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Dr Abdel Farid Abdesselam raconte l’Aurès de Masqueray

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Le Dr Abdel Farid Abdesselam, médecin et passionné d’histoire, consacre son travail à l’étude de l’Aurès à travers les écrits d’Émile Masqueray, l’un des premiers chercheurs à avoir documenté cette région.

Dans son ouvrage, il rassemble et commente les articles de Masqueray, publiés à la fin du XIXᵉ siècle, offrant au lecteur une lecture éclairée des sociétés aurésiennes, de leurs structures sociales, de leurs légendes et de leur mémoire culturelle. En combinant critique historique et ethnographie, le Dr Abdesselam restitue la complexité d’une région souvent réduite à des clichés coloniaux, tout en préservant l’intégrité scientifique des textes originaux. Cet entretien permet de comprendre les enjeux de cette démarche éditoriale et l’importance de ces archives pour la mémoire aurésienne et la connaissance contemporaine de l’histoire locale.

Le Matin d’Algérie : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser spécifiquement à Émile Masqueray et à rassembler ses articles sur l’Aurès ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : Je suis avant tout médecin de formation, et l’histoire constitue pour moi une passion personnelle, plus particulièrement celle de l’Aurès. À travers la consultation des références documentaires consacrées à cette région, il apparaît clairement que l’apport de Masqueray fut à la fois considérable et original. On peut affirmer que les premiers écrits scientifiques sur l’Aurès lui sont dus. Son premier article date de 1876, et il en publia une vingtaine couvrant des domaines variés tels que l’archéologie, l’anthropologie et même la linguistique. À cela s’ajoute son ouvrage La formation des cités chez les populations sédentaires de l’Algérie, dont une partie est consacrée au monde aurésien.

Le Matin d’Algérie : Pouvez-vous nous expliquer comment Masqueray a contribué à la connaissance de l’Aurès et de ses sociétés à l’époque coloniale ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : La contribution de Masqueray s’inscrit à plusieurs niveaux complémentaires. Sur le plan archéologique, ses fouilles menées sur divers sites se révèlent particulièrement remarquables, notamment à Timgad, Khémissa et Baghai. À Merouana, il mit au jour une épigraphie majeure relative au système d’irrigation à l’époque romaine, connue sous le nom d’épigraphie de Lamasba. Il a également décrit une dizaine d’inscriptions aujourd’hui disparues, déjà menacées à son époque par les effets conjugués de la colonisation et de l’urbanisation, ce qui confère à ses travaux une valeur documentaire irremplaçable.

Toutefois, l’apport le plus significatif de Masqueray réside sans doute dans le recueil et la mise par écrit des légendes fondatrices des tribus de l’Aurès. Ces traditions orales, dont les origines remontent loin dans le temps — au moins jusqu’au Moyen Âge — constituent une source essentielle pour la compréhension de la mémoire historique, des dynamiques tribales et des structures sociales ancestrales de l’Aurès.

Le Matin d’Algérie : Dans votre ouvrage, vous mentionnez que le discours scientifique colonial « déformait » parfois la réalité. Pouvez-vous donner des exemples précis ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : Masqueray est généralement présenté comme proche des courants indigénophiles et des milieux intellectuels favorables au projet d’un « royaume arabe », idée largement débattue sous le Second Empire.

Lors de la révolte de 1879, il manifesta une réelle sympathie à l’égard des populations locales, en particulier envers le cheikh de Lahlaha, chez qui il fut accueilli en septembre 1876. Dans son rapport d’enquête, il met en cause les caïds et leurs pratiques, qu’il juge archaïques, tout en exonérant de toute responsabilité les militaires des « bureaux arabes».

Dans ce contexte, qualifier Masqueray de raciste relève d’une lecture réductrice et contestable de ses écrits. Certains auteurs vont même jusqu’à considérer que son projet anthropologique s’inscrivait en marge, voire en rupture, avec l’idéologie coloniale officielle. En effet, l’anthropologie coloniale de l’époque se déployait le plus souvent sur des terrains perçus comme ceux de sociétés « anciennes » ou «inadaptées », en s’appuyant sur une méthodologie se revendiquant scientifique, mais dont la finalité implicite demeurait la connaissance en vue de la domination. L’œuvre de Masqueray, sans être exempte des présupposés de son temps, s’en distingue par une attention plus marquée aux structures sociales et aux dynamiques internes des sociétés étudiées.

Le Matin d’Algérie : Pourquoi avoir choisi de structurer le livre en trois grandes parties plutôt que selon l’ordre chronologique des publications de Masqueray ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : Je l’ai clairement indiqué dans la présentation du recueil : le choix a été fait de structurer l’ouvrage autour de trois thématiques, plutôt que de suivre l’ordre chronologique de publication des articles, dans le but d’en faciliter la lecture et d’en dégager les lignes d’analyse essentielles. En effet, dans l’article consacré à Chechar, Emile Masqueray mobilise des champs d’investigation multiples : il y aborde à la fois l’histoire antique et médiévale, la genèse des tribus et leurs mouvements migratoires, mais aussi des questions relevant de la linguistique et des pratiques médicales. Cette approche transversale justifie pleinement une organisation thématique, plus à même de rendre compte de la richesse et de l’hétérogénéité de ses travaux.

Le Matin d’Algérie : Comment Masqueray interprêtait-il les vestiges romains de Timgad, Tobna ou Lamasba, et quel rôle cela jouait-il dans sa vision coloniale de la région ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : La première activité scientifique de Masqueray dans l’Aurès consista en des fouilles menées sur le site romain de Timgad, dans des conditions particulièrement éprouvantes, marquées par le froid et la neige. Il poursuivit ensuite ses recherches sur plusieurs sites du massif du Belezma, notamment avec la mise au jour de l’épigraphie de Lamasba à Merouana. À ces travaux s’ajoutent ses investigations sur le grand site de Khemissa, ainsi que ses explorations à l’intérieur même du massif de l’Aurès, région alors — et encore aujourd’hui — perçue comme enclavée et difficile d’accès.

Les vestiges mis au jour, datant de la période de l’occupation romaine, dépassèrent rapidement le cadre strict de la recherche scientifique. Ils furent instrumentalisés par les milieux politiques colonialistes français afin de légitimer la présence coloniale en Algérie, en construisant un discours de continuité historique prétendant inscrire la colonisation moderne dans l’héritage de la « civilisation romaine ». Cette appropriation idéologique du passé antique illustre la manière dont l’archéologie pouvait être mobilisée comme un outil de justification politique.

Le Matin d’Algérie : Dans les vallées de l’oued Abdi et de l’oued Labiod, Masqueray analyse le droit coutumier et l’organisation sociale. Quels enseignements contemporains peut-on tirer de ces observations ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : À travers l’enregistrement du droit coutumier (kanoun) des principales fractions de l’oued Abdi et l’étude de l’organisation interne des tribus des deux vallées, Masqueray ne se contente pas d’une description ethnographique. Il met en évidence l’existence d’une société certes tribale, mais dotée de mécanismes institutionnels stables et cohérents. Le fonctionnement de cette société reposait sur la djemaa, assemblée représentative exerçant un véritable pouvoir collectif, que Masqueray lui-même qualifiait de « petite république démocratique ». Cette caractérisation révèle une forme d’organisation politique locale fondée sur la délibération et la régulation interne, en rupture avec l’image d’un ordre social primitif ou désorganisé souvent véhiculée par le discours colonial.

Le Matin d’Algérie : Vous mélangez critique historique et ethnographie dans vos annotations. Comment avez-vous concilié ces deux approches dans votre travail d’édition ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : Il importe de souligner que les textes originaux des articles de Masqueray n’ont fait l’objet d’aucune modification. Mon apport se limite à l’introduction de quelques annotations explicatives, destinées à éclairer certains passages et à en faciliter la compréhension.

Le Matin d’Algérie : Le livre montre comment le savoir scientifique pouvait servir la colonisation. Pensez-vous que cette instrumentalisation du savoir a encore des répercussions aujourd’hui ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : Instrumentalisation du savoir scientifique au service de la colonisation continue d’avoir des répercussions aujourd’hui, à plusieurs niveaux. D’abord, sur le plan épistémologique, une partie des cadres d’analyse hérités de la période coloniale demeure présente. Ensuite, sur le plan historiographique, la production coloniale a longtemps façonné les récits dominants. Même lorsque ces savoirs sont critiqués, ils restent souvent des références incontournables, faute de sources alternatives équivalentes. Cela crée une dépendance aux archives et aux discours produits dans un contexte de domination, avec toutes les limites que cela implique. Enfin, cette instrumentalisation a laissé des traces dans la représentation des sociétés anciennement colonisées, souvent perçues à travers le prisme de l’archaïsme culturel. Déconstruire ces héritages suppose un travail critique constant : relecture des sources, pluralisation des voix, valorisation des savoirs locaux et reconnaissance de leur légitimité scientifique.

Le Matin d’Algérie : Quelles leçons tirez-vous de l’Aurès ancien et contemporain pour la compréhension de la mémoire culturelle et sociale de la région ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : L’étude de l’Aurès, tant dans sa profondeur historique que dans ses réalités contemporaines, permet de dégager plusieurs enseignements majeurs pour la compréhension de sa mémoire culturelle et sociale. À première vue, l’histoire de la région semble marquée par des ruptures successives — périodes numide, romaine puis musulmane. Toutefois, à travers les écrits de Masqueray, se révèle une continuité historique profonde, perceptible dans les structures sociales, les pratiques coutumières et les formes d’organisation collective.

La colonisation française, en détruisant le tissu social et les économies tribales, a profondément désorganisé cette société, entraînant un recul vers des modes de vie proches de ceux des sociétés dites primitives. Après l’indépendance, dans un effort d’effacement de la misère et au nom du modernisme et du progrès, les vestiges de l’ancien Aurès ont progressivement disparu, emportant avec eux une part importante de la mémoire historique et culturelle de la région. Un autre enseignement essentiel réside dans le rôle central de la mémoire orale. Face à la rareté ou au caractère biaisé des sources écrites, notamment celles produites en contexte colonial, les traditions orales de l’Aurès constituent un véritable réservoir de savoirs historiques et sociaux. Leur valeur ne réside pas seulement dans l’exactitude factuelle, mais dans ce qu’elles révèlent des représentations, des hiérarchies sociales et des mécanismes de légitimation au sein des communautés.

Enfin, l’Aurès contemporain montre que cette mémoire n’est ni figée ni purement patrimoniale. Elle demeure vivante, réinterprétée et parfois conflictuelle, notamment dans les usages politiques, culturels ou identitaires du passé. Comprendre la mémoire aurésienne suppose donc d’adopter une approche critique et plurielle, attentive à la fois aux héritages anciens, aux transformations modernes et aux enjeux actuels de reconnaissance et de transmission.

Ainsi, l’Aurès offre un terrain privilégié pour penser la mémoire comme un processus dynamique, à la croisée de l’histoire, de l’anthropologie et du présent social.

Le Matin d’Algérie : Quel public visez-vous avec cet ouvrage : chercheurs, étudiants, grand public ou tous à la fois ?

Dr Abdel Farid Abdesselam :Par ce recueil d’articles de Masqueray, je m’adresse principalement au grand public, en raison de l’approche multidisciplinaire — archéologie, géographie, ethnologie, linguistique — et de la clarté avec laquelle il présente la société aurésienne. Néanmoins, l’ouvrage constitue également un outil utile pour les étudiants et les chercheurs, en rassemblant en un seul corpus un fonds documentaire jusqu’ici dispersé.

Le Matin d’Algérie : Pour conclure, que souhaitez-vous que les lecteurs retiennent de L’Aurès de Masqueray et de votre démarche éditoriale ?

Dr Abdel Farid Abdesselam : Je souhaite que les lecteurs retiennent avant tout la richesse et la complexité de l’Aurès telle que l’a restituée Masqueray : une région marquée par une histoire profonde, des sociétés structurées et des traditions vivantes, souvent mal comprises ou réduites à des stéréotypes dans les discours coloniaux. Mon objectif éditorial a été de rendre cette richesse accessible en organisant les articles autour de thématiques claires et en ajoutant des annotations éclairantes, permettant de saisir les multiples dimensions — historiques, sociales, linguistiques et culturelles — de son œuvre. Au-delà de la simple présentation des textes, il s’agit de montrer comment la mémoire, la tradition et le savoir scientifique se croisent dans la région, et d’inviter le lecteur à réfléchir sur les usages passés et contemporains du savoir, ainsi que sur l’importance de préserver et de comprendre le patrimoine immatériel des sociétés aurésiennes.

Entretien réalisé par Djamal Guettala 

Rojava sous le feu : l’appel du PCF 13 et le retour d’une urgence internationaliste

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Le 21 janvier 2026, à Marseille, la fédération des Bouches-du-Rhône du Parti communiste français (PCF 13) a rendu public un communiqué appelant à une mobilisation urgente en solidarité avec les Kurdes de Syrie.

En cause : l’offensive militaire menée depuis la mi-janvier dans le nord-est syrien contre les Forces démocratiques syriennes (FDS), colonne vertébrale de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), plus connue sous le nom de Rojava.

Cette nouvelle phase de la guerre syrienne intervient dans un contexte explosif. Le gouvernement transitoire dirigé par Ahmed al-Sharaa — ancien chef de Hayat Tahrir al-Sham, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda — a engagé une opération militaire visant à reprendre le contrôle des territoires tenus depuis des années par les FDS : Hassaké, Raqqa, Deir ez-Zor et les environs de Kobané.

Officiellement, Damas invoque l’unité nationale et la nécessité de réintégrer ces zones dans le giron de l’État syrien. Côté kurde, l’opération est perçue comme une tentative de démantèlement pur et simple d’une expérience politique autonome, démocratique, féministe et multi-ethnique sans équivalent dans la région.

Les combats ont été particulièrement violents autour de Kobané, ville symbole de la résistance kurde face à l’État islamique en 2014-2015. Bombardements de zones civiles, sièges de prisons abritant des milliers de combattants de Daech — notamment à Al-Aqtan — et risques avérés d’évasions massives de djihadistes ont ravivé les inquiétudes sécuritaires bien au-delà de la Syrie. Un cessez-le-feu fragile, annoncé autour des 18-19 janvier, reste précaire, ponctué de violations et de négociations tendues entre Mazloum Abdi, commandant des FDS, et Ahmed al-Sharaa.

Dans son communiqué, le PCF 13 parle sans détour d’« agression djihadiste », dénonçant une résurgence de Daech facilitée par des forces affiliées au pouvoir syrien, avec le soutien implicite de la Turquie, farouchement opposée à toute autonomie kurde. Les communistes marseillais accusent également la communauté internationale — France et Union européenne comprises — de passivité, voire de complaisance, rappelant les sacrifices immenses consentis par les combattants et combattantes kurdes dans la lutte contre l’organisation terroriste.

Le PCF appelle la France à agir auprès de la Coalition internationale anti-Daech pour garantir la sécurité des populations civiles, stopper les attaques et imposer une solution politique respectueuse des droits du peuple kurde au sein d’une Syrie unifiée.

Cet appel se concrétise par un rassemblement prévu le jeudi 22 janvier à 14 h à Marseille, sous le slogan : « Non à l’agression djihadiste. Solidarité avec le peuple kurde ».

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large en Europe. À Paris, des rassemblements ont réuni élus de la gauche radicale et écologiste, tandis que la diaspora kurde dénonce un nouvel « abandon » occidental. Paris affirme pourtant maintenir le contact, Emmanuel Macron ayant évoqué des échanges directs avec al-Sharaa en faveur d’un cessez-le-feu durable.

Le Rojava incarne une alternative politique qui inspire nombre de progressistes du monde arabe : démocratie locale, égalité femmes-hommes, coexistence des identités. Son combat contre Daech a aussi contribué à contenir une menace terroriste globale. Face à la possible restauration d’un pouvoir central autoritaire aux accents islamistes, l’appel du PCF 13 rappelle une évidence trop souvent oubliée : l’internationalisme n’est pas un slogan, mais une nécessité politique.

Dans un Moyen-Orient en recomposition, où les équilibres régionaux influencent directement les flux migratoires et la sécurité européenne, la situation au Rojava reste un test majeur. Le cessez-le-feu est fragile, les prisons de Daech demeurent une bombe à retardement, et le silence international pourrait coûter cher. La solidarité avec les peuples opprimés et la vigilance face aux menaces djihadistes ne relèvent pas du passé : elles sont plus que jamais d’actualité.

Mourad Benyahia 

« Complément d’enquête » : tensions et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie

Le célèbre magazine de France 2 mène l’enquête sur les raisons de la crise diplomatique entre Alger et Paris. Il sera diffusé ce jeudi soir à 23h.

La relation diplomatique entre la France et l’Algérie a volé en éclats depuis août 2024 avec en prime le rappel des deux ambassadeurs, l’enlèvement d’Amir DZ, arrestations de personnels du consulat algérien à Paris, des accusations en vois-tu en voilà….

Une bataille des récits s’est désormais ouverte, où s’entremêlent stratégie, politique intérieure et communication. Presque 20 mois plus tard, la situation est toujours aussi pourrie entre les deux pays.

Dans ce numéro de « La guerre de l’info », le magazine revient sur cette crise.

Les bûches de Noël traquées en Algérie ? Le couscous bientôt interdit en France ? Ces dernières semaines, les rumeurs s’enchaînent de chaque côté de la Méditerranée. Si certaines font sourire, elles sont le symptôme des tensions qui déchirent les deux pays.

Dans ce nouveau numéro de sa collection de « La guerre de l’info », « Complément d’enquête « revient sur cette crise, la plus grave depuis la guerre d’Algérie. 

Qui en est responsable ? Comment en sortir ?

Libération de l’écrivain Boualem Sansal, déclarations tonitruantes, condamnation du journaliste Christophe Gleizes : depuis quelques mois, Alger et Paris alternent le chaud, le froid… et le glacial.

La relation diplomatique a volé en éclats, les deux pays ne se parlent plus. S’est ouverte une bataille des récits, où s’entremêlent les questions de diplomatie, de politique intérieure, de communication. Qui a allumé l’incendie ? Comment l’éteindre ? Qui a intérêt à jeter de l’huile sur le feu ?

Révélations, témoignages exclusifs : « Complément d’enquête » sur les coulisses et les zones d’ombre de ce conflit instrumentalisé des deux côtés.

C’est ce jeudi soir à 23h sur France 2

Projet de loi sur les partis politiques : le RCD, le FFS et le PT répondent à l’APN

A l’instar du FFS et du PT non représentés à l’APN, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) prendra part, le jeudi 29 janvier 2026, aux travaux d’audition de la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrés à l’examen de l’avant-projet de loi relatif aux partis politiques.

Cette participation du RCD s’inscrit dans un contexte d’élargissement des consultations parlementaires à des formations non représentées à l’Assemblée, après les critiques formulées par plusieurs partis s’estimant marginalisés lors des premières phases de concertation.

Dans un communiqué rendu public jeudi, le RCD précise que cette audition concerne un texte qu’il considère comme engageant directement « l’avenir du pluralisme politique et des libertés démocratiques en Algérie ». Le parti rappelle, à ce titre, avoir déjà transmis ses observations, réserves et propositions sur le projet de loi aux autorités concernées, à la suite d’une sollicitation de la Présidence de la République, et ce au même titre que d’autres formations politiques.

Pour cette séance d’audition, le RCD sera représenté par Mohamed Labdouci, secrétaire national et président de la commission interne chargée de l’étude du projet de loi, ainsi que par Djamel Benyoub, secrétaire national chargé des droits humains et des libertés. Selon le parti, cette participation vise à défendre un cadre juridique garantissant une vie politique « libre et équitable », fondée sur le respect des libertés et l’État de droit.

Cette audition intervient alors que la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés a décidé d’élargir le cercle des consultations autour du projet de loi organique sur les partis politiques. Initialement limitées aux formations disposant d’une représentation parlementaire, les discussions incluent désormais des partis non représentés, portant à 17 le nombre de responsables politiques appelés à être entendus jusqu’au 29 janvier.

Les premières auditions, rapporte Ultra Algérie, ont mis en lumière plusieurs axes de débat, notamment les questions liées au financement des partis, à leur indépendance organisationnelle et à leur rôle dans l’évaluation des politiques publiques. Les représentants du FLN et du RND ont notamment insisté sur la nécessité d’assouplir certaines dispositions afin de tenir compte de la diversité idéologique et programmatique des formations politiques, tout en garantissant un encadrement légal jugé plus efficace.

Au-delà des positions exprimées par les partis de la majorité, les échanges ont également porté sur le soutien financier aux formations politiques, en particulier pour les activités de formation et d’encadrement des militants, ainsi que sur la distinction entre activité partisane et action associative. Des questions relatives à la participation des jeunes, à la représentation des femmes et à l’accès des partis à l’espace médiatique ont également été soulevées.

Pour le président de la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés, Abdelkader Toumi, le projet de loi constitue l’un des piliers de la consolidation du pluralisme politique et de la pratique démocratique. Les auditions en cours visent, selon lui, à enrichir le texte et à dégager le plus large consensus possible avant sa présentation aux députés.

Les travaux de la commission ne s’arrêteront pas à cette série d’auditions. À partir du 26 janvier, la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés prévoit de poursuivre et d’élargir ses consultations à d’autres formations politiques, parmi lesquelles le Front des forces socialistes (FFS), le Parti des travailleurs (PT), Jil Jadid, le Mouvement El Bina, le Front de la justice et du développement, le parti Sawt Echaâb, le Front de l’Algérie nouvelle, ainsi que plusieurs autres partis non représentés au Parlement. Cette phase vise, selon les responsables de la commission, à enrichir le projet de loi et à intégrer un éventail plus large de sensibilités politiques avant son examen final par les députés.

La participation du RCD à ces travaux s’inscrit ainsi dans une phase de concertation élargie, dont l’issue devrait peser sur la recomposition du cadre légal de l’activité partisane. Reste à savoir dans quelle mesure les propositions formulées par les formations auditionnées, notamment celles mettant l’accent sur les garanties effectives du pluralisme et des libertés politiques, seront intégrées dans la version finale du projet de loi.

La rédaction

Colonialisme français : le Sénat adopte le texte sans indemnisation ni excuses officielles

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Les membres du Conseil de la nation ont rejeté, ce jeudi, treize articles du projet de loi portant criminalisation du colonialisme français en Algérie.

Les dispositions concernées figurent parmi les plus sensibles du texte, notamment celles relatives aux questions de réparation et d’excuses officielles.

Les articles écartés sont les articles 1, 5, 7, 9, 10, 15, 16, 17, 18, 20, 21, 25 et 26. Selon la commission de la défense nationale, ces dispositions ne s’inscrivent pas dans l’orientation politique actuellement retenue par les autorités publiques.

La commission a justifié sa position par la nécessité de se conformer à la ligne nationale définie par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, laquelle privilégie la revendication de la reconnaissance des crimes coloniaux, sans lier cette démarche à des exigences de réparations financières ou de demandes d’excuses formelles.

Conformément aux dispositions de l’article 154, alinéa 6, de la Constitution, les articles faisant l’objet de divergences seront soumis à une commission mixte paritaire composée de représentants de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation. Cette instance aura pour mission de proposer une nouvelle formulation des dispositions contestées.

Le texte révisé devra ensuite être soumis à l’approbation d’une commission paritaire constituée d’élus des deux chambres du Parlement dans les prochains jours, afin de trancher définitivement les points de désaccord entourant ce projet de loi à forte portée mémorielle et politique.

Samia Naït Iqbal

Gendarmerie nationale : le général Sid Ahmed Bouremana confirmé après le limogeage inexpliqué de son prédécesseur 

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La publication du Journal officiel de la République algérienne (JORA) n°04 du 18 janvier 2026 a officiellement confirmé le général Sid Ahmed Bouremana au poste de Commandant de la Gendarmerie nationale. Le décret présidentiel, daté du 7 janvier 2026, met fin à l’intérim qu’il assurait depuis avril 2025, à la suite du limogeage du général Yahia Ali Oulhadj.

Cette confirmation tardive, bien que juridiquement attendue, ne dissipe pas les zones d’ombre entourant le départ de son prédécesseur, intervenu sans explication publique. À l’époque, aucune communication officielle n’avait précisé les motifs de cette éviction, laissant place à diverses interprétations au sein des cercles sécuritaires.

Sur le plan réglementaire, la transition s’est opérée en deux étapes. Le général Bouremana avait d’abord été désigné commandant par intérim par décret présidentiel du 18 mai 2025, publié au JORA n°30 de 2025, avec effet rétroactif au 19 avril 2025. Le décret de janvier 2026 consacre désormais sa nomination définitive et lui confère l’autorité pleine à la tête de ce corps stratégique.

Le choix de ce profil traduit, en apparence, une orientation assumée vers des compétences techniques. Ingénieur d’État en électrotechnique, formé à l’École militaire polytechnique, le général Bouremana est titulaire d’un master en imagerie légale obtenu au Royaume-Uni. Il a dirigé l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) entre 2014 et 2021 et occupait, avant l’intérim, le poste de chef d’état-major du commandement.

Sa confirmation intervient dans un contexte sécuritaire régional marqué par la persistance des menaces transfrontalières et l’essor de la criminalité numérique. Deux priorités se dégagent : rétablir la cohésion interne après une transition conduite sans clarification publique et renforcer l’adaptation technologique de la #  # #Gendarmerie nationale face aux nouvelles formes de criminalité.

En filigrane, cette nomination s’inscrit dans une recomposition plus large de la haute hiérarchie sécuritaire, caractérisée par des changements opérés dans une grande discrétion institutionnelle. Une stabilité formelle est désormais actée, sans que les conditions du précédent départ n’aient été éclaircies. Pour autant, il faut souligner que le pouvoir n’a pas pour habitude d’expliquer les recompositions en son sein. Loin de la.

La rédaction

Ligue des champions : face à Liverpool, Marseille chute lourdement

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Le Vélodrome espérait une nuit européenne. Il n’a eu droit qu’à une leçon. Battu sèchement à domicile par Liverpool (0-3), l’Olympique de Marseille a livré une prestation insuffisante, révélatrice de ses limites face à une équipe rompue à ce niveau d’exigence. La qualification se jouera désormais lors de la dernière journée, dans un climat d’urgence.

Liverpool a frappé au moment où Marseille croyait encore tenir. Juste avant la pause, Dominik Szoboszlai a ouvert le score (45+1’), sanctionnant une séquence de domination anglaise et le manque de vigilance marseillais. Un coup dur, autant mental que tactique.

Au retour des vestiaires, l’OM n’a jamais réellement inversé la dynamique. Sous pression constante, la défense a fini par craquer une seconde fois sur un but contre son camp de Gerónimo Rulli (72’), symbole d’une soirée où rien ne tournait en faveur des Marseillais.

Le scénario s’est définitivement refermé dans le temps additionnel. Cody Gakpo a inscrit le troisième but (90+3’), scellant une victoire nette de Liverpool et une défaite lourde de conséquences pour Marseille.

La qualification reste possible, mais elle passera par un dernier match sans droit à l’erreur. À ce niveau, les détails font la différence. Et mercredi soir, ils ont tous tourné contre l’OM.

Djamal Guettala 

L’accord UE-Mercosur suspendu : LFI frappe un grand coup au Parlement européen

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C’est une victoire politique majeure pour La France insoumise et ses députés européens. La résolution portée par Manon Aubry a été adoptée cette semaine au Parlement européen, ouvrant la voie à la suspension immédiate de l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Ce vote, salué sans détour par Jean‑Luc Mélenchon, montre que la mobilisation politique peut encore changer la donne à Bruxelles.

Dans son post officiel, Jean-Luc Mélenchon s’est réjoui : « Victoire ! L’accord UE-Mercosur va pouvoir être suspendu grâce à la résolution insoumise adoptée aujourd’hui au Parlement européen ! La Commission européenne déclare déjà “regretter le vote”. Il va pourtant bien falloir le respecter, Mme Von der Leyen ! » Son message, relayé sur les réseaux sociaux, met en lumière le ton combatif et direct de LFI, déterminée à défendre la planète et les droits humains contre les accords commerciaux jugés destructeurs.

La résolution ne se limite pas à un geste symbolique. Elle invite la Cour européenne de justice à examiner la conformité de l’accord avec le droit européen, en particulier sur la protection de l’environnement et les normes sociales. Pour LFI, le Mercosur, tel qu’il était conçu, aurait aggravé la déforestation en Amazonie, favorisé des pratiques agricoles non durables et mis en danger les droits des travailleurs. Manon Aubry a insisté sur le fait que l’Europe ne peut pas se contenter de discours écologiques ou sociaux tout en signant des traités qui les contredisent.

Au-delà de l’impact environnemental et social, le vote est une victoire stratégique pour LFI. Il démontre que le parti peut influencer le cours des décisions européennes, souvent perçues comme lointaines et technocratiques. La suspension de l’accord envoie un signal clair aux gouvernements et aux multinationales : les traités de libre-échange ne sont pas au-dessus des citoyens.

Pour Jean-Luc Mélenchon et LFI, cette étape confirme que l’Europe peut être un outil au service de l’intérêt général, et non seulement un marché ouvert aux lobbies. Le message est clair : la politique se joue dans l’action concrète et la vigilance citoyenne, et non derrière des portes closes à Bruxelles.

La Commission européenne a exprimé son regret, mais elle devra désormais respecter le vote, démontrant que la pression parlementaire peut imposer une pause pour réexaminer les conséquences économiques, sociales et environnementales d’un accord international.

Cette décision illustre également l’efficacité de la stratégie insoumise : mobiliser le Parlement européen pour protéger la planète, les droits humains et la souveraineté économique, tout en envoyant un message fort aux électeurs et à la Commission européenne.

Pour LFI, ce vote est un signal d’alerte pour l’Europe, rappelant que les intérêts financiers ne peuvent pas primer sur les droits fondamentaux et l’avenir collectif. La suspension du Mercosur marque une victoire politique et symbolique, une preuve que l’action politique et la mobilisation citoyenne peuvent encore faire pencher la balance dans un cadre européen souvent jugé verrouillé.

Djamal Guettala 

Conseil de la nation : adoption du Code de la route avec réserves sur 11 articles

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Le Conseil de la nation a adopté, mercredi 21 janvier 2026, le projet de loi relatif au Code de la route, tout en émettant des réserves sur onze de ses dispositions. Le texte a été approuvé à l’unanimité des membres présents, avec la non-validation, en l’état, des articles 104, 119, 121, 124, 125, 127, 128, 129, 161, 166 et 170.

Ces réserves, formulées par la commission de l’équipement et du développement local, portent principalement sur certaines sanctions jugées excessives ou insuffisamment précisées. La commission a estimé que plusieurs dispositions méritaient d’être revues afin de mieux s’inscrire dans les orientations des pouvoirs publics en matière de modernisation de la politique pénale et de rationalisation du recours aux peines privatives de liberté.

À l’issue du vote, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a indiqué que le nouveau Code de la route vise à renforcer la protection des usagers et de leurs biens, à travers une approche combinant prévention et dissuasion. Il a également exprimé la disponibilité du gouvernement à prendre en compte les recommandations formulées par la commission parlementaire.

Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a pour sa part précisé que la non-adoption de certains articles s’inscrit dans le cadre normal du travail législatif. Les dispositions concernées feront l’objet d’un examen au sein de la commission mixte paritaire, avant d’être soumises de nouveau aux deux chambres du Parlement dans une version révisée.

Lors de la même séance, les membres du Conseil de la nation ont adopté à l’unanimité le projet de loi fixant les règles générales relatives aux services de confiance pour les transactions électroniques et à l’identification électronique. Le texte établit un cadre juridique destiné à sécuriser les échanges numériques et à renforcer la valeur probante des documents et signatures électroniques.

Intervenant après l’adoption du texte, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerouki,  a souligné que cette loi constitue une étape structurante dans le processus de transformation numérique, en favorisant la sécurisation des transactions, la confiance numérique et le développement des services en ligne.

La commission parlementaire a toutefois recommandé l’accompagnement de ce dispositif par un plan national de formation et de sensibilisation, ainsi que par un renforcement de la gouvernance et de la cybersécurité, afin d’assurer une mise en œuvre effective et cohérente de ce nouveau cadre légal.

La rédaction 

​États-Unis : suspension des visas d’immigrant pour 75 nations dont l’Algérie 

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​Par une directive du Département d’État entrée en vigueur ce 21 janvier 2026, l’administration américaine suspend sine die la délivrance de visas d’immigrant pour les ressortissants de 75 pays dont l’Algérie.

Cette mesure, justifiée par des impératifs de politique intérieure, marque un tournant restrictif dans la gestion des flux migratoires légaux.

Le paysage de l’immigration légale vers les États-Unis connaît un bouleversement majeur. Le Bureau des affaires consulaires du Département d’État a officialisé la mise en œuvre d’une suspension indéfinie du traitement des demandes de visas d’immigrant (résidence permanente) ciblant une liste de 75 pays.

Cette décision, annoncée initialement le 14 janvier, prend effet ce mercredi. ​Le fondement juridique et administratif de cette suspension repose sur une réinterprétation stricte de la notion de «charge publique» (public charge). Selon les communications officielles du gouvernement, les pays figurant sur cette liste ont été identifiés sur la base de critères statistiques liés au risque de dépendance de leurs ressortissants aux aides sociales américaines une fois installés sur le territoire.

L’objectif affiché par l’exécutif est de garantir que les futurs résidents permanents disposent de l’autonomie financière nécessaire pour ne pas peser sur les finances publiques.

Géographie d’une mesure globale

La liste des 75 pays concernés couvre une vaste zone géographique, touchant principalement l’Afrique, l’Asie du Sud-Est et l’Amérique latine.

​Afrique : Algérie, Cameroun, Égypte, Éthiopie, Ghana, Maroc, Nigeria, République démocratique du Congo, Sénégal, Somalie, Tunisie, etc.

​Amérique Latine/Caraïbes : Brésil, Colombie, Cuba, Haïti, Jamaïque, Uruguay, etc.

​Asie/Moyen-Orient : Afghanistan, Bangladesh, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Russie, Thaïlande, Vietnam, etc.

​Le Département d’État a précisé que cette suspension restera en place le temps qu’une révision complète des politiques et procédures de filtrage soit effectuée.

Portée et exceptions de la directive

​Il est crucial de noter que cette suspension est spécifique aux visas d’immigrant. À ce stade, les catégories suivantes ne sont pas visées par la restriction : Visas de non-immigrant : Les visas de tourisme (B1/B2), les visas d’étudiant (F-1) et les visas de travail temporaires restent, en théorie, soumis aux procédures habituelles.

Certaines dérogations peuvent être accordées au cas par cas pour des raisons d’intérêt national ou humanitaire urgent.

Cette décision provoque déjà des remous au sein de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains, qui y voient un frein brutal à la réunification familiale et à la diversité migratoire.

Pour les analystes, cette pause indéfinie est présentée par Washington comme une période de transition nécessaire pour « réviser les mécanismes de filtrage et d’audit » des dossiers.
​L’impact à long terme sur les relations diplomatiques avec les 75 pays concernés reste, pour l’heure, l’une des principales inconnues de cette nouvelle orientation de la politique étrangère américaine.

La rédaction

# ​Lien direct (source gouvernementale) : Immigrant Visa Processing Updates for Nationalities at High Risk of Public Benefits Usage – travel.state.gov