3 avril 2025
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Qatifa, les nouvelles éditions communique 

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Après sa constitution administrative et la mise en place de ses structures opérationnelles, Le conseil d’administration de Qatifa-les Nouvelles Editions a le plaisir de vous informer de la mise en ligne de son site web tel qu’annoncé dans notre communiqué en date du 7 novembre 2024

Bien qu’il soit présenté dans sa forme finale, quelques liens risquent de ne pas fonctionner adéquatement du fait de quelques ajustements techniques encore en cours. Nous nous excusons de ce léger désagrément qui découle de notre choix de rendre publique sans tarder, la nouvelle maison d’édition fondée Le 28 septembre 2024, dans le champ culturel maghrébin. 

Le site est accessible par le lien ci-après : https://qatifalesnouvelleseditions.com/

QATIFA – LES NOUVELLES ÉDITIONS a pour but de faire émerger une édition, tournée vers le renouveau, la liberté de penser et d’écrire dans tous les champs de la connaissance et de la pensée contemporaine. Associative dans sa forme, elle est un miroir, dans sa composition et sa ligne éditoriale, de la diversité intellectuelle, culturelle et historique maghrébine. Elle produit et promeut les œuvres d’auteurs du champ culturel du Maghreb couvrant les domaines de la littérature, des Sciences Humaines, de l’Art, des Sciences et des Techniques, et constitue un carrefour d’échange entre les deux rives de la Méditerranée. Elle est ouverte, sans condition ni distinction à toutes personnes qui adhèrent à son objet et ses valeurs.

La création de notre entité culturelle, fait suite à une première expérience d’édition lancée en 2019 au sein de la diaspora algérienne de France et du Canada, par l’entreprise dénommée « Qatifa », spécialisée dans la publication et la diffusion des œuvres d’auteurs des deux rives de la méditerranée. Cette expérience bien que brève, a mis en évidence le besoin de faire vivre au niveau maghrébin un cadre d’échange intellectuel et culturel pour le développement d’une pensée de progrès, rationnelle et indépendante, résolument tournée vers les horizons d’un Maghreb global et solidaire.

Qatifa-les Nouvelles Editions accueille les auteurs de tous les pays du Maghreb. Elle diffuse leurs ouvrages dans cet espace, outre méditerranée et outre atlantique.  

Pour le conseil d’administration de Qatifa – les Nouvelles Editions.

El-Hadi Bouabdallah, Vice-président.

« Une guerre menée méthodiquement contre la presse » à Gaza

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Journalistes à Gaza
Les journalistes constituent des témoins majeurs qu'il faut éliminer.

Depuis le 7 octobre, plus de 100 journalistes ont été tués, d’après le décompte de « Forbidden Stories » qui a enquêté sur les circonstances de la mort de ces journalistes, mais aussi sur tous ceux qui ont été visés, menacés ou blessés en Cisjordanie et à Gaza.

Etre journaliste à Gaza c’est souvent synonyme d’arrêt de mort pour Israël. L’armée israélienne ne veut pas de témoins pour ses massacres. Les révélations de l’enquête « Gaza Project » coordonnée par Forbidden stories sont accablantes : les journalistes utilisant des drones sont systématiquement ciblés par l’armée israélienne, et l’État hébreu essaie de s’exonérer de ses responsabilités devant les juridictions internationales. Franceinfo a pu recueillir le témoignage de Youssef, un des journalistes de Gaza, qui fournit des informations à distance. Car Israël et l’Égypte interdisent toujours l’accès au territoire aux journalistes étrangers.

Les révélations de l’enquête « Gaza Project » coordonnée par Forbidden stories(Nouvelle fenêtre) sont accablantes : les journalistes utilisant des drones sont systématiquement ciblés par l’armée israélienne, et l’État hébreu essaie de s’exonérer de ses responsabilités devant les juridictions internationales. Franceinfo a pu recueillir le témoignage de Youssef, un des journalistes de Gaza, qui fournit des informations à distance. Car Israël et l’Égypte interdisent toujours l’accès au territoire aux journalistes étrangers.

Appel à l’aide

Comme sur la plupart des terrains de guerre, les journalistes à Gaza travaillent en groupe, s’entraident. Et, depuis près d’un an et demi, Youssef a perdu beaucoup d’amis. Le dernier en date s’appelait Hossam Shabat, il avait 23 ans, il travaillait pour la chaîne qatarie Al Jazeera. Israël estime qu’il était sniper pour le Hamas et assume donc l’avoir ciblé, lundi 24 mars. « C’est une guerre menée méthodiquement contre la presse, affirme Sami Abou Salem, du syndicat des journalistes palestiniens. Un missile s’est abattu sur la voiture de Hossam Shabat. Si ça avait été un tir de mortier, on aurait pu se dire c’est un tir accidentel, mais là, il s’agit d’un missile précis qui a atteint Hossam Shabat. »

Sami Abou Salem précise qu’Israël ne peut pas continuer à « piétiner, dit-il, le droit international ». Et il appelle à l’aide, alors que depuis le début de la guerre, selon son syndicat, plus de 200 journalistes sont morts, 400 ont été blessés et 51 sont dans les prisons de l’État hébreu.

Avec Francetvinfos

Karim Tabbou accuse

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Karim Tabbou

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐣’𝐚𝐢 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐢 𝐜𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝟐𝟒 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐥’𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫o𝐥𝐞 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐬𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬é𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞.

𝐔𝐧𝐞 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 » 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐢𝐬.

Pour avoir participé à un débat politique et exprimé mon opinion personnelle sur la problématique démocratique au Maghreb lors d’un débat sur la chaine El Magharibia avec l’ancien président tunisien M. Moncef El Merzouki, je suis poursuivi en justice et mis sous contrôle judiciaire lequel dure depuis 22 mois. J’avais soutenu dans ce débat que « 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒈𝒊𝒎𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆́𝒈𝒊𝒐𝒏, 𝒅𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒕𝒂𝒓𝒊𝒔𝒕𝒆, 𝒄𝒂𝒓𝒂𝒄𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒔𝒆́𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒆́𝒆́𝒎𝒊𝒏𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒔𝒆́𝒄𝒖𝒓𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒔’𝒂𝒑𝒑𝒖𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒄𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒐𝒎𝒏𝒊𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆 ».

Ces propos qui font écho à une idée largement soutenue durant le Hirak m’ont valu une arrestation musclée et de graves accusations assorties d’une obligation de signature sur le registre de contrôle judiciaire au niveau d’une caserne relevant de la sécurité intérieure. Autres mesures qui me sont infligées : confiscation de mon passeport, interdiction de quitter le territoire national, interdiction d’écrire ou de diffuser sur les réseaux sociaux et interdiction de participation aux activités politiques où médiatique.

Je me retrouve ainsi accusé injustement d’outrage aux forces de l’ordre, d’offense au président de la République, d’outrage à corps constitué et de propagation de fausses informations de nature à porter atteinte à la sécurité publique !

L’ordonnance de renvoi du juge d’instruction devant le tribunal correctionnel date du 07 janvier 2024. Elle a fait l’objet d’un appel du procureur de la République. 22 mois se sont écoulés et l’instruction est toujours au point mort, au mépris de toutes les procédures pénales et les délais judiciaires. Le juge d’instruction en charge du dossier n’y peut visiblement rien, attendant sans doute les ordres d’en haut.

Tandis que ces affaires trainent, que le pouvoir maintient délibérément comme moyen de pression sur les militants politiques de l’opposition, celles touchant aux intérêts et au personnel du pouvoir sont traitées avec célérité et souvent pour des verdicts bien arrangés !

Le dossier judiciaire du fils du chef de l’Etat a connu un dénouement rapide. L’issue étant connue, le présumé a obtenu un non-lieu et les procédures n’ont duré que quelques jours ! Il s’agit bien sûr du fils du premier magistrat du pays

Dans cet ordre d’idées, les délais impartis à l’instruction du dossier de M. Boualem Sensal, la programmation et le déroulé de son procès laissent à penser que sa libération, sur une décision politique, est imminente. Une éventualité qui ne fera que conforter de nouveau l’idée que la justice en Algérie est loin d’être indépendante, comme le proclament les tenants du pouvoir. Non seulement, elle est sujette à manipulations et aux instrumentalisations, mais elle obéit aux injonctions !

Il est bien clair que lorsqu’il s’agit des intérêts du pouvoir, la justice s’y conforme et les procédures légales n’y comptent nullement. Elles ne servent, en définitive, que de couverture légale.

Je profite l’occasion de ce billet pour rendre un hommage vibrant et sincère aux avocats de la défense qui se sont battus durant toutes ces épreuves des arrestations, aux côtés de tous ceux nombreux qui subissent les poursuites judiciaires ainsi qu’aux côtés des détenus et de leurs famille.

𝐉𝐞 𝐫𝐞́𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐝’𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧𝐬

Gloire à nos martyrs

𝐊𝐚𝐫𝐢𝐦 𝐓𝐚𝐛𝐛𝐨𝐮

Alger, le 26 mars 2025

L’Algérie expulse le vice-consul général du Maroc à Oran

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AEA
Le Ministère des Affaires étrangères

Le Gérant intérimaire du Consulat général du Royaume du Maroc à Alger, M. Khalid Chihani, a été convoqué jeudi au siège du ministère des Affaires étrangères, où il a été reçu par M. Mokhtar Amine Khelif, Directeur Général du Protocole, qui lui a notifié la décision des autorités algériennes de déclarer persona non grata, le Vice-consul général du Maroc à Oran, indique un communiqué du ministère.

Il a été notifié à M. Chihani « la décision des autorités algériennes de déclarer persona non grata M. Mohamed Isafiani, Vice-consul général du Maroc à Oran, avec l’obligation de quitter le territoire national dans un délai maximal de 48 heures, et ce pour des raisons liées aux comportements suspects de l’intéressé incompatibles avec la nature de l’exercice de ses fonctions au sein de ladite représentation consulaire, et ce en violation des lois algériennes en vigueur en la matière, ainsi que du Droit et des coutumes internationales pertinents, notamment la Convention de Vienne sur les relations consulaires », précise le communiqué.

APS

Répression en Algérie : Boualem Sansal condamné à cinq ans de prison ferme

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Boualem Sansal. Crédit : Pierrick Abaca

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été condamné, jeudi 27 mars, à cinq ans de prison ferme par un tribunal algérien, rapporte l’AFP. Ce verdict, prononcé par le tribunal correctionnel de Dar El Beida, près d’Alger, s’inscrit dans un climat politique marqué par une répression accrue des voix dissidentes. En effet, près de 240 détenus d’opinion croupissent actuellement dans les prisons algériennes, selon les organisations de défense des droits humains.

« La justice a failli »

Détenu depuis le 16 novembre 2024, Boualem Sansal, âgé de 80 ans, était poursuivi pour « atteinte à l’intégrité du territoire algérien », une accusation reposant sur ses déclarations dans un média français d’extrême droite. Il y avait évoqué la thèse marocaine selon laquelle le territoire du Maroc aurait été amputé au profit de l’Algérie sous la colonisation française.

Le parquet avait requis dix ans de prison ferme, mais le tribunal a finalement retenu une peine de cinq ans ainsi qu’une amende de 500 000 dinars algériens.

Me François Zimeray, son avocat français, a immédiatement exhorté le chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune à faire preuve d’ »humanité », espérant une éventuelle grâce présidentielle, une pratique courante en Algérie à l’occasion de l’Aïd.

«Une détention cruelle, vingt minutes d’audience, une défense inexistante, et au final, cinq ans de prison pour un écrivain innocent : une sentence qui trahit le sens même du mot justice», a immédiatement réagi son avocat François Zimeray. «Son âge et son état de santé rendent chaque jour d’incarcération plus inhumain encore. J’en appelle au président algérien : la justice a failli, qu’au moins l’humanité prévale», a-t-il ajouté.

Tout porte à croire que eu égard aux derniers développements, Boualem Sansal sera gracié prochainement. Ce procès organisé à la va vite constitue une porte de sortie pour le pouvoir qui, sans doute, ne s’attendait pas à une telle levée de boucliers depuis l’arrestation de cet écrivain.

Renvoi de procès pour les activistes, pour la plupart maintenus en détention provisoire pendant un ou deux ans et rapidité du traitement du cas Sansal. Le traitement en dit long sur l’impasse auquelle a mené l’affaire Sansal Abdelmadjid Tebboune et ses soutiens.

Une crise diplomatique avec Paris

L’arrestation de Boualem Sansal en novembre avait aggravé les tensions entre l’Algérie et la France. S’en est suivie une série de déclarations de part et d’autres particulièrement virulentes.

Cette détérioration des relations bilatérales avait été provoquée, en premier, par le soutien d’Emmanuel Macron au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, une région disputée entre le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger. En réaction, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur en France et menacé de mesures de rétorsion.

Une répression persistante des libertés en Algérie

Le cas de Boualem Sansal s’inscrit dans un contexte de répression généralisée contre les journalistes, militants et intellectuels critiques du pouvoir algérien. Malgré la fin du mouvement Hirak, les autorités poursuivent leur politique de criminalisation de l’opposition, de l’action politique, voire même de la liberté de la presse, avec des accusations souvent vagues telles que « diffusion de fausses informations », « atteinte à l’unité nationale » ou « intelligence avec l’étranger ».

Plusieurs organisations internationales, dont Riposte Internationale, Amnesty International et Human Rights Watch, dénoncent cette répression qui maintient des centaines de personnes derrière les barreaux pour leurs opinions. À l’approche de l’élection présidentielle de 2024 en Algérie, cette condamnation vient rappeler la fragilité des libertés fondamentales dans le pays.

La rédaction/AFP.

Niger : le général Abdourahamane Tiani officiellement investi président pour cinq ans renouvelables

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Abdourahamane Tiani
Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie,

Le général de brigade Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a été officiellement investi président de la République du Niger, mercredi 26 mars, pour un mandat de cinq ans renouvelable.

Le Niger tourne une nouvelle page de son histoire avec l’élévation du Général de Brigade Abdourahamane Tiani au grade de Général de Corps d’Armée et son investiture en tant que Président de la République. La cérémonie solennelle s’est tenue ce mercredi 26 mars 2025 à Niamey, marquant une étape clé dans la refondation du pays.

La cérémonie d’investiture s’est tenue à Niamey. Elle a aussi donné lieu à la signature d’ordonnances portant sur la dissolution des partis politiques au Niger et sur l’amnistie de prisonniers politiques et militaires.

La promulgation de la Charte de la Refondation du Niger s’est doublée d’une cérémonie d’investiture pour le général Abdourahamane Tiani – élevé aux fonctions suprêmes de la Nation et de l’armée nigérienne.

Le général Tiani, qui a été élevé au rang de général cinq étoiles, a salué dans son discours un « nouveau départ » pour le Niger.

Le chef de la junte occupera ces nouvelles fonctions pendant cinq ans au moins, en vertu de la Charte qui étend la durée de la transition et permet sa prolongation, selon le secrétaire général du gouvernement, Mahamane Roufai Laouali.

« La Charte a valeur constitutionnelle, en cela qu’elle constitue désormais la loi fondamentale devant régir les pouvoirs publics pendant la période de la refondation. La charte dispose également que la durée de la période de la refondation est fixée à 60 mois à compter de la date de sa promulgation ce 26 mars 2025. Cette durée est modulable, en fonction de la situation sécuritaire et de l’agenda des États du Sahel », indique le secrétaire général du gouvernement.

Dissolution des partis politiques 

Deux ordonnances portant sur la dissolution des partis politiques au Niger et sur l’amnistie de prisonniers politiques et militaires ont été signées par le général Abdourahamane Tiani, qui a insisté sur la nécessité d’une réconciliation nationale. « J’avais évoqué la nécessité pour les Nigériens de pardonner et de se pardonner entre eux pour donc se débarrasser des boulets de la haine et de la rancœur qui tirent le pays vers le bas ».

L’installation de bases militaires étrangères décidée par référendum

Le général Tiani a également annoncé que l’installation de bases militaires étrangères au Niger serait désormais décidée sur la base d’une consultation populaire.

Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie déclarait : « C’est véritablement dans son contenu que la Charte innove. Elle consacre, entre autres, le principe d’un recours au référendum populaire pour permettre au peuple de s’exprimer sur tout projet d’installation de bases militaires étrangères dans notre pays, ou encore des mesures inédites de protection de nos ressources naturelles pour que les Nigériens véritablement profitent de l’exploitation de leurs richesses. Il s’agit véritablement d’un pacte politique et social qui prend en compte nos réalités et nos légitimes aspirations d’un nouveau départ pour un Niger souverain et résolument engagé sur le chemin de son développement. »

Avec RFI

Le détenu d’opinion Cherif Mellal poursuit sa grève de la faim

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Cherif Mellal

Cherif Mellal est en détention depuis le 19 janvier 2023. Il observe une grève de la faim illimitée depuis le 3 mars 2025. Soit depuis 24 jours.

Son action a pour objectif de réclamer un procès juste, donc sa libération si la justice était la justice. Comme quelque 240 prisonniers d’opinion, Cherif Mellal est victime de cette machine judiciaire actionnée par le pouvoir pour étouffer la société et embastiller les esprits libres.

« Une condamnation à une peine de quatre ans de prison ferme a été infligée à Cherif Mellal par jugement rendu par le pôle pénal économique et financier sis au tribunal de Sidi M’hamed en date du 23 octobre 2024, jugement confirmé dans toutes ses dispositions par arrêt rendu par la chambre pénale près la cour d’Alger en date du 25 février 2025. Liberté pour Cherif Mellal et pour tous les détenu.es d’opinion », s’alarme Me Fetta Sadat.

H. A.

Apprendre le kabyle : 3 applications incontournables pour maîtriser la langue

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La langue kabyle, riche et précieuse, est parlée par des millions de personnes, mais elle reste souvent sous-représentée dans les outils éducatifs modernes. Heureusement, plusieurs applications mobiles ont vu le jour pour faciliter l’apprentissage du kabyle, que ce soit pour les débutants ou pour ceux qui souhaitent perfectionner leurs connaissances.

Parmi elles, Lmed Taqbaylit, Tasuqilt, et Issin Asegzawal sont trois ressources remarquables qui offrent des outils pratiques, interactifs et accessibles. Voici un aperçu détaillé de ces applications et de leurs principales fonctionnalités.


1. Lmed taqbaylit

Lmed Taqbaylit est une application éducative populaire, idéale pour apprendre le kabyle de manière simple et intuitive. Disponible sur iOS et Android, cette application regroupe plus de 8 000 mots et phrases couvrant une large gamme de catégories allant des bases comme l’alphabet et les chiffres jusqu’à des termes plus complexes comme les prépositions et les expressions de la vie quotidienne.

Caractéristiques principales :

  • Vocabulaire enrichi : Plus de 8 000 traductions avec des fichiers audio pour aider à la prononciation correcte des mots.
  • Catégories diversifiées : Couvre des domaines variés tels que les couleurs, les émotions, la famille, les animaux, le corps humain, les vêtements, etc.
  • Dictionnaire intégré : Intègre le dictionnaire kabyle-français de J.-M. Dallet, offrant des fonctionnalités d’autocomplétion, de recherche rapide et des exemples d’utilisation des mots.
  • Approche immersive : Chaque mot est accompagné de photos illustratives et d’audio pour faciliter l’apprentissage.

Avec sa plateforme ergonomique et son interface simple, Lmed Taqbaylit est parfaite pour tous ceux qui souhaitent apprendre le kabyle de manière efficace. Cette application est une ressource gratuite et évolutive, soutenue par une communauté passionnée par la préservation de la langue kabyle.

Liens de téléchargement :


2. Tasuqilt

Tasuqilt est une application mobile interactive disponible sur Android, conçue pour rendre l’apprentissage du kabyle à la fois ludique et engageant. En plus de son dictionnaire kabyle-français, Tasuqilt propose des jeux, des quiz et des activités pour tester vos connaissances de manière interactive.

Caractéristiques principales :

  • Dictionnaire kabyle-français : Offre des traductions fiables et des exemples d’utilisation pour chaque mot.
  • Jeux et quiz : Permet d’apprendre tout en s’amusant grâce à des jeux et des tests qui renforcent la mémorisation.
  • Suivi de progression : Permet aux utilisateurs de suivre leurs progrès au fur et à mesure de l’apprentissage.
  • Prononciation audio : Chaque mot et expression est accompagné d’un fichier audio pour une meilleure assimilation de la langue.

Tasuqilt est particulièrement adaptée à ceux qui aiment l’apprentissage interactif et ludique. Elle offre une expérience d’apprentissage complète tout en rendant l’acquisition de la langue kabyle agréable.

Liens de téléchargement :


3. Issin Asegzawal

Issin Asegzawal est une application éducative essentielle pour l’apprentissage du kabyle. Disponible uniquement sur Android, cette application intègre un dictionnaire kabyle-kabyle de grande qualité. Ce dictionnaire est un outil indispensable, tant pour ceux qui savent lire cette langue que pour ceux qui veulent l’apprendre. Il s’adresse à tous les niveaux d’apprentissage, des débutants aux plus avancés, et est particulièrement crucial pour les enseignants de tamazight. En effet, enseigner une langue sans un dictionnaire dédié est difficile, et Issin Asegzawal remédie à cela en offrant une ressource de référence fiable.

Caractéristiques principales :

  • Dictionnaire kabyle-kabtle complet : Offrant des explications détaillées et la prononciation des mots, ce dictionnaire est un outil essentiel pour les étudiants de kabyle et les enseignants de tamazight. Il permet une meilleure compréhension de la langue et soutient l’enseignement de cette langue riche.
  • Outil pour enseignants et étudiants : L’application est conçue pour être utilisée par les professeurs de tamazight, facilitant l’enseignement et l’apprentissage de la langue kabyle de manière systématique.
  • Interface claire et pratique : Avec une interface simple, cette application rend l’accès aux mots et aux exemples d’utilisation rapide et intuitif.

Ce dictionnaire de kabyle est indispensable pour toute personne impliquée dans l’apprentissage ou l’enseignement du kabyle. C’est une ressource précieuse pour les enseignants, les étudiants et tous ceux qui souhaitent approfondir leur maîtrise de la langue.

Liens de téléchargement :


Conclusion

Que vous soyez un apprenant débutant ou un locuteur avancé, Lmed TaqbaylitTasuqilt, et Issin Asegzawal sont trois applications mobiles incontournables pour apprendre le kabyle. Chacune d’elles propose une approche unique, que ce soit à travers des vocabulaires pratiques, des jeux éducatifs ou une immersion dans la culture kabyle.

  • Lmed Taqbaylit : Un imagier visuel et un guide audio pour une immersion complète dans le vocabulaire kabyle.
  • Tasuqilt : Des jeux et des quiz pour rendre l’apprentissage plus interactif et amusant.
  • Issin Asegzawal : Un dictionnaire kabyle-kabyle indispensable pour les étudiants et enseignants de tamazight.

Ces applications sont des ressources essentielles pour quiconque souhaite apprendre le kabyle et participer à la préservation de cette langue magnifique. Téléchargez-les dès aujourd’hui et plongez dans l’univers fascinant de la langue kabyle !

Liens de téléchargement récapitulatifs :


Ces trois applications sont des outils puissants pour maîtriser la langue kabyle et se connecter à sa culture. Il est temps de commencer votre voyage linguistique !

La rédaction

Eric Zemmour et le basculement dans l’abject

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Zemmour

Toutes les hypothèses pour expliquer le basculement d’un homme ou d’une femme vers un changement de personnalité hautement répréhensible, voire dangereux, ont été étudiées, depuis les sciences médicales jusqu’aux sciences humaines comme la psychologie.

Pourquoi un être humain bascule-t-il vers l’horreur et l’abjection, d’une manière subite ou progressive, alors que rien de son passé ne le laissait supposer ? Lorsqu’il s’agit d’explorer le fin fond de la personnalité humaine, je persiste à affirmer que nul ne peut avoir une certitude, par le biais d’aucune discipline de recherche. Nous devons exclure de ce doute les explications par la démence ou la vengeance, toutes les deux lorsqu’elles sont objectivement observables et attestées (donc pas enfuies).

L’ennui dans les approches des spécialistes pour comprendre les causes des basculements humains est qu’elles peuvent se lire en validation des hypothèses ou en infirmation, pourtant pour un même cas. Autrement dit, si vous prenez en compte la cause psychologique la plus retenue, soit la survenance d’un fait traumatisant dans la vie d’un homme, lointain ou plus proche, vous ouvrez toutes les portes à des spéculations hasardeuses.

Le cas d’Eric Zemmour est un exemple particulièrement parlant pour mettre en doute les explications tranchées et définitives qui nous persuaderaient par leur signature scientifique en psychologie. 

Eric était un gentil garçon qui faisait partie de notre entourage sans en être un intime du cercle rapproché des camarades. Rien à priori ne laissait penser qu’il basculerait un jour dans l’abject et l’innommable. Diplômés tous les deux de l’Institut d’Études Politiques en 1979, tout dans son comportement ne pouvait faire un lien direct et prévisible avec la descente future aux enfers de l’humain.

Passons en revue un petit nombre d’explications habituelles. L’oubli ayant fait son travail nous pouvons apprendre sur Internet qu’il a fréquenté des établissements confessionnels privés et qu’il saurait parler et lire l’hébreu. Et alors ? Si tous ceux qui avaient fréquenté des établissements confessionnels basculaient vers l’horreur de la pensée, je n’imagine pas l’état de ce monde. Tout le monde ne devient pas Netanyahou.

Puis nous pourrions penser que c’est un malaise de porter ce nom et d’assumer les sous-entendus de la droite réactionnaire chrétienne française. Il se serait senti déclassé dans son état de juif ? Si tous ceux qui portent le nom de Bensousson, El Kabbach,  Amar, Chekroun et autres, devaient ressentir une honte ou une rancune, la société rentrerait dans une guerre civile.

Eric Zemmour se sentirait blessé par ses deux échecs au concours d’entrée à l’ENA ? Ce serait la confirmation des propos de beaucoup. C’est vrai qu’Eric Zemmour fustige continuellement ce qu’il appelle l’intelligentsia de gauche, responsable de tous les maux de la France et qu’on penserait que c’est une rancœur enfuie. Echouer au terrible concours de l’ENA n’est ni une honte ni n’atteste d’un niveau intellectuel insuffisant car que ce serait des séquelles psychologiques pour tant de de gens, pourtant très instruits comme Eric Zemmour.

La dénonciation des élites, particulièrement de gauche, n’est ni plus ni moins l’accusation constante des mouvements populistes d’extrême droite. Eric serait là dans un discours mimétique habituel plutôt qu’explicatif de sa supposée vengeance.

En plus, il avait été l’un des auteurs de livres les plus vendus en France. Puis il fut un journaliste reconnu dans sa compétence même si ses opinions d’extrême droite étaient visibles et assumées. Comme traumatisme de non reconnaissance, nous en trouvons des plus convaincants tout de même.

Il accuse l’immigration d’être le fléau d’une invasion qui détruirait la noble histoire et culture  françaises. C’est presque un gag et de l’opportunisme car s’appeler Zemmour et revendiquer le sang bleu et catholique d’un Clovis ou Philippe le Bel c’est comme si un Hamza revendiquait sa descendance de Jeanne d’Arc.

Il aurait été traumatisé récemment par la perte de son père, juif d’Algérie, ce que certains évoquent pour expliquer une radicalisation freudienne encore plus forte ?  Si tous ceux qui ont la douleur de perdre l’être cher devaient plonger dans la fureur paranoïaque d’Eric Zemmour, il ne resterait plus aucun être humain sur cette terre. Puis de toute façon l’explication est irrecevable car Eric Zemmour était Eric Zemmour depuis très longtemps auparavant.

Son complexe d’un physique plutôt petit qui dans l’histoire est souvent prêté à beaucoup d’hommes pour expliquer leur rage à prouver par l’horreur et la dictature qu’ils sont plus grands, Napoléon, Hitler et bien d’autres ? Si tous ceux qui ne ressembleraient pas à Brad Pitt ou à Monica  Belluchi devaient se venger par leur pouvoir sur les populations, c’est mal parti pour les millions d’autres.

Non, il ne faut pas perdre son temps à comprendre les racines du basculement d’un être humain, depuis sa sympathique cordialité et esprit jovial avec ses camarades jusqu’à la pensée immonde. C’est inéluctable que l’humanité en connaisse alors que rien ne les disposaient à l’être.

Eric Zemmour est de ceux-là, il ne faut pas s’expliquer sur le pourquoi mais le combattre avec les puissantes armes dont disposent la rationalité et les démocraties. Eric est devenu dangereux, il faut le mettre à genoux par la force légitime et l’empêcher de réussir son plan diabolique.

L’être humain est complexe, souvent imprévisible, sinon il ne le serait pas.

Boumediene Sid Lakhdar 

Jean Sénac : l’énigme d’un poète assassiné

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CED-CEDIF

Dans la nuit du 29 au 30 août 1973, Jean Sénac est retrouvé mort dans son petit appartement d’Alger. Son corps porte plusieurs coups de couteau, mais l’autopsie révèle que la cause essentielle de son décès est une fracture de la nuque, conséquence d’une violente chute sur le dos.

Ce crime, longtemps entouré de spéculations, a pourtant fait l’objet d’une enquête approfondie : plus de 100 personnes ont été interrogées, une reconstitution a eu lieu avec le principal suspect, suivie d’un procès. Finalement, après une procédure de révision et l’intervention de Houari Boumediene, l’accusé a bénéficié d’un non-lieu.

Aujourd’hui, « Sénac et son Diable – Une enquête », le nouveau livre de Hamid Grine, co-édité par les Éditions Gaussen (Marseille) et les Éditions Les Rives (Alger), revient sur cette affaire et éclaire d’un jour nouveau la trajectoire du poète. Loin d’un simple récit biographique, cet ouvrage plonge dans les archives, les témoignages et les mécanismes de l’époque pour déconstruire les nombreuses idées reçues qui entourent cette affaire.

Une enquête rigoureuse sur un crime de mœurs

Contrairement à certaines interprétations hâtives, l’assassinat de Sénac n’était pas un crime politique. Il s’agit d’un crime de mœurs, un drame lié à la vie intime du poète plutôt qu’à ses engagements. Car Jean Sénac, bien loin d’être un rebelle ou un opposant au régime, soutenait avec ferveur l’Algérie indépendante et ses dirigeants. Sa marginalisation ne venait pas d’un conflit politique, mais plutôt de son homosexualité assumée, dans une société qui n’était pas prête à l’accepter.

Dans son enquête, Hamid Grine, romancier et ancien journaliste, s’appuie sur des documents inédits et des témoignages essentiels, notamment ceux de Jacques Miel, fils adoptif de Sénac, et de son amie Nathalie Garrigues, qui attestent de la rigueur de l’enquête judiciaire menée à l’époque. Il retrace également le parcours du suspect principal, le déroulement du procès et les conditions qui ont mené à l’annulation de sa condamnation.

Jean Sénac : un poète entre lumière et solitude

Mais au-delà de l’enquête criminelle, Sénac et son Diable est aussi un portrait intime d’un homme tiraillé entre son idéal et son isolement. Pied-noir d’origine espagnole, mais Algérien de cœur, Jean Sénac a toujours revendiqué son appartenance à cette nation qu’il chérissait. Poète incandescent, inspiré par Apollinaire et Artaud, il croyait en une Algérie fraternelle et libre. Pourtant, son homosexualité et son mode de vie l’ont progressivement marginalisé, le plaçant en décalage avec une société encore conservatrice.

Avec une plume à la fois précise et sensible, Hamid Grine explore la complexité de cette figure fascinante, qui fut à la fois célébrée et mise à l’écart. Il restitue également la mémoire d’un homme dont l’œuvre résonne encore aujourd’hui, entre espoir et désenchantement, entre passion et solitude.

Un livre pour comprendre Sénac et son époque

Grâce à une approche mêlant investigation, témoignages et analyse historique, « Sénac et son Diable » offre un éclairage inédit sur un crime trop souvent mal interprété. En co-édition entre les Éditions Gaussen et les Éditions Les Rives, cet ouvrage s’inscrit dans une démarche de réhabilitation, non seulement de la vérité judiciaire, mais aussi de la mémoire d’un poète qui, malgré son destin tragique, continue d’habiter la littérature et l’histoire algériennes.

Un livre essentiel pour ceux qui veulent comprendre Jean Sénac, son œuvre et le contexte d’une Algérie en pleine mutation.

Djamal Guettala

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