Cédéao ne sont pas toujours suivies d’effet. Les avocats de Mohamed Bazoum estiment qu’il revient aux États membres de l’organisation de s’assurer que cette décision de justice soit appliquée. Mais si la Cédéao continue de réclamer la libération du président renversé, elle a désormais acté le coup d’État.

La cour de justice de la Cédéao fixe aux nouvelles autorités nigériennes un délai d’un mois, à partir de la notification, pour lui rendre compte de l’exécution de sa décision. Que se passera-t-il après ? On se rappelle que la Cédéao avait menacé d’intervenir militairement pour déloger les putschistes et remettre Mohamed Bazoum au pouvoir avant son rétropédalage. Assistera-t-on à une simple nouvelle tentative d’intimidation ? Probablement, surtout que l’armée nigérienne s’est assurée depuis le putsch du soutien militaire de ses voisins, le Mali et le Burkina, pays également dirigés par des colonels putschistes.

Avec Rfi

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