Des députés mal élus qui prennent le destin de l'Algérie en otage.
Ils n’ont pas parlé quand le peuple allait payer. Ce mutisme n’est ni une erreur ni une prudence. C’est une trahison.
Ils ne se sont pas trompés.
Ils n’ont pas hésité.
Ils n’ont pas été dépassés.
Ils ont trahi.
Trahi une mission simple, écrite noir sur blanc, comprise par n’importe quel citoyen, même loin des arcanes juridiques. Une seule phrase, qui devrait brûler les lèvres de celui qui siège.
Défendre le peuple.
Défendre ses conditions de vie. Défendre le pain, le transport, la survie quotidienne. Tout le reste n’est que décor.
Or quand une Assemblée laisse passer, sans un mot, sans une alerte, une mesure qui programme l’appauvrissement généralisé, elle cesse d’être une institution. Elle devient un rouage. Le silence n’est pas une prudence. C’est une signature.
La hausse des carburants n’était pas un détail technique. C’était une bombe sociale annoncée. Tout député sait ce que cela déclenche dans un pays où tout circule par la route, où les prix ne redescendent jamais, où le salaire tient déjà comme une bougie dans le vent. Se taire face à cela, ce n’est pas ignorer. C’est consentir. C’est accepter que le citoyen paie pendant que l’élu encaisse.
Qu’ils épargnent au pays l’excuse de la contrainte. Ils n’ont pas été bâillonnés. Ils n’ont pas été empêchés de parler. Ils ont choisi de se taire. Par confort. Par calcul. Par fidélité non pas aux électeurs, mais au système qui les a placés là. Leur mandat n’est plus un contrat avec le peuple. C’est une assurance-vie politique.
Qu’on cesse donc de parler d’incompétence. L’incompétence est une erreur. Ici, c’est un renoncement. Une abdication consciente. Une trahison froide. On ne trahit pas seulement par des gestes spectaculaires. On trahit aussi par l’absence, par la neutralité feinte, par le mutisme organisé quand le peuple encaisse le choc.
Ils se sont montrés vifs, en revanche, quand il s’agissait de lois symboles. Bruyantes. Identitaires. Faciles à vendre. Des textes qui ne remplissent aucun panier, ne paient aucun transport, ne protègent aucun salaire. Là, l’Assemblée s’est soudain trouvée une voix, une énergie, une urgence. Preuve que le problème n’est pas l’impuissance. C’est le choix des combats. Et ce choix révèle tout.
Défendre le peuple demande du courage. Défendre des symboles demande surtout de la mise en scène.
Le plus grave est que cette trahison est surpayée. Des députés rémunérés plusieurs fois le salaire minimum, logés, indemnisés, protégés, qui détournent le regard pendant que le pays s’appauvrit, ne peuvent plus prétendre représenter qui que ce soit. Ils représentent leurs privilèges. Leur reconduction. Leur confort.
Et quand la presse se tait à son tour, quand elle refuse de nommer la faute, quand elle se contente de relayer sans analyser, elle devient l’écho amorti de cette trahison. Silence politique et silence médiatique forment un étau. Le citoyen est pris dedans. Il paie, et on lui explique que tout va bien.
Cette Assemblée est illégitime non seulement par ses chiffres ridicules de participation, mais par son comportement. Un élu qui n’agit pas pour ceux qu’il prétend représenter perd toute légitimité morale, même s’il a été “élu” selon les formes. Quand des sièges sont obtenus avec quelques dizaines de voix, dans un océan d’abstention, on ne parle plus de représentation. On parle d’usurpation douce.
Refuser de voter pour ces partis, refuser de leur offrir une nouvelle fois le décor de la démocratie, n’est pas un retrait. C’est un acte d’accusation. C’est refuser de confondre trahison et responsabilité. C’est refuser de décorer le silence. C’est refuser de fournir la caution populaire à un système qui abandonne le peuple au moment même où il devrait le défendre.
Ils avaient un engagement.
Ils avaient un mandat.
Ils avaient une obligation morale.
Ils ont choisi le silence.
Le silence contre le peuple.
Le silence pour eux-mêmes.
Cela porte un nom. Et ce nom n’est ni stabilité, ni réalisme, ni responsabilité.
Tebboune ou le démantèlement de l'Etat à l'œuvre. Crédit photo : DR
Cette année 2026 débute sur les chapeaux de roues. Le nouvel ordre mondial tant annoncé semble s’y installer durablement et prendre une forme dont on ne discernait pas avec précision les contours. Désormais ils deviennent de plus en plus perceptibles.
Les Etats Unis qui ont sous traitée discrètement à Israël leur mainmise sur le Moyen-Orient ont pris les choses en main en Amérique latine et ont extirpé le président vénézuélien Madouro et son épouse de leur lit pour les juger à New York. Doctrine Monroe oblige.
En Europe les voix des dirigeants européens se sont faites concordantes et approbatrices. En Russie on s’occupe des affaires ukrainiennes et en Asie on contemple du coin de l’oeil Taiwan.
En Algérie on ne dit rien. Silence on tourne. Les effusions manifestées à Maduro et les déclarations de coopération faites bruyamment se sont montrés plus volatiles que les carburants d’Algérie et du Venezuela réunis.
Mais il faut reconnaitre que la situation n’est pas des plus simples pour Ammi Tebboune et ses comparses.
Aux velléités de tout ce beau monde de rempiler pour deux années à El Mouradia, par peur de se retrouver inévitablement au trou, est venu se greffer la détérioration de la situation sociale provoquée par les deux catastrophes nationales bien connues de tous les Algériens : le cyclone Rezig et le typhon Saayoud, respectivement ministre du commerce extérieur et de la promotion des exportations pour le premier et ministre de l’Intérieur des collectivités locales et du transport pour le second. Avec eux, c’est le délire en permanence
Les réactions ne se sont pas fait attendre. La pierre tenue dans la main de Saïd Chanegriha n’étant plus en mesure de protéger le cher Ammi.
Il faut peut-être rappeler les dégâts occasionnés par le cyclone Rezig. Leurs effets sont immédiats et pour les années à venir.
Ce dernier a été ministre du Commerce puis relevé de ses fonctions pour endosser le costume de conseiller du président. Durant cette période il a réhabilité la licence d’importation mise au placard depuis les années 1970. Ce qui n’a pas diminué le volume des importations mais a été à l’origine de la dissolution de l’ALGEX, l’émergence d’un vaste trafic d’influence qui s’est soldé par la mise en cage d’une multitude de cadres du ministère du commerce dont la compagne informel du ministre du commerce inculpé et incarcéré tandis que lui jouit de toute sa liberté.
En faisant mine de réformer la législation relative au registre de commerce (éclatement des activités, séparation d’activités complémentaires, convocation des actionnaires etc..), il a juste contribué efficacement à la disparition d’un nombre incalculable d’entreprises. Chiffre que l’on ne connait pas soigneusement occulté, puisque jamais communiqué par le CNRC.
A son retour aux affaires après une retraite destructrice à El Mouradia il s’attèle à causer le maximum de soucis aux entreprises productrices. On les soumet à des autorisations d’importations. Supposées être formelles et tout juste déclaratives par internet, elles se transforment en un cauchemar pour les gestionnaires nationaux e étrangers, un vrai parcours du combattant. Ils font la queue dès 04h du matin pour obtenir le fameux sésame leur permettant de continuer à produire.
En résumé, ce ministre tout puissant puisqu’ami de Tebboune, rémunéré avec les deniers de l’Etat, sensé promouvoir l’investissement et œuvrer à la création d’entreprises aura contribué et travaillé à la disparition de milliers de PME et à la disparation de milliers de postes d’emploi : un vrai cyclone ravageur. Le mal causé à l’entreprise algérienne durant cette décennie mettra au moins deux décennies pour être jugulé.
Le second sieur, ministre de l’Intérieur et du transport qui tente sans cesse de singer tel ou tel homme politique et qui agit souvent comme un voyou sans honneur est à l’origine de la grogne. Les bruits qui ont circulé sur son éventuelle future investiture lui sont probablement montés à la tête.
Lié « familialement » à Ammi Tebboune à ce qu’il se dit, il se permet tout : insulter les commis de l’Etat, les humilier, les provoquer, employer des mots familiers comme « mtarbeg » (fatigué dans un arabe dialectal très familier, en public) en face d’une armada de caméras.
Arrogant, présomptueux et ne donnant pas l’impression de maitriser son sujet il gesticule souvent et s’efforce péniblement d’accomplir sa mission : remplir le vide sidéral causé par l’absence chronique de l’Etat.
Mais là, il est allé un peu trop loin en bâclant piètrement et médiocrement les lois régissant le transport routier. Ce qui a provoqué l’ire des camionneurs et chauffeurs d’autobus. Le typhon Saayoud a frappé : les transporteurs font grève et le secteur économique est à l’arrêt, quasiment paralysé.
De plus, cerise sur le gâteau : la Banque centrale publie un communiqué qui interdit aux commerçants de verser du cash sur leur compte commercial et ils sont sommés sous réserve de sanctions de passer au paiement électronique. Le gouverneur de la Banque centrale est entretemps limogé. Et la Banque centrale publie un communiqué qui dédie le premier. Le tsunami Tebboune, roi de la nomination sans résultats, est passé par là.
C’en est trop pour les verts. Préparés, ils le sont. Mais là c’est au-delà de leurs limites : tsunami, cyclone, typhon. Trop c’est trop. Même le bon vieux Chengriha est exténué et ne peut rien contre les rugissements des plus jeunes.
Les dés sont jetés. A la grève des camionneurs, se sont ralliés les chauffeurs de bus puis les « fourgonistes », transport de voyageurs à l’aide de fourgon, et enfin les taxieurs.
On ne transporte plus rien en Algérie. On ne bouge plus.
Le 8 octobre les commerçants disent vouloir rejoindre également la protestation, refusant le dictat de la monétique d’une manière anarchique à l’instar de ce qui s’est fait pour l’arabisation.
Tebboune pseudo-socialiste invétéré, ennemi du secteur privé, a entrainé et trainé avec lui une groupe de destructeurs de l’économie et du secteur privé en particulier. L’entreprise privée emploie actuellement 65% des salariés sans compter le secteur informel.
La dernière des défenseurs du secteur privé Saïda Neghza se meurt en prison pour avoir osé. Quant à Kamel Moula et son CREA, il ne font pas le poids. Il n’existent presque pas.
Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi Bel Abbès a ordonné, dimanche soir, le placement en détention provisoire du président de l’Assemblée populaire communale (P/APC) de Telagh. Cette décision intervient suite à la polémique nationale déclenchée par sa décision administrative d’interdire la vente de pâtisseries liées aux célébrations de fin d’année.
L’affaire trouve son origine dans l’arrêté municipal n°390, daté du 7 décembre 2025. Par ce document, le maire de cette localité située à 50 km au sud de Sidi Bel Abbès interdisait formellement aux commerçants et pâtissiers de la commune de produire ou de vendre la traditionnelle « bûche de Noël ».
Bien que l’élu soit revenu sur sa décision le 31 décembre 2025 via un second arrêté d’annulation — chargeant les services de sécurité et les inspections du commerce de veiller à sa nouvelle application — le processus judiciaire était déjà engagé suite au retentissement de l’affaire sur les réseaux sociaux.
Des chefs d’accusation de nature criminelle
L’édile, en poste depuis mars 2023, fait face à des charges lourdes qui soulignent la gravité des faits reprochés par le ministère public. Les poursuites s’articulent autour de trois axes principaux :
Incitation à la haine et au racisme : Le caractère discriminatoire de l’arrêté est pointé du doigt comme portant atteinte à la cohésion sociale.
Abus de fonction : Il est reproché au maire d’avoir outrepassé ses prérogatives légales en interférant dans la liberté d’exercice commercial sans fondement juridique valable.
Usage des technologies de l’information : La diffusion de l’arrêté sur les réseaux sociaux, sans concertation préalable ni notification à l’autorité de tutelle (la Wilaya), est retenue comme une circonstance aggravante.
L’enquête sécuritaire, déclenchée suite à a la vague d’indignation numérique, a conclu que de tels actes constituent une rupture avec la hiérarchie administrative et les principes de l’État de droit.
Mais non, il ne s’agit pas de Marylin. James Monroe fut le cinquième Président des États-Unis. Les hommes politiques de ce niveau rêvent tous de laisser leur nom dans l’histoire mais peu accèdent au Panthéon qui associe un nom à une pensée ou à une idéologie. Marx fut de cela.
James Monroe avait théorisé et mis en place ce qu’on appellera la doctrine Monroe. Elle se résume par la formule, « L’Amérique aux Américains ». Cela ne vous dit rien ?
Mais oui, bien sûr, comment l’éviter, il s’impose tous les matins au monde, Donald Trump. Son slogan de la première campagne, America first, puis dans la seconde, Make America Great Again. Il n’a en fait rien inventé ni crée une autre doctrine, c’est tout simplement celle de James Monroe qu’il ressuscite. Ressusciter ? Nous reviendrons sur cela plus loin.
James Monroe annonce sa doctrine dans un message annuel au Congrès en 1823, un usage très commun dans les régimes parlementaires (y compris dans certaines monarchies constitutionnelles comme celle du Royaume-Uni.).
Le premier pilier de la doctrine Monroe est de refuser que le continent américain reste une terre de colonisation par les puissances européennes (ce qu’il a toujours été depuis Christophe Colomb et les suivants). La conséquence est que toute ingérence dans la souveraineté des états du continent sera considérée comme une action inamicale envers les Etats-Unis (un mot très diplomatique dans sa modération, on sait ce que cela veut dire en réalité).
Enfin, le troisième, ouvre la période qu’on appellera la politique isolationniste américaine. Eh oui, celle que Donald Trump a vendu aux électeurs de sa base. La différence, bien minime en fait, est que Donald Trump ne veut pas seulement dominer le continent par une promesse de protection, mais rattacher juridiquement plusieurs pays à la souveraineté américaine (Canada, Groenland et d’autres).
Pendant la Présidence de Théodore Roosevelt (pas Franklin Roosevelt qui fut Président plus tard), s’ajoutera ce qu’on appelle le « Corollaire ». L’Amérique justifiera dorénavant son intervention militaire pour maintenir l’ordre dans le continent américain.
Dès cet instant la doctrine est passée de la protection de ces pays contre l’Europe au droit de leur contrôle. En fin de compte d’une promesse d’une protection contre l’empire des principaux pays européens à la création d’un empire américain. L’influence américaine et surtout la maitrise internationale semble tout à fait contraire à la doctrine de l’isolationnisme ? Á première vue, oui, mais c’est explicable si on considère que les autres pays américains sont des territoires attachés à l’Amérique.
Les professeurs d’histoire et l’instituion scolaire, sans qu’on ne remette nullement en cause la compétence et la grande utilité, ont presque toujours, non pas dit un mensonge, mais ont été incomplets sur une vérité historique. Nous avons tous appris que l’isolationnisme américain a été le fait de la fin du 19ème siècle puis au début du 20ème et a pris fin lorsque l’Amérique est intervenue dans les deux guerres mondiales.
Un raccourci que complètent (et non rectifient) les historiens lorsqu’on atteint la maturité scolaire. Les États-Unis ne se sont jamais préoccupés des guerres européennes dans les premiers temps jusqu’à ce que leurs intérêts ou la protection de leurs territoires soient menacés. Il n’y a jamais eu véritablement la cessation d’un fond de la doctrine isolationniste Monroe. Barack Obama n’a pas fait moins que ses prédécesseurs concernant cette doctrine. Le slogan « America first » puis « Make America Great Again », c’est-à-dire s’occuper des problèmes américains et non de ceux des autres, les soutiens de Donald Trump ont été les seuls à y croire.
Ils avaient compris, les intérêts intérieurs américains d’abord, mais ils n’avaient pas compris le sens, ce sont les intérêts financiers du Président, ceux de sa famille (notamment ceux de son gendre), de ses amis milliardaires, de son ego et de sa folie de puissance.
Je lance un appel pour une cotisation mondiale afin d’expédier des livres d’histoire aux fanatiques et autres supporters de Donald Trump. Pour les élèves les plus attardés scolairement, il y en a beaucoup dans le clan MAGA, il faut y adjoindre des professeurs.
En attendant, l’inculture n’explique pas tout et ne peut être une excuse à tout.
L’un des fondements de la promesse électorale de Donald Trump à sa base MAGA (Make America Great Again) était que les Etats-Unis ne seraient plus les gendarmes du monde afin de se concentrer sur les intérêts des citoyens américains. Mais il avait oublié de leur dire quelles étaient les frontières de leur pays.
Le monde s’est réveillé avec stupéfaction après l’annonce d’un coup de folie qui dépasse chaque jour celui du précédent. Voilà que Donald Trump revient aux vieux démons des Etats-Unis, avoir la mainmise sur les politiques et gouvernements de l’Amérique Latine. L’opération des troupes spéciales américaines est plus qu’une intervention dans la capitale vénézuélienne mais au-delà, une exfiltration du Président du pays, Nicolas Maduro.
On ne peut pas imaginer la dimension de mon opinion face à l’un des tyrans les plus populistes de ce monde, muselant les opposants et terrorisant leurs peuples. Mais on ne peut pas plus se réjouir qu’un Président américain, aussi fou que versé dans le populisme antilibéral, puisse s’immiscer dans les affaires internes d’un pays étranger. C’est aux peuples de ces pays souverains de décider de la nomination de leurs dirigeants ou de leur destitution, y compris par la force si c’est légitime.
Ce commandant en chef d’une mission de voyous est mal placé pour donner une leçon au monde de démocratie et de libération des peuples opprimés. Commençons à rappeler à cet ignorant de l’histoire contemporaine de son pays, est-il instruit en quoi que ce soit d’autre, les glorieuses interventions militaires dans le monde.
L’héritage des échecs interventionnistes américains
Conforme à son désir de puissance narcissique, c’est dans le réseau social lui appartenant que Donald Trump a diffusé cette image désormais célèbre du Président vénézuélien dans l’avion qui l’emmène aux États-Unis.
Le palmarès des échecs militaires américains à l’étranger après la fin de la seconde guerre mondiale est aussi long que la liste des Prix Nobel obtenus par ce pays qui avait tout pour rayonner dans ce monde sans un interventionnisme impérial.
Commençons par ce dont se souvient ma génération, la déroute américaine au Vietnam avec l’image incrustée dans les mémoires, celle d’un hélicoptère qui évacuait les membres de l’ambassade des Etats-Unis, dans la précipitation et le déshonneur. C’était l’image ultime du désastre de la politique interventionniste, aussi condamnable que vouée à l’échec.
Nous l’avons dit, la liste est longue, citons les autres échecs les plus notoires. Tout avait pourtant commencé avec une défaite majeure, celui de la Baie des cochons en 1961. Les Etats-Unis avaient programmé l’invasion de Cubains en exil afin de renverser Fidel Castro.
Au Chili, en 1973, le soutien au coup d’état contre Salvador Allende (comme pour le Vietnam, un objectif anticommuniste) a mis en place la terrible dictature de Pinochet. En 2013 l’intervention américaine en Irak s’est terminée par une déstabilisation durable du pays.
Quant à la guerre d’Afghanistan, en répression après l’attaque terroriste islamiste sur le sol américain du 11 septembre 2001, les Etats-Unis voulaient empêcher ce pays de redevenir une base terroriste. Nous avons vu ce qu’a donné cette bataille contre Al-Qaïda, l’échec et le retrait des américains qui ont permis au Talibans de reprendre le contrôle du pays. Bravo, la lutte contre le terrorisme islamiste !
Vient ensuite l’invasion de l’Irak en 2003. Un pays qui a sombré dans le chaos de la guerre civile avec une émergence d’Al Quad puis de l’état islamique de Dach. Encore bravo l’Amérique !
L’intervention des Etats-Unis en Lybie en 2011 avec leurs alliés de l’Otan s’est terminée par une guerre civile entre les différentes factions qui a plongé le pays dans le chaos. Que dire encore de l’intervention américaine sinon encore une fois, bravo !
Les États-Unis n’ont jamais compris que la démocratie ne s’exportait pas, surtout lorsque l’objectif est douteux et contre la volonté des peuples. Ainsi, dans la longue liste, on peut rajouter l’intervention en 1954 au Guatemala, le renversement de Jacob Arbenz qui a eu pour conséquence 40 ans de guerre civile et de dictature.
Là où passent les interventions armées américaines, suivent les plus horribles dictatures. Comme mission de propagation de la démocratie, le monde en a connu de meilleures.
On peut légitimement penser qu’il y a un risque que la loi des séries se vérifiera au Venezuela. Décrite comme un succès opérationnel, ce qui est incontestable, mais j’attends de voir la suite pour l’avenir du pays.
Reniflez le pétrole, vous trouverez Donald
Bien entendu que l’excuse de vouloir remettre à la justice américaine un homme condamné pour narcotrafic ne tient pas une seule seconde. D’ailleurs, Donald Trump ne s’en cache pas. Il veut avoir le contrôle total des énormes gisements pétroliers. Prenant le relais du Président, le ministre des affaires étrangères américain, Marco Rubio, le clame lui aussi dans toutes ses interventions médiatiques.
Donald Trump a prévenu, les prochains sur la liste seront la Bolivie et Cuba, puis d’autres, s’ils ne coopèrent pas dans cette spoliation assumée. Toujours sous l’excuse du trafic de drogue qui est massivement exporté vers les Etats-Unis. C’est la seule vérité factuelle qui est incontestable mais qui sert, nous l’avons dit, à trouver excuse aux ambitions impériales de Donald Trump.
Là également, si nous nous en tenons à l’excuse du trafic de drogue, Donald Trump n’a peut-être jamais entendu parler de l’échec pitoyable de l’intervention américaine contre les cartels de la drogue en Bolivie. Les opérations ont été menés y compris par des bombardements des sites suspectés d’abriter des plantations illégales (enfin, disons que leur existence n’est pas arrivée aux oreilles sourdes des dirigeants).
Donald, le petit-fils de Monroe
Je renvoie à mon article à propos de ce qu’on appelle la doctrine Monroe sous le titre « Monroe tu n’es jamais parti ! ». Comme il est indispensable de l’évoquer dans cette affaire, la reproduction d’un passage du texte s’impose.
« …/… James Monroe fut le cinquième Président des États-Unis. Dans un discours annuel devant le Congrès américain avait théorisé et mis en place ce qu’on appellera la doctrine Monroe. Elle se résume par la formule » L’Amérique aux Américains « . Cela ne vous dit rien ?
Mais oui, bien sûr, comment l’éviter, il s’impose tous les matins au monde, Donald Trump. Son slogan de la première campagne, America first, puis dans la seconde, Make America Great Again. Il n’a en fait rien inventé ni crée une autre doctrine, c’est tout simplement celle de James Monroe qu’il ressuscite. Ressusciter ? Nous reviendrons sur cela plus loin. James Monroe annonce sa doctrine dans un message annuel au Congrès, en 1823.
Le pilier de la doctrine Monroe est de refuser que le continent américain reste une terre de colonisation par les puissances européennes (ce qu’il a toujours été depuis Christophe Colomb et les suivants).
La conséquence est que toute ingérence dans la souveraineté des Etats du continent américain sera considérée comme une action inamicale envers les Etats-Unis (un mot très diplomatique dans sa modération, on sait ce que cela veut dire en réalité).
Dès lors, s’ouvre la période qu’on appellera la politique isolationniste américaine. Eh oui, celle que Donald Trump a vendu aux électeurs de sa base. La différence, bien minime en fait, est que Donald Trump ne veut pas seulement dominer le continent par une promesse de protection, mais rattacher juridiquement plusieurs pays à la souveraineté américaine (Canada, Groenland et maintenant, l’Amérique latine).
Pendant la Présidence de Théodore Roosevelt (pas Franklin Roosevelt qui fut Président plus tard), s’ajoutera ce qu’on appelle le » Corollaire « . L’Amérique justifiera dorénavant son intervention militaire pour maintenir l’ordre dans l’ensemble du continent américain …/… ».
En fait, cette doctrine n’a jamais réellement disparue même si elle avait pris des formes plus masquées. Avec Donald Trump, rien n’est caché, tout est dit et assumé par lui, la doctrine Monroe est portée à son point ultime. D’ailleurs la presse américaine attribue au Président le surnom de Donroe (contraction de Donald et de Monroe).
Une illégalité assumée par l’empereur américain
Donald Trump se fiche totalement de l’illégalité, il nous l’a montré dans tous ses actes impériaux et nous en sommes convaincus.
Avec l’affaire du Venezuela, c’est à un niveau culminant, assuré et revendiqué. Le coup de force du Président américain est illégal par deux considérations juridiques. Pour l’extérieur des États-Unis, la première est la violation de l’article 2 de la charte des Nations unies et du droit international.
L’article 2, dans son paragraphe 4, précise : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »
La seconde faisant référence à la Convention de Vienne de 1961 sur les règles diplomatiques internationales, confirme le principe de la Charte. Ainsi l’opération de Donald Trump ne contrevient pas seulement aux usages de bonne entente dans les relations internationales mais au droit international lui-même.
Pour ce qui est du droit interne des États-Unis, la chose est un peu plus compliquée que semble le dire beaucoup d’intervenants. Non pas que les experts en ce domaine se trompent lorsqu’ils s’expriment dans les médias (je n’oserais pas une telle prétention) mais leur intention est de faire un résumé rapide et pédagogique à l’adresse du public.
Ce droit interne aux États-Unis repose sur le War Power Resolution de 1973 qui est la recherche en ce domaine de l’intervention armée d’un équilibre entre le pouvoir du Président et celui du Congrès. D’une manière simplifiée, Donald Trump, en tant que chef des armées, peut décider d’une intervenir des troupes mais il doit en informer le Congrès sans obligation d’en demander l’autorisation.
Le projet en information doit être notifié au Congrès dans un délai de 48 heures. Au bout de 60 jours, le Président doit avoir l’autorisation du Congrès pour poursuivre l’engagement. Il a ensuite 30 jours supplémentaires pour le retrait total des troupes si l’aval n’est pas donné. Le pouvoir du Congrès porte aussi bien pour la durée que pour le financement dont il est le seul détenteur de la décision.
Mais Donald Trump, s’il ne comprend pas grand-chose, à rien, a de bons avocats et conseillers. Il a transformé cette intervention en opération de police et non de guerre suite à l’inculpation par un tribunal américain pour narcotrafic. Ni l’information ni l’autorisation du Congrès n’est donc nécessaire dans ce cas (fallacieux).
Cependant, à titre personnel, je pense que l’évocation d’une nature policière ne tiendra pas longtemps et que l’illégalité de l’opération de guerre sera confirmée.
En conclusion, si le monde n’a jamais véritablement connu une sérénité dans l’ordre juridique et diplomatique internationaux, avec Donald Trump, nous revenons aux empires précédant la première guerre mondiale.
Si tu me reconnais la souveraineté sur un empire territorial, je reconnais la tienne sur un autre territoire. Et si tu dépasses les frontières du partage, c’est la guerre. Voilà où nous mène la folie d’un homme et de certains autres.
Le Cameroun poursuit sa route dans cette Coupe d’Afrique des Nations. Ce dimanche 4 janvier, lors du dernier huitième de finale disputé à 20 heures, les Lions indomptables ont assuré leur qualification pour les quarts en battant l’Afrique du Sud, malgré la réduction du score en fin de match.
Junior Tchamadeu a ouvert le score pour le Cameroun à la 34ᵉ minute, suivi peu après la reprise par Christian Michel Kofane (47ᵉ). Les Bafana Bafana ont réduit l’écart dans les dernières minutes grâce à E. Makgopa (88ᵉ), mais le temps a manqué pour inverser la tendance.
Dès l’entame, les Camerounais ont imposé leur rythme, pressant haut et maîtrisant le milieu de terrain. En seconde période, sous la pression sud-africaine, ils ont su gérer leur avance avec solidité et discipline, faisant preuve de maturité dans les moments clés.
Avec cette victoire, le Cameroun rejoint le Maroc en quarts de finale, confirmant la présence de deux favoris africains à ce stade de la compétition. Les Lions indomptables poursuivent leur route, déterminés à aller plus loin dans cette CAN où chaque détail compte.
Samedi, le village de Boumaraou, à quelques kilomètres de Naciria, dans la wilaya de Boumerdès, a été le théâtre d’un drame qui a bouleversé toute la communauté. Cinq enfants, âgés de moins de 11 ans, ont été retrouvés morts dans leur maison, aux côtés de leur père, dans des circonstances encore inexpliquées.
La nouvelle s’est propagée rapidement, plongeant habitants et voisins dans une profonde consternation. Les premières investigations laissent planer de nombreuses interrogations : accident domestique lié au gaz ou tragédie familiale ? Pour le moment, aucune piste ne peut être confirmée.
Selon les informations locales, le père des enfants s’est donné la mort en ingérant une substance chimique, dite “acide”, et est décédé vendredi soir peu après son admission à l’hôpital de Bordj Menaïel. Les enfants, deux garçons et trois filles, ont été découverts samedi matin, vers 10h, inanimés dans leur chambre. La mère, alertée de la situation alors qu’elle se trouvait chez ses parents, s’est précipitée sur les lieux et aurait tenté de se suicider, avant d’être secourue et hospitalisée.
Les corps des enfants ont été transférés par la Protection civile vers la morgue pour autopsie, tandis que la Gendarmerie nationale, sous la supervision des autorités judiciaires, a ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur ce drame.
Ce drame laisse la population de Boumaraou et de Naciria sous le choc. Familles et voisins expriment leur peine et leur incompréhension face à cette tragédie, tout en appelant à la prudence et à la solidarité envers les survivants. Les résultats de l’autopsie et de l’enquête permettront, dans les prochains jours, de clarifier les circonstances exactes de cette affaire douloureuse.
Le sélectionneur tanzanien, l’Argentin Miguel Ángel Gamondi, ne décolère pas.
La Tanzanie a quitté le terrain avec un sentiment d’injustice profonde après sa défaite face au Maroc, lors d’un match marqué par la controverse autour d’une action litigieuse non sanctionnée. Soit un penalty étrangement non sifflé par l’arbitre.
L’arbitre de la rencontre, Boubou Traoré, n’a pas jugé nécessaire de recourir à l’assistance vidéo (VAR), une décision qui a immédiatement suscité la colère des joueurs et du staff tanzaniens.
Sur la pelouse, les joueurs ont entouré l’arbitre pour demander des explications, tandis que le banc de touche s’est levé pour contester la décision et réclamer un revisionnage des images. Dans ce contexte tendu, le sélectionneur tanzanien, l’Argentin Miguel Ángel Gamondi, a exprimé toute son amertume et son incompréhension. En effet, à l’heure de la VAR, cette décision renvoie le football africain à ses heures sombres.
« Il semble qu’il y ait une volonté d’offrir le titre au Maroc », a déclaré Gamondi, visiblement ému. « Je n’ai jamais imaginé, au cours de toute ma carrière d’entraîneur, sortir d’un match de cette manière. Nous méritions un penalty clair, évident pour tout le monde, et même les supporters de l’équipe adverse l’ont reconnu. »
Pour Gamondi, la défaite est d’autant plus difficile à encaisser que, selon lui, son équipe a fait ce qu’il fallait pour l’emporter. « Perdre fait toujours mal, mais pas ainsi. Je ressens une immense tristesse.
Aujourd’hui, nous avons fait ce qu’il fallait pour gagner. Tous ceux qui ont suivi le match savent ce qui s’est passé, et la stupeur a été générale », a-t-il ajouté, soulignant l’émotion qui l’a traversé pendant et après le match.
Ce sentiment d’injustice est partagé par les joueurs tanzaniens, certains visibles sur le terrain protestant vivement après l’action litigieuse, et d’autres sur le banc cherchant à attirer l’attention de l’arbitre. Pour le staff technique, cette décision a pesé lourdement sur le résultat final, et la frustration est d’autant plus vive que l’équipe avait montré de belles performances durant toute la rencontre.
Le débat sur l’usage du VAR et son application continue donc de faire rage, et ce match ne manquera pas d’alimenter la polémique. Pour la Tanzanie, cette élimination, perçue comme contestable, restera comme l’un des épisodes les plus douloureux de cette édition de la CAN.
Les Lions de l'Atlas qualifiés en quarts de finale
Le Maroc poursuit sa route dans la Coupe d’Afrique des nations 2025, mais sans dissiper tous les doutes. Opposés à une Tanzanie joueuse et sans complexe, les Lions de l’Atlas ont dû attendre la seconde période pour faire la différence et s’imposer sur le score étriqué de 1-0, samedi soir à Rabat, en huitièmes de finale.
Annoncée déséquilibrée sur le papier, la rencontre s’est pourtant révélée bien plus compliquée que prévu pour le pays hôte. Sérieux, disciplinés et bien organisés, les Taifa Stars ont longtemps résisté à la domination marocaine, allant même jusqu’à se créer les situations les plus dangereuses en première période. Le Maroc, souvent stérile dans la possession, a peiné à trouver des espaces face à un bloc compact et courageux.
Il a fallu un geste individuel pour débloquer une rencontre qui s’enlisait. À la 64e minute, Brahim Díaz, encore une fois décisif, a surgi pour libérer les siens. Profitant d’un léger flottement défensif, l’attaquant marocain a déclenché une frappe en angle fermé, surprenant le gardien tanzanien et faisant chavirer le public de Rabat. Un but précieux, à défaut d’être spectaculaire, mais suffisant pour faire basculer le match.
Ce but n’a toutefois pas totalement rassuré les supporters marocains. Malgré une meilleure maîtrise en fin de rencontre, les hommes de Walid Regragui n’ont jamais réellement éteint les velléités tanzaniennes, laissant planer un léger sentiment d’inachevé. La Tanzanie, éliminée, sort néanmoins de la compétition la tête haute, après avoir livré l’un de ses matchs les plus aboutis sur la scène continentale.
Côté marocain, l’essentiel est assuré : la qualification pour les quarts de finale. Mais à ce stade de la compétition, la marge d’erreur se réduit considérablement. Le Maroc, attendu comme l’un des favoris de cette CAN disputée à domicile, devra élever son niveau de jeu pour espérer aller plus loin.
En quarts de finale, les Lions de l’Atlas affronteront le vainqueur du choc entre l’Afrique du Sud et le Cameroun. Un test autrement plus relevé, qui exigera davantage de justesse collective, de rythme et de tranchant offensif. À Rabat, le Maroc a gagné, mais sans convaincre pleinement. Dans une CAN où les surprises se multiplient, cela pourrait ne pas suffire longtemps.
Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a mis fin, ce dimanche, aux fonctions de Salah Eddine Taleb en tant que gouverneur de la Banque d’Algérie. La décision a été officialisée par un communiqué de la Présidence de la République, sans que les motifs de ce changement ne soient précisés.
Dans le même communiqué, il est indiqué que le chef de l’État a désigné le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, Moatassem Boudiaf, pour assurer les fonctions de gouverneur par intérim. Cette nomination vise à garantir la continuité du fonctionnement de l’institution monétaire, dans un contexte économique marqué par plusieurs enjeux structurels.
La Banque d’Algérie occupe un rôle central dans la conduite de la politique monétaire, la régulation du système bancaire et la préservation de la stabilité financière du pays. Le changement à sa tête intervient alors que l’économie nationale fait face à des défis persistants, notamment en matière de maîtrise de l’inflation, de gestion de la liquidité et d’accompagnement des réformes financières engagées par les pouvoirs publics.
La colère des agriculteurs français toujours à son maximum au lendemain de l’adoption par l’Union européenne de l’accord de libre échange avec le Mercosur....
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