3 avril 2025
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Chérif Mellal : en quête de vérité et de justice

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Cherif Mellal

Chérif Mellal, en détention depuis le 19 janvier 2023 observe une grève de la faim illimitée depuis le 3 mars 2025. Il en est à son 27e jour.

C’ est un acte de résistance, mais surtout une ferme protestation à l’encontre de l’innommable cabale ourdie à son encontre .

Mais c’est surtout l’ultime procédé pour faire entendre sa voix, cette stridente clameur par laquelle il ne cesse de crier son innocence.

Sa grève de la faim va bientôt atteindre un mois et l'état de santé de Chérif Mellal souffrant déjà de deux maladies chroniques ne cesse de se dégrader.

Le silence n’est plus de mise.

Notre inquiétude est vive.

C’ est l’inquiétude des siens et de ses proches, mais surtout l’inquiétude de tous ceux épris de justice, de liberté et de vérité.

C’est pour cela que nous exhortons solennellement Cherif Mellal à mettre fin à sa grève de la faim.

Ceci ne signifie nullement la fin du lourd combat de Chérif Mellal pour que justice soit faite et que la vérité éclate, car ce combat là restera vivace à jamais et transcendera tous les aléas.

Plus que jamais, la parole doit revenir à ce silence assourdissant.

C’est le gage de l’ engagement de toutes et de tous.

La lutte pour la consécration de l’idéal démocratique reste l’ indéniable socle pour la construction de l’Etat de droit.

Il commence surtout par une effective garantie des droits et libertés.

Liberté pour Cherif Mellal et pour tous les dètenu.es d’opinion.

Me Fetta Sadat

Un athée vous souhaite sincèrement un bon Aïd

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Mosquée de Hassan II
Image par Hans-Juergen Weinhardt de Pixabay

Ce n’est ni une provocation ni une insulte, bien au contraire. Je suis critique avec l’Islam du 7e siècle non réformé et ce qui en a été fait. Je suis en colère car personne n’exige cette réforme et ainsi ne peut se dédouaner de sa solidarité avec une partie du texte qui est absolument abominable envers les femmes, si je ne choisis que celle-là.

Une fête algérienne devrait être une fête de joie et de communion entre tous. C’est la raison pour laquelle je viens de la souhaiter sur un réseau social sans évoquer aucune réserve à ce sujet.

Nous serions enfin un peuple soudé si la laïcité et l’une de ses libertés, celle des cultes, étaient installées dans ce beau pays que j’aime et dont je fais partie.

C’est ainsi, contrairement à l’ouverture de mon texte, une provocation et une insulte à mon intelligence de me rétorquer que la constitution admet la liberté de culte. Vous me voyez prendre un verre à la terrasse d’un café dans quelque ville ou village que ce soit ?

En totale contradiction avec sa disposition précédente, la constitution décide que l’Islam est la religion officielle du pays. C’est une contrainte à la liberté que beaucoup de constitutions des démocraties dans le monde ont supprimé. Cela voudrait dire que notre choix d’athéisme nous exclut de la communauté officielle de l’Algérie.

Ce serait si simple autrement car les athées acceptent l’irrationnel qu’est une religion. Ils admettent sans aucune réserve que l’humanité ne peut être équilibrée avec seulement la rationalité. L’irrationalité est le propre de beaucoup d’êtres humains. Car même pour les athées, le rêve, l’espoir et les réflexions sont souvent des irrationalités car ils sont par nature hors de la réalité et ne sont pas sûrs de la rejoindre dans ses résultats.

C’est nous qui sommes exclus par la religion de la population algérienne car nous sommes exclus du lien avec elle. Pourquoi, nous aussi, ne serions-nous pas associés à la communion nationale autour d’un moment unificateur qu’est une fête nationale ?

Le premier novembre est colonisé par le tintamarre de l’armée et de la dictature. Il en est de même pour le 5 juillet et le 20 novembre. Pour les autres fêtes, elles sont entièrement dévouées à la religion.

Pourquoi sommes-nous exclus d’un moment de fête collective qui nous réunirait ? Pourquoi cet ostracisme et bannissement envers nous ? Nous refusons d’être embrigadés par une armée et une religion qui ne sont pas notre rationalité et qui nous obligent par une terreur à nous soumettre. Pourquoi ne fêterions-nous pas ensemble notre joie d’être une communauté unie sans autre référence obligatoire pour tous ?

Beaucoup de peuples dans le monde ont gardé le droit à la liberté spirituelle aux citoyens en permettant l’union d’une communauté nationale dans la fête et la fraternité.

Quels jours choisir ? Eh bien, c’est facile, gardons les mêmes dates que celles des commémorations nationales, comme celles de l’indépendance et celles des religions. Supprimons tout simplement la soumission aux militaires et celle de la religion non  réformée.

Beaucoup de pays démocratiques ont choisi cette option qui, en même temps, satisfait les croyants et les laïcs, comme la fête de Noël ou de Pacques. Que les uns célèbrent leur religion et que les autres rejoignent la fête sans une obligation spirituelle. Nous serions alors tous ensemble.

Nous serions si heureux et nous mangerions ensemble ce pauvre mouton qui sera sacrifié au nom de notre croyance pour les uns, celui du grand bonheur de se rassembler, pour les autres. 

Pour lui, c’est une exclusion jusqu’à la mort. C’est regrettable mais l’humain peut-il s’arrêter de se nourrir ? On lui exige juste de ne pas aller au-delà des besoins dans une orgie qui coute cher et qui fait gaspiller des centaines de tonnes de nourriture dans un pays où la cherté de la vie est déjà écrasante.

Et même cela les laïcs l’accepteraient car leur droit ne peut stigmatiser ceux des autres. Surtout que j’ai une immense et déraisonnable envie de côtelettes et d’abats. La gourmandise est irrationnelle, preuve qu’on peut tous s’entendre. 

En attendant, je souhaite un bon Aïd à tous. Notre pays est si beau et mérite notre effort collectif de rassemblement, les athées comme les croyants.

Bon, on peut tout de même rire sans irrespect de la chechia et des babouches, non ?

Boumediene Sid Lakhdar

Chérif Mellal, au nom du sang de mon père !

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Cherif Mellal
Le détenu Cherif Mellal paye cher son engagement pour la Kabylie

L’histoire de Jesse Owens, un Noir, descendant d’Afrique, avait secoué toute l’Amérique, son pays, et le reste du monde en remportant quatre médailles d’or aux Jeux olympiques de Berlin, en 1936, une première !

En guise de remerciements, les États-Unis d’Amérique avaient failli l’envoyer en prison pour des motifs insignifiants.

Au nom des “Pères Fondateurs de la Constitution américaine”, grâce à la conscience de certains justiciers et à l’enquêteur présent au procès, le verdict fut sans équivoque : Jesse Owens est libre. Désormais, il fait partie de l’Histoire et de la fierté du pays.

Chérif aimait sa culture. Il fait partie intégrante de ces personnes qui ont juré de la défendre avec détermination, comme tous les peuples sur terre qui sont allés aussi loin dans le sacrifice.

Chérif Mellal a choisi de l’exprimer en représentant les couleurs de son équipe préférée, la JSK (Jeunesse Sportive de Kabylie). Les résultats ont été plus que satisfaisants puisque les trophées n’en finissaient plus de s’accumuler.

Cette culture qu’il chérit tant est celle qui secoue les esprits d’aujourd’hui, car sa référence est millénaire.

Celle-là même qui constitue un joyau, source de fierté pour toute l’Afrique du Nord, après avoir survécu aux diverses invasions.

Aucune d’entre elles n’avait abouti à son anéantissement, contrairement à certaines autres vieilles cultures désormais disparues.

Elle est sa raison de vivre, son oxygène, sa dignité, son honneur et son mode d’expression.

Chérif est sorti du mutisme que la conjoncture impose, au demeurant.
Un éveil qui ressemble étrangement à celui pour lequel mon père a donné son sang.

En 1956, en réponse à un interlocuteur qui le suppliait de cesser ses activités d’engagement à défendre le pays pour des raisons familiales, il se leva et jura :
“Djema Liman à Cheikh ar jusqu’au bout”.

Le 5 mai 1960, la bombe de l’ennemi lui ôta la vie. En 1963, nous l’avons réenterré sans une partie de son crâne.

La promesse faite avant sa mort, devant ses compagnons : “Que les survivants de la guerre se doivent de prendre soin de notre progéniture et que l’injustice soit chassée de notre terre”.

Il est parti dans l’au-delà et, quelques années plus tard, l’exil m’a permis d’offrir un logis décent à ma mère, l’épargnant ainsi, presque, de l’itinérance.

Si défendre sa culture devenait un crime et que la grève de la faim et les conséquences qui en découlaient restaient l’ultime défense, alors la justice du survivant d’après-guerre aurait failli aux volontés de ceux qui ont arrosé de leur sang cette terre aux mille histoires.

Que la colère du moment ne calque en rien celle de la noirceur de la guerre et que le sacrifice d’hier efface à jamais les souffrances du jour.

La liberté de Chérif Mellal devient imminente au regard du danger qui guette sa santé.
La raison doit l’emporter sur toute autre considération, car sa grève de la faim ressemble délibérément à celles vécues sous les geôles de l’Hexagone.

Chérif Mellal n’a jamais fait la démonstration d’actes de violence qui mettraient en péril la paisibilité de l’ordre public.

À cet effet, son pacifisme le place à un niveau des plus remarquables, au point d’être chéri à travers tout le territoire national pour tous les honneurs qui ont fait briller sa carrière.

Les cicatrices de l’irréparable émergeront à chaque événement et l’Histoire fera son chemin…

Achour Berkaine
Montréal, le 28 mars 2025

Inhumé samedi à Tizi-Ouzou : Youcef Merahi, un homme habité par la passion des mots

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Inhumation de Youcef Merahi.
Crédit. Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Youcef Merahi, romancier, poète et essayiste, s’est éteint à l’âge de 73 ans, après un long combat contre la maladie.

Natif de Tizi-Ouzou, celui que beaucoup appelaient avec déférence « Da Youcef » a rendu son dernier souffle vendredi dernier à l’hôpital privé Mahmoudi de Tizi-Ouzou. Il laisse derrière lui une œuvre marquée par une inlassable quête de sens et une écriture imprégnée de la transmission de la mémoire et du passage du temps.

L’annonce de son décès a suscité une profonde émotion parmi les habitants de sa ville natale et bien au-delà. Les réseaux sociaux, notamment Facebook, ont été le théâtre de nombreux messages de reconnaissance et de compassion.

Une foule nombreuse s’est rassemblée à la Maison de la Culture Mouloud Mammeri, où sa dépouille a été exposée pour un ultime hommage. Conformément à ses souhaits, il a été inhumé dans le cimetière familial de Sikh-Oumeddour, près de Tizi-Ouzou, aux côtés de la tombe de sa mère, après la prière de l’âsr.

Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA), Youcef Merahi a eu une carrière brillante en tant que haut cadre de l’administration publique. Il a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment celui de directeur de l’administration locale (DAL) à la wilaya de Tizi-Ouzou, avant de prendre la tête du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA). Pourtant, malgré ce parcours exemplaire, il restait un homme tourmenté, partagé entre son devoir professionnel et sa passion dévorante pour l’écriture.

Son œuvre, vaste et variée, embrasse la poésie, la prose, l’essai et la chronique journalistique. Écrivant en tamazight et en français, il a laissé une trentaine d’ouvrages parmi lesquels : De l’absurde au quotidienCris en papierCarnet de nuitÀ rebours d’OranDans mon cœur, il n’a plus d’heure (poèmes), Oran, échelle 31 (poèmes), Et l’ombrelle assassine (roman), Kabylie : TamurtiwJe brûlerai la mer (poèmes), La Pétaudière (roman) et Tahar Djaout, premiers pas journalistiques (essai).

Son dernier ouvrage, Brie de mémoire, récemment publié à Tizi-Ouzou, porte l’empreinte de la mémoire. Il y restitue avec finesse les souvenirs et les anecdotes de sa ville natale, le mont des Genêts (Tizi-Ouzou), qu’il chérissait tant.

Avec sa disparition, l’Algérie perd une plume engagée, un écrivain passionné et un passeur de mémoire dont l’œuvre continuera d’éclairer les esprits et d’inspirer des vocations. 

Rabah Aït Abache

Burkina Faso : une cinquantaine de soldats et de VDP tués

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Terroristes du Jnim Burkina
Des terroristes du Jnim au camp de Dipaga au Burkina

Situé dans l’est du Burkina Faso, le camp militaire de la ville de Diapaga a été pris d’assaut par un groupe terroriste armé, dans l’après-midi du vendredi 28 mars. Si le bilan humain est très lourd – une cinquantaine de morts parmi les soldats et leurs supplétifs des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) –, l’armée a aussi perdu des armes et des munitions dans l’attaque. Après en avoir récupéré une partie, les assaillants ont mis le feu au reste du matériel.

L’attaque contre le camp militaire de la ville de Diapaga, dans l’est du Burkina Faso, s’est produite aux alentours de 16 heures dans l’après-midi du vendredi 28 mars, selon des habitants joints sur place. Arrivés en grand nombre à moto, les assaillants « ont encerclé la ville et ont commencé à tirer : tout le monde s’est mis à l’abri », racontent des témoins qui décrivent une situation très tendue.

Des tirs ont ensuite retenti près du camp que les soldats ont été contraints d’abandonner après avoir tenté de résister. « Les terroristes se sont alors servis dans les armes et les munitions qui s’y trouvaient avant de mettre le feu à ce qu’il restait », confie une source locale qui a pu visiter le site au lendemain de l’attaque.

« Désolation »

Le ratissage organisé après l’assaut a permis de retrouver les corps sans vie d’au moins 30 soldats. Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), qui étaient en formation à l’intérieur du camp ont, quant à eux, perdu 22 de leurs camarades qui ont été inhumés samedi 29 mars. Déjà très lourd, ce bilan pourrait toutefois encore s’aggraver, plusieurs soldats manquant toujours à l’appel. Les recherches pour les retrouver sont d’ailleurs toujours en cours, selon les sources de RFI.

Outre le camp militaire, le groupe terroriste armé a aussi visité des commerces de Diapaga, ainsi que le siège d’une société cotonnière et la prison civile de la ville. Plusieurs édifices ont par ailleurs été incendiés. « Des tirs d’obus ont visé la cité dans la matinée de samedi », ajoute enfin l’un de ces habitants pour qui Diapaga est actuellement plongée dans la « ​​​​​​​désolation ».

L’état-major général des armées burkinabè n’a, pour sa part, fait aucune communication sur cette attaque à ce stade.

RFI

« Les Béliers » d’Ahmed Fouad Bouras, une fresque familiale touchante

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Les béliers

Dans son premier roman, Les béliers, Ahmed Fouad Bouras plonge ses lecteurs dans une histoire familiale complexe située dans l’Algérie des années 2000. L’écriture est sensible et incisive.

Ceux qui connaissent les fameux combats de béliers en Algérie vont replonger dans cette ambiance où les paris les plus fous ne sont jamais loin. En filigrane, l’auteur emmène le lecteur dans ce pays et lui déroule une histoire familiale complexe où la nombreuse progéniture ne facilite guère la vie.Trois personnages forts portent l’histoire du roman «Les Béliers». Trois demi-frères et soeur qui se retrouvent les lieux de leur passé.

Le récit met en scène une fratrie atypique : Abderrahmane, un demi-frère berger aux fréquentations douteuses ; Rahma, une demi-sœur forte et indépendante ; et un père ombrageux souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette. Rahma qui vit en Algérie demande à son demi-frère Ouahab qui vit, lui, en France avec sa mère française de venir en Algérie. Son père a besoin de lui. Ce dernier est malade. Il possède un cheptel. Il veut voir son fils auprès de lui. Seulement, Ouahab n’a plus de lien avec son paternel si ce n’est qu’il a hérité de la même maladie que lui. Après réflexion, le fils rejoint son père et sa demi-soeur en Algérie. Par la même occasion, il retrouve son demi-frère Abderahmane qui s’occupe des moutons. Mais pas seulement. Il a un hobby : les combats de béliers.

Les béliers eux-mêmes, sont une forme de parabole. Ce n’est pas de la tauromachie comme en Espagne, mais les combats de béliers sont un moment aussi de confrontation sociale et d’affirmation de puissance. Ces combats ne vont pas sans quelques magouilles. Pas seulement, les bêtes servent aussi à faire passer de la drogue vers la Tunisie voisine.

Ahmed Fouad Bouras aborde avec subtilité des thèmes universels tels que les liens du sang, la place des femmes dans une société traditionnelle, le handicap, et le poids des rêves inaccessibles. L’humour incisif de l’auteur contraste avec la dure réalité décrite, offrant une lecture à la fois divertissante et poignante.

L’auteur plonge le lecteur dans cet univers familial mais aussi social.

Grâce à une écriture maîtrisée et sensible, Bouras transporte ses lecteurs dans les paysages ruraux algériens tout en mettant en lumière les défis de cette société. Ce premier roman social dépasse le simple cadre familial pour devenir une réflexion sur l’identité et la résilience humaine. Dans «Les béliers», on retrouve toutes les tensions sociales qui traversent la société.

Rabah Aït Abache

Les Béliers d’Ahmed Fouad Bouras, Editions Emmanuelle Collas.

Coupe d’Algérie 2024-2025 : les demi-finales auront lieu le 15 avril

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Coupe d'Algérie

Les demi-finales de la Coupe d’Algérie de football, saison 2024-2025, sont programmées pour la journée du mardi 15 avril, a indiqué samedi la Commission de la Coupe d’Algérie de la Fédération algérienne de football (FAF).

A cet effet, la rencontre mettant aux prises l’USM Alger (Ligue 1) ) l’USM El Harrach (Ligue 2) aura lieu au stade du 5-juiilet 1962 (20h45), alors que le match opposant le CR Belouizdad au MC El Bayadh se déroulera au stade Miloud Hadefi d’Oran (18h00).

Les matchs des demi-finales auront lieu dans un grand stade neutre, avec l’utilisation de la technologie de l’assistance vidéo à l’arbitrage.

Le CR Belouizdad, détenteur du trophée, était le dernier club qualifié pour le carré d’As, aux dépens du MO Bejaïa, qu’il a battu sur le score de 1 à 0, vendredi soir au stade Hocine Ait Ahmed à Tizi-Ouzou.

Le CRB a rejoint les clubs de l’USM Alger, le MC El Bayadh et l’USM El Harrach, qui avaient fait de même face aux, respectivement, le CR Témouchent (Ligue 2), l’ES Sétif (Ligue 1) et l’ES Mostaganem (Ligue 1), lors des matchs des quarts de finale joués mercredi et jeudi.

Programme des demi-finales :

– Stade 5-juillet 1962 (20h45) : USM Alger (Ligue 1) – USM Harrach (Ligue 2)

– Stade Miloud Hadefi d’Oran (18h00) : CR Belouizdad (Ligue 1) – MC El Bayadh (Ligue 1).

APS

Deux criminels qui tentaient d’exfiltrer un baron de la drogue éliminés à Tlemcen

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Gendarmes

Deux criminels, qui tentaient d’exfiltrer un baron de la drogue, ont été éliminés et un troisième a été arrêté dans la commune frontalière Bab-El-Assa (wilaya de Tlemcen) par un détachement de la Gendarmerie nationale, indique samedi un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

« Dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et grâce à l’exploitation efficiente de renseignements, un détachement de la Gendarmerie nationale, a encerclé, le 27 mars 2025, lors d’une opération de qualité menée dans le village de Slam, commune frontalière de Bab-El-Assa, wilaya de Tlemcen en 2ème Région militaire, un domicile où se trouvait un baron de la drogue. Il s’agit du dénommé Malou Imam, recherché par la justice et faisant l’objet de plusieurs mandats d’arrêt émis contre lui dans diverses affaires », précise le texte.

« Ce dernier, qui était présent avec son frère dans son domicile, a ouvert le feu sur le personnel du détachement, causant la blessure d’un officier, qui a été transféré immédiatement à l’hôpital de Maghnia pour recevoir les premiers soins, avant d’être évacué à l’hôpital militaire universitaire d’Oran », ajoute la même source.

A l’issue, « ce baron a tenté de s’enfuir à bord d’un véhicule de type Renault-25 avec deux criminels, ce qui a conduit à l’intervention du personnel du détachement de la Gendarmerie nationale en tirant sur le véhicule et en éliminant les deux criminels qui se trouvaient à bord qui tentaient d’exfiltrer le baron », ajoute le communiqué, précisant qu’il s’agit « des dénommés Ghattasse Mohamed et Nemraoui Mohamed, tandis que le baron s’est enfui ».

Ensuite, « après que le personnel de la Gendarmerie nationale a pris d’assaut la maison, le frère du baron, le dénommé Malou Ilyes, qui était légèrement blessé fut arrêté », note le communiqué du MDN.

Cette opération a permis « la récupération d’un pistolet automatique de type « Star », un véhicule utilitaire, quatorze téléphones portables, une machine à compter les billets, ainsi que d’autres objets ».

« Cette opération de qualité réitère, encore une fois, le professionnalisme, la vigilance et la disponibilité permanente de nos Forces armées déployées le long de nos frontières dans leur lutte contre toutes les formes de la criminalité organisée, notamment en ce mois sacré du Ramadan », conclut le communiqué.

APS

Quatre réseaux criminels spécialisés dans le vol de véhicules démantelés à Alger

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Gendarmes

Les services de la Gendarmerie nationale (GN) d’Alger ont démantelé quatre réseaux criminels spécialisés dans le vol, le démontage et la revente de véhicules en pièces de rechange, indique vendredi un communiqué des mêmes services.

« Dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, les éléments du Groupement territorial de la GN d’Alger ont démantelé quatre réseaux criminels spécialisés dans le démontage et la revente de véhicules en pièces détachées avec arrestation de mis en cause et récupération de quatre véhicules volés », précise la même source.

A cet égard, « la Brigade territoriale de la GN de Kheraissia (section de Douéra) ont arrêté deux individus, dont une femme impliqués dans une affaire de piraterie routière. L’enquête a permis l’arrestation des membres du réseau et la récupération du véhicule ».

Par ailleurs, la Brigade de Menasria (section de Baraki) a traité la seconde affaire déclenchée suite à un signalement d’un vol de véhicule.

Grâce à l’exploitation des caméras de surveilance, l’enquête a permis l’identification et l’arrestation des trois auteurs dans un temps record, avec restitution du véhicule volé ».

La Brigade de Sécurité et d’investigation de Douera a arrêté trois individus, spécialisés dans le vol de véhicules, en flagrant délit, et saisi le matériel utilisé dans ce crime.

Quant à la quatrième opération, elle a été menée par la Brigade de Zonka et de Gué de Constantine, relevant de la section de Bir Mourad Rais, laquelle s’est soldée par « l’arrestation de deux individus ayant brisé la vitre d’un véhicule en vue de le voler, et la saisie de différents outils et d’un motocycle ».

« Toutes les opérations menées ont donné des résultats positifs, à la faveur de la mise en œuvre du plan anti-vol de véhicules par le Groupement territorial, et du suivi minutieux des affaires de vol de véhicules en coordination avec les autres services de sécurité.

L’arrestation de ces réseaux a également permis de traiter d’autres affaires similaires », ajoute le communiqué.

Après l’achèvement des procédures judiciaires, les mis en causes seront présentés devant les juridictions compétentes », conclut le communiqué.

APS

Boualem Sansal VS Mohamed Lamine Belghit : un poids deux mesures qui interroge

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Mohamed Lamine Belghit

Les déclarations de Boualam Sansal sur l’Ouest algérien sont des contre-vérités historiques qui résonnent plus comme une provocation qu’une démarche visant à accéder à notre passé.

La conjoncture géopolitique tendue a donné à ces propos une connotation qui pouvait prêter à diverses interprétations. Mais, parce qu’il y a toujours un mais, emprisonner Boualem Sansal ne participe-t-il pas d’une volonté d’intimider ou de terroriser encore plus les citoyens qui veulent faire valoir leur opinion dans leur pays en prenant le risque de mettre de l’huile sur le feu avec une autre conséquence immédiate : pousser davantage à l’isolement de l’Algérie sur la scène internationale ?

La question mérite d’être posée; d’autant que des propos similaires, voire plus graves, tenus à plusieurs reprises par d’autres personnes n’ont fait l’objet d’aucune poursuite. Et ce traitement judiciaire à la carte pose un sérieux problème.

Mohamed Lamine Belghit, grand amateur de l’histoire bricolée confinant au charlatanisme, est aussi porte-parole attitré de la badissiya-novembriya, héritière des Oulémas qui ont publiquement condamné l’insurrection du premier novembre. Une mouvance dont la dénomination est déjà un contresens politique et une supercherie intellectuelle. Il se distingue par plusieurs dérapages dont certains heurtent frontalement des dispositions constitutionnelles et les fondements symboliques de la nation algérienne.

Dans une émission diffusée sur la chaine Echourouk et postée le 1er novembre 2019 sur youtube, Mohamed Lamine Belghit s’attaque à l’une des constantes nationales : à savoir la composante amazighe de l’Algérie consacrée par la constitution. Ecoutons-le : «Cette amazighité est une création de l’académie berbère. Cette amazighité n’existe pas du tout. Le seul qui a parlé un peu de l’amazighité dans l’histoire c’est Ibn Khaldoun ». Le « un peu » d’Ibn Khaldoun sur l’amazighité représente son immense œuvre consacrée à « l’histoire des Berbères.» Cette déclaration constitue un viol caractérisé de la Constitution algérienne qui menace la cohésion nationale avec les risques potentiels de violences intercommunautaires que cela peut provoquer.

Dans une autre vidéo diffusée sur Youtube le 19 juin 2021, il développe une lecture sournoise et falsifiée de la reddition de l’émir Abdelkader. À la question du journaliste qui lui demandait si l’Emir Abdelkader a capitulé, Belghit répond : « Ce mot me dérange. Moi je le dis avec un langage plus clément. L’émir a capitulé devant le jugement de Dieu et son destin mais il a laissé le combat ouvert à tout Algérien musulman capable de prendre l’épée une autre fois pour défendre sa dignité ».

On relèvera ici l’incantation de la divinité de la part d’un expert censé rapporter des faits pour analyser scientifiquement les événements. Le journaliste le relance en lui indiquant « qu’il y a une logique peut-être simple qui te dit où se situe le problème. Au lieu de se rendre ou de capituler et accepter la domination française, il aurait pu aller vers le Sahara où n’importe quel autre lieu et continuer sa résistance jusqu’à ce qu’il tombe en martyr. »

C’est là que Belghit, personnalise la lecture de l’histoire et sans donner ses sources, déclare : « l’émir avait perdu la loyauté d’un ensemble de tribus dans le Sud Oranais, surtout la région de Saïda ».

Pour étayer ses allégations, il emprunte des propos qui auraient été tenus par l’émir Abdelkader et qui se serait justifié ainsi : « …si j’avais pris la destination du sud (Belghit indique, sans plus de précision, que par le sud, l’émir voulait dire, sans la citer nommément, Saïda) ils m’auraient livré au roi du Maroc » et ça sera sa fin, déduit le scénariste. Il conclut en estimant qu’il « a préféré rendre son épée au lieu d’entrer en guerre avec les Marocains où avec des tribus dans le sud-oranais qui ont prêté allégeance au Maroc … ».

Donc selon Belghit aussi, du vivant d’Abdelkader, le sud-ouest algérien serait marocain ! Un délire qui n’a soulevé aucune protestation.

Ces élucubrations appellent plusieurs remarques. Après sa reddition, l’émir Abdelkader n’a pas « ouvert le combat à tout Algérien musulman capable de prendre l’épée une autre fois. » Epuisé et déçu, il témoignera fidélité à la France qui saura la récompenser par une bourse conséquente.

Il avait d’ailleurs violemment condamné l’insurrection de 1871 et renié un de ses fils qui allait y prendre part. Mais pourquoi l’affabulateur Belghit s’autorise-t-il à interpréter les pensées de l’émir pour y trouver de supposées décisions coupables des tribus de Saida qu’il livre à la postérité comme des communautés habitées par la félonie ?

A ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée devant autant des propos délictueux d’un multirécidiviste de la manipulation de l’histoire. Dans une autre intervention, Belghit nous assomme par une humiliante tromperie qui contredit tous les témoignages et documents connus sur le déclenchement de la révolution du premier novembre.

Voici sa mystification : « Moi je dis que Abdenacer est celui qui a donné le feu vert pour la révolution à Ben Bella. » La révolution algérienne n’est inféodée ni à Moscou, ni au Caire ni à Londres ni à Washington avait déclaré Abane. Il est vrai que pour Belghit, ce ne sont pas les fils de novembre et de la Soummam qui ont fait la guerre mais les Oulémas qui l’ont condamnée dès le premier jour. L’indécence de l’imposteur ne connait ni limite ni sanction.

Un deux poids deux mesures qui fait de certains Algériens des acteurs qui échappent à une loi que l’on applique avec une rigueur extensive à d’autres. Il y aurait comme des citoyens du premier collège qui défient le droit et la morale.

Il serait intéressant de savoir qui sponsorise et protège cet homme sectaire, spéculateur de l’histoire de chambre et négationniste de l’identité amazighe. La justice ne devrait-elle pas s’auto-saisir dans ce cas, ou devrait-on encore introduire, comme dans le cas de Naima Salhi, une plainte pour qu’elle daigne enfin bouger ?

Yassine Aïssaoui,

Tribune publiée par l’auteur sur Facebook le 28 novembre 2024.

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