En ces premiers jours de l’année, une des réflexions d’Albert Camus est venue à mon esprit. Pour lui, sans être capable de reproduire mot à mot la citation, « ce qui compte n’est pas la réalisation d’un vœu mais la capacité d’en refaire ».
Les vœux réciproques de bonheur et de chance pour la nouvelle année ne se sont pas taris, avant et après minuit de la fin d’année et se poursuivront pendant quelques jours. Dès le premier de l’an, je me suis rendu compte qu’il y avait une personne à laquelle je ne les avais pas souhaités, c’est à moi-même.
Car pour le début d’une année de chance, je pouvais espérer mieux. Il n’y a pas plus parlant que des exemples de la vie courante, ceux que je vais présenter se sont réellement passés avec la nouvelle année qui m’accueillait. J’ai tenu à vous en faire part, l’écriture modère les humeurs.
Plus de lait dans le frigidaire et les magasins ont cette curieuse habitude de fermer ce jour-là. Vous rendez-vous compte, être obligé de me passer du café au lait pour me retourner vers le café noir (j’ai l’excentricité de le boire uniquement à l’extérieur, dans les cafés). Je n’ai rien fait de mal dans ma vie pour être soumis à cette condamnation.
Puis ensuite, comme tous les matins, direction l’ordinateur pour rédiger une chronique lorsque l’inspiration est immédiate. Et voilà que mon ordinateur se bloque au démarrage. J’ai dit à la nouvelle année que c’était bien suffisant comme cela, j’avais entendu ses vœux mais qu’il fallait maintenant arrêter de me souhaiter toutes les chances. Il était 9 h du matin, j’en avais déjà fait le plein.
Mais le bonheur qui tape à votre porte est insistant. Une rapide lecture du relevé bancaire numérique m’apporte une autre carte de vœu, un plaisantin avait retiré en Hongrie 19 euros avec les références de ma carte bancaire. Pour lui, les souhaits de chance pour la nouvelle année ont bien été exaucés. Et si l’information m’en avait été transmise sur la nature de sa dépense et que ce soit pour acheter du lait, je l’aurais poursuivi jusqu’au bout du monde pour l’étrangler.
Et cela ne s’est pas arrêté de toute la journée. Il parait évident qu’Albert Camus n’a jamais goûté au café au lait, ne connaissait ni le prix d’un ordinateur neuf, ni la valeur des fichiers perdus et encore moins ce qu’est un compte bancaire piraté. Et je lui fais grâce de toutes les déconvenues de la journée, il est bien connu que le grand écrivain avait un esprit déjà assez torturé pour que je lui en rajoute.
Comme pour la météo, Henri Bergson fait la distinction entre le temps mesurable, dont celui de la fin de l’année, et le temps ressenti. Bergson nous dit que la nouvelle année permet de mettre des limites artificielles de la durée du temps afin d’avoir l’illusion de maitriser nos vies.
L’affirmation d’une illusion persiste chez Spinoza (si pour les deux premiers exemples, c’est de connaissance que je les cite, il m’a fallu une rapide recherche sur l’illusion pour en trouver un autre). « Les résolutions sont souvent une illusion de liberté. Nous sommes déterminés par nos désirs, pas par un changement de date ».
Camus m’avait donc raconté des balivernes puisque, selon lui, ce qui compte est la capacité de réitérer les vœux plus que leur réalisation.
Je me rends compte finalement que j’avais oublié de me souhaiter une bonne chance pour la nouvelle année car je n’avais pas besoin de les renouveler. Ma chance est tous les matins des nouvelles années.
Cette chance est qu’elle se réveille à mes côtés et la certitude que nous parcourions une nouvelle année, ensemble. Pas besoin d’en évoquer d’autres en souhaits. Pas de lait dans le frigo, un ordinateur qui bloque ou un piratage du compte bancaire, est-ce plus important que cette chance qui dure depuis 39 ans ?
Chaque 1er janvier, les Marseillais défient le froid avec le traditionnel bain du Nouvel An, surnommé le « bain des givrés ». Inspirée des pratiques scandinaves et popularisée aux États-Unis, cette tradition consiste à plonger dans une mer glaciale pour commencer l’année frais et plein d’énergie.
Hier, sur la plage des Catalans, plus d’une centaine de participants ont bravé le mistral et une eau à 13 °C. Parmi eux, Malalatiana et Susanna, emmitouflées dans leurs serviettes, hésitent quelques secondes avant de se jeter à l’eau. Tiphaine, venue de Nantes, s’élance d’un bond, éclaboussant les autres nageurs, tandis que Samira, venue de Paris, observe un instant le froid avant de se décider : « C’est fou… mais j’avais trop envie d’essayer ! », souffle-t-elle, excitée et tremblante. Les cris, les rires et les éclaboussures ponctuent la scène, observés par des curieux regroupés sur le sable, appareils photo à la main, fascinés par ce spectacle hivernal.
Dans l’eau, chacun trouve sa manière de se réchauffer. Certains forment des rondes, se tiennent par la main et éclaboussent leurs voisins, d’autres nagent jusqu’aux bouées, savourant l’adrénaline que leur procure le froid. Les plus courageux plongent plusieurs fois, ressortant tremblants mais radieux, comme si la mer avait lavé toute fatigue et tout stress.
Pour beaucoup, cette immersion est plus qu’un simple défi : elle est revigorante pour le corps et l’esprit. Isabelle, habituée des baignades hivernales, confie : « Je me baigne toute l’année, été comme hiver. Ça fait du bien au sang, au mental… et ça réveille ! » Samira ajoute : « On sent tout de suite l’énergie de la mer, incroyable ! »
Une fois sortis de l’eau, participants et curieux se regroupent sur le sable. Certains se réchauffent dans leurs serviettes, d’autres partagent thermos de café ou chocolat chaud, et tout le monde échange anecdotes et encouragements. Les enfants courent entre les serviettes, les amis se félicitent et le vent du large chasse les derniers nuages. La mer, glaciale et rebelle, a été conquise le temps d’une matinée.
Le bain du Nouvel An est à la fois un rituel de courage et de renouveau, et un moment de convivialité partagée. Sur les plages de Marseille, il rappelle que le littoral appartient à tous, même en plein hiver. Ceux qui plongent dans cette eau glaciale ne cherchent pas seulement le frisson : ils veulent sentir leur cœur battre, le vent sur la peau, l’eau dans chaque muscle, et commencer l’année pleinement vivants.
La bonne année n’aura duré que quelques heures et les espoirs des chiffres prometteurs annoncés par Tebboune lors de son discours devant le parlement sont vite douchés par les premières mesures annoncées.
À peine entamée, l’année 2026 s’ouvre sur un climat social marqué par l’inquiétude et la contestation. L’augmentation des prix des carburants, conjuguée à l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions du code de la route, a provoqué une onde de choc parmi les citoyens, alimentant un sentiment de décalage entre le discours officiel et la réalité du quotidien.
Ces mesures interviennent moins de vingt-quatre heures après un discours présidentiel axé sur les performances économiques du pays, évoquant une croissance soutenue, une inflation maîtrisée et une amélioration du marché de l’emploi. Or, pour une large frange de la population, ces indicateurs macroéconomiques peinent à se traduire par une amélioration tangible du pouvoir d’achat.
Le carburant, un levier inflationniste indirect
Si la hausse des tarifs à la pompe peut, à première vue, paraître limitée, ses répercussions s’annoncent multiples. Le carburant constitue un maillon central de la chaîne économique : transport public, taxis, acheminement des marchandises, produits agricoles et matériaux de construction. Toute augmentation, même marginale, se répercute mécaniquement sur les coûts de transport, puis sur les prix à la consommation.
Des professionnels du secteur anticipent déjà des revendications salariales ou tarifaires, notamment chez les transporteurs et les chauffeurs de taxi, dont les marges sont directement affectées. À terme, ce sont les ménages, déjà fragilisés par l’érosion du pouvoir d’achat, qui risquent d’en supporter le poids.
Un code de la route jugé répressif
Parallèlement, le nouveau code de la route suscite une vive opposition, en particulier parmi les conducteurs professionnels. Plusieurs dispositions sont perçues comme excessivement répressives, avec des amendes élevées et des peines de prison prévues pour les infractions les plus graves. Pour ses détracteurs, le texte privilégierait une logique punitive au détriment d’une régulation équilibrée du secteur et d’une prévention efficace.
Cette contestation s’est traduite par un mouvement de grève ouverte dans le secteur du transport dans plusieurs wilayas, paralysant partiellement la mobilité des citoyens et accentuant la pression sociale. Pour autant, il faut rappeler que les routes algériennes sont parmi les plus accidentogènes du monde.
Interpellations directes du chef de l’Etat
Sur la page Facebook officielle de la Présidence de la République, de nombreux citoyens ont interpellé directement le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune. Les messages expriment une inquiétude croissante face à ce qui est perçu comme un recours accru à la fiscalité indirecte et aux sanctions pour financer la loi de finances 2026.
Parmi les revendications récurrentes figurent l’annulation des récentes hausses des carburants, la révision, voire l’abrogation, du nouveau code de la route, ainsi que l’ouverture de l’importation des pneumatiques et des pièces de rechange, devenues rares et coûteuses sur le marché national.
Une équation sociale délicate
Au-delà des mesures elles-mêmes, c’est la question de leur opportunité et de leur timing qui interroge. Dans un contexte de tensions sociales latentes, la combinaison de hausses de prix et de durcissement réglementaire est perçue par beaucoup comme un facteur aggravant, susceptible d’élargir le fossé entre institutions et citoyens.
L’exécutif se retrouve ainsi face à une équation délicate : préserver les équilibres budgétaires et renforcer la sécurité routière, tout en évitant que la pression économique et sociale ne débouche sur une contestation plus large. Pour de nombreux observateurs, une réévaluation de ces mesures, accompagnée d’un dialogue plus approfondi avec les acteurs concernés, apparaît désormais comme un impératif pour désamorcer les tensions en ce début d’année déjà chargé.
Nouveau code de la route : un durcissement des sanctions qui fait débat
Entré récemment en vigueur, le nouveau code de la route introduit une série de dispositions visant, selon les autorités, à renforcer la sécurité routière et à réduire le nombre d’accidents. Toutefois, plusieurs mesures sont vivement contestées par les usagers et les professionnels du transport, qui dénoncent une approche principalement répressive.
Parmi les principales dispositions critiquées figurent :
Alourdissement significatif des amendes pour un large éventail d’infractions, y compris celles considérées comme mineures par les conducteurs, avec des montants jugés disproportionnés au regard des revenus moyens.
Criminalisation de certaines infractions routières, désormais passibles de peines de prison dans les cas qualifiés de graves (excès de vitesse important, conduite jugée dangereuse ou récidive), une évolution perçue comme un basculement du champ de la régulation vers celui de la sanction pénale.
Retrait systématique du permis de conduire pour plusieurs infractions, avec des durées prolongées, affectant directement l’activité des chauffeurs professionnels et menaçant leurs sources de revenus.
Immobilisation ou mise en fourrière des véhicules, y compris pour des manquements administratifs, mesure dénoncée comme pénalisant davantage l’outil de travail que le comportement du conducteur.
Responsabilisation accrue du conducteur, sans dispositifs d’accompagnement suffisants (formation, prévention, mise à niveau des infrastructures), ce qui alimente le sentiment d’une sanction déconnectée des réalités du terrain.
Pour ses détracteurs, ce nouveau dispositif traduit une logique de dissuasion par la contrainte financière et pénale, au détriment d’une politique globale de sécurité routière fondée sur la prévention, l’amélioration du réseau routier et le dialogue avec les acteurs du secteur.
Immut Mohammed Harbi. Iffeɣ si tmeddurt i yefka i tmurt-is seg wasmi d-ikker d acawrar, ikcem annar n tegrawla di tseqqamut n PPA, di Skikda.
D tilelli n tmurt n Lezzayer i yerra sdat wallen-is, d tin i d asirem-is, d tin i tudert-is. Idda seg ukabar n PPA-MTLD, ɣer sandika n inelmaden Izzayriyen di Fransa, syin ɣer FLN, di Tfidiralit n Fransa akked GPRA, si mi tekker di 1954.
I netta, abrid-is ifra : tukksa n temharsa/colonisation n tmurt ur telli d taggara n tegrawla. I netta, d win i d asurif amezwaru akken ad d-ters tulut/égalité gar Izzayriyen, ad kksen ixemmasen akked waklan di tmurt-nneɣ.
D win i d abrid ideg idda mi yekcem deg udabu deffir 1962. Ur ikcim akken ad iṭṭef akursi, ur iqbil yal amkan n uɣlif/ministre deg udabu-nni.
Taggara, adabu ibedden deffir 1965, irra-yas lxir d ameqqran : irra-t ɣer lḥebs acḥal d aseggas, syin infa-t si tmurt-is di tmurt-is (en résidence surveillé di skikda) acḥal d iseggasen, d wamek yerwel i tuccar n udabu ibedden, s yisem n « redressement révolutionnaire » (sic!).
Mohammed Harbi, ur idir d imenfi di Fransa, ad isḥissif kan deg wayen izrin. Netta yekcem annar n tmussni n umezruy akken ad ildi tibbura n tmussni, tin ara yilin d afud i yal tasuta/lǧil d-iteddun.
Ass-a, abrid-is issaweḍ, izzuzer tamussni tufrint, isselmed ijemmalen n yilmeẓyen i yekkren d imussnawen, d iselmaden. D nutni i yesnernayen yal ass deg ubrid i yenjer.
Mohammed Harbi ad d-iqqim d yiwen uzamul ur ntekkes, acku iẓẓa tikta i bennu n tmurt n Lezzayer tazzayrit, tin ara yilin d tamurt n iɣarimen/citoyens, mačči d tagelda n ixuniyen.
Di tallit n herrwel deg nella ass-a, isem-is akked tikta-s ad aɣ-ilint d tafat deg ubrid n bennu n tmurt n Lezzayer, di tagmat n Tefrikt n Ugafa idduklen.
Aumer U Lamara
Timerna / Notes :
1. Idlisen i yura Mohammed Harbi :
Aux origines du FLN, éd. C. Bourgeois, 1975
FLN, mirage et réalité, éd. Jeune Afrique, 1980 et 1984, éd. Syllespe, 2024
Le FLN, Documents et Histoire, akked G. Meynier, éd. Casbah, 2004
L’Algérie et son destin, croyants ou citoyens ?, éd. Arcantère, 1992
Guerre d’Algérie, de la mémoire à l’Histoire, akked B. Stora, éd. Robert Laffont, 2004
L’autogestion en Algérie, 2022, éd. Syllespe
Une vie debout, 2001, éd. La découverte, éd. Casbah, isuqqel ɣer tmaziɣt s uzwel Tudert deg iseɣ, 2024, éd. Koukou Editions.
2. Akken illa wawal :
Asmi yemmut Muḥ At Lḥusin (Ccix Muḥend U Lḥusin), yiwen seg imaâzzan i d-yusan ɣer temḍelt-is, inna :
L’année 2025 s’est achevée sur un bilan opérationnel particulièrement dense pour la Direction générale de la protection civile (DGPC). À l’échelle nationale, 1 206 004 interventions ont été enregistrées à travers les différentes wilayas, illustrant l’ampleur des missions quotidiennes assurées par les services de secours pour la protection des personnes et des biens.
Ce volume d’activité, en constante augmentation ces dernières années, met en lumière une réalité préoccupante : malgré les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de prévention, les risques liés aux comportements humains, aux conditions de circulation et à l’usage domestique des équipements demeurent élevés.
Accidents de la route : une hécatombe persistante
Les accidents de la circulation continuent de représenter l’un des volets les plus lourds de l’activité de la protection civile. En 2025, 82 486 interventions ont été effectuées à la suite d’accidents routiers. Ces événements ont nécessité la mobilisation de près de 89 888 agents et secouristes, traduisant l’intensité des moyens humains engagés.
Le bilan humain reste alarmant : 2 066 décès ont été enregistrés sur les routes. Ces chiffres confirment que l’insécurité routière demeure un enjeu majeur de santé publique, malgré le renforcement des contrôles et les appels récurrents à la prudence.
Gaz et monoxyde de carbone : un danger silencieux
Les accidents liés à l’asphyxie et aux intoxications par le gaz et le monoxyde de carbone continuent également de coûter des vies. La DGPC a recensé 930 interventions dans ce cadre, ayant concerné 2 196 personnes secourues.
Ces incidents ont causé 130 décès, souvent dans des espaces clos et en période de forte utilisation des appareils de chauffage. Ce bilan rappelle la dangerosité persistante des installations défectueuses ou mal entretenues et l’insuffisance, dans certains foyers, des mesures de prévention élémentaires.
Noyades : une saison estivale à haut risque
Durant la saison estivale, les plages et plans d’eau ont concentré une part importante des interventions. La protection civile a effectué 76 759 interventions liées aux risques de noyade, mobilisant 53 228 sauveteurs.
Malgré cette présence renforcée, 261 décès par noyade ont été enregistrés. Ces drames surviennent le plus souvent en dehors des zones surveillées ou à la suite du non-respect des consignes de sécurité, soulignant les limites de l’intervention humaine face à des comportements à risque.
Un enjeu de prévention plus que de réaction
À travers ce bilan, la DGPC met en évidence des défis structurels majeurs. Si la capacité de réaction des services de secours reste déterminante, la réduction durable de ces chiffres passe avant tout par le respect des règles de prévention et de sécurité : prudence sur les routes, utilisation conforme des appareils à gaz et de chauffage, et respect strict des consignes de baignade.
Au-delà des statistiques, ces données rappellent que chaque intervention correspond à une situation d’urgence évitable dans de nombreux cas. La protection civile demeure ainsi en première ligne, mais la responsabilité collective reste un levier essentiel pour alléger cette pression constante sur les services de secours.
L’historien et militant nationaliste Mohammed Harbi s’est éteint ce jeudi 1er janvier à l’âge de 92 ans « après avoir lutté, pendant quatre jours, contre une infection pulmonaire dans un hôpital parisien », annonce Ali Guenoun, historien et ami du défunt.
La contribution à l’écriture et la connaissance du mouvement nationaliste et la lutte pour l’indépendance algérienne est sans commune mesure. Le dernier ouvrage publié de cet immense historien est la traduction par Aumer U Lamara du premier tome de ses mémoires sous le titre Tudert deg iseɣ, chez Koukou Editions, 2024.
« Sa contribution en tant qu’historien, jusqu’à la fin de sa vie, a été majeure, et laisse un héritage certain. Mohammed Harbi est resté digne jusqu’à ses derniers instants. Son souvenir demeure intact et continuera à jamais à éclairer nos mémoires, et la mémoire algérienne. Rappelons-nous de cette phrase tirée de sa dernière déclaration : « Œuvrons tous ensemble pour construire une nation de citoyens et vivre en paix avec nos voisins », écrit Ali Guenoun qui est resté très proche de l’historien et de sa famille.
Mohammed Harbi naît en 1933 à El Harrouch, dans l’est de l’Algérie, alors sous domination coloniale française. Très tôt, il est sensibilisé aux injustices du système colonial et s’engage dans le mouvement nationaliste algérien. Encore jeune, il rejoint le Parti du Peuple Algérien (PPA) puis le MTLD, formations qui constituent le socle du futur Front de Libération Nationale (FLN). Arrivé à Paris en 1952, Mohammed Harbi passe son baccalauréat puis s’inscrit à l’Université tout en continuant la lutte pour l’indépendance au sein du MTLD. Au déclenchement de la guerre, il rejoint la Fédération de France puis le cabinet de Krim Belkacem. A l’indépendance, la gauche algérienne s’investit dans le mouvement autogestionnaire. Séduit par les idées socialistes d’Ahmed Ben Bella, il rejoint Révolution africaine et devient conseiller technique du président. Défenseur du socialisme, Mohammed Harbi était la caution marxiste de Ben Bella. Critique du régime autoritaire qui s’installe après le coup d’Etat de Boumediene, Mohammed Harbi est arrêté, emprisonné puis placé en résidence surveillée. Cette expérience renforce sa distance vis-à-vis du pouvoir et l’amène à repenser son engagement. Il réussit à s’enfuir vers l’étranger en 1973 pour entamer une carrière d’universitaire.
Parmi ses ouvrages majeurs figurent Le FLN, mirage et réalité et Les Archives de la révolution algérienne, qui font autorité dans le champ historiographique.
L’historien était d’une exigence sans faille. Mohammed Harbi est reconnu pour sa rigueur intellectuelle et son courage moral. Il n’a cessé de défendre la liberté de recherche, le pluralisme politique et la nécessité d’un regard lucide sur le passé pour construire l’avenir.
Vous pourrez suivre sur notre site toutes ses vidéos dans lesquelles il raconte son parcours de militant et analyse le mouvement nationaliste.
À Marseille, Marie Montebello tisse les récits intimes de cinq femmes solitaires, chacune portée par sa force, sa résilience et son désir de liberté. Coline, Awa, Sonia, Marguerite et Solange se croisent dans un roman où la ville devient un personnage à part entière, entre ruelles baignées de lumière et criques silencieuses.
Entre réalisme et poésie, le quotidien se fait aventure, et la solitude, choisie ou subie, devient un chemin vers l’émancipation. Les Elles de Marseille est un hommage vibrant à celles qui construisent leur vie, transcendent les blessures, et offrent au lecteur le parfum subtil de la liberté.
Marie Montebello a accepté de partager avec nous son parcours et sa vision après l’avoir rencontrée au Carré des Écrivains 2025, un lieu où les voix littéraires se croisent et s’entrelacent, à l’image de ses personnages.
Le Matin d’Algérie : Qu’est-ce qui vous a inspirée à raconter les histoires de ces cinq femmes solitaires à Marseille ?
Marie Montebello : Ces dernières années, je me suis aperçue que je côtoyais de plus en plus de femmes seules, dans le travail, les associations, les loisirs, les voyages … J’ai alors vérifié qu’effectivement en France, il y avait 11 millions de personnes seules dont plus de 7 millions de femmes, de tous les âges, divorcées, veuves, mais également des jeunes femmes hyper diplômées de la trentaine qui sont indépendantes économiquement et qui désirent mener leur propre vie sans aucune obligation. Ce fait sociétal est nouveau, je me rappelle que dans mon enfance, issue des milieux populaires, dans les années 1960/1970, il n’y avait pas de femmes seules autour de moi, car peu de femmes travaillaient et avaient en conséquence une indépendance économique. On peut vérifier également qu’en général, que ce soit dans les milieux artistiques ou littéraires, les femmes « seules » qui pouvaient s’exprimer au cours des périodes précédentes venaient uniquement des milieux bourgeois.
Le Matin d’Algérie : Coline, Awa, Sonia, Marguerite et Solange ont chacune un destin très différent. Comment avez-vous construit leurs parcours pour qu’ils s’entrelacent subtilement dans le récit ?
Marie Montebello : Ce sont pour la plupart des femmes que j’ai rencontrées à Marseille, car je fais partie du Forum des Femmes de La Méditerranée depuis sa création, et comme Marseille est une ville multiculturelle, j’y ai rencontré beaucoup de filles issues de la migration, italienne, vietnamienne, sénégalaise, algérienne, marocaine… Toutes ont été appelées à se battre et à travailler très dur pour survivre.
On se trouve ainsi confrontée à une solitude subie pour des raisons de migration, de conversion conjugale, de séparation, de deuil, etc. Et cette solitude subie, sur l’instant, peut devenir par le travail, l’indépendance économique et la thérapie personnelle, une solitude choisie. C’est ainsi que cette solitude subie, que j’ai eu à traverser moi-même après la mort de mon mari, a pu par la suite se transformer en solitude choisie en offrant, en outre, ce goût subtil qu’est le parfum de la liberté totale en tant que femme, en France.
Le Matin d’Algérie : La ville de Marseille semble devenir un personnage à part entière dans le roman. Comment décririez-vous le rôle de la ville dans la vie de vos personnages ?
Marie Montebello : Effectivement, venant du Nord-Est de la France, d’une petite ville minière grise et pluvieuse, la découverte de cette ville fut un véritable « coup de foudre ». Il est évident que Marseille avec sa lumière, le bleu du ciel, les profondeurs argentées de la mer, les monuments ocre et pastel, qui se couvrent d’un rose orangé le soir, ont tout de suite pour moi évoqué l’Italie que mes parents ont dû quitter au début du siècle dernier. Revenir à Marseille, ce fut comme un retour à mes racines intérieures italiennes. Et, en outre, qui a dit : « La misère est moins dure au soleil » ? Aznavour ! Ce fut le cas, la vie fut beaucoup plus facile et agréable à Marseille, surtout avec des enfants !
Le Matin d’Algérie : La mer revient comme un leitmotiv tout au long du livre, symbolisant parfois l’apaisement, parfois l’appel à l’aventure. Quel est votre rapport personnel à la mer ?
Marie Montebello : La mer est devenue après les pertes et les décès, ma meilleure amie, toujours accueillante et silencieuse, comme « La Bonne Mère ». C’est surtout en hiver, quand la foule des touristes a disparu et qu’il commence à faire un peu frais, que le soleil est toujours là, que commence le véritable lien complice avec la mer. Il faut savoir qu’il y a à Marseille des criques où on peut se retrouver totalement seul en osmose avec le ciel, les rochers et la mer. C’est comme si, complètement nu, sous un soleil aveuglant, on pouvait alors faire partie intégrante de cette nature généreuse enveloppée uniquement du silence total pour devenir aussi léger qu’un grain de sable, ou qu’une vague regagnant la haute mer.
Le Matin d’Algérie : Certaines histoires, comme celle de la jeune fille née sous « X » ou les événements liés à FIM, sont très marquantes. Comment choisissez-vous les détails réalistes à intégrer dans vos récits ?
Marie Montebello : Pour tout vous dire, je me suis inspirée de ma propre histoire, de chroniqueuse radio qui travaille à FIM (France Inter Marseille). Le micro qui reste ouvert alors que la chroniqueuse du jour est en train de raconter sa vie amoureuse, c’est arrivé à l’une de mes collègues ! Ensuite, effectivement, j’ajoute de l’imaginaire, de la fantaisie et du suspense… Du moins, j’essaye ! Mais la plupart de mes personnages sont issus de la réalité parce qu’elles m’ont marquée aussi bien par leurs chemins de vie, par leur authenticité que par leur originalité. C’est un peu comme un peintre qui prend un modèle mais le façonne selon son humeur. On va rajouter de la couleur, un chapeau, des lunettes, un sourire charmeur ou des poings vengeurs.
Le Matin d’Algérie : Votre écriture alterne entre réalisme, poésie et formes plus originales comme le poème en prose. Comment travaillez-vous ces variations de style pour qu’elles servent le récit ?
Marie Montebello : En tant que chroniqueuse radio, j’ai gardé un style parlé, réaliste et synthétique. Et en tant que grande lectrice, je suis certainement impactée, sans m’en rendre compte, par d’autres styles d’écriture. C’est vrai que l’écriture libre sous forme poétique me plaît énormément. Et je pense qu’en faisant alterner ces deux styles, ça me permet de donner du souffle à la fois au narrateur et au lecteur.
Le Matin d’Algérie : L’humour et la légèreté côtoient des thèmes plus graves comme la solitude, la recherche de lien familial ou le passage du temps. Est-ce une manière pour vous de refléter la complexité de la vie ?
Marie Montebello : Heureusement pour moi, je viens d’une grande famille italienne pauvre, mais aimante et joyeuse, et j’ai hérité d’un tempérament positif. Je pense que c’est un des plus beaux cadeaux de la vie. Jean-Pierre Bacri a dit : « Je crois aux vertus de l’optimisme. Ce n’est pas facile, mais ça ne sert à rien d’être pessimiste. Anticiper le malheur, c’est le vivre deux fois. Mieux vaut croire que les choses vont aller mieux ».
Le Matin d’Algérie : Les personnages féminins ont tous une énergie et une volonté de vivre remarquables. Quels messages ou valeurs vouliez-vous transmettre à travers eux ?
Marie Montebello : Comme dans mon précédent livre « La traversée des MacaroniEs », j’ai été impressionnée par la force et l’énergie de toutes ces mères qui ont eu le courage d’élever des familles nombreuses sans argent et sans jamais se plaindre. Tout le contraire d’aujourd’hui !
Le but de mes premiers écrits a été justement de rendre hommage à nos mères et grands-mères qui ont su transmettre de si belles valeurs alors qu’elles sont totalement « hors-champ de l’Histoire » et qu’on ne parle jamais d’elles.
Le Matin d’Algérie : Plusieurs critiques évoquent une dimension universelle dans vos histoires, malgré le cadre marseillais très précis. Était-ce une intention consciente de votre part ?
Marie Montebello : Quand on parle du particulier, on s’approche obligatoirement de l’universel. L’idée étant effectivement de partir de faits sociaux, comme la migration, la solitude, le visible et l’invisible. L’universel n’existant pas à l’état pur, je m’appuie sur des exemples concrets et sur mes expériences de vie. Mais c’est l’écriture qui donne une résonance universelle au particulier.
Le Matin d’Algérie : Le dernier récit crée des liens entre toutes les femmes et avec Marseille. Comment avez-vous pensé cette conclusion pour donner cohérence et harmonie à l’ensemble ?
Marie Montebello : Je cherchais un trait d’union entre ces femmes qui soit dans la nature, dans le reflet de la mer, dans le souffle du vent, dans le parcours des oiseaux, dans le murmure des ruisseaux, et puis, comme je touche ou suis touchée parfois par les mondes invisibles, je me suis laissée aller vers ces mondes-là.
Le Matin d’Algérie : Les musiques, lieux et objets que vous mentionnez participent à l’atmosphère et à la temporalité du récit. Quelle place tient la mémoire personnelle dans vos romans ?
Marie Montebello : Effectivement, comme tous les romanciers, la mémoire personnelle tient une énorme place dans les écrits, mais je déplore qu’aujourd’hui on n’écrive plus que sur le petit soi, qu’il y ait tant de romans qui ne s’évadent pas du cadre familialiste, des histoires personnelles, des petits secrets. Si on lit, c’est pour voyager, pour découvrir, pour apprendre, pour comprendre, pour exulter, pour rire, pour s’ouvrir à d’autres mondes que soi, même si l’on part de son histoire personnelle.
Le Matin d’Algérie : Si vous deviez inviter vos lecteurs à retenir une émotion ou une réflexion après avoir lu Les Elles de Marseille, laquelle serait-elle et pourquoi ?
Marie Montebello : En m’inspirant de Wim Wenders, c’est une invitation à découvrir Marseille sur des ailes, à renouer les liens entre les individus et leur environnement, à apprécier les petits bonheurs et les joies du quotidien, à retrouver le goût de vivre, tout en se délectant de la poésie visuelle que nous offre la nature.
Entretien réalisé par Djamal Guettala
À propos
Marie-Françoise Montebello est née en Lorraine, à Longwy, « La cité du fer ». Inspirée par ses origines sardo-abruzzes et par l’actualité migratoire, elle témoigne de la place des femmes migrantes, prédestinées à être, depuis toujours, « hors champ de l’histoire ».
Linguiste et traductrice, voix de Fip Marseille, chroniqueuse et voyageuse dans le Visible et l’Invisible, elle habite aujourd’hui à Marseille et participe au Forum Femmes Méditerranée depuis sa création.
La Banque d’Algérie a fixé de nouveaux plafonds pour les taux d’intérêt appliqués aux crédits bancaires, valables pour le premier semestre de l’année 2026. Ces seuils ont été communiqués aux banques et établissements financiers à travers une note publiée mercredi, rapporte l’Agence presse service (APS).
Selon cette note, les crédits à la consommation verront leurs taux d’intérêt plafonnés à 10,36 %, en baisse de 0,21 point par rapport au semestre précédent. Les plafonds applicables aux crédits destinés aux entreprises connaissent également des ajustements à la baisse : 7,56 % pour les crédits à court terme (–0,12 point), 6,93 % pour ceux à moyen terme (–0,06 point).
En revanche, le plafond des crédits à long terme enregistre une légère hausse, atteignant 6,40 %, soit +0,08 point par rapport au second semestre 2025.
S’agissant du financement de l’habitat, la Banque d’Algérie a fixé le seuil des taux jugés excessifs à 7,55 %, en très légère progression de 0,01 point. Pour les opérations de leasing, le plafond est établi à 11,01 %, marquant une baisse notable de 0,38 point.
La note précise également que le plafond des découverts bancaires est désormais arrêté à 8,26 %, en recul de 0,40 point par rapport au précédent semestre.
Ces plafonds, révisés tous les six mois, sont calculés sur la base du taux effectif moyen pratiqué par les banques au semestre précédent pour des opérations similaires, majoré de 10 %, conformément à l’instruction de la Banque d’Algérie en vigueur depuis 2016 et amendée en 2021.
À travers cette mesure, la Banque d’Algérie entend renforcer la protection des usagers des services financiers, en encadrant les pratiques tarifaires du secteur bancaire et en limitant les risques de taux excessifs sur les crédits accordés aux ménages et aux entreprises, souligne l’APS.
Le prix de l'essence est revu en hausse. Crédit photo : DR
Le démarrage de l’année 2026 s’est accompagné d’une décision aussi brutale qu’inattendue pour les automobilistes algériens. Une hausse des prix des carburants, appliquée dès le 1ᵉʳ janvier, a suscité une vague d’incompréhension et de colère, d’autant qu’elle n’avait été ni annoncée ni explicitement prévue par la Loi de finances 2026.
La grande surprise est venue d’une note attribuée à l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), largement relayée sur les réseaux sociaux, faisant état de nouveaux tarifs à la pompe entrés en vigueur sans préavis. En l’absence de communication officielle, le document a rapidement alimenté les interrogations et la défiance des consommateurs.
Une hausse confirmée, mais sans explication
La polémique a pris de l’ampleur après la réaction de Mustapha Zebdi, président de l’Organisation algérienne de protection du consommateur (APOCE), qui a confirmé l’effectivité des augmentations tout en dénonçant la méthode. Sur sa page Facebook, il a fustigé le silence des autorités et l’absence totale d’information préalable.
« Les institutions concernées ne pouvaient-elles pas informer le consommateur avant de lui imposer la surprise à la station-service ? », s’est-il interrogé, rappelant que toute décision impactant directement le pouvoir d’achat devrait être accompagnée d’explications claires et transparentes.
Selon la note en circulation, les nouveaux prix seraient désormais fixés comme suit :
Gazole : de 29,01 DA à 31 DA
Essence sans plomb : de 45,62 DA à 47 DA
GPL-c (Sirghaz) : de 9 DA à 12 DA
Une contradiction avec la Loi de finances 2026
Ce qui alimente davantage la contestation, c’est le décalage apparent entre ces augmentations et les dispositions de la Loi de finances 2026. Les articles 54, 55 et 56 stipulent en effet le maintien, « sans changement », des taxes et droits applicables aux produits pétroliers.
Dès lors, une question centrale demeure : s’agit-il d’une révision des marges, d’un ajustement réglementaire ou d’une décision relevant d’un autre mécanisme tarifaire ? En l’absence de clarification officielle de l’ARH ou d’un communiqué gouvernemental, le flou persiste.
Si les consommateurs dénoncent une hausse mal expliquée et mal préparée, les distributeurs de carburants affichent, eux, leur satisfaction. L’Union nationale des investisseurs, propriétaires et exploitants de relais et stations-service (UNIPREST) a salué, dans un communiqué, une « victoire historique », fruit d’un long combat pour la revalorisation des marges du secteur.
L’organisation professionnelle voit dans cette décision un levier pour garantir la viabilité économique des stations-service, allant jusqu’à remercier les pouvoirs publics pour leur « écoute attentive ». Un discours qui tranche nettement avec le ressentiment exprimé par les automobilistes.
Au-delà des chiffres, cette hausse met en lumière un malaise plus profond : celui de la gouvernance des décisions économiques touchant directement le quotidien des citoyens. Dans un contexte marqué par l’érosion du pouvoir d’achat et la sensibilité des prix de l’énergie, le déficit de communication apparaît comme le principal facteur de crispation.
Plus que les quelques dinars supplémentaires déboursés à la pompe, c’est la méthode — brutale et opaque — qui cristallise la contestation.
La tension entre la Russie et l’Ukraine est toujours à son comble, entre affrontements armés dans les frontières est de l’Ukraine, cyberattaques, liquidations de responsables et opérations de manipulations.
Mercredi 31 décembre, le ministère russe de la Défense a publié un court-métrage affirmant qu’une attaque de drones ukrainiens avait visé le président Vladimir Poutine dans sa résidence située à 400 km au nord-ouest de Moscou. Kiev nie formellement ces accusations, qualifiant les allégations de « mensonge ».
Le clip, filmé de nuit, montre un drone endommagé tombé sur la neige au milieu d’une forêt. Le général Alexander Romanienkov, commandant des forces de défense antimissile russes, a décrit l’opération comme « terroriste », « planifiée avec précision » et « exécutée en plusieurs phases ». Selon lui, les trajectoires et les horaires des drones ont été minutieusement étudiés.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a précisé que 91 drones auraient été lancés lors de cette opération. Dans une séquence vidéo diffusée par le ministère, un homme en uniforme militaire, le visage masqué, montre ce qui serait un drone ukrainien de type « Chaklon B » dont la charge explosive de six kilos n’a pas explosé. « C’est rare de retrouver un engin non déclenché », affirme l’homme. Un autre court extrait, non vérifié de manière indépendante, présente un témoin prétendant avoir entendu des explosions lors de l’interception des drones.
Dans le même temps, des informations relayées par les agences russes font état de progrès militaires en Ukraine. Le général Valeri Guérassimov, chef d’état-major russe, a annoncé l’intention de Moscou d’étendre sa « zone tampon » le long des oblasts de Soumy et Kharkiv au cours de l’année 2026, soulignant les efforts des troupes russes pour consolider le nord-est du pays. Selon lui, cette mesure viserait à repousser les forces ukrainiennes et à sécuriser la frontière.
Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a qualifié ces plans de « fous » et promis une résistance forte, affirmant que Kiev continuera à défendre Soumy et Kharkiv face aux projets russes. L’attaque présumée sur la résidence de Poutine s’inscrit dans un contexte de quatre années de conflit sans cesse renouvelé et met en lumière la fragilité des négociations de paix.
Alors que la communauté internationale observe, la propagande et les vidéos de part et d’autre accentuent la guerre de l’information qui accompagne désormais les combats sur le terrain. Moscou insiste sur la gravité de l’incident, tandis que Kiev cherche à le relativiser, accusant la Russie d’utiliser ces accusations pour influencer l’opinion publique et ralentir les discussions diplomatiques.
L’inhumation en France du militant indépendantiste et historien Mohammed Harbi a suscité une vague de réactions en Algérie.Au-delà de l’émotion, la polémique relayée...
L’inhumation en France du militant indépendantiste et historien Mohammed Harbi a suscité une vague de réactions en Algérie.Au-delà de l’émotion, la polémique relayée...
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