Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi Bel Abbès a ordonné, dimanche soir, le placement en détention provisoire du président de l’Assemblée populaire communale (P/APC) de Telagh. Cette décision intervient suite à la polémique nationale déclenchée par sa décision administrative d’interdire la vente de pâtisseries liées aux célébrations de fin d’année.
L’affaire trouve son origine dans l’arrêté municipal n°390, daté du 7 décembre 2025. Par ce document, le maire de cette localité située à 50 km au sud de Sidi Bel Abbès interdisait formellement aux commerçants et pâtissiers de la commune de produire ou de vendre la traditionnelle « bûche de Noël ».
Bien que l’élu soit revenu sur sa décision le 31 décembre 2025 via un second arrêté d’annulation — chargeant les services de sécurité et les inspections du commerce de veiller à sa nouvelle application — le processus judiciaire était déjà engagé suite au retentissement de l’affaire sur les réseaux sociaux.
Des chefs d’accusation de nature criminelle
L’édile, en poste depuis mars 2023, fait face à des charges lourdes qui soulignent la gravité des faits reprochés par le ministère public. Les poursuites s’articulent autour de trois axes principaux :
Incitation à la haine et au racisme : Le caractère discriminatoire de l’arrêté est pointé du doigt comme portant atteinte à la cohésion sociale.
Abus de fonction : Il est reproché au maire d’avoir outrepassé ses prérogatives légales en interférant dans la liberté d’exercice commercial sans fondement juridique valable.
Usage des technologies de l’information : La diffusion de l’arrêté sur les réseaux sociaux, sans concertation préalable ni notification à l’autorité de tutelle (la Wilaya), est retenue comme une circonstance aggravante.
L’enquête sécuritaire, déclenchée suite à a la vague d’indignation numérique, a conclu que de tels actes constituent une rupture avec la hiérarchie administrative et les principes de l’État de droit.
Mais non, il ne s’agit pas de Marylin. James Monroe fut le cinquième Président des États-Unis. Les hommes politiques de ce niveau rêvent tous de laisser leur nom dans l’histoire mais peu accèdent au Panthéon qui associe un nom à une pensée ou à une idéologie. Marx fut de cela.
James Monroe avait théorisé et mis en place ce qu’on appellera la doctrine Monroe. Elle se résume par la formule, « L’Amérique aux Américains ». Cela ne vous dit rien ?
Mais oui, bien sûr, comment l’éviter, il s’impose tous les matins au monde, Donald Trump. Son slogan de la première campagne, America first, puis dans la seconde, Make America Great Again. Il n’a en fait rien inventé ni crée une autre doctrine, c’est tout simplement celle de James Monroe qu’il ressuscite. Ressusciter ? Nous reviendrons sur cela plus loin.
James Monroe annonce sa doctrine dans un message annuel au Congrès en 1823, un usage très commun dans les régimes parlementaires (y compris dans certaines monarchies constitutionnelles comme celle du Royaume-Uni.).
Le premier pilier de la doctrine Monroe est de refuser que le continent américain reste une terre de colonisation par les puissances européennes (ce qu’il a toujours été depuis Christophe Colomb et les suivants). La conséquence est que toute ingérence dans la souveraineté des états du continent sera considérée comme une action inamicale envers les Etats-Unis (un mot très diplomatique dans sa modération, on sait ce que cela veut dire en réalité).
Enfin, le troisième, ouvre la période qu’on appellera la politique isolationniste américaine. Eh oui, celle que Donald Trump a vendu aux électeurs de sa base. La différence, bien minime en fait, est que Donald Trump ne veut pas seulement dominer le continent par une promesse de protection, mais rattacher juridiquement plusieurs pays à la souveraineté américaine (Canada, Groenland et d’autres).
Pendant la Présidence de Théodore Roosevelt (pas Franklin Roosevelt qui fut Président plus tard), s’ajoutera ce qu’on appelle le « Corollaire ». L’Amérique justifiera dorénavant son intervention militaire pour maintenir l’ordre dans le continent américain.
Dès cet instant la doctrine est passée de la protection de ces pays contre l’Europe au droit de leur contrôle. En fin de compte d’une promesse d’une protection contre l’empire des principaux pays européens à la création d’un empire américain. L’influence américaine et surtout la maitrise internationale semble tout à fait contraire à la doctrine de l’isolationnisme ? Á première vue, oui, mais c’est explicable si on considère que les autres pays américains sont des territoires attachés à l’Amérique.
Les professeurs d’histoire et l’instituion scolaire, sans qu’on ne remette nullement en cause la compétence et la grande utilité, ont presque toujours, non pas dit un mensonge, mais ont été incomplets sur une vérité historique. Nous avons tous appris que l’isolationnisme américain a été le fait de la fin du 19ème siècle puis au début du 20ème et a pris fin lorsque l’Amérique est intervenue dans les deux guerres mondiales.
Un raccourci que complètent (et non rectifient) les historiens lorsqu’on atteint la maturité scolaire. Les États-Unis ne se sont jamais préoccupés des guerres européennes dans les premiers temps jusqu’à ce que leurs intérêts ou la protection de leurs territoires soient menacés. Il n’y a jamais eu véritablement la cessation d’un fond de la doctrine isolationniste Monroe. Barack Obama n’a pas fait moins que ses prédécesseurs concernant cette doctrine. Le slogan « America first » puis « Make America Great Again », c’est-à-dire s’occuper des problèmes américains et non de ceux des autres, les soutiens de Donald Trump ont été les seuls à y croire.
Ils avaient compris, les intérêts intérieurs américains d’abord, mais ils n’avaient pas compris le sens, ce sont les intérêts financiers du Président, ceux de sa famille (notamment ceux de son gendre), de ses amis milliardaires, de son ego et de sa folie de puissance.
Je lance un appel pour une cotisation mondiale afin d’expédier des livres d’histoire aux fanatiques et autres supporters de Donald Trump. Pour les élèves les plus attardés scolairement, il y en a beaucoup dans le clan MAGA, il faut y adjoindre des professeurs.
En attendant, l’inculture n’explique pas tout et ne peut être une excuse à tout.
L’un des fondements de la promesse électorale de Donald Trump à sa base MAGA (Make America Great Again) était que les Etats-Unis ne seraient plus les gendarmes du monde afin de se concentrer sur les intérêts des citoyens américains. Mais il avait oublié de leur dire quelles étaient les frontières de leur pays.
Le monde s’est réveillé avec stupéfaction après l’annonce d’un coup de folie qui dépasse chaque jour celui du précédent. Voilà que Donald Trump revient aux vieux démons des Etats-Unis, avoir la mainmise sur les politiques et gouvernements de l’Amérique Latine. L’opération des troupes spéciales américaines est plus qu’une intervention dans la capitale vénézuélienne mais au-delà, une exfiltration du Président du pays, Nicolas Maduro.
On ne peut pas imaginer la dimension de mon opinion face à l’un des tyrans les plus populistes de ce monde, muselant les opposants et terrorisant leurs peuples. Mais on ne peut pas plus se réjouir qu’un Président américain, aussi fou que versé dans le populisme antilibéral, puisse s’immiscer dans les affaires internes d’un pays étranger. C’est aux peuples de ces pays souverains de décider de la nomination de leurs dirigeants ou de leur destitution, y compris par la force si c’est légitime.
Ce commandant en chef d’une mission de voyous est mal placé pour donner une leçon au monde de démocratie et de libération des peuples opprimés. Commençons à rappeler à cet ignorant de l’histoire contemporaine de son pays, est-il instruit en quoi que ce soit d’autre, les glorieuses interventions militaires dans le monde.
L’héritage des échecs interventionnistes américains
Conforme à son désir de puissance narcissique, c’est dans le réseau social lui appartenant que Donald Trump a diffusé cette image désormais célèbre du Président vénézuélien dans l’avion qui l’emmène aux États-Unis.
Le palmarès des échecs militaires américains à l’étranger après la fin de la seconde guerre mondiale est aussi long que la liste des Prix Nobel obtenus par ce pays qui avait tout pour rayonner dans ce monde sans un interventionnisme impérial.
Commençons par ce dont se souvient ma génération, la déroute américaine au Vietnam avec l’image incrustée dans les mémoires, celle d’un hélicoptère qui évacuait les membres de l’ambassade des Etats-Unis, dans la précipitation et le déshonneur. C’était l’image ultime du désastre de la politique interventionniste, aussi condamnable que vouée à l’échec.
Nous l’avons dit, la liste est longue, citons les autres échecs les plus notoires. Tout avait pourtant commencé avec une défaite majeure, celui de la Baie des cochons en 1961. Les Etats-Unis avaient programmé l’invasion de Cubains en exil afin de renverser Fidel Castro.
Au Chili, en 1973, le soutien au coup d’état contre Salvador Allende (comme pour le Vietnam, un objectif anticommuniste) a mis en place la terrible dictature de Pinochet. En 2013 l’intervention américaine en Irak s’est terminée par une déstabilisation durable du pays.
Quant à la guerre d’Afghanistan, en répression après l’attaque terroriste islamiste sur le sol américain du 11 septembre 2001, les Etats-Unis voulaient empêcher ce pays de redevenir une base terroriste. Nous avons vu ce qu’a donné cette bataille contre Al-Qaïda, l’échec et le retrait des américains qui ont permis au Talibans de reprendre le contrôle du pays. Bravo, la lutte contre le terrorisme islamiste !
Vient ensuite l’invasion de l’Irak en 2003. Un pays qui a sombré dans le chaos de la guerre civile avec une émergence d’Al Quad puis de l’état islamique de Dach. Encore bravo l’Amérique !
L’intervention des Etats-Unis en Lybie en 2011 avec leurs alliés de l’Otan s’est terminée par une guerre civile entre les différentes factions qui a plongé le pays dans le chaos. Que dire encore de l’intervention américaine sinon encore une fois, bravo !
Les États-Unis n’ont jamais compris que la démocratie ne s’exportait pas, surtout lorsque l’objectif est douteux et contre la volonté des peuples. Ainsi, dans la longue liste, on peut rajouter l’intervention en 1954 au Guatemala, le renversement de Jacob Arbenz qui a eu pour conséquence 40 ans de guerre civile et de dictature.
Là où passent les interventions armées américaines, suivent les plus horribles dictatures. Comme mission de propagation de la démocratie, le monde en a connu de meilleures.
On peut légitimement penser qu’il y a un risque que la loi des séries se vérifiera au Venezuela. Décrite comme un succès opérationnel, ce qui est incontestable, mais j’attends de voir la suite pour l’avenir du pays.
Reniflez le pétrole, vous trouverez Donald
Bien entendu que l’excuse de vouloir remettre à la justice américaine un homme condamné pour narcotrafic ne tient pas une seule seconde. D’ailleurs, Donald Trump ne s’en cache pas. Il veut avoir le contrôle total des énormes gisements pétroliers. Prenant le relais du Président, le ministre des affaires étrangères américain, Marco Rubio, le clame lui aussi dans toutes ses interventions médiatiques.
Donald Trump a prévenu, les prochains sur la liste seront la Bolivie et Cuba, puis d’autres, s’ils ne coopèrent pas dans cette spoliation assumée. Toujours sous l’excuse du trafic de drogue qui est massivement exporté vers les Etats-Unis. C’est la seule vérité factuelle qui est incontestable mais qui sert, nous l’avons dit, à trouver excuse aux ambitions impériales de Donald Trump.
Là également, si nous nous en tenons à l’excuse du trafic de drogue, Donald Trump n’a peut-être jamais entendu parler de l’échec pitoyable de l’intervention américaine contre les cartels de la drogue en Bolivie. Les opérations ont été menés y compris par des bombardements des sites suspectés d’abriter des plantations illégales (enfin, disons que leur existence n’est pas arrivée aux oreilles sourdes des dirigeants).
Donald, le petit-fils de Monroe
Je renvoie à mon article à propos de ce qu’on appelle la doctrine Monroe sous le titre « Monroe tu n’es jamais parti ! ». Comme il est indispensable de l’évoquer dans cette affaire, la reproduction d’un passage du texte s’impose.
« …/… James Monroe fut le cinquième Président des États-Unis. Dans un discours annuel devant le Congrès américain avait théorisé et mis en place ce qu’on appellera la doctrine Monroe. Elle se résume par la formule » L’Amérique aux Américains « . Cela ne vous dit rien ?
Mais oui, bien sûr, comment l’éviter, il s’impose tous les matins au monde, Donald Trump. Son slogan de la première campagne, America first, puis dans la seconde, Make America Great Again. Il n’a en fait rien inventé ni crée une autre doctrine, c’est tout simplement celle de James Monroe qu’il ressuscite. Ressusciter ? Nous reviendrons sur cela plus loin. James Monroe annonce sa doctrine dans un message annuel au Congrès, en 1823.
Le pilier de la doctrine Monroe est de refuser que le continent américain reste une terre de colonisation par les puissances européennes (ce qu’il a toujours été depuis Christophe Colomb et les suivants).
La conséquence est que toute ingérence dans la souveraineté des Etats du continent américain sera considérée comme une action inamicale envers les Etats-Unis (un mot très diplomatique dans sa modération, on sait ce que cela veut dire en réalité).
Dès lors, s’ouvre la période qu’on appellera la politique isolationniste américaine. Eh oui, celle que Donald Trump a vendu aux électeurs de sa base. La différence, bien minime en fait, est que Donald Trump ne veut pas seulement dominer le continent par une promesse de protection, mais rattacher juridiquement plusieurs pays à la souveraineté américaine (Canada, Groenland et maintenant, l’Amérique latine).
Pendant la Présidence de Théodore Roosevelt (pas Franklin Roosevelt qui fut Président plus tard), s’ajoutera ce qu’on appelle le » Corollaire « . L’Amérique justifiera dorénavant son intervention militaire pour maintenir l’ordre dans l’ensemble du continent américain …/… ».
En fait, cette doctrine n’a jamais réellement disparue même si elle avait pris des formes plus masquées. Avec Donald Trump, rien n’est caché, tout est dit et assumé par lui, la doctrine Monroe est portée à son point ultime. D’ailleurs la presse américaine attribue au Président le surnom de Donroe (contraction de Donald et de Monroe).
Une illégalité assumée par l’empereur américain
Donald Trump se fiche totalement de l’illégalité, il nous l’a montré dans tous ses actes impériaux et nous en sommes convaincus.
Avec l’affaire du Venezuela, c’est à un niveau culminant, assuré et revendiqué. Le coup de force du Président américain est illégal par deux considérations juridiques. Pour l’extérieur des États-Unis, la première est la violation de l’article 2 de la charte des Nations unies et du droit international.
L’article 2, dans son paragraphe 4, précise : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »
La seconde faisant référence à la Convention de Vienne de 1961 sur les règles diplomatiques internationales, confirme le principe de la Charte. Ainsi l’opération de Donald Trump ne contrevient pas seulement aux usages de bonne entente dans les relations internationales mais au droit international lui-même.
Pour ce qui est du droit interne des États-Unis, la chose est un peu plus compliquée que semble le dire beaucoup d’intervenants. Non pas que les experts en ce domaine se trompent lorsqu’ils s’expriment dans les médias (je n’oserais pas une telle prétention) mais leur intention est de faire un résumé rapide et pédagogique à l’adresse du public.
Ce droit interne aux États-Unis repose sur le War Power Resolution de 1973 qui est la recherche en ce domaine de l’intervention armée d’un équilibre entre le pouvoir du Président et celui du Congrès. D’une manière simplifiée, Donald Trump, en tant que chef des armées, peut décider d’une intervenir des troupes mais il doit en informer le Congrès sans obligation d’en demander l’autorisation.
Le projet en information doit être notifié au Congrès dans un délai de 48 heures. Au bout de 60 jours, le Président doit avoir l’autorisation du Congrès pour poursuivre l’engagement. Il a ensuite 30 jours supplémentaires pour le retrait total des troupes si l’aval n’est pas donné. Le pouvoir du Congrès porte aussi bien pour la durée que pour le financement dont il est le seul détenteur de la décision.
Mais Donald Trump, s’il ne comprend pas grand-chose, à rien, a de bons avocats et conseillers. Il a transformé cette intervention en opération de police et non de guerre suite à l’inculpation par un tribunal américain pour narcotrafic. Ni l’information ni l’autorisation du Congrès n’est donc nécessaire dans ce cas (fallacieux).
Cependant, à titre personnel, je pense que l’évocation d’une nature policière ne tiendra pas longtemps et que l’illégalité de l’opération de guerre sera confirmée.
En conclusion, si le monde n’a jamais véritablement connu une sérénité dans l’ordre juridique et diplomatique internationaux, avec Donald Trump, nous revenons aux empires précédant la première guerre mondiale.
Si tu me reconnais la souveraineté sur un empire territorial, je reconnais la tienne sur un autre territoire. Et si tu dépasses les frontières du partage, c’est la guerre. Voilà où nous mène la folie d’un homme et de certains autres.
Le Cameroun poursuit sa route dans cette Coupe d’Afrique des Nations. Ce dimanche 4 janvier, lors du dernier huitième de finale disputé à 20 heures, les Lions indomptables ont assuré leur qualification pour les quarts en battant l’Afrique du Sud, malgré la réduction du score en fin de match.
Junior Tchamadeu a ouvert le score pour le Cameroun à la 34ᵉ minute, suivi peu après la reprise par Christian Michel Kofane (47ᵉ). Les Bafana Bafana ont réduit l’écart dans les dernières minutes grâce à E. Makgopa (88ᵉ), mais le temps a manqué pour inverser la tendance.
Dès l’entame, les Camerounais ont imposé leur rythme, pressant haut et maîtrisant le milieu de terrain. En seconde période, sous la pression sud-africaine, ils ont su gérer leur avance avec solidité et discipline, faisant preuve de maturité dans les moments clés.
Avec cette victoire, le Cameroun rejoint le Maroc en quarts de finale, confirmant la présence de deux favoris africains à ce stade de la compétition. Les Lions indomptables poursuivent leur route, déterminés à aller plus loin dans cette CAN où chaque détail compte.
Samedi, le village de Boumaraou, à quelques kilomètres de Naciria, dans la wilaya de Boumerdès, a été le théâtre d’un drame qui a bouleversé toute la communauté. Cinq enfants, âgés de moins de 11 ans, ont été retrouvés morts dans leur maison, aux côtés de leur père, dans des circonstances encore inexpliquées.
La nouvelle s’est propagée rapidement, plongeant habitants et voisins dans une profonde consternation. Les premières investigations laissent planer de nombreuses interrogations : accident domestique lié au gaz ou tragédie familiale ? Pour le moment, aucune piste ne peut être confirmée.
Selon les informations locales, le père des enfants s’est donné la mort en ingérant une substance chimique, dite “acide”, et est décédé vendredi soir peu après son admission à l’hôpital de Bordj Menaïel. Les enfants, deux garçons et trois filles, ont été découverts samedi matin, vers 10h, inanimés dans leur chambre. La mère, alertée de la situation alors qu’elle se trouvait chez ses parents, s’est précipitée sur les lieux et aurait tenté de se suicider, avant d’être secourue et hospitalisée.
Les corps des enfants ont été transférés par la Protection civile vers la morgue pour autopsie, tandis que la Gendarmerie nationale, sous la supervision des autorités judiciaires, a ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur ce drame.
Ce drame laisse la population de Boumaraou et de Naciria sous le choc. Familles et voisins expriment leur peine et leur incompréhension face à cette tragédie, tout en appelant à la prudence et à la solidarité envers les survivants. Les résultats de l’autopsie et de l’enquête permettront, dans les prochains jours, de clarifier les circonstances exactes de cette affaire douloureuse.
Le sélectionneur tanzanien, l’Argentin Miguel Ángel Gamondi, ne décolère pas.
La Tanzanie a quitté le terrain avec un sentiment d’injustice profonde après sa défaite face au Maroc, lors d’un match marqué par la controverse autour d’une action litigieuse non sanctionnée. Soit un penalty étrangement non sifflé par l’arbitre.
L’arbitre de la rencontre, Boubou Traoré, n’a pas jugé nécessaire de recourir à l’assistance vidéo (VAR), une décision qui a immédiatement suscité la colère des joueurs et du staff tanzaniens.
Sur la pelouse, les joueurs ont entouré l’arbitre pour demander des explications, tandis que le banc de touche s’est levé pour contester la décision et réclamer un revisionnage des images. Dans ce contexte tendu, le sélectionneur tanzanien, l’Argentin Miguel Ángel Gamondi, a exprimé toute son amertume et son incompréhension. En effet, à l’heure de la VAR, cette décision renvoie le football africain à ses heures sombres.
« Il semble qu’il y ait une volonté d’offrir le titre au Maroc », a déclaré Gamondi, visiblement ému. « Je n’ai jamais imaginé, au cours de toute ma carrière d’entraîneur, sortir d’un match de cette manière. Nous méritions un penalty clair, évident pour tout le monde, et même les supporters de l’équipe adverse l’ont reconnu. »
Pour Gamondi, la défaite est d’autant plus difficile à encaisser que, selon lui, son équipe a fait ce qu’il fallait pour l’emporter. « Perdre fait toujours mal, mais pas ainsi. Je ressens une immense tristesse.
Aujourd’hui, nous avons fait ce qu’il fallait pour gagner. Tous ceux qui ont suivi le match savent ce qui s’est passé, et la stupeur a été générale », a-t-il ajouté, soulignant l’émotion qui l’a traversé pendant et après le match.
Ce sentiment d’injustice est partagé par les joueurs tanzaniens, certains visibles sur le terrain protestant vivement après l’action litigieuse, et d’autres sur le banc cherchant à attirer l’attention de l’arbitre. Pour le staff technique, cette décision a pesé lourdement sur le résultat final, et la frustration est d’autant plus vive que l’équipe avait montré de belles performances durant toute la rencontre.
Le débat sur l’usage du VAR et son application continue donc de faire rage, et ce match ne manquera pas d’alimenter la polémique. Pour la Tanzanie, cette élimination, perçue comme contestable, restera comme l’un des épisodes les plus douloureux de cette édition de la CAN.
Les Lions de l'Atlas qualifiés en quarts de finale
Le Maroc poursuit sa route dans la Coupe d’Afrique des nations 2025, mais sans dissiper tous les doutes. Opposés à une Tanzanie joueuse et sans complexe, les Lions de l’Atlas ont dû attendre la seconde période pour faire la différence et s’imposer sur le score étriqué de 1-0, samedi soir à Rabat, en huitièmes de finale.
Annoncée déséquilibrée sur le papier, la rencontre s’est pourtant révélée bien plus compliquée que prévu pour le pays hôte. Sérieux, disciplinés et bien organisés, les Taifa Stars ont longtemps résisté à la domination marocaine, allant même jusqu’à se créer les situations les plus dangereuses en première période. Le Maroc, souvent stérile dans la possession, a peiné à trouver des espaces face à un bloc compact et courageux.
Il a fallu un geste individuel pour débloquer une rencontre qui s’enlisait. À la 64e minute, Brahim Díaz, encore une fois décisif, a surgi pour libérer les siens. Profitant d’un léger flottement défensif, l’attaquant marocain a déclenché une frappe en angle fermé, surprenant le gardien tanzanien et faisant chavirer le public de Rabat. Un but précieux, à défaut d’être spectaculaire, mais suffisant pour faire basculer le match.
Ce but n’a toutefois pas totalement rassuré les supporters marocains. Malgré une meilleure maîtrise en fin de rencontre, les hommes de Walid Regragui n’ont jamais réellement éteint les velléités tanzaniennes, laissant planer un léger sentiment d’inachevé. La Tanzanie, éliminée, sort néanmoins de la compétition la tête haute, après avoir livré l’un de ses matchs les plus aboutis sur la scène continentale.
Côté marocain, l’essentiel est assuré : la qualification pour les quarts de finale. Mais à ce stade de la compétition, la marge d’erreur se réduit considérablement. Le Maroc, attendu comme l’un des favoris de cette CAN disputée à domicile, devra élever son niveau de jeu pour espérer aller plus loin.
En quarts de finale, les Lions de l’Atlas affronteront le vainqueur du choc entre l’Afrique du Sud et le Cameroun. Un test autrement plus relevé, qui exigera davantage de justesse collective, de rythme et de tranchant offensif. À Rabat, le Maroc a gagné, mais sans convaincre pleinement. Dans une CAN où les surprises se multiplient, cela pourrait ne pas suffire longtemps.
Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a mis fin, ce dimanche, aux fonctions de Salah Eddine Taleb en tant que gouverneur de la Banque d’Algérie. La décision a été officialisée par un communiqué de la Présidence de la République, sans que les motifs de ce changement ne soient précisés.
Dans le même communiqué, il est indiqué que le chef de l’État a désigné le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, Moatassem Boudiaf, pour assurer les fonctions de gouverneur par intérim. Cette nomination vise à garantir la continuité du fonctionnement de l’institution monétaire, dans un contexte économique marqué par plusieurs enjeux structurels.
La Banque d’Algérie occupe un rôle central dans la conduite de la politique monétaire, la régulation du système bancaire et la préservation de la stabilité financière du pays. Le changement à sa tête intervient alors que l’économie nationale fait face à des défis persistants, notamment en matière de maîtrise de l’inflation, de gestion de la liquidité et d’accompagnement des réformes financières engagées par les pouvoirs publics.
Nicolas Maduro a été reçu plusieurs fois par Tebboune à Alger.
La diplomatie algérienne si prompte habituellement à dénoncer les ingérences extérieures garde un silence bien étrange sur l’enlèvement de Nicolas Maduro, un chef d’Etat pourtant proche de l’Algérie.
Le triste sort de Nicolas Maduro reçu plusieurs fois en grandes pompes à Alger n’intéresse manifestement plus le régime algérien. Sinon comment expliquer son silence depuis l’enlèvement de ce chef de l’Etat, comme un vulgaire délinquant par l’armée américaine à Caracas ?
Pourtant des voix ont pris position en Afrique. L’Afrique du Sud parle d’une violation manifeste de la Charte de l’ONU. Pretoria rappelle que le droit international n’autorise pas d’intervention militaire extérieure dans les affaires internes d’un État souverain. L’Afrique du Sud appelle le Conseil de sécurité à se réunir d’urgence au côté de Caracas.
L’Union africaine a bien rendu public un communiqué mais plein de prudence. Pas de condamnation directe de l’opération militaire américaine au Venezuela. L’Union africaine s’est contenté de réaffirmer son attachement au droit international, au respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle insiste aussi sur l’importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et appelle l’ensemble des parties à la retenue.
Cependant, aucune réaction des autorités algériennes jusqu’à cette heure. Ce mutisme interroge, tant il contraste avec la tradition diplomatique algérienne qui se revendique historiquement anti-impérialiste, attachée à la souveraineté des États et solidaire des nations ciblées par les ingérences étrangères.
L’Algérie s’est souvent exprimée avec force contre les ingérences étrangères, notamment en Libye, en Irak ou en Palestine. Elle a également affiché un soutien politique clair au Venezuela face aux sanctions américaines et aux tentatives de déstabilisation du pouvoir chaviste. Dès lors, l’absence de toute réaction officielle apparaît comme une incohérence stratégique.
Ce silence peut s’expliquer par une prudence diplomatique excessive, dictée par la volonté de ne pas s’engager sur un terrain incertain ou de préserver des équilibres géopolitiques délicats avec un Donald Trump bien imprévisible. Mais cette posture comporte un coût : elle affaiblit la crédibilité du discours algérien lorsqu’il se veut porteur d’une voix indépendante du Sud global. Refuser de réagir ici et maintenant, c’est cautionner l’enlèvement de Nicolas Maduro. Faire preuve de couardise.
Un État qui aspire à jouer un rôle moral et politique sur la scène internationale ne peut se contenter d’observer en silence quand il fait de la non-ingérence la doctrine centrale de sa diplomatie. Le silence d’Abdelmadjid Tebboune et de sa diplomatie sur cette affaire — révèle moins une sagesse diplomatique qu’un malaise stratégique. Voire une crainte de s’attirer les foudres de l’imprévisible Trump. Entre prudence et renoncement, la frontière est mince. Et à force de se taire, on finit parfois par s’effacer.
Toutefois, en l’espèce, ce n’est pas la première fois qu’Abdelmadjid Tebboune garde le silence face aux décisions des États-Unis. Ainsi, lorsque Donald Trump a apporté son soutien au plan marocain concernant le Sahara occidental, Alger n’a émis aucune protestation. Une retenue qui contraste fortement avec la virulence des réactions algériennes à l’encontre de la France et de l’Espagne, avec rappel d’ambassadeurs, pour avoir adopté une position identique à celle de Washington.
L’année 2026 débute dans un climat social tendu, marqué par une série d’augmentations de prix décidées sans annonce préalable. Le RCD réagit à travers un communiqué sans concession.
Depuis le 1er janvier, les tarifs des carburants — gasoil, essence et GPL — ont été revus à la hausse, parallèlement à l’introduction ou à l’augmentation de plusieurs taxes, dont celles liées aux déplacements vers la Tunisie, à l’habitation et aux locaux à usage commercial, désormais prélevées via la facture d’électricité. D’autres produits et services sont également concernés.
Ces mesures, prises de manière unilatérale selon le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), interviennent en contradiction avec les engagements antérieurs des autorités et en dehors de toute concertation avec les partenaires sociaux et économiques. Le parti d’opposition estime que ces décisions risquent d’enclencher une dynamique inflationniste difficilement maîtrisable, dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà fortement fragilisé.
Dans son analyse, le RCD souligne que la hausse des carburants, élément central dans la formation des prix, aura un effet en chaîne sur les coûts du transport, puis sur l’ensemble des biens et services, notamment les produits alimentaires. Une situation qui, selon lui, accentuera l’érosion du revenu des ménages, en particulier des couches moyennes et populaires.
Les premières répercussions sociales ne se sont pas fait attendre. Des mouvements de protestation et des arrêts de travail ont été observés dans plusieurs wilayas, notamment dans les transports urbains et interurbains. Ces perturbations ont entraîné des blocages partiels d’activités, affectant la mobilité des citoyens, la rentrée scolaire ainsi que certaines activités universitaires et pédagogiques.
Le RCD rappelle avoir mis en garde, à plusieurs reprises, contre les orientations de la Loi de finances 2026. Le parti estime que ce texte budgétaire consacre le creusement du déficit et le recours accru à l’endettement intérieur, dans un contexte marqué par l’épuisement du Fonds de régulation des recettes. Les mesures présentées comme des dispositifs de soutien au pouvoir d’achat seraient, selon lui, contre-productives et susceptibles d’alimenter davantage l’inflation.
Sur le plan structurel, le parti critique l’absence de réformes économiques de fond. Il reproche au gouvernement de maintenir un modèle qu’il juge obsolète, fondé sur la rente, au détriment de la diversification économique, de la justice fiscale et de la bonne gouvernance. Cette approche se traduirait, selon le RCD, par un transfert systématique du coût des déséquilibres économiques vers les citoyens.
À ces tensions économiques s’ajoute, selon le parti, un durcissement du climat politique et social. Les dispositions jugées excessivement coercitives du nouveau code de la route, récemment adopté, sont pointées du doigt pour avoir contribué à amplifier la colère sociale. Le RCD y voit l’expression d’une préférence pour la sanction plutôt que pour la prévention et la pédagogie, même si les autorités tentent aujourd’hui d’en atténuer certains effets.
Le parti critique également l’attitude de responsables politiques ayant soutenu ces textes avant d’en dénoncer les conséquences, une posture qu’il estime de nature à accentuer la défiance entre la société et les institutions.
Face à ce qu’il qualifie de situation « explosive », le RCD appelle à l’annulation des augmentations des prix des carburants, à une révision des mesures fiscales adoptées et à un réexamen du nouveau code de la route. Il plaide pour l’ouverture rapide d’un dialogue avec les partenaires sociaux et économiques afin de prévenir une aggravation des tensions sociales.
Enfin, le parti réaffirme son soutien aux mobilisations pacifiques à travers le pays et réitère son attachement à un projet politique fondé sur la démocratie, la justice sociale et la rupture avec la dépendance aux hydrocarbures.
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