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Trump attaque le Venezuela : l’ICR dénonce une agression criminelle

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Trump attaque le Venezuela : l’ICR dénonce une agression criminelle

Dans un communiqué, l’International communiste révolutionnaire (ICR) dénonce un acte « criminel et impérialiste », fruit d’une politique cynique et froide, entièrement guidée par les intérêts des États-Unis.

Dans la nuit du 3 au 4 janvier, Caracas s’est réveillée sous le bruit des explosions. À deux heures du matin, six grandes détonations ont secoué la capitale vénézuélienne, tandis que d’autres frappes touchaient El Higuerote, Miranda, La Guaira et Aragua. Des hélicoptères américains ont survolé la ville. Selon Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela, le président Nicolás Maduro et son épouse ont été enlevés et exfiltrés par l’armée américaine hors du pays.

Cette attaque n’est pas un événement isolé. L’ICR rappelle que le Venezuela a été soumis à des mois d’intimidations et d’escalade militaire : saisie de navires pétroliers, bombardements de petites embarcations en mer des Caraïbes, massacres de pêcheurs innocents. Pour l’organisation, tout cela relève d’une stratégie claire : dominer le continent américain, punir les États qui résistent et imposer une hégémonie par la force.

Le général Padrino, chef des forces armées vénézuéliennes, a confirmé des victimes civiles et lancé un appel à la résistance nationale. « Ils nous ont attaqués, mais ils ne nous ont pas soumis », a-t-il déclaré. Dans un pays plus petit face à la colossale puissance militaire américaine, la mobilisation populaire devient cruciale. Les ouvriers, paysans, habitants des quartiers populaires et tous ceux ayant bénéficié de la révolution bolivarienne pourraient décider du cours de cette lutte, si une direction solide leur est donnée.

L’International communiste révolutionnaire (ICR) insiste : soutenir le Venezuela ne signifie pas soutenir aveuglément la politique de Maduro. Cela relève de principes fondamentaux d’internationalisme : s’opposer à l’agression impérialiste, quel que soit le gouvernement ciblé. Toute vacillation, selon eux, constituerait une trahison de la solidarité internationale des peuples et de la classe ouvrière.

Le mouvement ouvrier international et les populations latino-américaines sont appelés à manifester leur solidarité, à organiser des rassemblements devant les ambassades et à exiger l’arrêt immédiat de cette offensive. Cuba, la Russie et la Chine, alliés du Venezuela, sont trop éloignés pour un soutien militaire direct. L’issue dépend donc de la résistance interne et du soutien populaire et international.

L’ICR conclut par un message clair, sans détour : « Pas touche au Venezuela ! Yankee, go home ! À bas l’impérialisme américain ! »

Djamal Guettala 

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Venezuela : Trump acte l’impérialisme américain

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Maduro arrêté
Nicolas Maduro enlevé en claquette. Crédit photo : DR

La conférence de presse donnée le 3 janvier par le président américain après la capture du président Maduro et de sa femme montre sa dérive autoritaire et pourrait ouvrir la porte à de grandes puissances non démocratiques pour qu’elles agissent militairement.

L’enlèvement du dictateur vénézuélien, Nicolas Maduro, semble à première vue une victoire pour la démocratie. Celui qui a volé le pouvoir au peuple vénézuélien lors des dernières élections, le privant de sa dignité et de ses libertés fondamentales, n’a eu que ce qu’il méritait. Bien que la raison donnée pour capturer Maduro et sa femme soit leur propension à envoyer de drogue et des criminels vers les États-Unis, une conférence de presse tenue par Trump quelques heures après les enlèvements, le 3 janvier en avant-midi dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride a révélé d’autres possibles raisons plus problématiques.

Pillage en vue ?

Dans son style habituel qui mélange les faits à la propagande contre les démocrates américains et a une pensée magique résistante à la science, le président a parlé durant cette conférence de presse de ce qui pourrait bien être le but réel de l’action militaire, soit qu’il désirait que son gouvernement gère le Venezuela jusqu’à ce qu’il soit possible d’y faire une transition sécuritaire, prospère et judicieuse de gouvernement. Aucune limite de temps n’a été proposée pour cette gestion américaine.

Dénonçant la situation actuelle dans l’industrie pétrolière vénézuélienne qui ne produirait qu’une infime partie de son potentiel, il affirme vouloir la paix, la liberté et la justice pour les citoyens, incluant ceux qui vivent aux États-Unis qui voudraient revenir dans leur pays, mais aussi que des entreprises américaines allaient s’y installer pour augmenter la production de pétrole et rendre la population plus riche, indépendante et en sécurité.

Après avoir dénoncé que la nationalisation des industries pétrolières américaines avait été un vol et que cela ne se serait jamais produit s’il avait été au pouvoir, il a encensé la doctrine Monroe qu’il considère très importante pour la sécurité de son pays. Selon le président américain, le pétrole et les ressources qui seront extraits par les compagnies américaines du sol vénézuélien bénéficieront non seulement aux gens du pays, mais aussi à ceux qui ont dû le quitter et comme remboursement des dommages causés au gouvernement des États-Unis. En répondant aux questions de la presse, Trump a précisé que son gouvernement n’hésiterait pas à poster des soldats américains dans le pays et que les compagnies qui ont été expropriées seront compensées.

Un exemple pour la Chine et la Russie ?

Trump affirme qu’il ne veut pas que le prochain gouvernement du pays continue à agir face aux Américains comme l’a fait celui de Maduro. Lors de la période de questions, il a aussi dit que les gouvernements de Cuba et de la Colombie pouvaient aussi être considérés comme des cibles futures, l’un en raison de sa mauvaise gestion gouvernementale, l’autre pour la production de drogue qui s’y fait.

L’attaque américaine pourrait avoir d’importantes répercussions mondiales. Selon un membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, si en théorie, la Chine et la Russie perdent un allié en Maduro, puisque l’un achetait son pétrole et l’autre lui vendait des armes, ils pourraient tirer profit de cette situation qui démontre concrètement que l’on peut revenir au modèle impérialiste au niveau mondial et qu’un pays riche et puissant a maintenant le droit d’intervenir militairement s’il se passe quelque chose dans sa cour arrière qu’il n’apprécie pas. On pourrait remplacer le Venezuela par l’Ukraine et Trump par Poutine avec son opération militaire spéciale pour la dénazifier. 

Donald Trump vient d’envoyer un message sans ambiguïté sur le retour de l’empire américain. La première puissance mondiale veut maintenant dominer son continent. Le Venezuela de Nicolas Maduro était une cible facile. Selon Guillaume Lavoie, cela pourrait entraîner plus de problèmes à long terme. Autour de la Russie, il y a aussi l’est de la Moldavie et des pays baltes qui pourraient être forcés militairement de revenir dans les limites de l’URSS. Par cette intervention, les États-Unis perdent leur posture morale et ne peuvent plus demander à la Chine de ne pas envahir Taïwan et ses pays voisins.

Michel Gourd

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Enlèvement de Maduro : le maire Zohran Kwame Mamdani alerte

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Zohran Kwame Mamdani,
Zohran Kwame Mamdani, maire de New-York

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par les forces militaires américaines a provoqué une onde de choc à l’échelle internationale et suscité de vives réactions locales. Le maire de New York, Zohran Kwame Mamdani, a publié un communiqué sur son compte X, rappelant la gravité de la situation et les implications pour la population new-yorkaise.

« Ce matin, j’ai été informé des rapports selon lesquels le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse auraient été capturés par les forces militaires américaines et devraient être détenus dans des locaux fédéraux ici à New York, » a écrit le maire sur son compte.

Il a insisté sur le cadre légal et international : « Une attaque unilatérale contre une nation souveraine constitue un acte de guerre et viole le droit fédéral ainsi que le droit international. De telles actions ont des conséquences considérables, non seulement à l’étranger, mais aussi ici chez nous. Elles affectent directement les New-Yorkais, y compris les dizaines de milliers de Vénézuéliens qui appellent cette ville leur foyer. »

Dans ce message publié sur X, Zohran Kwame Mamdani a également souligné l’importance de protéger les habitants de la ville : « Ma priorité absolue est la sécurité et le bien-être de chaque New-Yorkais. Mon administration suit de près l’évolution de la situation et continuera de fournir des directives claires pour protéger nos communautés. »

Ce communiqué intervient alors que les tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela atteignent un niveau inédit depuis plusieurs décennies. Les analystes estiment que la détention de Nicolás Maduro sur le sol américain pourrait compliquer les relations bilatérales et susciter de nouvelles réactions de Caracas et de ses alliés régionaux.

À New York, la communauté vénézuélienne, qui compte plusieurs dizaines de milliers de résidents, suit la situation avec inquiétude. Les autorités locales ont annoncé qu’elles intensifieraient la communication avec les organisations communautaires pour assurer le maintien de la sécurité et de l’ordre public, tout en surveillant tout impact potentiel de l’événement sur la ville.

Le maire Zohran Kwame Mamdani, par ce communiqué publié sur X, se positionne ainsi à la fois comme gardien de la légalité internationale et protecteur des citoyens new-yorkais, dans une ville où l’impact de décisions étrangères peut se faire sentir de manière immédiate et tangible.

Djamal Guettala 

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Maduro en détention : l’image qui fait basculer le Venezuela

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Le 3 janvier 2026, Donald Trump a publié sur Truth Social une image qui a immédiatement fait le tour du monde. Nicolás Maduro, ancien président du Venezuela, apparaît menotté, vêtu d’un survêtement gris, les yeux bandés d’un covering noir opaque, protections auditives sur les oreilles, une bouteille d’eau dans la main droite.

Autour du désormais ancien président vénézuélien, des agents fédéraux, reconnaissables au logo DEA. L’image est froide, brutale, et pourtant pleine de signification. Chaque détail semble calculé pour montrer que le régime de Maduro est tombé, que le pouvoir a changé de main. Des images de Maduro prisonnier sont aussi publiées dans la nuit.

Cette photo a été prise peu après l’Operation Absolute Resolve, une intervention militaire massive menée par les États-Unis dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026. Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été extraits de Caracas, transportés par hélicoptère jusqu’au porte-avions USS Iwo Jima en mer des Caraïbes, puis acheminés vers New York. Aucun cliché officiel de Cilia Flores n’a été diffusé, mais elle fait face aux mêmes accusations que son mari.

L’image rappelle inévitablement d’autres moments historiques. Manuel Noriega, à Panama en 1989. Saddam Hussein, en 2003, sortant de sa cachette. À chaque fois, la photo n’est pas seulement un document : elle est un symbole, une narration visuelle d’un pouvoir renversé. Celle de Maduro ne déroge pas à la règle. Elle cristallise des années de tensions, de conflits et d’accusations de narco-terrorisme, de trafic de cocaïne et de collusion avec des groupes armés, portées contre le président vénézuélien depuis 2020.

Donald Trump, dans une déclaration à Mar-a-Lago, a qualifié l’opération de « succès spectaculaire » et a annoncé que les États-Unis allaient temporairement « gérer » le Venezuela pour assurer une transition et relancer l’exploitation pétrolière. Les motivations économiques sont visibles : le Venezuela, premier exportateur de pétrole d’Amérique latine, devient un enjeu stratégique.

La réaction internationale ne s’est pas fait attendre. Chez les exilés vénézuéliens et parmi certains responsables républicains, c’est la célébration. À l’inverse, la Chine, la Russie, Cuba et plusieurs pays latino-américains dénoncent une violation flagrante du droit international. Aux États-Unis, le débat se concentre sur l’absence d’autorisation du Congrès et sur la légitimité de l’opération. Pour certains juristes et observateurs, cette intervention constitue un précédent inquiétant.

À New York, Maduro et son épouse doivent comparaître lundi devant un tribunal fédéral de Manhattan pour des charges de narco-terrorisme. La presse américaine diffuse déjà des vidéos de son escorte par la DEA – ce fameux « perp walk » qui rappelle que la chute du pouvoir n’est pas seulement politique, mais aussi théâtrale.

L’image de Maduro détient une puissance symbolique immédiate. Elle résume une histoire de pouvoir, de corruption et de chute. Elle fixe l’œil sur un visage humain rendu vulnérable par la machine de l’État américain. Elle dit, en un instant, que le Venezuela change de page. Mais elle soulève aussi des questions. Quelle sera la réaction des forces loyales à Maduro dans le pays ? Quelle sera l’onde de choc dans toute l’Amérique latine ? Et surtout : cette intervention préfigure-t-elle une stabilisation ou le début d’une nouvelle série de conflits ?

En quelques heures, la photo est devenue virale. Les médias du monde entier analysent chaque détail. Les réseaux sociaux commentent chaque accessoire : survêtement, menottes, bandeau, protections auditives. Dans ces signes matériels, on lit une humiliation, mais aussi une démonstration de force. Une victoire pour certains, un avertissement pour d’autres.

Cette image restera dans l’histoire. Elle raconte la fin d’un régime, expose un président, et annonce un tournant géopolitique majeur en Amérique latine. Le Venezuela, pendant des années au centre des luttes de pouvoir, se retrouve désormais sous les projecteurs d’une politique étrangère musclée. Les prochains jours, semaines et mois montreront si cette opération ouvre la voie à une transition pacifique ou si elle plonge la région dans de nouveaux conflits.

Mourad Benyahia 

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Après le renversement de Maduro, l’administration Trump menace d’autres dirigeants

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Donald Trump
Trump se conduit en roi du monde.

Les États-Unis ont ‍enlevé samedi 3 janvier le président vénézuélien Nicolas ​Maduro qu’ils accusent depuis des mois de se maintenir illégalement au pouvoir et de favoriser le trafic de drogue. Cette opération a eu lieu au mépris de toutes les lois internationales.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a laissé entendre que le même sort pourrait attendre d’autres dirigeants dans le monde.

Washington n’avait pas recouru à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les forces spéciales américaines sont intervenues, au milieu de détonations, dans la capitale Caracas et ont enlevé le couple présidentiel. 

Nicolas Maduro et son épouse feront désormais face à la justice américaine, des poursuites pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux États-Unis ayant été engagées.

Lors d’une conférence de presse tenue avec le secrétaire d’État Marco Rubio, celui à la Défense, Pete Hegseth et le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, Donald Trump ne s’est pas contenté de décrire avec enthousiasme le « succès » de cette intervention. Il a aussi menacé d’autres dirigeants, notamment son homologue colombien Gustavo Petro : « Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de la cocaïne et l’expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses », a-t-il notamment déclaré.

Cuba est aussi dans la ligne de mire de l’administration Trump. « Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet », a déclaré de son côté Marco Rubio, ajoutant que le pays était une « catastrophe » et « dirigé par des hommes incompétents et séniles ».

« Marco Rubio a construit sa carrière politique sur une volonté de changement de régime à La Havane et à Caracas, rappelle Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l’Université de Rouen, sur nos antennes. Son implantation électorale est en Floride où il a été élu grâce aux communautés latino-américaines – surtout cubaine et vénézuélienne – anti-communistes. Ce type de politique va favoriser sa popularité dans ces communautés. »

Lors de ce même point presse, le président américain a également réitéré ses menaces contre le régime iranien si celui-ci était responsable de la mort de manifestants, alors que le pays est secoué par une importante vague de contestation.

Ces dirigeants devraient-ils redouter d’être les « prochains sur la liste » ? Si le pouvoir iranien a déjà été ébranlé par une action américaine d’ampleur – le bombardement de ses sites nucléaires en juin dernier – Bogota n’aurait pas à s’inquiéter outre mesure, selon l’ancien officier Guillaume Ancel, auteur du blog Ne pas subir.

Et ce pour deux raisons : « La première, c’est que le succès de l’opération menée par les Américains reposait sur la surprise. Tout le monde a été sidéré et est en train de se dire : « Comment sont-ils allés kidnapper un couple présidentiel dans un grand pays ? » Parce que le Venezuela est un grand pays avec une forte armée et qui s’attendait malgré tout à un acte de force – mais pas de ce type-là -, de la part des États-Unis. Par conséquent, reproduire une action du même type serait impossible contre la Colombie. »

« D’autre part, poursuit l’expert, le pouvoir américain ne doit pas négliger le sujet de la politique interne. Il n’avait pas prévenu le Congrès, il est obligé de le faire maintenant. Si jamais il voulait lancer une intervention plus longue, il lui faudrait l’autorisation [des parlementaires]. On se rappelle que l’une des bases électorales de Donald Trump était de dire : « Je serai le président qui ne nous emmènera plus dans des aventures guerrières. Je suis contre la guerre ». Or là, ce qu’il vient de faire, c’est de déclencher une opération militaire, une opération de guerre contre le Venezuela. »

Concernant Cuba, Thomas Posado ne voit pas non plus de menace imminente. « S’il arrivait à renverser Miguel Diaz-Canel à Cuba, ce serait un trophée de guerre de plus pour Marco Rubio. Maintenant, c’est déjà presque un miracle du point de vue militaire d’avoir réussi cette opération au Venezuela, et on peut imaginer que les miracles ne vont pas se reproduire. D’autant plus que les États latino-américains sont désormais informés des méthodes de l’administration Trump. Cela va donc être beaucoup plus compliqué de gérer différents fronts. »

Avec RFI

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Mali – Tunisie : un scénario de folie et un qualifié contre toute attente

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Tunisie Mali

Le Mali s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 aux tirs aux buts dans une rencontre qui restera gravée dans les mémoires.

Opposés à la Tunisie au Stade Mohammed V, les Braqueurs maliens ont su renverser la situation face à des Aigles de Carthage supérieurs en possession et en occasions, pour s’imposer finalement aux tirs au but (1‑1, 3‑2 t.a.b).

La Tunisie semblait avoir le contrôle du match. Dominant la possession et profitant d’une supériorité numérique après l’expulsion de Woyo Coulibaly, les Tunisiens ont multiplié les offensives. Mais la solidité défensive malienne, combinée à un mental d’acier, a maintenu le score vierge jusqu’à la fin du temps réglementaire. Les Aigles maliens ont résisté à plusieurs situations critiques, refusant de céder malgré la pression constante.

L’ouverture du score tunisienne est survenue à la 88ᵉ minute grâce à Firas Chaouat, qui a propulsé le ballon de la tête au fond des filets, donnant l’impression que la Tunisie allait emporter la victoire. Mais le Mali ne s’est pas laissé abattre. Dans les derniers instants du temps additionnel, une main dans la surface tunisienne a offert un penalty décisif à Lassine Sinayoko, qui ne tremble pas et égalise à la 90’+6. Le stade explose : la rencontre se dirige vers les prolongations.

Pendant les prolongations, la Tunisie continue de pousser, mais le gardien malien Djigui Diarra multiplie les interventions, et le score ne bouge plus. La confrontation se décide aux tirs au but. Là encore, la résilience malienne fait la différence. Avec sang-froid, les joueurs transforment leurs tentatives et Diarra devient le héros de la séance en repoussant plusieurs tirs adverses. Finalement, El Bilal Touré offre la victoire au Mali, 3‑2 aux tirs au but.

Ce succès permet au Mali d’affronter le Sénégal en quart de finale, jeudi prochain, dans ce qui promet d’être un duel de titans. Pour la Tunisie, cette élimination est un coup dur, surtout après avoir dominé en supériorité numérique et avoir cru tenir sa qualification jusqu’à la dernière minute. Le match illustre parfaitement l’imprévisibilité du football africain : supériorité, expulsions, penalties et tirs au but peuvent bouleverser n’importe quel scénario.

Au‑delà du résultat, cette rencontre restera dans les mémoires pour son intensité et son suspense. Le Mali a démontré qu’au-delà de la technique et de la possession, la détermination et le courage peuvent suffire à créer l’exploit. Dans un tournoi où chaque match est une bataille, cette victoire montre que les joueurs maliens sont prêts à tout pour aller loin et continuer à surprendre.

Djamal Guettala

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CAN 2025 : le Sénégal se qualifie pour les quarts après un match renversant face au Soudan

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Le Sénégal qualifié
Le Sénégal qualifié aux quarts de finale de la CAN.

Le Sénégal a tremblé, douté, avant de s’imposer face au Soudan (3-1) et de décrocher son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Menés dès la sixième minute par Aamir Abdallah, les Lions de la Teranga ont été secoués d’entrée.

Le Soudan, invité surprise de ces huitièmes de finale, a rappelé que dans le football africain, aucun favori ne peut se permettre de baisser la garde.

Pape Gueye a été l’homme du match. À la 29ᵉ minute, il égalise et relance les siens, puis juste avant la pause, il double la mise et installe le Sénégal en tête. Son talent, sa justesse dans les passes et sa capacité à se projeter vers l’avant ont donné le rythme à son équipe. Chaque action de Gueye transformait la tension en espoir pour les supporters, qui retenaient leur souffle à chaque contre soudanais.

Mais rien n’était joué. Le Soudan, courageux et déterminé, ne cesse de menacer, obligeant les Lions à rester concentrés et à défendre chaque ballon avec vigilance. Les secondes s’étirent, les frappes lointaines se multiplient, et le match gagne en intensité dramatique. Le Sénégal reste fragile, mais ne lâche rien.

L’entrée de I. Mbaye à la 77ᵉ minute change le cours de la rencontre. Son but, précis et opportun, offre la sécurité au score et soulage l’équipe et les supporters. La victoire est enfin assurée, mais elle n’a été arrachée qu’après avoir surmonté une peur réelle et des Soudanais dangereux à chaque accélération.

Avec ce succès, le Sénégal confirme sa stature de favori et le sérieux de sa candidature au titre. Les quarts de finale se dessinent désormais, et Gueye et Mbaye apparaissent comme des armes décisives pour Pape Thiaw. 

Le Soudan, malgré l’élimination, quitte le tournoi la tête haute, ayant démontré que courage et détermination peuvent créer la surprise.

Pour les Lions, le chemin continue. Chaque match sera un combat, chaque victoire une leçon. Mais ce succès, arraché dans la difficulté, pourrait bien marquer le tournant d’un parcours où le Sénégal entend jouer sa carte jusqu’au bout.

Djamal Guettala 

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Brahim Izri, de la traditionnelle zaouïa de son grand-père à la chanson engagée

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Izri Brahim
Izri Brahim, l'immortel chanteur.

Cela fait vingt ans qu’Izri Brahim, l’enfant d’At-Yani, s’en est allé, trop jeune, trop tôt. Cependant, il nous a légué un répertoire musical et poétique de premier choix.

Enfant, il avait fait ses classes dans la troupe de la zaouïa de Lhadj Velkacem, son grand-père, en  »dépannant » au violon au tout début puis, en s’essayant avec succès à tous les autres instruments. Du bendir à la guitare puis au mandole à douze cordes, son instrument fétiche en privé, il s’était affirmé très vite comme un élément incontournable des soirées hebdomadaires animées par son père Dda Ammar Lhadj.

Dès son entrée au lycée de Fort National, à l’aube des années 70, il s’est laissé emporter par la vague de la musique  »moderne Kabyle » naissante dans le sillage de futurs grands noms en la matière, Idir et Djamal Allam, pour ne citer que ces deux-là. 

C’est à cette époque qu’avec quatre de ces camarades de promotion, il fonda le groupe Igoudhar. Leur premier titre,  »Aarous vou vernous », rencontra immédiatement un grand succès et fût retenu pour faire partie d’une oeuvre collective de ce genre moderniste, dans un excellent vynil intitulé  »Tachemlit ». Les composantes de cette oeuvre (Idir, Issoulas, Imazighen Imoula, Igoudhar, Sid-Ali Naīt-Kaci, Meziane Rachid) furent proclamés  »Les maquisards de la chanson  » par Kateb Yacine dans sa préface, au égard de leur combat pour la défense de leur identité amazigh.

Au début des années 1980, Brahim s’était lancé dans une carrière solo durant laquelle il a enrichi, pendant un quart de siècle, notre patrimoine avec des dizaines de titres à succès. 

Moderniste et engagé, il n’a pas hésité à bousculer les usages, autant en introduisant des instruments et des sonorités nouvelles dans ses compositions, qu’en abordant des thèmes jusque-là tabous dans une société à fortes traditions. C’est ainsi qu’il a, à maintes reprises, clamé haut et fort les droits de la Femme ou mis en exergue ceux des minorités.

L’un de ses titres les plus emblématiques fût  »Tizi-Ouzou », une adaptation de  »San Francisco  » de Maxime Le Forestier. Une merveille de texte aux accents identitaires affirmés. Cette adaptation, reprise plus tard en trio par Idir, Brahim et Maxime, en hommage à Matoub Lounes, autre chanteur engagé s’il en est, a une histoire qui vaut son pesant d’or. Nous vous invitons à la découvrir dans cette excellente vidéo courte de Nassima Chilaoui, une artiste qui fut très proche de Brahim de son vivant  et qui active au quotidien pour enrichir notre précieux patrimoine : https://www.facebook.com/reel/796489366742450

Repose en paix Brahim et sois assuré que « La maison Berbère, mazalits* debout ! »

Mouloud Cherfi

(*) Mazalits : terme kabyle signifiant ‘’est encore’’ ou ‘’tient toujours’’. 

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Décès de Jamil Azar, cofondateur d’Al Jazeera et créateur du slogan « L’opinion et l’autre opinion »

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Jamil Azar, cofondateur d’Al Jazeera
Jamil Azar, cofondateur d’Al Jazeera. Crédit photo : DR

Jamil Azar, journaliste emblématique et l’un des pères fondateurs de la chaîne Al Jazeera, est décédé à Londres à l’âge de 89 ans. Il restera dans l’histoire des médias arabes comme celui qui a formulé le slogan devenu emblématique de la chaîne : « الرأي والرأي الآخر » – « L’opinion et l’autre opinion ».

La carrière de Jamil Azar est marquée par près de trente ans de journalisme, a profondément façonné l’identité et la crédibilité d’Al Jazeera.

Originaire de Jordanie, Jamil Azar a débuté sa carrière au BBC World Service, où il s’est distingué par son professionnalisme et son impartialité. Il rejoint ensuite le projet Al Jazeera dans les années 1990, contribuant à construire une chaîne capable de refléter toutes les voix dans le monde arabe, dans un environnement médiatique souvent uniforme et contrôlé.

Le slogan qu’il a instauré traduit sa vision du journalisme : offrir à chaque point de vue la possibilité de s’exprimer. Pour Azar, informer n’était pas seulement relater des faits : c’était créer un espace où le débat et la pluralité de perspectives pouvaient exister.

Au-delà de son rôle institutionnel, Jamil Azar a été un mentor pour de nombreux journalistes. Sa rigueur, sa capacité à transmettre ses valeurs et son éthique professionnelle font de lui une référence dans la profession. Ses collègues soulignent sa pédagogie et son engagement constant pour un journalisme responsable et indépendant.

Sa disparition survient à un moment où la presse arabe fait face à de fortes pressions politiques et économiques. L’héritage de Jamil Azar rappelle que la liberté d’informer et la pluralité des voix sont des piliers essentiels de la crédibilité médiatique.

Les hommages se multiplient dans le monde arabe. On retient de Jamil Azar non seulement sa contribution à la fondation d’une chaîne majeure, mais surtout sa vision d’un journalisme courageux, intègre et pluraliste, capable de transformer le paysage médiatique et d’inspirer les générations futures.

 Avec lui disparaît un pionnier de l’information arabe. Sa trajectoire reste un modèle pour tous ceux qui croient que le journalisme est avant tout une mission au service de la vérité et du public.

Djamal Guettala 

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Tunisie : un ancien candidat à la présidence tunisienne appelle Tebboune à ne pas s’immiscer dans les affaires de son pays

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Tebboune
Tebboune

Sami Jalouli, ancien candidat à la présidence tunisienne a adressé une lettre à Abdelmadjid Tebboune, l’exhortant à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de son pays et de toute forme de tutelle. M. Tebboune avait évoqué, lors d’un discours devant le Parlement algérien, les tentatives de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie en instrumentalisant des « individus étroits d’esprit ».

L’ancien candidat Jalouli ajoute : « Nous ne nous sommes jamais ingérés dans les affaires intérieures de notre nation sœur, la Tunisie. L’Algérie s’abstient de toute ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie, et notre armée n’a jamais mis les pieds sur le sol tunisien. »

L’avocat et ancien candidat à la présidence, Sami Jallouli, a écrit à M. Tebboune : « J’ai suivi avec intérêt une partie de votre récent discours, et plus particulièrement le passage consacré à la Tunisie. Si nous estimons que s’adresser au peuple algérien relève de la souveraineté nationale, l’inclusion d’affaires tunisiennes et de leurs détails internes et externes soulève des questions légitimes quant au contexte et aux justifications de cette ingérence. »

Il a mis en garde contre l’exploitation des conflits internes.

Il a expliqué : « Affirmer que “la sécurité de la Tunisie est la sécurité de l’Algérie” décrit une réalité géopolitique et historique qui va de soi et ne nécessite aucun ajout rhétorique. La stabilité des pays voisins est un pilier fondamental de la sécurité nationale partagée. À cet égard, nous rappelons le soutien indéfectible de la Tunisie à l’Algérie durant ses périodes les plus difficiles dans les années 1990, lorsque nos frontières et nos services de sécurité et de renseignement formaient un rempart infranchissable protégeant la sécurité commune de nos deux pays. »

Jalouli a considéré l’afflux de migrants en provenance des pays subsahariens « non pas comme un phénomène passager, mais plutôt comme le résultat de passages terrestres à travers vos frontières communes (celles de l’Algérie) avec ces pays, gérés par des réseaux transnationaux. La véritable préoccupation pour la sécurité des deux pays réside dans une coordination stricte sur le terrain afin d’enrayer cet afflux à la source, et non dans la recherche de coupables. Nous espérons une coopération renforcée pour lutter contre ce fléau. »

S’adressant ensuite à Tebboune, il a ajouté : « Vous avez évoqué des acteurs qui cherchent à isoler la Tunisie pour la piller. » Permettez-moi, en tant que citoyen tunisien, de préciser que la Tunisie n’est pas une cible facile et ne saurait être menacée, encore moins « prisonnée ». Notre histoire, ancienne et moderne, prouve que la Tunisie est inébranlable. (…) Héritière de Carthage, c’est un pays qui ne se soumettra jamais. Nous sommes un peuple aguerri à la confrontation et à la victoire, et nous n’attendons la tutelle de personne. »

Jalouli a poursuivi : « Nous comprenons pleinement la valeur de l’unité nationale et nous soutenons l’unité de l’Algérie et l’intégrité de son territoire, tout comme nous soutenons l’unité de la Libye et le droit du peuple marocain à préserver l’unité de son territoire et sa souveraineté sur le Sahara, loin de toute incitation à des conflits ethniques ou séparatistes qui ne servent que des agendas de fragmentation. »

Il a également mis en garde contre le risque d’« instrumentaliser les conflits internes », y voyant « une pente glissante et dangereuse, car si cette porte était ouverte à l’échelle régionale, les plus grands pays européens seraient déchirés en mini-États sectaires et ethniques. »

Avec Al Quds el Arabi

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