10 décembre 2022
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Nucléaire : le ministre de l’Energie expose la stratégie algérienne

Arkab à Vienne

A Vienne où il a participé, les 25 et 26 septembre, aux travaux de la 66e session de la conférence  générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab a dévoilé et les nouvelles orientations de la politique énergétique de l’Algérie.

Une stratégie visant à intégrer la technologie nucléaire dans un projet global de diversification  des ressources en matière d’énergie. La visée de la démarche est de  constituer une alternative à l’énergie fossile capable de répondre à la demande nationale croissante en électricité via l’énergie atomique et d’autres ressources renouvelables.

Lors de son discours prononcé  à l’ouverture des travaux de la conférence de l’AIEA,  Mohamed Arkab a exposé  « la stratégie et les programmes de l’Algérie dans le domaine  de l’énergie nucléaire,  en tant qu’alternative à l’énergie fossile capable de répondre à la demande nationale croissante en électricité », a précisé le  communiqué du ministère de l’Energie et des mines.

Pour ce faire, selon la même  source, la mise à niveau du cadre législatif est nécessaire. D’où l’insistance du  ministre sur la mise en œuvre des dispositions de la loi  05-19-du 17 juillet 2019 relative aux activités nucléaires en particulier la création  de l’Autorité nationale pour la sûreté et la sécurité nucléaires.

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Dans le même  ordre d’idées, Arkab a rappelé l’impératif de l’adhésion de l’Algérie au cadre juridique international et régional pour le désarmement et le non-prolifération, dont le Traité de Pelindaba et l’appui aux activités de la Commission Africaine de l’Energie Nucléaire (AFCONE).  Il a également énuméré les projets de coopération entre l’Algérie et les pays africains  dans le domaine des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire, notamment dans le cadre de l’Accord régional de coopération pour l’Afrique sur la Recherche, le développement et la formation dans le domaine des sciences et de la technologie nucléaire (AFRA).

Dans son déplacement dans la capitale autrichienne, Mohamed Arkab, nous apprend le communiqué  du ministère  de l’Energie  et des mines, était accompagné de M. Abdelhamid Mellah responsable du commissariat à l’Energie Atomique (COMENA) ainsi que de plusieurs cadres du département de l’Energie.

Et d’ajouter qu’en marge de la conférence de Vienne,  Mohamed Arkab a rencontré le Directeur Général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, auquel il a exposé les axes prioritaires du plan national de développement des applications pacifiques de l’énergie nucléaire, en exprimant le souhait d’un appui accru de l’AIEA dans la concrétisation de ce programme. Pour sa part, le premier responsable de l’AIEA a affiché la pleine disponibilité de l’Agence à soutenir les programmes nationaux de développement, et qu’il accordait à l’Algérie un intérêt et une attention particulière.

Il est à noter qu’en marge de ses activités dans le cadre de cette Conférence Générale, le ministre de l’Énergie et des Mines a rencontré les fonctionnaires algériens exerçant à l’AIEA. A cette occasion, il a rappelé les instructions du chef de l’Etat pour favoriser la contribution des compétences nationales à l’étranger au développement du pays. Les experts algériens ont confirmé leur pleine adhésion à cette approche et se sont déclarés prêts à y répondre favorablement, précise enfin le communiqué.

Désertec, un raté monumental

L’Algérie avait la possibilité de produire de l’énergie propre grâce au projet Désertec en partenariat avec des firmes allemandes. Cela remonte à deux décennies. Des premières années de Bouteflika. Ce projet avait l’ambition d’alimenter l’Algérie en énergie solaire mais aussi l’Allemagne. L’ancien ministre Chams Eddine Chitour avait expliqué en mai 2021 que ce projet n’a pas vu le jour parce que les banques ont refusé de le financer en raison de son coût d’investissement «dépassant 450 milliards de dollars».

M. Chitour a prévenu qu’à l’horizon 2035, il y aura un grand déficit en matière d’hydrocarbures, d’où la nécessité de se tourner résolument vers les énergies renouvelables, ajoutant que «l’Algérie a dix ans devant elle pour sortir de cette dépendance et réaliser des projets d’économie d’énergie».

En décembre dernier, le ministère de la transition énergétique aujourd’hui disparu avait annoncé l’identification des 11 sites devant accueillir le projet « Solar 1000 », qui comprend des centrales solaires d’une capacité totale de 1000 mégawatts. Il était également prévu le lancement des appels d’offres internationaux pour la réalisation des centrales solaires. Le directeur général de la Société algérienne des énergies renouvelables, M. Smaïl Mougari, a déclaré en juillet dernier à l’APS que les premiers kilowattheures du projet Solar 1000 MW seront produits vers la fin de l’année 2023 ou au plus tard début 2024. Pas moins de 86 entreprises internationales, de 15 nationalités différentes, spécialisées dans les énergies renouvelables, ont déjà retiré le cahier des charges pour le projet. Qu’en est-il aujourd’hui de ce projet ? A quand un premier bilan ?

Il est urgent de ne plus attendre pour passer à d’autres sources d’énergies que les hydrocarbures.

S.N.I.

 

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