3 avril 2025
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6e anniversaire du Hirak : tension maximale et surveillance accrue

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Le Hirak
Le Hirak a nourri le rêve de changement pacifique du régime

À l’approche du sixième anniversaire du Hirak, les autorités algériennes ont renforcé la répression et multiplié les arrestations visant les militants et défenseurs des droits humains.

Le 22 février fait toujours craindre le pire pour le regime. Aussi, les limiers de la surveillance sont sur les dents. Ces derniers jours, plusieurs arrestations arbitraires ont été constatées, entraînant le report de certains événements. Cette montée en tension suscite l’inquiétude des observateurs et alimente les craintes d’un durcissement du pouvoir à l’encontre des voix dissidentes.

Fethi Ghares violenté  

La militante du Mouvement Démocratique et Social (MDS), parti suspendu par les autorités algériennes, Messaouda Cheballah, épouse du chef du parti Fethi Ghares, a dénoncé, via les réseaux sociaux, une violente interpellation menée par des policiers en tenue civile alors qu’elle rentrait du tribunal de Bab El Oued (Bainem) avec son mari.

Selon son témoignage, l’incident s’est produit à Raïs Hamidou, où un groupe d’hommes a tenté de maîtriser Fethi Ghares et de l’embarquer de force dans deux véhicules, une Clio et une Nissan. Sans aucune identification ni explication sur les motifs de leur interpellation, les policiers en civil « ont fait usage de violences et de propos insultants à leur encontre ».

Messaouda Cheballah a souligné l’absence totale de respect des droits fondamentaux et « des traditions algériennes ». Seule femme parmi les policiers présents, elle a dû faire face, avec son mari, à des insultes, des menaces et un traitement dégradant. Selon elle, Fethi Ghares a été menotté et a subi des coups, y compris au visage.

Arrestation de l’activiste Ali Fadel à Annaba 

Ali Fadel, ancien détenu d’opinion, a été arrêté le 17 février à Annaba. Il est actuellement en garde à vue et devrait comparaître devant le parquet. L’activiste et ancien détenu d’opinion Ali Fadel a été arrêté hier lundi 17 février 2025, à la wilaya d’Annaba.

Selon des sources locales, l’activiste a été placé en garde à vue en attendant sa présentation devant le parquet du tribunal. Selon sa famille, il sera présenté cet après-midi devant le parquet du tribunal d’El-Mhafer, dans la même wilaya.

Ihsane El Kadi interrogé puis relâché 

Le journaliste et ex-détenu d’opinion Ihsane El Kadi a été interrogé par les services de la sécurité avant d’être relâché le 19 février. L’interrogatoire aurait porté sur l’anniversaire du mouvement du 22 février 2019. Selon ses proches, l’interrogatoire a tourné autour du sixième anniversaire de la révolution pacifique du 22 février 2019.

Ihsane El Kadi a été libéré après 22 mois de prison, après avoir bénéficié le 30 octobre 2024 d’une mesure de grâce du Chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune. Par cette énième arrestation, le régime entend montrer qu’il  est étroitement surveillé et peut à tout moment le renvoyer derrière les barreaux.  

Répression des résidents en médecine : des cas alarmants 

Deux résidents en médecine engagés dans le mouvement de grève entamé depuis décembre fait face à un traitement méprisant de la part des autorités. Deux membres du collectif sont condamnés.

·     Aissani Mohamed Souleymane, condamné à un an de prison ferme à Annaba.

·     Dr. Charaf-Eddine Talhawi, coordinateur des médecins résidents grévistes, maintenu en détention à Tlemcen. Des ONG appellent à leur libération immédiate.

Taher Tamim : trois ans de prison requis 

Le militant Taher Tamim risque trois ans de prison et une lourde amende. Le verdict sera rendu le 24 février. Le militant et ancien détenu d’opinion Abtaher Tamim a comparu, lundi 17 février 2025, devant le tribunal d’Aïn El Hammam, à la wilaya de Tizi Ouzou. Lors de l’audience, le parquet a requis une peine de trois ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 300 000 DA. Le verdict sera rendu le 24 février 2025.

Le militant est poursuivi selon son avocate, Me Samira Deioueche pour « diffusion et promotion de fausses nouvelles et de propos malveillants portant atteinte à la sécurité publique et à l’ordre public ».

Condamnation d’Abla Guemari : une injustice de plus 

Abla Guemari, militante emprisonnée pour « apologie du terrorisme », a été condamnée à trois ans de prison, dont deux ans fermes. Son arrestation en septembre 2024 avait déjà suscité l’indignation. La détenue d’opinion Drama Abla, Alias Abla Guemari, a été condamnée dimanche 16 février 2025, à trois ans de prison, dont deux ans de prison ferme et un an de prison avec sursis, par la Cour de la wilaya de Ouargla.

L’activiste incarcérée, a été condamné à 3 ans de prison ferme assortie d’une amande de 300 milles DA, par le tribunal de Ouargla, le 6 janvier 2025. Lors de son procès qui a eu lieu le 30 décembre dernier, le procureur de la république avait requis à son encontre 3 ans de prison ferme et une amende de 50 milles DA.

Arrêtée par des éléments de la police sur son lieu de travail le 27 septembre 2024, Abla Guemari est accusée « d’apologie du terrorisme » pour avoir dénoncé la situation de précarité et de misère dans la région du sud du pays. Le juge d’instruction du tribunal de la ville de Touggourt avait ordonné de transformer son contrôle judiciaire en détention préventive.

Le procès de l’universtaire Mira Mokhnache reporté

La Cour d’Alger a reporté le procès de l’universitaire Mira Moknache et ses co-accusés à la prochaine session criminelle.

Mira Moknache est poursuivie dans ce dossier en compagnie de huit militants et activistes pour des accusations en lien avec le « terrorisme » sur la base de l’article 87bis du code pénal.

Lors de leurs procès en première instance, le tribunal criminel de Dar El Beida avait prononcé l’acquittement de Mira Moknache, de Larbi Yahioune, de Nadir Chelbabi et de Arezki Hidja.

Le même tribunal a acquitté Hamza Benzrara, Mourad Miche, Djamel Didi, et Nacer Boukhari de l’accusation d’ »appartenance à une organisation terroriste. Il les a cependant condamné pour « apologie d’actes terroristes » à deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 dinars chacun. Tous les quatre étaient en détention préventive.

Par ailleurs, deux autres accusés, qui se retrouvent à l’étranger, à savoir Souraya Sough et Menissa Kessi, ont été condamnés par contumace à dix ans d’emprisonnement.

Projet de loi sur les partis politiques en Algérie : une menace pour le pluralisme 

Le gouvernement algérien présente un avant-projet de loi sur les partis politiques qui suscite de vives réactions au sein de l’opposition. Parmi les mesures contestées :

·     Obligation d’une représentation dans une trentaine de wilayas pour les congressistes.

·     Intégration imposée d’une proportion de jeunes et de femmes dans les structures des partis.

·     Mandats limités à cinq ans, renouvelables une seule fois.

·     Dissolution des partis n’ayant pas présenté de candidats à deux élections successives.

·     Interdiction de l’usage de langues étrangères dans les activités partisanes.

Face à ces restrictions, l’opposition s’inquiète et dénonce. Le Parti des travailleurs parle d’une « caporalisation de l’activité politique » et le RCD d’un « effacement de la vie partisane ». 

La rédaction avec Riposte Internationale

Usine de dessalement d’eau de mer d’Oran : un approvisionnement escompté de 3 millions de personnes 

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Tebboune à Oran

Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a effectué une visite de travail à Oran ce jeudi où il a inauguré la plus grande usine de dessalement d’eau de mer du pays, située à Ras El Abyad – Aïn El Karma.

L’infrastructure, la plus grande du pays, devra répondre aux besoins en AEP des populations de plusieurs régions de  l’ouest du pays. Une région particulièrement névralgique en matière d’approvisionnement en eau potable.

D’une capacité de 300 000 mètres cubes d’eau par jour, cette usine ambitionne d’approvisionner progressivement six wilayas de l’Ouest du pays, avec un démarrage immédiat de la distribution d’eau potable à Oran. 

La gestion de cette distribution, permettant ainsi d’améliorer l’accès à l’eau pour des millions de citoyens est confiée à l’Algérienne  des eaux.

Pour Abdelmadjid Tebboune, il s’agit d’un défi relevé avec succès, saluant  la rapidité et l’efficacité de sa réalisation. « Grâce à la volonté des hommes, du plus simple ouvrier au plus haut cadre, le défi a été relevé », a-t-il déclaré avec fierté.

Un enjeu vital pour la sécurité hydrique

Face au stress hydrique croissant, l’Algérie mise de plus en plus sur le dessalement d’eau de mer pour garantir une autosuffisance en eau potable. L’inauguration de cette usine s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse, visant à sécuriser l’approvisionnement en eau, notamment dans les zones les plus touchées par la sécheresse, indique-t-on.

Le littoral de l’Algérie compte 23 stations de dessalement d’eau de mer réparties sur les 14 wilayas côtières qui relèvent du Ministère des Ressources en Eau (MRE). Elles fournissent 18 % de l’eau consommée dans le pays et alimente 6 millions de personnes avec un volume de 2,6 millions m3/jour.

Le 1er avril 2024, dans une interview à la radio chaine 1, le PDG de la Compagnie algérienne de l’énergie (AEC), Mohamed Boutabba, a estimé que le taux de couverture des besoins en eau du pays par les stations de dessalement pourrait passer de 18% à 42 % fin 2024 grâce à la mise en service de cinq nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer, dont les travaux de réalisation dépasse les 50%2. Une seconde phase débutera en 2025 avec le début de la construction de sept nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer pour une mise en service en 2030, augmentant ainsi la contribution du secteur à 60 % de l’eau consommée dans le pays3.

Une Agence nationale de dessalement de l’eau (ANDE) est créée en mars 2023 avec pour mission principale « de réaliser, d’exploiter et d’assurer la maintenance des stations de dessalement de l’eau et des infrastructures et équipements y afférents ».

Le 23 avril 2024, le ministre algérien des Mines et de l’Énergie a annoncé sa volonté d’exploiter le sel provenant du dessalement de l’eau de mer par le biais de l’Entreprise nationale des sels (Enasel), filiale du groupe industriel public Sonarem.

Samia Naït Iqbal

Algérie 2025, 6e année du Hirak : « la France et l’Europe seront-elles enfin solidaires » ?

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Hirak

Au cours de la première année du Hirak, le chercheur Thomas Serres, dans une tribune publiée dans Le Monde le 30 septembre 2019[1], a souligné la responsabilité de la France et de l’Europe dans le soutien apporté au régime algérien, notamment en formant et en équipant son appareil répressif. Il a ainsi appelé à une solidarité envers le peuple algérien, rappelant que les manifestants du Hirak aspiraient à vivre dignement dans leur propre pays.

Le Hirak représentait un espoir face à la « non-vie » imposée par le régime. Cependant, la France et l’Europe, au moment où le peuple algérien avait besoin de soutien, sont restées complices d’un régime qui a réprimé et étouffé la vie politique.

Le système contesté massivement par les Algériens le 22 février 2019 est toujours en place. Ce système a, à deux reprises, confisqué aux Algériens leurs luttes pour la libération : d’abord en 1962, lors de l’indépendance, puis le 12 décembre 2019, en détournant le Hirak.

En 1962, le pouvoir algérien, centré sur l’armée des Frontières, a imposé sa volonté par la force. Au fil des décennies, souffrant d’un déficit de légitimité, ce pouvoir s’est fragmenté en clans rivaux, signe de la déliquescence de l’État, ce qui a conduit à le qualifier, lors du Hirak, de régime militaire mafieux [2].

En confisquant le Hirak le 12 décembre 2019 en imposant un homme du système, en l’occurrence Abdelmadjid Tebboune, alors que le peuple réclamait à nouveau son indépendance [3], ce système a révélé sa véritable nature : un système antinational [4].

Le Hirak, mouvement populaire, pacifique et exemplaire, a démontré que le peuple algérien est plus mature et conscient que sa classe politique. Malgré la répression du régime qui qualifie les opposants de traîtres et pratique la terreur judiciaire avec l’article 87 bis du Code pénal, le Hirak continue de revendiquer le changement du régime. La façade civile n’est qu’un leurre et la prise de décision reste une énigme en Algérie. Le pays est dirigé par des pouvoirs rivaux et mafieux, dont le seul dénominateur commun est le mépris du peuple et son asservissement.

Le pouvoir n’a jamais été aussi ébranlé qu’aujourd’hui.

Le Hirak l’a rendu vulnérable, provoquant une guerre fratricide entre les clans, illustrée par la mort du chef d’état-major Gaïd Salah en décembre 2019 et de son entourage. C’est pourquoi le régime a tout verrouillé. Réellement aux abois, avec un front intérieur fragile, symbolisé par les slogans « je ne suis pas satisfait » et « je suis avec mon pays », qui illustrent la fracture sociale et la peur du régime et isolé sur la scène internationale, le pouvoir joue sa survie.

La seule carte qui lui reste est la surenchère nationaliste. Pour masquer son échec politique et économique interne, il brandit le spectre d’une Algérie assiégée par des ennemis traditionnels : la France, les opposants et le Maroc.

La France et l’Europe sont devenues le théâtre où le pouvoir algérien cherche à se maintenir, en actionnant ses relais, en menaçant les opposants à travers des activistes-influenceurs et s’invite avec fracas dans les débats et les paysages politiques français et européen.

La résolution du Parlement européen du 23 janvier 2025, condamnant le pouvoir algérien amorce-t-elle une nouvelle politique ? L’Europe sera-t-elle enfin solidaire du peuple algérien ?

Le Hirak entame sa sixième année le 22 février 2025. Le système, en imposant Tebboune a voulu assigner au Hirak un changement clanique ; mais la véritable aspiration du Hirak reste le changement du système, donc reconquérir l’indépendance confisquée au peuple algérien en 1962.

Les Algériens en ont assez. Assez d’un système opaque. Assez d’un système oppressif et liberticide. Assez d’un système criminel, corrompu et corrupteur. Assez du slogan fallacieux de l’Algérie nouvelle. Ce régime, en falsifiant l’histoire de la guerre de libération a trompé le peuple et l’a trahi. En instrumentalisant la sympathie internationale pour les souffrances endurées par l’Algérie pour arracher son indépendance, il a fini par défigurer l’Algérie et les Algériens.

Le pouvoir a peur du Hirak. Il sait maintenant qu’il est sous surveillance et ne peut plus réprimer comme avant. Hélas, le visa pour la France continue de représenter un projet de vie pour de nombreux Algériens. En plus d’être une menace pour l’intégrité territoriale de l’Algérie et pour la cohésion sociale des Algériens, ce pouvoir, à travers ses relais, représente une menace pour les opposants algériens se trouvant sur le sol auropéen.

Être solidaire du Hirak, c’est venir en aide à un peuple victime de la « hogra [5] » (mépris et injustice) et c’est aussi mettre définitivement fin à la guerre d’Algérie, afin que les peuples algérien et français puissent entreprendre une nouvelle histoire ensemble.

Continuer à être complice du régime, c’est tourner le dos aux aspirations légitimes du peuple du Hirak qui veut vivre dignement chez lui, continuer à subir les contradictions permanentes du régime, les conséquences de l’émigration illégale et être témoin de son effondrement futur.

L’existence de l’Algérie est en question. L’heure est grave. Nous sommes dans l’urgence.

La mission de notre génération (celle du 22 février 2019) est de sauver l’Algérie de ce système. Un véritable sursaut populaire est nécessaire. Aux Algériens de se poser la seule question qui vaille : qu’as-tu fait à ton frère ? Qu’a fait l’Algérien du Système de l’Algérie et de son frère l’Algérien du peuple ?  Sur le colonialisme, il existe toute une littérature, principalement écrite par les Français eux-mêmes.

Mahmoud Senadji (Algérie du Peuple)

 Notes

[1] Thomas Serres, Algérie : « l’Europe et la France seront complices ou solidaires », le Monde, 29 septembre 2019.

[2] Il faut reconnaître que l’ensemble des analystes n’ont jamais pu trouver un qualifiant adéquat au système politique algérien, le Hirak, si : Moukhabarat irhabiya, tasquout Al mafia al askaria (Les Renseignements terroristes, à bas la mafia militaire).

 [3] Le 5 juillet 2019, au centre d’Alger, pour la deuxième fois dans son histoire, les Algériens ont scandé : «  Le peuple veut l’Indépendance ».

[4] Mouloud Hamrouche, Le système algérien est antinational, El Watan, le 4 septembre 2019

 [5] La Hogra (sentiment d’injustice et de mépris) concept sociologique qui résume la relation entre le pouvoir et le peuple. Par ce concept, le peuple revendique son statut de victime.

Ligue 1 Mobilis : le MCO respire, match nul dans le derby kabyle

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MCO

Le MC Oran a renoué avec la victoire, en battant dans le derby de l’Ouest à domicile l’ES Mostaganem (1-0), alors que le derby kabyle Olympique Akbou – JS Kabylie n’a pas connu de vainqueur (0-0), à l’occasion de la suite de la 17e journée de la Ligue 1 Mobilis, devant se poursuivre jeudi.

Dans un stade Miloud-Hadefi qui sonnait vide, huis clos oblige, le MCO est parvenu à mettre fin à une mauvaise série de trois revers de rang, en arrachant une précieuse victoire face à l’ESM, qui continue de végéter dans les profondeurs du tableau.

Aziz Moulay a surgi à la 25e minute pour inscrire l’unique but de la partie, d’un tir en pleine surface. Les deux équipes ont terminé la partie à dix, après l’expulsion, en fin de match, d’un joueur de chaque équipe.

A l’issue de cette victoire, le club oranais remonte à la 9e place, en compagnie de l’ES Sétif et du MC El-Bayadh, avec 21 points chacun, alors que l’Espérance est toujours relégable (15e, 14 pts).

Au stade de l’Unité maghrébine de Béjaïa, l’Olympique Akbou et la JS Kabylie se sont séparés sur un score vierge (0-0), dans un derby qui n’a pas tenu ses promesses.

Les «Canaris» alignent un quatrième match sans victoire, toutes compétitions confondues, en dépit du changement opéré à la barre technique, avec l’arrivée de l’Allemand Josef Zinnbauer, en remplacement d’Abdelhak Benchikha.

La JSK, qui restait sur une défaite en déplacement face au MC Alger (3-2), a raté l’occasion de réduire l’écart avec le trio de tête. De son côté, l’O. Akbou, reste toujours invaincu depuis l’arrivée de l’entraîneur français, Denis Lavagne.

L’USB se complique l’existence

Dans la course au maintien, l’USB continue de s’enfoncer, en alignant un 12e match de suite sans victoire en championnat, cette fois-ci à la maison face au MC El-Bayadh (0-0).

Un résultat qui met les gars des «Ziban» dans une situation inconfortable dans l’optique du maintien. En revanche, le MCEB confirme son redressement, en enchaînant un cinquième match sans défaite, toutes compétitions confondues.

En ouverture de cette journée, mardi, l’USM Alger a rejoint a provisoirement le CR Belouizdad à la position de dauphin, en battant à domicile le NC Magra (2-0), tandis que le CS Constantine a raté l’occasion de rejoindre le «Big Four», en concédant un nul amer face à l’ASO Chlef (2-2).

Sous la conduite du nouvel entraîneur brésilien, Marcos Paqueta, l’USMA a dominé les débats en ouvrant le score sur une tête du Congolais Likonza (38e), avant de se mettre à l’abri en seconde période, grâce à sa nouvelle recrue hivernale Merghem (59e).

A Constantine, le CSC a concédé un nul, au goût d’une défaite, face à une équipe chélifienne qui n’a rien lâché. L’ASO, qui confirme son réveil quelques jours après son succès à domicile face au Paradou AC (2-0), réalise une bonne opération en s’emparant de la sixième place.

De son côté, l’USM Khenchela continue de manger son pain noir, en essuyant une sévère, et inattendue défaite, à domicile face la JS Saoura (1-3). Il s’agit du troisième revers «at-home» pour les «Siskaoua», depuis le début de la saison, après ceux face au MC Alger (0-1/ 5e journée) et l’ES Sétif (2-3/ 12e journée).

Grâce à cette première victoire à l’extérieur, la JSS remonte à la 8e position (22 pts). En revanche, la nouvelle défaite concédée par l’USMK n’a pas été sans conséquences, puisque l’entraîneur khencheli, Chérif Hadjar, a annoncé sa démission à l’issue de la partie.

La 17e journée se poursuivra jeudi avec au menu l’affiche ES Sétif-CR Belouizdad (16h45), à huis clos. Un succès du Chabab lui permettra de prendre provisoirement la tête, en attendant le dernier match prévu dimanche au stade du 5 Juillet (20h00), entre le Paradou AC et le leader le MC Alger.

APS

Coupe de la Confédération (1/4 finale) : CSC-USMA dans un duel 100% algérien

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CSC USMA

Les deux représentants algériens en Coupe de la Confédération africaine de football : le CS Constantine et l’USM Alger, s’affronteront aux quarts de finale de l’épreuve, selon le tirage au sort effectué jeudi à Doha (Qatar).

Le match aller se jouera le mercredi 2 avril au stade Chahid-Hamlaoui de Constantine, alors que la seconde manche aura lieu une semaine plus tard : le mercredi 9 avril, au stade olympique du 5-Juillet.

Le vainqueur de cette double confrontation sera opposé aux demi-finales, à l’autre quart entre l’ASEC Mimosas (Côte d’Ivoire) et le RS Berkane (Maroc).

Lors de la phase de poules, l’USMA, détentrice du trophée en 2023, a terminé leader du groupe C (14 pts), devant l’ASEC Mimosas (8 pts), alors que le CSC s’est qualifié en tant que deuxième du groupe A (12 pts), derrière les Tanzaniens de Simba SC (13 pts).

Le tirage au sort s’est déroulé en présence notamment de l’ancien international algérien Rabah Madjer .

Lors du match aller de la Ligue 1 Mobilis, le CSC s’était imposé face à l’USMA à domicile (1-0), en match disputé le 21 novembre dernier, pour le compte de la 10e journée, rappelle-t-on.

APS

Les existentialistes à l’assaut de la démocratie

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Penseur
Image par David Yu de Pixabay

Revenons-en à notre cas. Sommes-nous les réparateurs de la panne historique qui aurait pu abîmer la machine des concepts ? Nous, enfants légitimes de la dictature, que nous exerçons avec de l’abnégation et du dévouement, nions, sans la moindre retenue morale, notre position historique.

Or, il se trouve que l’accès à la démocratie a un prix : l’affect devrait reprendre le dessus sur la passion, et le politique son illustre pouvoir sur ce que la postmodernité a sécrété comme faveurs idéologiques cédées par la disparition du temps existentiel (naissance, vie, mort) à la multiplicité des instants politiques féconds.

La rencontre de Ghozali (que son âme repose en paix) avec les partis était immensément féconde et elle témoigne d’une céleste candeur de la part de toutes les parties incluses dans ce dialogue qui, actuellement, pourrait nous aider à reconstruire la démocratie post-historique (la disparition de la sacralité de l’écrit) selon ce que la facticité a réussi à nous imposer comme doxa populaire et comme praxis politique aveugle (sans lien avec les horizons historiques effacés par des temporalités que l’humain n’a jamais rêvé contrôler). La diffusion sur Youtube d’un extrait de cette rencontre m’a incité à parler de ce que j’ai vu dans les propos des uns et des autres. 

Relançons la démocratie locale. 

D’abord, les agents qui seraient contre cette démocratie sont, en premier lieu, les lobbies diversement appréciés. De quelque structure qu’ils soient, notamment la bourgeoisie semi-cultivée, ces lobbies incarnent l’hégémonisme de l’Instant adialectique, donc tyrannique pour ne pas dire criminel.

Ceux qui ont cru à la démocratie lors des années de sang ne pourraient remettre en question un acquis qu’ils ont amplement contribué à arracher des « mains assassines » du Sujet vivant une normalité intrigante pour les Êtres passionnés par l’union de l’Instant avec le néant. L’équation est simple : au moment où la violence sidérait les Algériens, les voix politiques ne se sont pas tues ; mais, la période de post-pluralité purement libérale a réussi à faire taire ce que nous pourrions appeler le sujet inscrit dans les compétitions passionnelles (toutes sortes de tensions sociales légères : on voit comment les Algériens fêtent la réussite d’un élève au bac, l’accès à un logement, le succès dans une élection locale, etc. ; c’est comme un deuil raté, mais maquillé). 

Ensuite, les conservateurs, pour des raisons bio-civiles (dues à l’union de l’Etat à la biologie) ne veulent pas céder le privilège politique par lequel l’Être, par l’écrit et par la réflexion, assassine les pulsions existentielles les plus répréhensibles.

Les militants inscrits dans cette logique freinent l’élan révolutionnaire qui permettrait de contracter les temps de sorte que l’abstraction ne soit pas profitable à la bourgeoisie culturaliste (les raccourcis réussis par la musicalité de la langue) et que les instants hégémoniques ne puissent plus profiter à l’Être confisqué par les corporations inscrites dans les romantismes dramatiques.

Les conservateurs n’aiment pas que, cela s’entend très bien, la réflexion leur soit « volée » et que les verbalisations ne soient point les seules autorités matérielles qui président à la naissance de l’Histoire et des joies sobres et sublimes qu’elle produit. Le rythme d’écriture de l’Histoire sait (passez-moi ce mot un peu vulgaire) connecter les forces mouvantes mais invisibles de la société avec les tyrannies « légitimes » du politique et surtout de ses programmes. 

En dernier lieu, la catégorie des techniciens, surtout politiques, née du retrait des idéologues de la scène intellectuelle. Les techniciens agissent comme des Êtres dépourvus (par eux-mêmes) de toute possibilité non pas de réflexion, mais d’instant thérapeutique tel que prévu par les prêcheurs candides de la paix (sans lien avec les tentations temporalisantes des bellicistes) contre les tortures que nous laisse comprendre l’exercice politique mis sous la lumière des agents veillant à la non compromission du sujet avec l’objet qui lui reste pourtant un fidèle esclave (il faut raser la tension du topo maître-esclave et la remplacer par des rapports de force capables de toucher tous les instants existentiels qui sauveraient l’humain de la coupure historique qui a ruiné l’âme humaine.

Les techniciens du politique tentent de tout caporaliser, y compris l’éventuelle fête politique (pensée par eux comme factualité bourgeoise, donc très lourde à concevoir et à laquelle il faut assister). Ils ne sont pas responsables de leurs actes. Les techniciens devraient l’imputer aux conceptualistes-idéologues qui n’acceptent jamais que les protocoles politiques soient enlaidis par des actes-raccourcis d’où qu’ils viennent. Les salaires des invités au banquet ne seront touchés par le trésor public. 

Pourquoi ne pas vivre la démocratie ? 

D’abord, exiger que le politique se massifie par la négation du système producteur des instants nuisibles à l’espérance démocratique. Nous vivons toujours dans un climat de guerre jamais souligné par les militants depuis notre émergence dans l’espace nord-africain. Il faut juste savoir que malgré la disparition de la violence inter-ethnique maquillée politique par les forces de l’espérance nihiliste (les recours au messianisme violent et au mysticisme bourgeois), nous vivons toujours entre deux barrages dont le topo nous fait revivre le climat de guerre. Cela est renforcé par le sécuritisme qui n’a pourtant jamais  pu régler la problématique humaine. A tel point que personne ne connaît son voisin dont pourtant il maitrise très bien le système de pensée produite par les copies de la fausse épistémè. Commençons par la discussion publique des budgets, communal et wilayal, dans un cadre verbal qui puisse scientifiquement catégoriser et nommer. Il faut consommer les pulsions revanchardes et pessimistes. Pas en jouir. 

La menace qui pèse sur la démocratie en Algérie s’incarne dans les failles anthropologiques de l’Être nord-africain (non comme Être par lui-même), mais comme cumuls de réflexes historico-idéologiques (éthiquement légitimes) dont la manifestation correspond à l’épistémè capitaliste, dans ses diverses phases. Discuter un budget, pensé-je, nous mènerait à la négation du moralisme dont se servent les forces néo-bourgeoises inscrites dans un conservatisme pluridisciplinaire qui a pour fonction majeure le contrôle de l’immense objet que personne ne reconnaît, vu son inéligibilité à l’objectivité socio-scientifique, qu’est la psyché humaine. Celle-ci n’est ni mesurable, ni encore définissable en dehors de la phénoménologie, que nous philosophes algériens laissent dans une science immanente, sans liens avec les extériorités agissantes qui pourraient en profiter. 

Ensuite, imaginer une nouvelle cité, dans un processus ontologique qui décapiterait les traumatismes humains, car ils ne sont pas guérissables. Il faut, cela je le dis avec la plus grande des peines et avec la plus grande des amertumes (contrairement à ces médecins qui viennent annoncer une grave maladie avec une froideur presque jouissive : la joie, là, n’est qu’un moment intensément vécu avec soi-même), amputer.

Certes, nous pourrons tomber dans le piège de la table rase, en pensant à une révolution où la place publique n’a comme occupants que les clients des pulsions faussement refondatrices. Mais, la trêve que nous exigent les mouvements de l’Histoire ne peut point céder à la tentation bourgeoise, qui sait structurer les composants essentiels de la psyché.

L’imagination d’une Cité, bien qu’idéale (se serait juste une copie de l’Être historique, de ses espérances, ses attentes, ses peurs et ses projets), pourrait exprimer l’enfoui et l’adapter au contexte historique. Personne, parmi les habitants de la Cité, n’accepterait d’implanter l’école aux frontières de la cette Cité.

Le grand malheur de nos congénères, humains, c’est de penser le mal radical comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes. Le mal radical est une exception, et l’exception n’est pas constante. Or, l’Afrique du Nord, depuis son émergence dans l’Histoire n’a vécu que dans l’exceptionnalité, occupée tout le temps par des Êtres incapables de gérer leur égo. 

En dernier lieu, il faut que la réflexion soit soumise à l’acte post-politique. La fin du politique permettrait que les gestionnaires de la Cité fassent le deuil de la politique.

Actuellement, c’est l’ère où les bourgeois de sensation nous parlent d’intelligence artificielle, mais jamais de ce que nos frères de l’Afrique subsaharienne, d’Asie extrême, endurent non pas pour jouir de la vie, mais pour en subir l’arrivée. Il y a des mondes de souffrances auxquels nous sommes confiés. Je pense qu’il y a un grand décalage entre les entités techniques et les existentialités psychologiques, à tel point que le terrain de la commune existence nous incite à ne plus inviter le politique comme composant essentiel et organisateur de l’instant humain.

Il en naîtrait des espaces de réflexion, ne serait-ce que par la forme, dédiés à la pensée de l’humain en dehors des cycles reconnus comme les mieux indiqués pour la résolution de la problématique humaine (l’au-delà ne signifie pas la sortie de l’univers humain). La fin du politique est certes très douloureuse, mais celui-ci a été récupéré par la bourgeoisie et par les conservateurs qui en ont fait une pratique historiquement sienne.

Il faut voler aux Êtres acquis à l’atemporalisation du sentiment, le moi récupérateur de l’élément humain, sans toutefois s’imposer des lectures permanisées de l’acte humain, en ce sens que le faire est transmis comme déchirures suturées par l’intervention « des opérateurs politiques » dont l’identifiant n’est pas l’instant politique, mais l’émergence des policiers techniques (il faut une surveillance des techniciens qui pourtant jouissent d’un pouvoir absolu, contrairement au politique qui a tout le temps stigmatisé par la bourgeoisie et réprimé par les militaires).

La mort du politique, c’est la fin des tensions qui ont été fondées par les possesseurs pourtant « intrus » du politique : les élections, la ministrabilité, les théorisations, l’assouvissement de toutes sortes de pulsions (y compris sexuelles, qui ne sont pourtant, malgré tout ce qui est dit, centrales dans la psyché humaine), etc. 

La question qui paraît centrale, ce n’est pas l’échec du politique, mais c’est la légitimation du questionnement sur l’universalité de la psyché et de l’acte humain. L’universel est constamment absent dans les systèmes philosophiques nés de l’abstractionnisme hégémonique des sémantiques.

Les frottements des machines temporelles sont les vraies caractéristiques de l’humain. Il y a des moments où les Êtres inscrits dans les groupes humains admis par les capitalistes se frottent les uns et les autres tout en niant les identités fondamentales que sont les bio-civilités restant pourtant les seules qui existent. Le bio est confisqué par les laboratoires, alors que le civil est contrôlé, géré et « manipulé » par l’Etat. 

L’universel reste un mythe tant que la langue n’est pas réformée en faveur des dominés.  

Abane Madi    

Réduction du nombre de consulats algériens en France : la proposition controversée de David Lisnard

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David Lisnard

David Lisnard, président de l’Association des maires de France et maire Les Républicains de Cannes, a suscité une vive controverse en proposant la fermeture de plusieurs consulats algériens en France.

Invité sur CNEWS le 19 février 2025, il a déclaré : « Pourquoi l’Algérie a autant de consulats en France ? On n’a qu’à dire qu’on va fermer un tiers, deux tiers des consulats. » Selon lui, cette mesure permettrait de « créer un rapport de force » avec Alger, dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre les deux pays.

Quelques semaines plus tôt, Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie à deux reprises (2008-2012 et 2017-2020), avait avancé une proposition similaire sur la même chaîne, début janvier. Désormais rallié au Rassemblement national, Driencourt avait présenté cette mesure comme un moyen de pression sur Alger, affirmant que ces consulats constitueraient « des relais du régime algérien en France ».

Les relations franco-algériennes ont toujours été marquées par une alternance de rapprochements et de crises. Depuis la reconnaissance par le président Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, ces relations diplomatiques frôlent la rupture. Les tensions sont exacerbées par des enjeux mémoriels, migratoires et judiciaires. L’incarcération en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal depuis novembre 2024, sous l’accusation « d’acte terroriste et subversif », a encore aggravé la situation.

Face à une proposition qui risque d’affecter la vie de millions d’Algériens et de binationaux en France, le régime d’Alger est resté silencieux. Actuellement, 18 consulats algériens en France assurent des services administratifs essentiels à la diaspora : délivrance de passeports et de cartes d’identité, transcription d’actes d’état civil, octroi de visas. Une fermeture, même partielle, de ces consulats compliquerait considérablement l’accès à ces services pour des millions de ressortissants algériens et binationaux établis en France.

La réduction du nombre de consulats entraînera une augmentation significative des délais d’attente pour l’obtention des documents administratifs. Certains citoyens, en particulier les personnes âgées ou en situation de précarité, risquent de se retrouver dans l’incapacité d’accomplir leurs démarches en raison de l’éloignement des services consulaires.

De plus, le ralentissement de la délivrance des visas pour ceux souhaitant se rendre en Algérie impactera les familles séparées entre les deux rives de la Méditerranée. Enfin, la communauté franco-algérienne, qui contribue à l’économie française et serait directement affectée par ces restrictions, pourrait développer un sentiment de défiance, accentuant ainsi les tensions sociales.

Si la proposition de David Lisnard s’inscrit dans un climat de tensions politiques entre l’Algérie et la France, amplifié par une poussée de la droite française, sa mise en œuvre pourrait avoir des répercussions immédiates sur des millions de binationaux, qui pourraient le manifester lors des prochains scrutins en France.

Rabah Aït Abache

Les commentaires désormais soumis à validation

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Football : les droits TV de la Ligue 1 plongent dans la tourmente

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Football

Le football français se trouve aujourd’hui plongé dans une crise qui menace gravement l’écosystème de la Ligue 1, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour les finances de nombreux clubs. En effet, la plateforme britannique de streaming DAZN, principal diffuseur du Championnat de France, réclame pas moins de 573 millions d’euros à la Ligue de football professionnel (LFP) devant le Tribunal de commerce de Paris, selon des informations confirmées par une source proche du dossier.

DAZN, qui a acquis les droits de huit matches par journée de Ligue 1 pour un montant de 400 millions d’euros annuels jusqu’en 2029, est en désaccord majeur avec la LFP. La plateforme britannique accuse la Ligue de « tromperie sur la marchandise » à hauteur de 309 millions d’euros et de « manquement observé » pour 264 millions d’euros. Les griefs sont nombreux : DAZN dénonce des conditions d’exploitation difficiles en raison du piratage et une coopération insuffisante de certains clubs, qui ne mettraient pas en valeur le « produit Ligue 1 » qu’elle propose à ses abonnés.

Le conflit entre les deux parties a déjà conduit DAZN à ne verser que 35 millions d’euros sur une échéance de 70 millions prévue pour février. Cette situation a poussé la LFP à assigner DAZN devant le Tribunal de commerce, la décision étant attendue le 28 février. En attendant, la Ligue a décidé de puiser dans son fonds de réserve pour permettre aux clubs de faire face à leurs besoins de trésorerie immédiats. Lors d’un comité d’administration, la LFP a également cherché à envoyer un message d’unité en dépit des tensions internes, notamment entre les présidents des clubs de Ligue 1, divisés sur la stratégie à adopter face à ce dossier explosif.

L’inquiétude est grande au sein des clubs de Ligue 1, qui voient déjà leurs finances fragilisées par une baisse importante de leurs revenus liés aux droits TV, notamment après l’entrée en vigueur du contrat signé entre la LFP et DAZN à l’été 2024. DAZN, lors de son audience au tribunal, a révélé n’avoir que 500 000 abonnés en France, bien loin des 1,5 million espérés. La plateforme évoque également des problèmes de piratage et un manque de soutien de la part des clubs, qui n’auraient pas pleinement contribué à la valorisation de la Ligue 1.

Cette crise des droits TV ne fait qu’amplifier les fractures au sein du football français. D’un côté, ceux qui soutiennent la gestion de Vincent Labrune, réélu président de la LFP en septembre 2024, et de l’autre, une opposition de plus en plus bruyante qui critique ouvertement les choix faits dans le cadre des droits de diffusion. Parmi les plus critiques, on retrouve les présidents des clubs de Lyon et de Lens, John Textor et Joseph Oughourlian, qui s’opposent fermement au deal conclu avec DAZN et BeIN Sports. Ces derniers dénoncent également les conflits d’intérêts, notamment en ce qui concerne Nasser Al-Khelaifi, président du Paris SG et dirigeant de BeIN Media Group, propriétaire de BeIN Sports.

Les tensions sont d’autant plus palpables que de nombreux acteurs du football français, comme Bruno Genesio, l’entraîneur de Lille, n’hésitent pas à exprimer leur nostalgie pour l’époque où Canal+ détenait les droits TV de la Ligue 1. Lors d’une conférence de presse, Genesio a affirmé que la décision de rompre avec Canal+ était une erreur. Il a souligné le rôle essentiel qu’a joué cette chaîne dans la révolution de la retransmission du football en France. Il a même ajouté que, personnellement, il préférerait regarder les sports sur Canal+ plutôt que sur d’autres chaînes aujourd’hui.

La situation pourrait encore se compliquer avec la convocation, par Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF), de toutes les parties prenantes du football professionnel. Une réunion cruciale se tiendra le lundi 3 mars dans les locaux de la fédération, en pleine crise avec DAZN, afin de tenter de trouver une issue à cette situation complexe qui met en péril l’avenir du football français.

Cette crise des droits TV est symptomatique de la fragilité financière qui touche le football professionnel en France, un secteur dépendant largement des revenus générés par la diffusion télévisée. Si la situation n’est pas rapidement résolue, c’est l’ensemble du modèle économique de la Ligue 1 qui pourrait être menacé. La LFP, sous pression, devra trouver une solution viable, et ce dans un climat de plus en plus tendu.

Rabah Aït Abache/agences

Sonatrach examine avec Chevron les moyens de développer leur coopération

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Le groupe Sonatrach a examiné avec une délégation de la compagnie américaine Chevron les moyens de développer les relations de coopération, notamment en matière de développement des ressources pétrolières et gazières, indique un communiqué du groupe public.

Les discussions ont eu lieu, hier mardi au siège de la Direction générale de Sonatrach, lors de l’audience accordée par le PDG du Groupe, Rachid Hachichi, à la délégation de la compagnie américaine Chevron, conduite par le vice-président chargé du business développement, Joe Cook, en présence de cadres du groupe public.

«La rencontre a porté sur la concrétisation de la coopération entre les deux compagnies, notamment en amont, conformément au mémorandum d’entente signé le 13 juin 2024, pour le développement des ressources pétrolières et gazières dans les zones d’intérêts commun au niveau des bassins d’Ahnet et Berkine, et l’évaluation du niveau des discussions entre les deux parties», ajoute le communiqué.

A cette occasion, M. Cook a salué le travail laborieux mené par les équipes des deux compagnies pour parvenir à la conclusion d’un accord d’exploitation des hydrocarbures mutuellement bénéfique.

De son côté, M. Hachichi a réaffirmé «le ferme soutien de Sonatrach pour établir ce partenariat, en œuvrant à surmonter les obstacles pour réaliser les objectifs communs auxquels aspirent les deux parties».

Chevron, qui est l’une des compagnies pétrolières les plus importantes dans le monde, compte investir en Algérie au regard de ses ressources pétrolières et gazières.

APS

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