28 mars 2025
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Le Snategs dénonce et décide de porter plainte

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Dissous « arbitrairement » par le ministère du Travail

Le Snategs dénonce et décide de porter plainte

Le Syndicat national autonome des travailleurs d’électricité et du gaz (Snateg a organisé son congrès extraordinaire les 6 et 7 décembre à Alger. Lecture de son communiqué.                                                                           

« Les travailleurs affiliés au Syndicat National des Travailleurs de l’Electricité et Gaz, SNATEGS, se sont réunis en Congrès national extraordinaire sous le mot d’ordre construisons un syndicat, les 6 et 7 décembre 2017 à la Maison des syndicats de Bab Ezzouar à Alger.

Les congressistes dénoncent énergiquement les décisions arbitraires, iniques et hors la loi et la déclaration portant dissolution du SNATEGS, improvisées par le ministère du Travail et de la sécurité sociale en contradiction totale avec la législation en vigueur, condamnent également les tentatives de flouer la décision du 16 mai 2017, sous le no 297 portant annulation de l’enregistrement du SNATEGS par le ministre du travail et de la sécurité sociale.

Les congressistes considèrent que :

  • la publication de communiqués et déclarations de dissolution font partie d’une campagne d’intox, de désinformation, propageant la confusion, la rumeur dont le seul but est la déstabilisation du SNATEGS au profit de l’UGTA ,principal allié , en perte de vitesse face à la montée en puissance du SNATEGS .

  • L’organisation d’une réunion secrète de retraités de l’UGTA pour décider la dissolution du SNATEGS, sans respect du statut pour dérouter l’opinion publique nationale et internationale.

  • La publication de communiqués et de déclarations évoquant la dissolution sans vérification de l’authenticité des documents, présentés par les supposés membres et retenus  pour la dissolution volontaire du SNATEGS, sans consultation  du Congres, l’instance suprême  du SNATEGS, élue démocratiquement et sans toutes fois laisser la justice décider de l’authenticité des documents utilisés a ce sujet.

A ce titre, le congrès national extraordinaire, réunissant 139 membres délégués, venus de l’ensemble des wilayates les 6  et 7 décembre 2017, réitèrent à l’opinion publique nationale et internationale leur attachement et leur appartenance au SNATEGS et leur refus  absolu de la décision de dissolution du SNATEGS par le ministère du Travail sans le recours à la voie judiciaire ou le congrès national comme étant instance suprême dans la décision de dissolution d’une organisation syndicale conformément au statut .

Le congrès national, décide :

  1. De porter plainte auprès du  Conseil d’Etat contre l’autorité du ministre du Travail et de la sécurité sociale pour décision administrative portant  annulation de l’enregistrement administrative sans recours à la justice, annoncée le 16 mai 2017, sous le no 297.

  2. Le congrès portera plainte auprès du juge d’instruction compétent contre l’ex ministre du travail et de la sécurité sociale : Ghazi Mohammed pour abus de pouvoir conformément à la loi contre la corruption.

  3. Le Congrès portera plainte devant le Bureau International du Travail contre la violation des lois et conventions internationales notamment la C87.

  4. Le Congrès a décidé de mener et organiser une feuille de route de protestations périodiques au niveau de la capitale, pour exiger  des pouvoirs publics de reconnaître le SNATEGS comme partenaire social et l’ouverture immédiate du dialogue comme il œuvre par tous les moyens a défendre les intérêts des travailleurs du groupe Sonelgaz .

Le congrès national du SNATEGS interpelle les syndicats autonomes de tous les secteurs à rejeter les pratiques du ministre du Travail et de la sécurité sociale qui menacent de plus en plus le mouvement syndical autonome, comme il réitère sa  volonté  et sa détermination à continuer le combat syndical et que la dissolution d’un syndicat ne peut en aucun cas être prononcée par sa  direction.

Vive le mouvement syndical autonome

Le congrès national

Serbah Eljilali

 

 




4e édition du Festival national des courts-métrages amateurs

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Batna

4e édition du Festival national des courts-métrages amateurs

La direction des œuvres universitaires a organisé du 06 au 09 décembre la quatrième édition du festival national du court métrage. Ce dernier a été animé par la jeune Belaid Manel accompagnée Ayoub Y.

Slimane Boualegue, directeur et 1er responsable des œuvres sociales universitaires de la wilaya de Batna, a indiqué au Matin d’Algérie, lors de la conférence de presse, que les derniers préparatifs sont en cours pour le lancement de cet évènement artistique et culturel, qui verra, selon la programmation, l’entrée en compétition de 22 œuvres sélectionnées au auparavant par des participants issus de 18 wilayas du pays, dont 12 seront classées par le concours et les 10 autres seront triées par le public, apprend-on. Les wilayas annoncées pour la participation de cet événement sont Batna, Alger, Boumerdès, Sétif, Constantine, Oum-Elbouaghi, Khenchela, Djelfa, Annaba, Ouargla, l’Oued, Mila, M’sila, Sidi-Bel Abess, Laghouat Guelma, Biskra. Ghardaïa, Tébessa.

Ensemble pour une dynamisation de la culture cinématographique en milieu universitaire, est le slogan de cette 4ème édition du festival national du court métrage universitaire qui vise à promouvoir les dons créatifs des étudiants et à déceler des talents en matière de production de courts métrages traitant de la vie estudiantines avec une ouverture sur les espaces historiques, socioculturels.

Tenant compte de la réussite de la 3e édition, les organisateurs de cette nouvelle édition indiquent que les prix seront décernés pour toutes les catégories de courts métrages ; à savoir celui de la meilleure production, le meilleur scénario et les meilleurs décors, sons, images, rôle masculin, féminin avec en plus le prix du jury pour l’œuvre la plus complète. En outre, le jury est présidé par un ensemble de professionnels dont Hacene Kechache , acteur et réalisateur( film Ben Boulaid), Belloum Allaoua, Bouzid Chaouki, réalisateur, Bensaid Azzedine, Boubir et Issam Taachi.

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




« Le prétendu rejet de tamazight à l’APN est un canular » !

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Si El Hachemi Assad, SG du Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA)

« Le prétendu rejet de tamazight à l’APN est un canular » !

Le « prétendu rejet » par les députés à l’Assemblée populaire nationale (APN) d’un amendement portant généralisation de la langue amazighe et son caractère obligatoire s’est révélé « un canular savamment orchestré pour l’instrumentaliser à des fins contraires aux idéaux de Tamazight, socle commun à tous les Algériens », a indiqué jeudi le secrétaire général du Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.

« Le prétendu rejet par les députés à l’APN d’un amendement portant généralisation de la langue amazighe et son caractère obligatoire s’est révélé au grand jour. Il s’agit bien d’un canular savamment orchestré pour l’instrumentaliser à des fins et objectifs contraires aux idéaux de Tamazight, socle commun à tous les Algériens et élément fondamental de la cohésion sociale », a déclaré à l’APS M. Assad.

« Nous tenons à exprimer notre profonde désapprobation devant ces manœuvres tendancieuses qui sèment la confusion et la régression et qui, par ricochet, provoqueraient ire et protestation dans une partie de notre grande nation », a précisé le même responsable.

« Le motif de cette instrumentalisation est de dire qu’il y a atteinte à tamazight », a-t-il dit, soulignant que « notre déception est d’autant plus grande que cette supputation est porteuse de conséquences imprévisibles. Elle pourrait impacter négativement sur la stabilité du pays ».

Le SG du HCA en appelle à « la sérénité qu’exige la situation sociopolitique du pays », ajoutant que « cette exploitation tendancieuse d’un prétendu rejet doit être clarifiée et expliquée pour en juguler et neutraliser la nuisance ».

Relevant que « les récentes avancées politiques et constitutionnelles sont indéniablement des acquis majeurs, attendus et salués par l’essentiel des composantes de la nation », M. Assad a constaté que « des subterfuges et des entraves sont dressés çà et là pour empêcher l’entame de la socialisation de Tamazight ».

« Nous assistons encore à une tentative de déstabilisation d’un processus irréversible de parachèvement du cadre juridique d’application des dispositions de la Constitution qui permettra la dotation de Tamazight de conditions appropriées à sa promotion au plan culturel et l’instauration, au plan linguistique, des approches et outils scientifiques et académiques requis », a souligné M. Assad.

Il a indiqué également que « certains, versant carrément dans l’amalgame, prétendent que même le budget de Tamazight est revu à la baisse », précisant que « la réalité du mode de financement de la promotion de tamazight et des institutions qui y veillent, contredit cette allégation ».

La reconnaissance juridique « existe », a assuré M. Assad, précisant qu' »il nous appartient de faire avancer la pratique militante ».

« L’activisme ne suffit plus, il faut produire, former, diffuser, normaliser et aménager notre langue. Il s’agit aujourd’hui de rattraper le retard accusé dans le domaine de la recherche et des TIC », a-t-il soutenu.

Il a souligné qu' »en dépit de l’immensité de la tâche restant à accomplir dans tous les domaines, le HCA demeure résolument optimiste et pleinement engagé pour assurer un avenir florissant à Tamazight, patrimoine de tous les Algériens », ajoutant qu’il « ne ménagera aucun effort pour contribuer à l’aboutissement ce projet essentiel pour la nation algérienne ».

« Nous devons tous oeuvrer à accompagner, de notre mieux, cette avancée constitutionnelle, car c’est là l’unique acte majeur dont nous devons nous abreuver en vue d’instaurer la sécurité identitaire des enfants de l’Algérie de demain », a relevé M. Assad, concluant que « rien ne peut nous dévier de cette voie en confirmant que l’officialisation constitutionnelle est un acquis national, car l’amazighité restera toujours synonyme d’algérianité ».

Auteur
APS

 




Le bilan et les perspectives

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3e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français à Paris

Le bilan et les perspectives

1.- Les relations algéro-françaises ont connu une nouvelle dynamique ces dernières années, notamment depuis la visite du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en 2000, en France et celle du président Hollande en Algérie en 2012. C’est dans ce cadre que s’est tenu la 3e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français du (CIHN) à Paris le 07 décembre 2017 sous la coprésidence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et de son homologue français, Edouard Philippe. Le fondement du CIHN est le renforcement du partenariat économique et l’identification de nouvelles perspectives d’investissement étant un instrument de pilotage du partenariat d’exception algéro-français. Il a été instauré à la faveur de la visite officielle en Algérie en décembre 2012 du président français François Hollande, dont la 1ère session, s’est tenue à Alger en décembre 2013, ayant assisté à neuf accords de coopération et la 2e session s’est déroulée à Paris au mois de décembre 2014.

Selon une dépêche de l’APS du 07 décembre 2017, les deux parties ont conclu, dans ce cadre du partenariat stratégique onze accords concernant les secteurs de l’économie, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, de la santé, des PME et de la Culture. Une déclaration d’intention a été signée par le Groupe PSA-Peugeot, le ministère algérien de la Formation et de l’Enseignement professionnels et le ministère français de l’Education nationale, portant création, à Oran, d’un centre de formation pour les métiers de l’automobile et différents accords au niveau de l’enseignement supérieur notamment la création d’un réseau mixte des écoles (RME), qui compte parmi ses membres 16 écoles nationales supérieures algériennes, 15 écoles préparatoires algériennes et 7 écoles françaises d’ingénieurs. Deux autres accords dans le domaine de la santé ont été signés. Il s’agit d’un protocole d’accord entre le groupe Sanofi-Pasteur et le groupe Saïdal pour la production de vaccins et d’un accord pour la production de produits oncologiques et de santé familiale en Algérie par le laboratoire Ipsen ainsi qu’un accord pour la promotion de la PMI/PME. D’autres visites intergouvernementales sont prévues afin de préparer la visite d’Etat qu’effectuera le président Emmanuel Macron en 2018. Cela rentre dans le prolongement de la tenue à Alger de la quatrième réunion du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA), d’une part, et au lendemain de la visite d’amitié et de travail du président français, Emmanuel Macron en Algérie, d’autre part.

2.- Il s’agit cependant de replacer ces échanges en dynamique. Pour 2016 la valeur importations exportations entre l’Algérie et France ne dépasse pas 8 milliards de dollars. Or les importations algériennes ont été de 46 milliards de dollars et 29 milliards de dollars pour les exportations avec 95% d’hydrocarbures, soit au total importations/exportations 75 milliards de dollars sans compter les services où l’Algérie a été importatrice pour 2016 de plus de 10 milliards de dollars donnant un total de biens et services importations/exportations d’environ 85 milliards de dollars. Pour la France les importations ont été de 570 milliards de dollars et 854 milliards de dollars avec les services et les exportations 510 milliards de dollars et 935 milliards de dollars y compris les services (grand exportateur), soit au total importations/exportations 1030 milliards de dollars pour les biens soit un total importations/exportations biens et services de 1800 milliards de dollars. La part des échanges de 8 milliards de dollars importations-exportations de biens/services dans le total des deux pays représente environ 0,5%. Rappelons que la France reste la première destination touristique mondiale avec 7,1 % du PIB en 2016 malgré des chiffres en baisse avec 82,5 et 83 millions de touristes étranger s pour une valeur de 42 milliards de dollars. En référence à l’espace mondial, en 2016, les pays de l’Union européenne sont toujours les principaux partenaires de l’Algérie (47,47 % des importations et 57,95 % des exportations).

Le principal client est l’Italie, qui absorbe plus de 16,55 % des ventes, suivie par l’Espagne à 12,33 % et la France, à 11,05 %. Pour les principaux fournisseurs, la France occupe le premier rang des pays de L’UE avec 10,15 %, suivie par l’Italie et l’Espagne, avec respectivement 9,93 % et de 7,69 % du total des importations. Les cinq premiers clients de l’Algérie, au cours des sept premiers mois de 2017, ont été l’Italie avec 3,5 milliards de dollars (16,9 % des exportations globales algériennes), suivie de la France avec 2,60 Md $ (12,55 %), de l’Espagne avec 2,32 Md $ (11,23 %), des États-Unis avec 2,09 Md $ (10,11 %) et du Brésil 1,39 Md $ (6,74 %). Quant aux principaux fournisseurs de l’Algérie, la Chine est encore venue en tête avec 5,21 Md $ (19,40 % des importations globales algériennes), suivie de la France avec 2,35 Md $ (8,77 %), de l’Italie avec 1,98 milliards de dollars (7,37 %), de l’Allemagne avec 1,84 Md $ (6,85 %) et de l’Espagne avec 1,75 Md $ (6,53 %). Selon les données de l’Ambassade, la France est cependant le premier investisseur hors hydrocarbures et le premier employeur étranger en Algérie, représentant 40 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects, pour environ 500 entreprises implantées, dont une trentaine de grandes entreprises. Mais il faut être réaliste. Dans la pratique des affaires n’existent pas de sentiments l’Algérie défendant se ses propres intérêts comme la France. Ainsi, après la visite en Algérie, le Président français vient de signer des contrats de près de 13 milliards de dollars avec le Qatar le 07 décembre 2017.

Ainsi tout en respectant la décision souveraine de l’Algérie, après la majorité des pays Comme les Etats-Unis d’Amérique, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Grande Bretagne, le souhait du président français Emmanuel Macron dans sa conférence à Alger le 06 décembre 2017 est l’assouplissement la règle des 49/51% datant du gouvernement Ouyahia en 2009 , d’ailleurs non introduite dans le nouveau code d’investissement et devant être définie dans les lois de finances selon la politique du gouvernement. Je rappelle que depuis 2010, j’ai proposé au gouvernement algérien de s’en tenir à la balance technologique et en devises positive, de faire son bilan, de l’appliquer aux segments stratégiques à définir avec précision et d’appliquer une minorité de blocage de 30% pour les autres segments notamment les PMI-PME.

3.- D’une manière générale, au niveau des relations internationales, il n y a pas de sentiments mais que des intérêts. Les échanges entre l’Algérie et la France qui se limitent essentiellement aux hydrocarbures pour la partie algérienne, aux services, notamment bancaires, l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et les produits issus de l’industrie automobile pour la partie française peuvent être dynamisés dans le cadre du respect mutuel. Mais attention de se limiter aux facteurs économiques. Je voudrai signaler au préalable qu’existe un lien dialectique entre sécurité et développement d’où l’importance d’un partenariat gagnant/gagnant fondé sur un co-développement. La déstabilisation de l’Algérie concourait indirectement à l’instabilité de la région méditerranéenne et africaine. Son développement est donc la garantie de la stabilité de la région.

(*) Cette brève contribution est une brève synthèse de deux interviews données à la télévision Ennahar et à Beur TV suite à la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHH) tenue à Paris le 07 décembre 2017.

 

Auteur
Abderrahmane Mebtoul, expert international

 




Ahmed Ouyahia : « Abdelaziz Bouteflika, « se porte bien » et « dirige bien » le pays

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Politique

Ahmed Ouyahia : « Abdelaziz Bouteflika, « se porte bien » et « dirige bien » le pays

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé, jeudi à Paris, que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, « se porte bien » et « dirige bien » le pays.

« S’agissant des nouvelles de mon pays, je vous dirai que notre président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se porte bien et que Dieu lui prête longue vie et bonne santé », a déclaré M. Ouyahia lors de sa rencontre au siège de l’ambassade d’Algérie en France avec la communauté algérienne établie en France, à l’occasion de sa présence dans la capitale française dans le cadre de la 4e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN).

« Certes, notre Président n’a plus tout le dynamisme que vous lui avez connu lorsque vous l’avez rencontré en 2000 et en 2004 ici en France. Cependant, et contrairement à toutes les rumeurs et propagandes véhiculées par certains à partir de l’Algérie ou à partir de l’étranger, notre Président dirige bien le pays dans tous les domaines, et il n’y a ni cabinet noir, ni pouvoir occulte à Alger », a ajouté M. Ouyahia.

Il a indiqué que l’Algérie « vit son expérience démocratique qui s’améliorer sans cesse. Nos institutions sont élues régulièrement, toutes les cinq années, et ce sera le cas pour les prochaines élections présidentielles en 2019 ».

Relevant que la sécurité a été rétablie à travers le pays, M. Ouyahia a souligné qu’il « reste encore quelques terroristes qui activent encore », promettant que le pays « triomphera, soit avec la main tendue de la réconciliation nationale, soit par la puissance de notre Armée nationale populaire ».

Pour le Premier ministre, « l’unité nationale se consolide sans cesse, et Tamazight est venue renforcer cette unité. La Constitution l’a désormais érigée en langue nationale et officielle et elle est enseignée dans les établissements publics de l’éducation dans plus de 20 wilayas en attendant la généralisation de cet enseignement au reste du territoire national ».

Il a ajouté à, cet effet, que le Haut-commissariat à l’amazighité « fait un travail promotionnel formidable et l’Académie algérienne de la langue amazighe verra le jour très bientôt », estimant que tout cela « est bien loin de la propagande subversive de certains milieux ».

Auteur
Avec APS.

 




Le RCD s’indigne et dénonce « le pouvoir autocratique »

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Le wali de Bejaia interdit le forum des droits de l’homme de la LADDH

Le RCD s’indigne et dénonce « le pouvoir autocratique »

La réponse qui formule l’interdiction du forum de la LADDH.

Encore une fois l’administration à travers le wali de Béjaïa bafoue toutes les lois de la république. La LADDH-Bejaia s’est vu interdite par ce dernier d’organiser et de tenir son forum sur les droits humains prévu à la maison de la culture ce 09 décembre 2017 pour célébrer le 69e anniversaire de la proclamation de la déclaration universelle des droits de l’Homme (10 Décembre 1948).

Cette interdiction de trop, intervient après celle de l’Université d’été de la même ligue programmée pour le 05 octobre 2017 à Souk El Tenine, s’ajoute à cela les interdictions répétitives du café littéraire d’Aokas.

Dans ces moments de grande mobilisation citoyenne en ces temps de crise multidimensionnelle que vit notre pays, le pouvoir ne trouve mieux que museler toute action libératrice d’énergie et créatrice de dynamique saine et porteuse pour la société et la nation.

Le RCD condamne cette énième violation de la loi et ces pratiques liberticides de ce pouvoir autocrate.

Le RCD à travers ce communiqué apporte son soutien à la LADDH-Bejaia et à tous ceux qui luttent pour les bonnes et les causes justes et est conscient que seule une mobilisation citoyenne et de toutes les forces saines pourra mettre fin à cette situation.

 




« Le pouvoir veut museler toutes les voix discordantes »

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Saïd Salhi, vice-président de la LADDH

« Le pouvoir veut museler toutes les voix discordantes »

La wilaya de Bejaia vient de sévir contre la Laddh. Elle a interdit, sans le moindre motif, la célébration de la déclaration des droits de l’homme. Rien que ça ! Membre de la Coordination maghrébine des organisations des Droits humains (CMODH Maghreb) et vice-président Ligue algerienne pour la défense des droits de l’Homme, Saïd Salhi s’indigne du refus par l’administration du forum des droits de l’homme à Bejaia.   

Le Matin d’Algérie : Ce refus que la wilaya ne prend même pas la peine de justifier est-il une première à Bejaia ?

Saïd Salhi : Non c’est une pratique courante, toutes nos demandes d’autorisation pour accéder aux espaces publics pour organiser nos activités ont été refusées et ce, à chaque fois les réponses de l’administration Drag ou daïra sont sans aucun motif. Ça s’appelle le déni de service public. Quand on dépose un courrier l’administration est tenue d’accuser réception, de vous répondre en le notifiant et surtout en motivant sa réponse conformément à la loi, rien que la loi.

Nous comptons à ce jour une dizaine de refus d’autorisation sur Alger, Bejaia et Tizi-Ouzou; là où on a déjà introduit des demandes qui sont, je le rappelle, exigées par la loi des réunions et des manifestations publiques. En restant légalistes et soucieux du respect de la loi, on s’est toujours conformé à la réglementation en vigueur, c’est cela l’Etat de droit.

Bien que nous avons dénoncé cette même loi, car elle est contraire au principe démocratique, nous avons longtemps plaidé pour le retour au régime déclaratif et l’amendement des lois des associations et des réunion et manifestations publiques et la levée de toutes les mesures qui vont à l’encontre de l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation publiques.

Pourquoi, selon vous, la wilaya vient d’opposer un refus à la célébration de la journée internationale des droits de l’homme ?

Cette interdiction de célébrer la journée mondiale des droits de l’homme n’est pas une première. On a eu la même interdiction avec la même formulation en décembre 2016. Mais je voudrais vous avouer que là où je vais dans le cadre de mes activités internationales, mes camarades défenseurs des droits humains d’autres pays y compris ceux venant des pays réputés être des dictatures, éclataient de rire, ils la qualifient d’absurde. J’ai honte pour mon pays.

Interdire à une organisation des droits humains de célébrer la déclaration universelle ses droits de l’Homme est absurde.

Moi-même je ne comprends pas car cette déclaration est ratifiée par l’Algérie au lendemain de son indépendance et elle est accrochée dans toutes les salles d’attentes des commissariats de police.

Mais au-delà de cette interdiction, nous prenons acte de l’acharnement de l’administration contre la LADDH qui reste encore un témoin gênant, qui met au grand jour toutes les violations des droits humains et toute l’ambivalence de la politique gouvernementale qui dans la pratique prend à contre-sens ses engagements et ses discours.

En quoi une association comme la Laddh pourrait-elle menacer la sécurité, si tant est que celle-ci soit la raison ?

Il n’y a pas de mention ou d’insinuation à ce sujet. Officiellement, l’administration n’exprime même pas ses motivations, ce qui nous laisse dire que c’est juste des alibis, il est clair pour nous que le seul motif est l’administration ; le ministère de l’Intérieur en premier lieu veut en finir avec la LADDH. Car l’horizon n’augure pas de bonnes choses, compte tenu de la situation générale inquiétante sur le plan politiques et social, des libertés et des droits notamment les droits sociaux économiques. Le pouvoir veut museler toute les voix discordantes et tous les témoins gênants à savoir la société civile et les médias autonomes, c’est aussi une manière de prévenir et de sonder les rapports de forces et le degré de résistance de la société. Le gouvernement annonce d’ores et déjà une batterie de mesures et politiques antisociales et contre les libertés publiques et démocratiques seuls leviers pour la société pour se défendre.

Je peux encore développer sur le choix de Bejaia. Pourquoi Bejaia qui devient la cible des pouvoirs publics ? Car cette région reste l’une des matrices motrices des dynamiques de luttes dans le pays. Elle réussit la synergie et la jonction entre les dynamiques de luttes sociales, civiles et politiques et plus important encore, celles issues des différentes régions du pays. A rappeler que les différentes marches nationales qui ont eu lieu à Bejaia ces dernières années et dans tout cela il y a la LADDH et son bureau à Bejaia. Le CDDH a servi de lieu de rencontre et d’union entre ces segments de la société qui bouge.

Cette région semble échapper à la main de fer du pouvoir qui a réussi à réduire tous les espaces de libertés. Voici l’enjeu. Il y va des espaces vitaux de la société civile et politique d’où l’urgence de solidarité et de mobilisation. Des acquis à sauvegarder et à défendre, on tâchera de le faire.

Que comptez-vous faire ?

Alors déjà pour la dernière interdiction le 05 octobre passé, nous avons saisi le tribunal administratif de Bejaia qui s’est déclaré finalement incompétent. Nous avons envoyé des lettres de recours a toutes les instances nationales et nous avons alerté l’opinion publique.

Pour cette fois. Nous allons encore saisir le même tribunal tout en ne se faisant pas d’illusion mais on le fera pour rappeler au gouvernement ses engagements et obligations du respect du droit.

Nous allons aussi saisir les instances internationales et régionales, les rapporteurs de L’ONU et de l’Union africaine.

Nous tiendrons une réunion vendredi 08 décembre 2017 dans notre bureau au CDDH à Bejaia et ce en présence de nos partenaires de la société civile, politiques et des médias. Nous avons d’ores et déjà décidé de maintenir notre 6eme Forum des droits humains et tout notre programme de célébration.

Nous tiendrons nos activités dans notre bureau même exigu. Et nous allons certainement décider d’une d’action de protestation. Le ton est donné. Nous allons célébrer dans la résistance le 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui s’étalera le long de toute l’année 2018.

A rebours des discours officiels, ne pensez-vous pas cette décision comme bien d’autres par le passé est symptomatique du recul de la liberté d’expression en Algérie ?

C’est indéniable. Oui, on assiste à un recul des libertés et à des attaques presque systématiques contre tout ce qui touche aux droits humains et aux personnes qui les défendent. Les défenseurs et journalistes, blogueurs étant en première ligne sont une cible de choix.

Par contre, sur un autre registre le gouvernement prend le soin de rester clean sur le plan international. Il soigne bien sa vitrine devant les mécanismes internationaux de protection des droits humains: ONU et Conseil des droits de l’Homme. On rappelle l’engagement du gouvernement devant même ce conseil le mois de mai dernier à l’occasion de l’examen universel de son rapport sur la situation des droits humains dans le pays, j’invite à relire ce rapport public et les recommandations qu’il a acceptées de son propre gré. Le gouvernement a pris des engagements au sujet des libertés de réunion et d’association et il est tenu de les respecter. Nous allons continuer à mettre à nu ces pratiques et le double langage et nous confondront à chaque fois le gouvernement a ses engagements et au droit.

Pour ma part, je reste optimiste et confiant pour l’avenir de ce pays car l’ère de la dictature est révolue. Le peuple algérien et les militant(e)s sauront se défendre et on a toutes les ressources et ressorts. La jeunesse me redonne de la force et de l’espoir.

Dans les moments difficiles je me ressource de ce dicton Kabyle : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lèvera ».

Auteur
Hamid Arab

 




La France prête à remettre à l’Algérie des archives portant sur la période coloniale

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Colonisation

La France prête à remettre à l’Algérie des archives portant sur la période coloniale

Emmanuel Macron est prêt à remettre à l’Algérie une copie des archives de la période coloniale française (1830-1962), réclamée depuis des années par Alger, a annoncé jeudi 7 décembre le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia.

Reçu à Matignon par son homologue, Edouard Philippe, dans le cadre d’un comité intergouvernemental, il a salué lors d’une conférence de presse à Paris une « percée » quant au dossier sensible de la « mémoire » franco-algérienne.

« Démarche commune vers l’avenir »

Les deux pays vont « continuer à discuter » à propos de cette « restitution » graduelle des archives, a ajouté M. Ouyahia, affirmant :

« Le dossier du passé, l’Algérie ne le soulève pas pour enfermer les relations algéro-françaises dans le passé, mais pour alléger la démarche commune vers l’avenir, donner plus d’entrain, en prenant en charge quelques soucis que nous avons. »

Edouard Philippe a, pour sa part, souligné sa volonté de développer la relation bilatérale « en regardant notre passé droit dans les yeux, dans ses zones d’ombre, dans ses éléments de lumière aussi ».

Restitution de crânes des résistants

Lors de sa visite mercredi à Alger, M. Macron s’était également dit « prêt » à ce que Paris restitue les crânes d’insurgés algériens tués au XIXe siècle par l’armée française et conservés au musée de l’Homme, à Paris. Après une demande officielle de l’Algérie, une « loi de déclassification » doit être adoptée par le Parlement français pour autoriser la restitution, a précisé Matignon, du fait du principe d’inaliénabilité des collections publiques.

Parallèlement, M. Macron a demandé des « efforts » aux autorités algériennes pour les questions de « mémoire et de reconnaissance ». M. Ouyahia n’a pas évoqué de geste de réciprocité jeudi, se contentant d’évoquer une « volonté partagée de trouver des pistes et des solutions à même de satisfaire les deux peuples ».

 

Auteur
Avec AFP

 




Ouyahia s’entretient à Paris avec son homologue français. (Vidéo)

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Au lendemain de la visite éclair de Macron en Algérie:

Ouyahia s’entretient à Paris avec son homologue français. (Vidéo)

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia s’est entretenu jeudi à Paris avec son homologue français Edouard Philippe peu avant le début des travaux de la 4ème session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN), qu’ils co-présideront, rapporte l’agence officielle APS.

Les deux responsables ont abordé, à cette occasion, les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale afin de hisser davantage le niveau de la coopération algéro-française, ainsi que les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

L’entretien a été élargi par la suite aux membres des deux délégations.

Les ministres membres de la délégation algérienne se sont également entretenus avec leurs homologues respectifs.

Le CIHN est un cadre mis en place à la faveur de la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre l’Algérie et la France.

La présente session du CIHN intervient au lendemain de la visite d’amitié et de travail effectuée en Algérie par le président français, Emmanuel Macron et à moins d’un mois après la tenue à Alger de la session du Comité mixte économique algéro-français (COMEFA) couronnée par la signature de trois accords de partenariat et de coopération économiques.

Des accords de coopération touchant divers secteurs (culture, enseignement supérieur, formation professionnelle, santé) devraient être également paraphés à l’issue des travaux de ce CIHN.

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Avec APS.

 




À Kamel Daoud, mon jeune cadet !

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Grand Angle

À Kamel Daoud, mon jeune cadet !

Amstrong venait de poser le pied sur la Lune, une année, presque jour pour jour, après ta naissance. C’est dire que tu as ouvert les yeux dans une humanité plongée dans l’euphorie de son avancée.

Tu avais 5 ans lorsque j’ai quitté Oran. Je suis donc de la génération francophone de tes aînés et te dois quelques explications quant à notre incapacité à t’avoir préparé un pays où tu n’aurais plus eu à souffrir et à te justifier.

Je ne te dois ni excuses ni expiation mais il est toujours nécessaire de revisiter notre passé afin de comprendre et de permettre aux jeunes générations de rêver sereinement un avenir débarrassé de la stupéfiante crétinerie religieuse, politique et sociale.

Tout d’abord, il faut savoir qu’un tsunami nous est tombé sur la tête, bien avant que tu naisses. Tu dis avoir compris le sens débile et malsain que l’on voulait nous transmettre à travers la langue arabe, je t’invite à le lire dans mes articles de longue date.

Et encore, tu as étudié l’arabe à un moment où les choses se sont calmées car, si les dangers de son projet ont persisté, tes professeurs ne pouvaient pas être aussi abrutis et malades sexuellement que furent les nôtres. Ils nous ont été imposés d’un Moyen-Orient en explosion dans la recherche de son identité et de son équilibre sexuel. Qu’il ne trouvera jamais, d’ailleurs. Et tu l’as si bien dit.

Tout ce que tu dis, tout ce que tu ressens, nous l’avions déjà vécu et exprimé longtemps avant ta maturité.

Mais il est une différence qui nous sépare. La première est que nous étions un peu plus optimistes à cette époque, malgré la catastrophe. C’est que nous étions protégés par notre instruction et la seule chose qui nous préoccupait était d’apprendre, de découvrir et d’élever notre niveau intellectuel.

Il faut bien comprendre que nous étions face à des murs d’abrutis et d’illuminés. Nous pensions que cela disparaîtrait, que l’instruction et la modernité allaient tout balayer. Quelle erreur !

Nous avions un dédain et un mépris face à ces gens rustres et brutaux, dans la vie sociale comme politique. Ils étaient pour nous un moment à passer avant que tout cela ne se dissipe et revienne vers la normalité de tous les pays qui ont avancé pendant des siècles. Dans notre esprit, il n’était pas possible que nous restions bloqués au 7è siècle.

Lourde erreur, mon cher Kamel, très lourde erreur de notre part et nous la payons très cher. C’est que ces gens rustres se sont reproduits et ce fut le désastre que tu dénonces aujourd’hui.

Tout d’abord, je voudrais te persuader d’un phénomène social historique qui semble échapper à l’analyse habituelle. Entre toutes les causes que tu connais et que tu as si bien analysés, il en est une dont j’ai toujours témoigné.

Ces gens rustres n’avaient pas la capacité à durer. Ce qui est les a enracinés, je l’ai vécu, c’est la lourde responsabilité d’une bourgeoisie algérienne qui a joué avec le feu. Tous les abrutis du monde n’auraient pu se maintenir s’il n’y avait pas eu cette complaisance.

Au lendemain de l’indépendance, une certaine bourgeoisie francophone a voulu se construire une identité nationale, une espèce de certification nobiliaire.

Et les voilà qui se sont mis à mettre des babouches et des habits aussi ridicules que leurs projets. Ils avaient l’air de clowns avec leurs références arabes et musulmanes, mal assorties avec leur francophonie et instruction de l’époque.

Ils ont acheté des livres enluminés, dont ils ne comprenaient pas le moindre mot. Au milieu de la bibliothèque, un beau Coran doré, bien en vue des invités lorsqu’ils buvaient un whisky avec glaçon.

On plaçait des mots arabes et des citations religieuses à chaque phrase en prenant une voix majestueuse, appliquée et bien dirigée vers son auditoire. Puis ils se sont mis à aller à la mosquée où ils ont singé les autres, les habitués de toujours.

Bien sur, ils allaient souvent se ressourcer à Genève ou ailleurs afin de bien souffler un peu, après leurs efforts d’obtenir la respectabilité locale. Ils ont même mis une robe, à poil en dessous, pour aller jeter des pierres au diable, dans la terre sainte. Ils revenaient sous les youyous, les bagages remplis de bijoux et de cadeaux que tout le monde avait commandés ou secrètement attendus.

Ils ont obtenu leur certificat de bon algérien, de bon musulman et certains ce sont gavés du sang et de la sueur de leurs compatriotes.

Mon cher Kamel, nous étions si jeunes et voulions, malgré tout, vivre notre jeunesse. Et puis, il y avait une sécurité militaire terrifiante, une seule chaîne de télévision et de radio, un seul journal national, un seul dieu et une pensée unique, celle du parti unique. Tu comprends que dans ces conditions, nous n’avions vraiment pas le choix, à un si jeune âge, si ce n’est d’être libre dans nos pensées et dans nos comportements privés.

Nous n’avions pas, comme ta génération, l’ouverture des frontières, Internet et une certaine marge d’expression que les années post-Boumédiene ont apportés, malgré la persistance du régime militaire et de l’oppression de cette débilité qu’ils appellent religion.

Puis, à titre personnel, j’ai essayé, du fond de mon âme, d’apporter quelque chose à mes cadets, je suis rentré faire de la politique. Le poste était exposé mais pas publiquement connu. Nous avons échoué pour les raisons que je développe dans de nombreux articles et posts.

J’ai de l’admiration car le peu d’espace que tu as eu, tu en as été digne et tu l’as porté avec brio. Nous sommes tous d’une génération qui n’a pas peur de l’écrit mais nous n’avons pas tous été aussi talentueux dans cette écriture, comme tu l’as été.

Et pour terminer, mon cher cadet du pays qui m’a vu naître, un phénomène que tu as connu dans son ampleur mais qui avait commencé avec la génération qui m’a précédé.

Beaucoup de lâches et de corrompus ont vendu leur âme au diable alors qu’ils étaient les premiers diplômés universitaires de l’Algérie indépendante qui nous avait donné tant d’espoir. Que veux-tu faire contre la puissance corruptrice d’un pétrole roi ?

C’est le cas du président du conseil constitutionnel, instruit mais qui ne sait pas compter jusqu’à 102. Et de bien d’autres dont les noms te sont plus familiers que moi.

J’aurais aimé être ton prof, celui de tes enfants peut-être, si tu en as, partager avec toi tes rêves et te passer le bâton du relais, dans cette belle ville qui fut la nôtre, même si tu es originaire de la magnifique cité de Mostaganem.

Toi aussi, tu as perdu des racines comme j’ai perdu mes deux braves lions de la place d’armes. Elles seront toujours en nous, ces racines, c’est déjà cela que ces abrutis psychopathes du sexe, de l’argent et du pouvoir, n’auront pas de nous.

Bon courage à toi et merci. Merci de nous avoir redonné un peu d’espoir. Moi, j’ai l’impression que je milite depuis soixante ans contre ces abrutis, sans résultat.

Mais toi, tu as joint le militantisme à l’efficacité. C’est le grand avantage de ta génération.

Auteur
Sid Lakhdar Boumédiene, enseignant

 




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