3 avril 2025
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Appel à un « front médiatique national » : entre promotion de l’unité et ingérence dans la presse

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Mohamed Meziane
Mohamed Meziane, le ministre qui avait parlé de 9000 journalistes qui en veulent à l'Algérie.

Le ministre de la Communication, Mohamed Meziane, a récemment plaidé pour la formation d’un « front médiatique national » afin de défendre l’image de l’Algérie et les causes jugées justes par les autorités.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le gouvernement perçoit certains médias internationaux comme des instruments de propagande au service d’intérêts étrangers.

Un encadrement des médias sous prétexte de patriotisme

Le ministre insiste sur le rôle central des médias nationaux dans la défense des intérêts stratégiques du pays. Il les exhorte à s’unir face aux « campagnes malveillantes » menées, selon lui, par des forces hostiles. La mobilisation des ressources médiatiques devient ainsi un levier de domination régionale et continentale dans la guerre de l’information.

Présentée sous l’angle du patriotisme et de la souveraineté médiatique, cette orientation renforce le contrôle du pouvoir sur les médias nationaux. L’indépendance de la presse, pourtant essentielle au bon fonctionnement de toute société, se retrouve fragilisée. En instaurant un « front médiatique national », l’État impose une ligne éditoriale unique, réduisant ainsi l’espace pour un traitement libre et critique de l’actualité.

Une remise en cause de la liberté de la presse

Le ministre Meziane met en avant la nécessité pour les médias de préserver leur crédibilité tout en défendant les positions officielles de l’État. Cette approche conforte la vision d’une presse soumise au pouvoir, où le journalisme d’investigation et l’esprit critique s’effacent au profit d’un discours institutionnalisé.

L’uniformisation du discours médiatique restreint la pluralité des opinions et favorise l’autocensure au sein des rédactions. Le rôle du journalisme en tant que contre-pouvoir se trouve ainsi relégué au second plan. La mainmise du gouvernement sur l’information devient un outil de contrôle renforcé, limitant la capacité des journalistes à traiter librement les sujets sensibles.

La diplomatie médiatique au service du pouvoir

L’État algérien affiche sa volonté d’accompagner les médias nationaux dans leur expansion à l’international. Cette stratégie vise à renforcer l’influence du discours officiel sur la scène médiatique mondiale. Derrière cette ambition, se dessine un encadrement plus strict du contenu diffusé à l’étranger, consolidant ainsi le contrôle du pouvoir sur la production journalistique.

Un équilibre inexistant entre souveraineté et liberté

La défense de l’image de l’Algérie ne peut justifier la mise sous tutelle des médias nationaux. Le projet de « front médiatique national » s’inscrit dans une dynamique de centralisation de l’information, accentuant la dépendance des médias à l’égard du pouvoir. Loin de garantir une véritable souveraineté médiatique, cette initiative renforce la mainmise de l’État sur l’ensemble du paysage journalistique.

Yacine K.

Une peine de 10 ans requise contre Boualem Sansal

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Boualem Sansal
Boualem Sansal placé en détention depuis le 16 novembre dernier

Le parquet a requis dix ans de prison et un million de dinars d’amende contre l’écrivain Boualem Sansal qui a été présenté sans avocats, selon la presse. Le verdict est fixé pour le 27 mars.

Boualem Sansal est jugé ce jeudi matin devant le tribunal correctionnel de Dar El Beida seul, sans avocats. C’est un procès à la hussard qui a été organisé pour Boualem Sansal. Les charges retenues contre cet écrivain de 80 ans sont particulièrement lourdes. Il est poursuivi suite à ses déclarations concernant les anciennes frontières algéro-marocaines tenues sur un site d’extrême droite. Il a été arrêté samedi 16 novembre 2024 à sa descente d’avion à Alger. Interrogé pendant plusieurs jours dans un lieu secret, il sera ensuite placé en détention provisoire.

Francois Zimeray, avocat requis par les éditions Gallimard pour défendre Boualem Sansal a publié cette réaction : « Un procès fantôme tenu dans le plus grand secret, sans défense, est incompatible avec l’idée même de justice. Cela confirme le caractère arbitraire de cette procédure et d’une détention aussi injuste que cruelle. C’est pourquoi j’ai saisi les organes compétents du Haut-Commissariat des droits de l’homme aux Nations unies, d’une plainte contre l’Algérie. »

Fin février, le bâtonnier d’Alger Mohamed Baghdadi a accordé un entretien à El Watan dans lequel il a soutenu que le détenu d’opinion Boualem Sansal a révoqué son avocat Me François Zimeray. Mais aucune preuve écrite n’a été avancée par le concerné. Cela dit, tout porte à croire qu’il y a une certain empressement à en finir avec l’affaire Sansal qui éclabousse sérieusement l’image du pouvoir en place.

Près de 240 détenus d’opinion croupissent dans les prisons algériennes. Mais ceux-là peu de relais en font part.

Sofiane Ayache

« L’influenceur » Doualemn interpellé en vue de son expulsion vers l’Algérie

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Doualemn

« L’influenceur » algérien Doualemn a été interpellé, ce jeudi 20 mars au matin, à Montpellier (Hérault) en vue de son expulsion vers l’Algérie, a appris l’AFP de source policière, confirmant une information de BFMTV.

De son vrai nom Boualem Naman, cet Algérien de 59 ans a été interpellé vers 6h30 (heure locale) par la police aux frontières.

« Ce que nous craignons fermement c’est que dans la précipitation qui a été celle du mois de janvier, ils soient tentés de le renvoyer en urgence en Algérie pour entraver nos voies de recours », s’inquiètent les avocats de Doualemn à BFMTV. D’après nos informations un nouvel arrêté d’expulsion a été pris à son encontre.

La France a tenté de l’expulser une première fois. Arrivé en Algérie escorté de policiers français, Doualemn a été renvoyé dans le premier avion à destination de l’hexagone. Ce refoulement par l’Algérie en janvier avait envenimé les relations entre les deux capitales.

Avec AFP/Rfi

Le chef du gouvernement du Hamas tué dans une frappe à Gaza

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Le chef du gouvernement du Hamas tué dans une frappe à Gaza
Essam Al Dalis

Le chef du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, Essam al-Dalis, a été tué dans les frappes aériennes israéliennes sur le territoire palestinien dans la nuit, a annoncé mardi le mouvement islamiste dans un communiqué.

Il fait partie d’une liste de quatre « dirigeants du gouvernement » de Gaza diffusée par le Hamas dans un « communiqué de condoléances », qui comprend également le patron du ministère de l’Intérieur, le général Mahmoud Abou Watfa, et le directeur général des services de sécurité intérieure, le général Bahjat Abou Sultan.

M. al-Dalis était un membre du bureau politique du Hamas, faisant partie de la direction du mouvement islamiste dans la bande de Gaza depuis 2021.

En novembre 2023, Israël avait affirmé avoir frappé une structure du Hamas dans laquelle se trouvait M. al-Dalis avec d’autres dirigeants qui, eux, avaient été tués lors de l’attaque.

Le général de division Abou Watfa était à la tête du ministère de l’Intérieur du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza. Il avait été vu dans la bande de Gaza en janvier, après la signature de l’accord de trêve, accompagnant des déploiements de la police dans les rues du territoire palestinien.

Le Comité international de la Croix-Rouge, présent dans la bande de Gaza, notamment à l’hôpital de Rafah, alerte mercredi sur franceinfo sur une « situation extrêmement compliquée », depuis les nouveaux bombardements israéliens.

« La mort, la panique et l’urgence sont de retour » à Gaza, rapporte mercredi 19 mars sur franceinfo Christian Cardon, porte-parole du CICR, selon qui « la situation a basculé en quelques heures ». Il relate ainsi les impressions des équipes du CICR présentes dans la bande de Gaza, notamment à l’hôpital de Rafah, géré par la Croix-Rouge, alors qu’Israël a recommencé à bombarder le territoire mardi.

L’armée israélienne a repris dans la nuit de lundi à mardi sa campagne de bombardements sur la bande de Gaza, après presque deux mois de trêve. Selon la Défense civile dans la bande de Gaza, 436 personnes ont été tuées en 48 heures.

La rédaction avec agences

Des mesures « légales » contre 53 importateurs de bananes

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Importations

Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé, ce mardi dans un communiqué, avoir pris des mesures légales à l’encontre de 53 importateurs de bananes ayant manqué à leurs engagements envers l’Etat en matière d’importation.

«Suite aux fluctuations récemment observées sur le marché concernant la banane, la commission multisectorielle chargée de l’attribution des quotas d’importation s’est réunie», lit-on dans le communiqué.

«Les conclusions des travaux de cette commission ont donné lieu à l’établissement d’une liste de 53 importateurs ayant clairement et explicitement manqué à leurs engagements envers l’Etat en matière d’importation de ce produit», précise la même source.

«Ce comportement a entraîné des perturbations dans l’approvisionnement du marché national et a impacté directement le pouvoir d’achat des citoyens ainsi que la stabilité et l’équilibre du marché national», note la même source.

Par conséquent, «en application des directives des hautes autorités du pays, il a été décidé de prendre une série de mesures légales à l’encontre des importateurs concernés (…), y compris l’interdiction immédiate et définitive d’exercer toute activité d’importation à l’avenir», ajoute le communiqué.

Secousse tellurique de magnitude 3,2 degrés dans la wilaya de Médéa

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Séisme

Une secousse tellurique de magnitude 3,2 degrés sur l’échelle ouverte de Richter a été enregistrée mercredi à 15h23 dans la wilaya de Médéa, indique le Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué.

L’épicentre de la secousse a été localisé à 8 km au nord-ouest de Mihoub, précise la même source. Un autre séisme de magnitude 5,1 a été ressenti hier mardi dans la wilaya de Médéa. Cette secousse été ressentie à Alger et ses environs, mais aussi dans les wilayas de Bouira, Boumerdes et Tizi Ouzou.

Les accords d’Evian : l’indépendance du pays et une paix durable

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Accord d'Evian

Soixante-trois ans après la signature des Accords d’Evian par les deux délégations du GPRA et du gouvernement français, force est de constater que ces Accords de paix ont sauvé l’essentiel, l’indépendance de l’Algérie.

Cet accord a instauré une paix durable entre les deux pays et ouvert une ère nouvelle de coopération économique, technique et culturelle bénéfique aux deux pays au cours, notamment de la décennie 1960 et le début des années 1970. Il suffit de rappeler que l’Algérie a signé avec la France plus d’accords commerciaux et de coopération… que toutes les anciennes colonies françaises, soit plus de 70 accords de 1962 à 1970 et une aide financière massive lui fut accordée.

L’acquis le plus précieux est bien sûr l’indépendance du pays assortie de l’intégrité du territoire obtenue grâce à la vigilance, le talent et la ténacité des négociateurs algériens, sous la conduite de Krim Belkacem, vice-président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA) qui n’ont à aucun moment cédé sur la souveraineté algérienne sur le Sahara, inséparable de la région nord du pays. Car l’enjeu majeur de cette négociation et des précédentes rencontres secrètes entre les représentants du GPRA et du Gouvernement français portait, notamment sur le sort du Sahara.

Ce territoire sur lequel la France prétendait disposer d’un droit historique et qu’elle entendait garder sous sa souveraineté en le séparant du reste du territoire algérien pour des raisons évidentes de découverte en 1956 de gisements pétroliers et d’installation de six bases d’essais nucléaires, chimiques, bactériologiques et une base spatiale de lancement de fusées dans certaines régions du Sud. Il s’agit du port militaire de Mers el Kébir d’Oran ainsi que les bases dans le Sahara B2-Namous dans la région de Beni Ounif, willaya de Béchar, d’In Ekker (massif du Hoggar à Tamanrasset), de Reggane (wilaya d’Adrar) et de Colomb-Béchar. La base B2 Namous d’expérimentation chimique et bactériologique n’a été remise à l’Algérie par la France, selon le Général Rachid Benyelles , non pas en 1978, mais en 1986.

En effet, le processus de négociation qui a abouti à la signature des Accords d’Évian fut loin d’être un long fleuve tranquille ; il a suscité de graves conflits et désaccords au sein de chaque partie. À l’approche de la conclusion desdits Accords, les rencontres secrètes entre les émissaires des deux gouvernements suscitèrent l’ire des officiers de l’état-major général (EMG) de l’Armée de libération qui les ont sévèrement dénoncées dans une espèce d’alliance objective avec l’Organisation Armée Secrète (OAS), une organisation politico-militaire clandestine, dirigée par le général Raoul Salon, proche de l’extrême droite créée le 11 février 1961 à Madrid, pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme.

Les ultras de l’OAS reprochèrent au général de Gaulle et son gouvernement d’avoir capitulé et abandonné l’Algérie aux Algériens, alors que l’armée, contrairement à sa défaite de Dien Bien Phu au Vietnam en mai 1954, a triomphé sur le terrain de la guerre en Algérie grâce, notamment au déploiement des redoutables opérations du général Challe (février 1959- avril 1961), et organisèrent des attentats visant aussi bien les forces de l’ordre que la population algérienne. Certains officiers de l’EMG (Houari Boumediene, Ali Mendjeli, Ahmed Kaïd et le commandant Mokhtar Bouyezem) accusèrent le GPRA d’avoir trahi et bradé l’Algérie à la France.

D’ailleurs, à la réunion du Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA) à Tripoli (11 -18 février 1962), le GPRA présenta un rapport sur l’accord préliminaire des rencontres des Rousses (11-19 février 1962), les ministres du GPRA en prison (Aït Ahmed, Ben Bella, Boudiaf, Bitat, Khider), ainsi que les membres du CNRA l’approuvèrent quasiment à l’unanimité (45 pour, 4 contre) et donnèrent leur accord pour la poursuite des négociations, à l’exception des quatre membres de l’EMG susmentionnés qui votèrent contre et continuèrent à les dénoncer après qu’ils aient été signés le 18 mars 1962.

Précisons que le CNRA, seule instance habilitée à se prononcer sur les questions de guerre et de paix avec la France, a exigé un quorum des 4/5 de ses membres pour engager une négociation sur tout accord de paix, soit une majorité qualifiée vu l’importance politique d’une telle question. Le quorum fut ainsi largement atteint, et les ultimes négociations pouvaient donc être engagées à Évian II du 7 au 18 mars 1962.

Tahar Khalfoune

La justice française refuse l’extradition de l’ex-ministre Bouchouareb en Algérie

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Bouchouareb
Bouchouareb

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a rejeté, ce mercredi, la demande d’extradition de l’ancien ministre algérien de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, condamné dans plusieurs affaires de corruption en Algérie.

Ainsi donc Abdeslam Bouchouareb ne rejoindra pas en prison en Algérie Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal et une vingtaine d’autres ministres ainsi qu’autant sans doute de généraux.

Un acteur clé du régime Bouteflika

Abdeslam Bouchouareb a été une figure influente du régime de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika. Ministre de l’Industrie et des Mines de 2014 à 2017, il a joué un rôle central dans la politique économique du pays, supervisant plusieurs grands projets d’investissement, notamment dans l’industrie automobile et les mines.

Avant cela, il avait occupé des postes de responsabilité au sein du gouvernement, notamment en tant que ministre de la Participation et de la Coordination des Réformes en 1996, sous la présidence de Liamine Zéroual.

Proche du cercle présidentiel, Bouchouareb faisait partie des hauts responsables impliqués dans la gestion économique du pays sous Bouteflika. Son influence s’est particulièrement accrue lors du quatrième mandat du président déchu, période durant laquelle plusieurs scandales financiers ont éclaté.

Des condamnations pour corruption

Après la chute du régime Bouteflika en 2019, Bouchouareb a été cité dans de nombreuses affaires de corruption. Il a été condamné par contumace à 20 ans de prison pour des faits liés à des détournements de fonds, des abus de pouvoir et des malversations dans l’octroi d’avantages à des hommes d’affaires proches du pouvoir. Son nom a notamment été associé aux affaires impliquant les oligarques Ali Haddad et Mahieddine Tahkout, poursuivis pour des montages frauduleux et des marchés publics truqués.

Les autorités algériennes ont émis six demandes d’extradition à son encontre, mais Bouchouareb, qui détient également la nationalité française, réside en France depuis plusieurs années et échappe ainsi aux poursuites judiciaires de son pays 

Le refus de la justice française

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a justifié son refus d’extradition en invoquant les « conséquences graves » que cette mesure pourrait avoir sur son état de santé. Elle a également estimé que l’extradition serait contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et à l’article 5 de l’accord franco-algérien de 2019 sur l’extradition des personnes recherchées.

Cette décision s’inscrit dans la lignée des réquisitions du parquet français. Lors d’une audience tenue le 5 mars dernier, le représentant du ministère public, Raphaël Sanesi de Gentile, avait déclaré que l’extradition de Bouchouareb pourrait « aggraver son état de santé ».

De son côté, l’avocate représentant l’Algérie, Sophie Barettex, a réaffirmé que son pays avait fourni toutes les garanties pour une prise en charge médicale adéquate. Elle a rappelé que « Bouchouareb a volé l’argent des Algériens et doit répondre de ses actes devant la justice ».

Alors que plusieurs dignitaires du régime Bouteflika ont été jugés en Algérie après le soulèvement populaire de 2019, Abdeslam Bouchouareb demeure un des rares hauts responsables à avoir échappé à la justice de son pays. Ce refus d’extradition remet une fois de plus en question les relations judiciaires entre la France et l’Algérie. Il risque d’exacerber davantage les tensions qui marquent déjà les relations diplomatiques entre les deux pays.

Samia Naït Iqbal

Crash d’un Sukhoi Su-30 de l’ANP à Adrar : le pilote décédé

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Sukhoi de l'ANP

Un avion militaire de combat s’est écrasé, mercredi, lors d’un vol d’instruction planifié près de la région d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, causant le décès en martyr du pilote lieutenant-Colonel, Bekkouche Nasr, indique le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.

Un pilote de l’Armée de l’Air Algérienne a perdu la vie aujourd’hui suite au crash d’un Sukhoi Su-30 MKI lors de son décollage de la base aérienne de Reggane, dans la wilaya d’Adrar. Le pilote n’a pas eu le temps de s’éjecter mais le second membre de l’équipage a pu s’en sortir sain et sauf. Les secours sont arrivés quelques minutes après l’accident.

« Lors d’un vol d’instruction planifié, un avion militaire de combat s’est écrasé, ce mercredi 19 mars 2025, près de la région d’Aoulef dans la wilaya d’Adrar en 3ème Région militaire, causant le décès en martyr du pilote Lieutenant-Colonel Bekkouche Nasr », précise le communiqué du ministère de la Défense. Ce crash est le deuxième après celui d’Oum El Bouaghi. En effet, un chasseur bombardier de type Sukhoi 30 de l’ANP s’est écrasé le 27 janvier 2020 dans la mechta  de Draa Tafza, commune d’Aïn Zitoune, wilaya d’Oum El Bouaghi. Les deux officiers qui étaient dans l’avion n’ont pas survécu à l’accident.

La rédaction

France : un député LFI dénonce les provocations de Retailleau vis-à-vis de l’Algérie

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Bruno Retailleau

Le député de « La France insoumise (LFI) », David Guiraud, a dénoncé mercredi les provocations incessantes du ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, vis-à-vis de l’Algérie, l’accusant de s’agiter pour servir « ses propres intérêts ».

« Vous vous êtes visiblement trompé de ministère puisque vous ne parlez que de l’extérieur, et surtout de l’Algérie. Pourtant, le taux d’exécution des OQTF (Obligation de quitter le territoire français) pour l’Algérie est le même que pour le Maroc, la Tunisie ou le Mali, témoignant que vous ne vous agitez pas pour les Français, mais pour vos propres intérêts », a lancé ce député à l’adresse du ministre français de l’Intérieur lors d’une séance au Parlement.

En effet, Bruno Retailleau a déposé mardi, officiellement, sa candidature à la présidence des Républicains dont l’élection se déroulera lors du congrès du parti prévu les 17 et 18 mai prochain.

Les positions adoptées, ces derniers jours, par Bruno Retailleau, qui multiplie les déclarations haineuses contre l’Algérie, sont perçues par les observateurs comme faisant partie de sa stratégie de campagne pour la présidence du parti.

Des prises de position que le député LFI critique et qualifie de « méthodes des fascistes ». « Vous dites agir pour la France, mais comment peut-on prétendre défendre la France en piétinant ses lois, en piétinant des droits, en piétinant la foi de millions de Français musulmans ? », s’est-il demandé.

Il s’est interrogé aussi, dans ce contexte, sur les raisons derrière l’acharnement de Retailleau et son gouvernement à « vouloir couper le fil de cette histoire » entre les peuples algérien et français.

Le député LFI a demandé, en outre, au ministre de l’Intérieur, habituellement prompt à dénoncer la cancel culture, « pourquoi ne pas (s’)insurger quand un documentaire sur l’usage des armes chimiques en Algérie (par la France) est déprogrammé de la télé? », en référence au documentaire « Algérie, sections armes spéciales », déprogrammé par la télévision française.

S’adressant au Premier ministre, François Bayrou, David Guiraud a affirmé que son gouvernement « n’est pas à la hauteur de notre histoire commune, pas à la hauteur de ces Algériens qui ont fait couler leur sang à Monte Cassino ou dans le débarquement de Provence (…) », l’accusant d' »agresser la France lorsque les (siens) osent parler des belles heures de la colonisation ».

Radio Algérie

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