13.9 C
Alger
Accueil Blog Page 8

Cour d’Alger : Tadjadit Mohamed condamné en appel à 3 ans de prison, dont deux ferme

3
Mohamed Tadjadit
Mohamed Tadjadit. Crédit photo : DR

Le tribunal criminel d’appel d’Alger (cour d’Alger) a rendu son impitoyable verdict dans l’affairTadjadite concernant Mohamed Tadjadit , connu sous l’appellation de « poète du Hirak ».

L’intéressé a été condamné à une peine globale de trois ans de prison, dont deux ans ferme et un an assorti du sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende ferme de 100 000 dinars, a annoncé Me Fetta Sadat, membre du collectif de défense du prévenu, sur sa page Facebook.

Sur le plan civil, la juridiction a également retenu la responsabilité du prévenu et l’a condamné à verser la somme de 200 000 dinars à l’Agent judiciaire du trésor (AJT) à titre de réparation.

Selon Me Fetta Sadat, cette décision intervient alors que Tadjadit Mohamed faisait face à pas moins de six chefs d’accusation, dont trois qualifiés de crimes en lien avec la législation antiterroriste. Il est notamment poursuivi pour apologie d’actes terroristes, utilisation des technologies de l’information et de la communication à des fins de soutien à des entités terroristes, ainsi que pour la propagation directe ou indirecte de leurs idées.

À ces chefs d’inculpation s’ajoutent plusieurs délits, parmi lesquels l’outrage à corps constitué, l’exposition au regard du public de publications portant atteinte à l’intérêt national, ainsi que l’incitation à attroupement non armé. Les poursuites s’appuient sur plusieurs dispositions du code pénal, notamment les articles 100 alinéa 1, 146, 87 bis 12, 87 bis 4 et 96.

Lors de l’audience, le représentant du ministère public avait requis une peine de sept ans de réclusion assortie d’une amende ferme de 200 000 dinars. De son côté, le représentant du Trésor public avait réclamé une indemnisation civile d’un montant de deux millions de dinars.

La décision rendue en appel, bien que réduisant sensiblement les réquisitions du parquet, confirme néanmoins une condamnation pénale significative. Elle s’inscrit dans un contexte judiciaire marqué par une application rigoureuse des dispositions pénales relatives à la sécurité de l’État et à l’usage des réseaux sociaux, suscitant de vifs débats au sein de la défense et des milieux des droits humains. Pas seulement ce procès inique nous rappelle que le pouvoir n’est pas près de lâcher sa prise mortelle sur la société.

Quelque 250 Algériennes et Algériens sont détenus arbitrairement pour leur opinion. Et des dizaines, voire des centaines d’Algériennes et d’Algériens interdits de quitter le territoire national. A la lumière de cet état de fait, Tebboune peut toujours appeler les sans papiers algériens réfugiés en France à rentrer en Algérie…

La rédaction

- Publicité -

Du clic à l’émotion: comment les applications mobiles transforment l’expérience des spectateurs

0

Les applications mobiles révolutionnent la billetterie et l’événementiel. Découvrez comment elles deviennent le compagnon idéal des spectateurs et enrichissent chaque instant.

Du clic à l’émotion

Dans notre vie quotidienne, le téléphone͏ est devenu comme un partie de notre main. Au-delà de son ͏rôle de simple téléphone, il͏ est ͏maintenant au͏ milieu de͏ nos expériences sociales, culturelles et de travail. Le chang͏em͏ent s͏e voit d͏ans le monde événemen͏tiel͏: les applications sur les͏ mobiles sont le nouveau lien entre les organisateur͏s et les spectateurs, entre le clic pour acheter ͏un billet et l’émotion qu’on ressent ͏le soir d’un concert une pièce ou un fest͏ival.

Le billet digital, une porte ouverte vers l’émotion

Fini les files d’attente interminables et les tickets papier qui se perdent. Aujourd’hui, la billetterie dématérialisée s’impose comme une évidence. Un clic, une notification, et le spectateur a son billet directement dans la poche. Mais ce n’est que le début. L’application mobile ne se contente plus de délivrer un code QR: elle propose une expérience globale. Elle devient un véritable compagnon de route avant, pendant et après l’événement.

Les spectateurs consultent le programme en temps réel, reçoivent des alertes personnalisées, découvrent les plans interactifs des lieux et même des recommandations adaptées à leurs goûts. Cette continuité numérique renforce l’attachement à l’événement et donne une impression de fluidité, sans rupture entre la préparation et la participation.

L’expérience personnalisée au service des spectateurs

Chaque participant veut se sentir unique. Les applications mobiles répondent à ce besoin en personnalisant l’expérience: suggestions d’événements similaires, playlists exclusives des artistes programmés, ou encore possibilité de voter pour le prochain morceau lors d’un concert.

Cette interactivité crée un dialogue constant entre l’organisateur et le public. On n’est plus face à une audience passive, mais devant une communauté active qui influence, partage et co-construit l’événement. Le mobile devient alors ce fil invisible qui relie tous les participants dans une expérience collective.

Quand la technologie enrichit la passion du sport

Les applications mobiles ne se limitent plus aux concerts et aux spectacles. Elles occupent désormais une place centrale dans l’univers des paris sportifs, où l’analyse et la réactivité sont essentielles. Les utilisateurs peuvent suivre les matchs en direct, étudier les statistiques, comparer les cotes et placer des mises en temps réel pour intensifier l’émotion du jeu.

À titre d’exemple, beaucoup choisissent d’accéder à des plateformes de paris directement depuis leur smartphone, notamment via MelBet télécharger, afin de profiter pleinement des opportunités offertes par le sport en direct. Cette évolution montre que le mobile n’est plus seulement un outil pratique, mais un véritable prolongement de la passion sportive et de l’engagement des parieurs.

Une révolution pour les organisateurs

Pour les professionnels, le mobile est bien plus qu’un canal de distribution: c’est une plateforme stratégique. Les données recueillies permettent de mieux comprendre les attentes du public, d’adapter l’offre en temps réel et de fidéliser sur le long terme.

Grâce aux notifications push, il devient possible d’annoncer une nouvelle date, de proposer une offre spéciale ou de rappeler aux spectateurs de ne pas manquer l’ouverture des portes. L’application devient un outil marketing puissant, capable de transformer un spectateur ponctuel en un habitué fidèle.

Le rôle des réseaux sociaux et de la viralité

Autre atout incontournable: l’intégration avec les réseaux sociaux. Un spectateur satisfait ne garde pas son expérience pour lui. Il la partage, il la commente, il publie des photos ou des vidéos en direct. Chaque application bien pensée intègre donc des passerelles vers ces plateformes, créant ainsi un cercle vertueux de visibilité et d’engagement.

Ce phénomène transforme chaque spectateur en ambassadeur. Le bouche-à-oreille digital devient alors le meilleur allié des organisateurs, amplifiant la portée de chaque événement sans effort supplémentaire.

Des perspectives encore plus ambitieuses

Et demain ? L’avenir s’annonce encore plus riche. L’intelligence artificielle affinera les recommandations, la réalité augmentée plongera les spectateurs dans les coulisses d’un festival, et la géolocalisation rendra l’expérience encore plus fluide, du parking au siège.

Le spectateur ne se contentera plus d’assister à un événement: il le vivra dans toutes ses dimensions, grâce à un outil qu’il possède déjà – son smartphone.

Conclusion

Du clic initial à l’émotion finale, les applications mobiles redéfinissent le parcours des spectateurs. Elles abolissent les distances, fluidifient les démarches et ouvrent la voie à une expérience sur mesure, riche et engageante.

Pour le public, elles représentent une promesse: celle de vivre chaque instant avec intensité, facilité et interactivité. Pour les organisateurs, elles constituent une opportunité unique d’innover, de fidéliser et de se démarquer dans un monde où l’expérience compte autant que l’événement lui-même.

Le mobile est donc bien plus qu’un simple outil. Il est devenu le compagnon fidèle des spectateurs, celui qui transforme un clic banal en une émotion inoubliable.

- Publicité -

OM-Rennes en 8es de finale de coupe de France : quand le tableau s’ouvre après la chute du PSG

0
Olympique de Marseille

Cinq jours après la désillusion du Trophée des champions face au PSG, l’Olympique de Marseille s’est offert une revanche éclatante ce mardi soir en écrasant Bayeux (Régional 1) sur le score de 9-0, lors des 16es de finale de la Coupe de France.

A. Gomes a ouvert le score dès la 13e minute, suivi de H. Traoré (19’), M. Greenwood (26’, 49’, 90’), A. Gouiri (32’, 55’), C. Egan-Riley (80’) et N. Maupay (86’). Les Normands, dépassés sur tous les fronts, n’ont jamais existé dans cette rencontre, transformant le stade en un simple écrin pour le festival offensif marseillais.

Ce succès offre à l’OM un ticket pour les 8es de finale, où les Marseillais affronteront Rennes. Mais la surprise de cette édition ne s’arrête pas là. La Coupe de France, traditionnel terrain des exploits des petits poucets, a vu ses outsiders tomber les uns après les autres. Il ne reste désormais que des équipes professionnelles, Ligue 1 et Ligue 2 confondues. Et avec l’élimination spectaculaire du PSG, battu lundi soir par son voisin, le Paris FC (0-1), le tableau s’ouvre plus que jamais, laissant place aux ambitions et aux imprévus.

Le tirage au sort effectué ce mardi a livré son lot d’affiches prometteuses. Trois confrontations opposeront directement des clubs de Ligue 1 : Rennes se déplacera à Marseille, Strasbourg accueillera Monaco, tandis que Lorient recevra le Paris FC. Ces matches, programmés le 4 février, s’annoncent déjà comme des rendez-vous clés de la compétition, avec la possibilité de voir de nouvelles surprises bouleverser le tableau.

Marseille, après sa démonstration face à Bayeux, envoie un message clair : le club phocéen ne se contentera pas de passer ce tour. Le festival offensif de ce mardi soir montre une équipe capable de se ressaisir après une défaite et de mettre la pression sur ses prochains adversaires. L’OM veut profiter de cette Coupe ouverte, où l’élimination du PSG redistribue les cartes, pour aller le plus loin possible et tenter de ramener un trophée qui lui échappe depuis trop longtemps.

Dans cette Coupe de France désormais professionnelle, chaque match est une promesse de spectacle. Entre confrontations de Ligue 1 et petites histoires de revanche, la compétition s’annonce passionnante et imprévisible, fidèle à sa réputation de grand théâtre du football français.

Djamal Guettala 

- Publicité -

Mohammed Harbi inhumé en France : d’un exil à l’autre 

6
Mohammed Harbi
Mohammed Harbi, ou l'intransigeance de l'historien.

L’inhumation en France du militant indépendantiste et historien Mohammed Harbi a suscité une vague de réactions en Algérie.

Au-delà de l’émotion, la polémique relayée sur les réseaux sociaux relance un débat ancien sur le rapport de l’État algérien à ses figures historiques critiques et sur la place accordée à la pluralité des mémoires de la guerre de libération.

Comme d’autres personnalités majeures de l’histoire nationale, Mohamed Harbi a choisi d’être enterré hors de son pays. Une situation qui n’est ni nouvelle ni exceptionnelle, mais qui interroge par sa portée symbolique. Acteur de la Révolution, ancien cadre du FLN, puis historien rigoureux et critique du pouvoir issu de l’indépendance, Harbi a été progressivement marginalisé avant d’être poussé à l’exil.

Emprisonné après le coup d’Etat de juin 1965, placé sous surveillance, il quitte l’Algérie dans les années 1970. C’est depuis la France qu’il poursuit son travail historique, devenant une référence internationale sur l’histoire politique de l’Algérie contemporaine. Son éloignement n’a jamais signifié une rupture avec son pays, mais plutôt l’impossibilité d’y exercer librement sa pensée.

Son inhumation en France, dans la terre de « l’ancien colonisateur », apparaît ainsi comme le prolongement logique d’un exil imposé. Elle met en lumière une contradiction persistante : celle d’un État qui célèbre officiellement la Révolution tout en maintenant à distance les meilleurs de ses enfants et ceux qui en proposent une lecture critique, documentée et non conforme au récit officiel. Toute l’ambiguïté machiavélique est dans cet affichage cynique que le pouvoir cultive depuis l’indépendance.

La controverse actuelle révèle surtout une difficulté structurelle à intégrer les voix dissidentes dans le champ mémoriel national. Elle pose aussi une question simple et dérangeante : pourquoi des moudjahidine et intellectuels de premier plan finissent-ils, de leur vivant comme après leur mort, hors des frontières du pays qu’ils ont contribué à libérer ? Il est au moins manifeste que ce choix répond à une volonté de rupture avec le pouvoir en place, considéré comme ayant failli aux valeurs de la révolution.

Dans le cas de Mohammed Harbi, l’enterrement à l’étranger ne relève ni d’un choix idéologique ni d’un reniement. Il constitue sans doute le symptôme d’un rapport inachevé à l’histoire, où l’exil demeure, encore aujourd’hui, le prix de l’indépendance intellectuelle.

Samia Naït Iqbal

- Publicité -

Inhumation de Mohammed Harbi au cimetière de Père Lachaise à Paris

4
Inhumation de Mohammed Harbi.

Ce mardi 13 janvier ont eu lieu les obsèques du moudjahid et historien Mohammed Harbi au crématorium du Père-Lachaise (Paris) en présence d’une foule nombreuse de citoyens, d’historiens, chercheurs, d’artistes.

Emotion contenue et recueillement en musique populaire mardi à l’occasion de cette cérémonie civile qui ressemble tant à cet histoire profondément enraciné dans la diversité historique de l’Algérie.
Obsèques du résistant et historien Le cercueil de Harbi est arrivé sous la voix du grand chanteur et poète chaoui, Aïssa Djarmouni et sa chanson de blues « M’ridh lehwa », créée par l’artiste dans ses moments de solitude et d’émotions fortes, selon un fin connaisseur du patrimoine chaoui.

L’historien Ali Guenoun a rendubun hommage appuyé à son aîné et mentor. Le propos était juste et plein de reconnaissance pour l’immense contribution de Mohammed Harbi dans l’écriture, l’analyse scientifique et la diffusion de l’histoire du mouvement national.

La voix de l’autre figure de la chanson chaouie, Houria Aiïchi, a accompagné aussi la dépouille de l’historien dans son ultime voyage.

Une vie de combats

L’immense historien Mohammed Harbi s’est éteint le 1er janvier dernier à l’âge de 93 ans. Mohammed Harbi faisait partie des conseillers de Ben Bella. Après le coup d’Etat mené par Houari Boumediene et le clan d’Oujda, Mohammed Harbi crée avec des militants de gauche l’Organisation de la résistance populaire (ORP). Arrêté, il sera emprisonné puis placé en résidence surveillée jusqu’à son évasion vers la France en 1973. Depuis, Mohammed Hardi s’est consacré en France à sa carrière universitaire et à l’écriture de l’histoire du mouvement national. Il ne retournera en Algérie qu’en 1991, bien après ce qu’il est appelé « l’ouverture démocratique ».

Ce natif d’El Harrouch, grand militant nationaliste et éminent historien aura dédié sa vie d’abord à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, puis à son travail d’historien. Il a écrit des œuvres majeures, comme Les Archives de la révolution algérienne, Le FLN, mirages et réalités, La guerre commence en Algérie, L’Algérie et son destin : citoyens ou croyants. Il a aussi publié le premier tome de ses mémoiresUne vie debout, traduit en tamazight depuis 2025.

La rédaction

- Publicité -

CAN 2025 : Sénégal-Égypte, retrouvailles au sommet entre Mané et Salah

0
Mané et Salah.
Mané et Salah. Crédit photo : DR

Anciens coéquipiers à Liverpool, Sadio Mané et Mohamed Salah se recroiseront une nouvelle fois en Coupe d’Afrique à l’occasion de la demi-finale entre le Sénégal et l’Égypte à Tanger le 14 janvier.

Sacré en 2022 pour l’un, toujours en quête d’un trophée continental pour l’autre, les deux joueurs partagent une histoire commune et un statut de cadres incontestables en sélection. Mercredi, le duel qui opposera le Sénégalais et l’Égyptien promet de consolider un peu plus leur légende sur la scène africaine.

Les retrouvailles approchent entre le Lion Sadio Mané et le Roi Mohamed Salah. Plus qu’un choc électrique sur le terrain, la première demi-finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et l’Égypte, mercredi 14 janvier, prendra aussi des airs de réunion au sommet entre deux des plus grands ambassadeurs du football africain de ces dernières années.

Trois ans après leur ultime apparition commune sous les couleurs de Liverpool, en finale de la Ligue des champions 2022 face au Real Madrid sur la pelouse du Stade de France, la route du Lion recroisera celle du Pharaon à Tanger et promet un duel d’influence dans le jeu aussi bien que devant les buts. À 33 ans chacun, le Sénégalais et l’Égyptien ont cimenté leur statut de piliers en sélection depuis plusieurs années et réalisent au Maroc, malgré les années qui défilent, une Coupe d’Afrique réussie jusqu’à maintenant.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : l’attaquant sénégalais, auteur d’un but et 3 passes décisives, est au coude-à-coude avec son homologue égyptien (4 buts, une passe décisive) en termes d’efficacité globale dans la compétition. Mais ces chiffres démontrent surtout, malgré une influence semblable, une différence de dynamiques pour les deux hommes au sein de leur sélection.

Statuts similaires, parcours opposés

Sadio Mané a déjà atteint le sommet de l’Afrique avec son pays. Sacré champion d’Afrique en 2022 après une séance de tirs au but remportée face à l’Égypte de son coéquipier de l’époque, le Sénégalais permettait enfin aux Lions de la Téranga de mettre la main sur le trophée après une finale perdue deux ans auparavant. Il repartait en prime avec le titre de meilleur joueur de la compétition. Depuis, le vieux Lion s’est mué en figure tutélaire d’un groupe qui regorge de nouveaux talents (Ibrahim Mbaye, Lamine Camara, El Hadji Malick Diouf…) qui ne demandent qu’à être guidés vers les sommets. Et il remplit parfaitement son rôle : moins buteur mais toujours aussi précieux, Mané est devenu le meilleur passeur de l’histoire de la CAN (9) devant l’Ivoirien Yaya Touré et a conforté son statut de joueur le plus décisif de la compétition si l’on y ajoute ses buts inscrits (10). Le tout devant… Mohamed Salah (11 buts, 5 passes décisives), une nouvelle fois.

L’Égyptien a bien sûr aussi connu le succès au cours de sa carrière, mais il reste encore le « Roi sans couronne » en sélection nationale, symbole d’une génération de Pharaons à qui le titre échappe depuis 2010 et qui s’est inclinée deux fois en finale (2017 et 2022). Pour sa cinquième participation à la Coupe d’Afrique, il sait que son temps est compté et que la fin d’un cycle approche pour la sélection égyptienne, qui n’a pas vraiment assisté à l’éclosion de nouvelles pépites et doit donc toujours s’appuyer sur son capitaine et des cadres vieillissants. « Mo » a bien tenu son rang de guide offensif incontesté, occupant la troisième marche du podium des buteurs derrière Diaz et Osimhen avant les demi-finales, et n’a pas hésité à soulager les siens de la pression qui pèse forcément sur l’équipe la plus titrée du continent. « Personne, même en Égypte, ne veut remporter ce trophée plus que moi, confiait-il après la victoire contre la Côte d’Ivoire en quarts de finale. J’ai remporté presque toutes les distinctions. J’attends ce titre. »

Sur la scène africaine, les deux joueurs se retrouveront certainement pour la dernière fois ce mercredi. Avec la faim d’atteindre un nouveau sacre pour l’un, et la pression de conclure une quête qui s’éternise pour l’autre. Avant de disputer, l’été prochain, un probable dernier tour d’honneur sur la scène internationale lors de la Coupe du monde 2026.

- Publicité -

Emmanuel Macron mise sur la diaspora : une France plurielle comme levier stratégique

4
El Qods
Macron.

Selon L’Opinion, Emmanuel Macron prépare un coup politique subtil mais ambitieux : la création d’un Haut‑Commissariat à la diversité et aux diasporas.

L’objectif officiel est clair : faire des Français d’origine étrangère, des binationaux et des ultramarins un atout stratégique pour la France, sur le plan diplomatique, économique et culturel.

Mais derrière le vernis institutionnel se dessine une lecture plus profonde : face au retour de Donald Trump et à son obsession d’une Europe barricadée, Macron cherche à mobiliser les diasporas comme outil de soft power, comme relais pour une France ouverte, inclusive et capable de rayonner au-delà de ses frontières.

L’Élysée veut réunir une trentaine de personnalités triées sur le volet : politique, sport, culture, économie, associatif. Parmi elles, Amel Bent, récemment dotée de la nationalité algérienne, symbolise ce lien fragile et puissant entre France et Algérie, entre reconnaissance populaire et rayonnement culturel. Teddy Riner, Leïla Slimani, Christiane Taubira, chacun à sa manière, représente la France plurielle, celle qui refuse de se réduire à un monolithe et qui affirme sa diversité comme capital stratégique. Selon L’Opinion, cette commission n’est pas un simple gadget : elle doit réfléchir, agir et proposer des projets concrets pour mobiliser la diaspora dans les domaines de l’économie, de l’innovation et de la diplomatie culturelle.

Ce qui frappe, c’est le contexte international. Trump est de retour, les expulsions massives reprennent, et l’Europe se durcit. La France, elle, choisit un chemin différent : transformer la diaspora en force d’action et de représentation. Le président Macron l’a rappelé devant les ambassadeurs : « Le partenariat africain est clé. Il faut qu’on aille au bout de ce travail en 2026, avec une politique beaucoup plus ambitieuse sur nos diasporas. » Cette ambition se traduira concrètement lors du sommet Africa Forward à Nairobi, les 11 et 12 mai 2026.

Mais il ne s’agit pas seulement de politique extérieure. C’est aussi une réflexion sur la société française elle-même. Mobiliser la diaspora, c’est reconnaître que la diversité n’est pas un problème à gérer mais une force à exploiter. C’est redéfinir la citoyenneté, dépasser la logique des droits et devoirs strictement territoriaux, pour inviter les Français d’origine étrangère à devenir acteurs à part entière du projet national, au sens large : social, économique et culturel.

Le projet, tel que rapporté par L’Opinion, inclura également un dispositif pilote : 200 participants, choisis moitié par tirage au sort, moitié représentant différentes communautés, travailleront pendant trois mois sur le vivre-ensemble, la diversité et le rôle concret de la diaspora dans la société française. Ce n’est pas qu’un symbole : c’est un pari audacieux sur l’avenir, un moyen de montrer que la France peut transformer sa pluralité en puissance.

Derrière les noms, derrière les institutions, se profile une vision de la France qui se réinvente. Une France capable de parler au monde par ses habitants, de se projeter à l’international en utilisant ses liens transnationaux. Une France qui reconnaît que sa force réside autant dans ses diplomates et ses soldats que dans ses artistes, ses entrepreneurs, ses intellectuels issus de la diversité.

En résumé, Emmanuel Macron ne se contente pas de réagir aux pressions extérieures. Selon L’Opinion, il construit une France qui veut s’appuyer sur sa diaspora comme levier stratégique, symbole et instrument à la fois. Amel Bent, Teddy Riner, Leïla Slimani : ce ne sont pas seulement des noms, ce sont des piliers d’une vision ambitieuse, où citoyenneté, diversité et influence se conjuguent pour définir le rôle de la France au XXIe siècle.

Mourad Benyahia 

- Publicité -

Procès du détenu d’opinion Mohamed Tadjadit au tribunal d’appel d’Alger

4
Mohamed Tadjadit
Mohamed Tadjadit détenu d'opinion. Crédit photo : DR

Demain, 14 janvier 26 se tiendra devant le tribunal criminel d’appel d’Alger (cour d’Alger) le procès criminel concernant Tadjadit Mohamed, dit le poète du Hirak.

Pour rappel,

En date du 11 novembre 2025 le tribunal criminel de 1er degré d’Alger (sis au tribunal de Dar El Beida cour d’Alger) infligea à Mohamed Tadjadit une peine exemplaire de 5 ans de réclusion et 200 000 da d’amende ferme.

Tadjadit Mohamed est en outre condamné, au civil à faire valoir à l’agent judiciaire du trésor (AJT) la somme de 500 000 da à titre de réparation.

Il est poursuivi de pas moins de six chefs d’accusation, à savoir : crime d’apologie des actes terroristes et destructeurs, crime d’utilisation des technologies de la communication et de l’information pour soutenir les actes et activités d’entités terroristes, crime de propagation , de manière directe ou indirecte des idées des entités terroristes, délit d’outrage à corps constitué, délit d’exposition au regard du public de publications de nature à porter atteinte à l’intérêt national et délit d’incitation à attroupement non arm (Articles100 alinea01,146,87 bis 12, 87bis 04,96 du code pénal)

Par acte de protestation, Mohamed Tadjadit avait décidé de se mettre en grève de la faim le 16 novembre 2025, une grève de la faim qu’il a observé durant 10 longues journées mettant en péril sa santé.

Pour rappel aussi, ce procès en appel criminel initialement programmé pour l’ audience du 17 décembre 25 a été reporté à l’audience de demain, 14 janvier 2026.

Liberté pour Tadjadit Mohamed. Liberté pour tous les détenu-e-s d’opinion et politiques », écrit Me Fetta Sadat dans un post Facebook

- Publicité -

Mohamed Taleb, résistant effacé entre l’Algérie et la France

2
A la recherche de Mohamed Taleb, chez les éditions Grasset.

En feuilletant À la recherche de Mohamed Taleb (Grasset, 14 janvier 2026), on découvre un nom absent des mémoires officielles : Mohamed Taleb. Ni les manuels scolaires algériens, ni les récits français de la Résistance ne le mentionnent. Et pourtant, le livre montre qu’il a combattu le nazisme sous l’uniforme français, au sein d’un système colonial qui ne reconnaissait ni sa citoyenneté, ni son courage.

Ce livre n’est pas une biographie classique. Il ne cherche ni à fabriquer un héros ni à solder un contentieux mémoriel. Jean-Christophe Notin, historien reconnu de la Seconde Guerre mondiale et de la France libre, mène ici une enquête patiente sur une disparition : celle d’un combattant algérien engagé dans la Résistance, puis effacé des deux côtés de la Méditerranée.

Mohamed Taleb appartient à cette génération d’Algériens happés par la guerre européenne, enrôlés dans l’armée française d’un empire qui leur refusait l’égalité. Des hommes appelés à mourir pour des valeurs universelles — liberté, dignité, lutte contre la barbarie — sans jamais être reconnus comme citoyens à part entière. Taleb ne se contente pas d’être soldat. Il entre dans des réseaux de Résistance, s’implique dans des activités jugées suffisamment importantes pour laisser des traces dans plusieurs fonds sensibles des archives françaises. Puis, après la guerre, son nom disparaît.

C’est ce silence qui est au cœur du livre.

Un nom qui résiste aux archives

Jean-Christophe Notin ne cherchait pas Mohamed Taleb. Il est tombé sur lui. En travaillant depuis des années sur la Résistance et la France libre, il croise d’abord une mention administrative, puis une autre dans un dossier judiciaire, puis une trace dans des archives liées aux réseaux clandestins. Le même nom revient, sans biographie, sans visage, sans récit. Mohamed Taleb apparaît dans des dossiers importants, puis s’évanouit.

Pourquoi ce soldat algérien figure-t-il dans plusieurs fichiers de la Résistance ? Pourquoi est-il associé à des affaires suivies par les services français ? Et pourquoi, après 1945, plus rien ?

À partir de cette anomalie, Notin engage une véritable enquête. Il confronte les archives militaires, les dossiers de police, les fichiers judiciaires, les documents de la France libre. Il recoupe, compare, mesure les silences. Peu à peu, une trajectoire se dessine : celle d’un Algérien engagé dans la lutte contre l’occupation nazie, mais enfermé dans la condition de sujet colonial.

Taleb agit dans un monde où l’Algérie est encore une colonie, intégrée juridiquement à la France mais exclue politiquement. Il combat dans l’armée française, mais n’est pas français au sens plein. Il lutte contre le nazisme, mais sans garantie que cette lutte lui vaudra un jour reconnaissance ou égalité.

Le livre ne tranche pas la question des loyautés. Taleb était-il « pour la France » ou « pour l’Algérie » ? Le piège serait de vouloir le récupérer. Le livre montre au contraire un homme pris dans une contradiction historique : engagé dans une guerre juste, à l’intérieur d’un système injuste.

La rencontre avec Souad

L’enquête aurait pu rester confinée aux archives. Elle prend une autre dimension lors d’une conférence publique consacrée aux combattants coloniaux de la Résistance. Jean-Christophe Notin y évoque Mohamed Taleb, ce nom qui revient sans cesse dans ses recherches.

À l’issue de cette conférence, une femme s’avance. Elle se présente : Souad, petite-fille de Mohamed Taleb.

Ce moment marque un tournant. Jusqu’alors, Mohamed Taleb n’existait que dans les dossiers de l’État : un matricule, des rapports, des décisions administratives. Avec Souad, il devient un homme inscrit dans une mémoire familiale, faite de silences, d’injustices et d’oubli.

Souad n’apporte pas un récit héroïque. Elle apporte des fragments : des souvenirs transmis, des zones d’ombre, le sentiment d’une reconnaissance refusée. Elle confirme ce que les archives laissaient entendre sans jamais l’affirmer clairement : Mohamed Taleb a bien été engagé dans la Résistance, mais il n’a jamais bénéficié d’une reconnaissance durable.

À partir de cette rencontre, le travail de Notin change d’échelle. Il ne s’agit plus seulement de vérifier des documents, mais de confronter la mémoire de l’État à celle d’une descendante. Les dossiers prennent un autre relief. Les silences deviennent éloquents. Le livre naît de cette confrontation entre l’histoire administrative et la mémoire intime.

C’est cette rencontre, dans une salle de conférence, qui donne au livre sa profondeur. Sans Souad, Mohamed Taleb serait peut-être resté une note de bas de page. Avec elle, il redevient un acteur de l’histoire.

Un oubli révélateur

L’après-guerre est l’autre grande zone d’ombre. Comme des milliers d’anciens combattants algériens, Mohamed Taleb ne bénéficie ni d’une pleine reconnaissance ni d’une place durable dans la mémoire française. La Résistance est célébrée, mais ses combattants coloniaux sont relégués. Leurs droits, leurs pensions, leur statut restent inférieurs.

Du côté algérien, la guerre de Libération recompose le paysage mémoriel. Les engagements antérieurs, surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans le cadre français, deviennent marginaux, parfois suspects. Taleb disparaît entre deux récits nationaux qui n’ont pas de place pour lui.

C’est là que le livre prend sa dimension politique. En racontant Mohamed Taleb, Notin interroge la manière dont les États fabriquent leurs mémoires. Qui est retenu ? Qui est effacé ? Et selon quels critères ?

L’histoire de Taleb ne préfigure pas directement la lutte indépendantiste, mais elle en éclaire le contexte : celui d’une population colonisée appelée à se battre pour la liberté des autres avant d’obtenir la sienne.

Jean-Christophe Notin, auteur de nombreux ouvrages sur la guerre, la Résistance et la France libre (Tallandier, Fayard, Calmann-Lévy), signe ici, avec À la recherche de Mohamed Taleb, un livre de réparation historique. Pas pour ériger un mythe, mais pour restituer une trajectoire que ni la France ni l’Algérie n’ont su accueillir.

Mohamed Taleb n’est pas un symbole commode. Il est un homme réel, pris dans les contradictions de l’histoire coloniale. C’est précisément pour cela qu’il mérite d’être lu, compris et transmis.

Djamal Guettala

- Publicité -

Importations de bétail : l’État parie sur l’abondance pour stabiliser le marché

2
Viande

Le groupe public Agrolog a enclenché un dispositif d’importation d’envergure visant à anticiper les tensions saisonnières sur le marché des viandes rouges. Entre bétail sur pied et constitution de stocks stratégiques, les pouvoirs publics entendent agir sur l’offre pour contenir les hausses de prix et sécuriser l’approvisionnement national.

Dérogeant à la formule classique des importations de viandes réfrigérées ou congelées, Agrolog a fait le choix d’importer du bétail vivant, en partenariat avec des opérateurs privés. Le programme porte sur 72 000 têtes bovines et près de 140 000 têtes ovines, en provenance notamment d’Espagne, de Roumanie et du Brésil.

Les premières livraisons ont déjà débuté, avec 20 000 moutons et 5 000 bovins réceptionnés. Les volumes restants devraient être acheminés progressivement avant le début du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte pression sur la demande.

En parallèle, les autorités misent sur un maillage commercial élargi afin de limiter les pratiques spéculatives. Un réseau de 400 points de vente a ainsi été mis en place à travers les 58 wilayas, en coordination avec l’Office national des aliments de bétail (ONAB) et la société Alviar.

Le kilogramme de viande ovine importée est fixé à 1 860 dinars, un niveau identique à celui de l’année précédente, dans l’objectif affiché de préserver le pouvoir d’achat et de contenir les anticipations inflationnistes.

La rédaction

- Publicité -

DERNIERS ARTICLES

Visa pour les États-Unis

Visas pour les États-Unis : le gel commence pour 26 pays...

0
Dans le cadre des nouvelles règles migratoires voulues par le président Donald Trump, les États-Unis ont annoncé la suspension, à compter de mercredi 21...

LES PLUS LUS (48H)

Visa pour les États-Unis

Visas pour les États-Unis : le gel commence pour 26 pays...

0
Dans le cadre des nouvelles règles migratoires voulues par le président Donald Trump, les États-Unis ont annoncé la suspension, à compter de mercredi 21...