3 avril 2025
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Hamdan Ballal, co-réalisateur de « No Other Land », arrêté en Cisjordanie

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Dans la soirée du lundi 24 mars 2025, Hamdan Ballal, militant palestinien et co-réalisateur du documentaire « No Other Land » , a été arrêté par l’armée israélienne à Soussiya, dans le sud de la Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967.

Selon le témoignage de Yuval Abraham, co-réalisateur israélien du film, la maison de Ballal aurait été attaquée par un groupe de colons israéliens. Au cours de l’agression, Ballal aurait été gravement blessé à la tête et à l’abdomen et il a été arrêté alors qu’il se trouvait encore à l’intérieur de l’ambulance.

De son côté, l’armée israélienne a livré une version radicalement différente des événements. Dans un communiqué publié mardi matin, Tsahal affirme que Hamdan Ballal est l’un des trois Palestiniens arrêtés pour avoir lancé des pierres en direction de soldats israéliens près de la localité de Soussiya.

Aucune mention n’est faite d’une agression préalable par des colons ni des blessures infligées à Ballal. Aucune source indépendante n’a pour l’heure pu confirmer l’une ou l’autre version.

Cette arrestation intervient quelques jours après que « No Other Land » a remporté l’Oscar du meilleur documentaire. Ce film, coréalisé par Hamdan Ballal, Basel Adra, Yuval Abraham et Rachel Szor, met en lumière les opérations de l’armée israélienne dans la région de Masafer Yatta, au sud d’Hébron, une zone régulièrement ciblée par des expulsions et destructions de maisons palestiniennes.

Depuis leur retour de la cérémonie à Los Angeles, les membres de l’équipe palestinienne du film subissent une intensification des pressions et des violences. Basel Adra, co-réalisateur et militant local, a affirmé : « Depuis que nous sommes rentrés des Oscars, les attaques de colons sont devenues quotidiennes. Cela ressemble à une punition pour avoir fait ce film. »

L’interpellation de Ballal soulève de vives inquiétudes quant à la répression croissante des voix critiques de la politique israélienne en Cisjordanie, y compris à travers des œuvres culturelles. « No Other Land » a été salué pour son approche collaborative et humaine du conflit israélo-palestinien, en mettant en lumière les conséquences de la colonisation sur la vie quotidienne des habitants palestiniens.

Cette affaire pose une nouvelle fois la question : quels moyens restent aux Palestiniens pour documenter leur réalité, alors que journalistes, réalisateurs et militants sont de plus en plus souvent ciblés ?

Rabah Aït Abache

Un journaliste et un employé de Palestine Today tués dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza

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Le groupe qatarien Al Jazeera a annoncé qu’un employé d’une de ses chaînes avait été tué. La Défense civile de Gaza a confirmé sa mort ainsi que celle d’un employé de la télévision du Jihad islamique, Palestine Today, dans une autre frappe.

Le groupe qatarien Al Jazeera a annoncé, lundi 24 mars, la mort d’un journaliste travaillant pour une de ses chaînes, tué par une frappe israélienne alors qu’il se trouvait dans sa voiture dans le nord de la bande de Gaza. Hossam Shabat travaillait pour Al Jazeera Mubasher, une chaîne arabophone d’information en continu.

La Défense civile de Gaza a confirmé sa mort, ainsi que celle de Mohammad Mansour, un employé de la télévision du Jihad islamique, Palestine Today, dans une autre frappe sur le sud du territoire palestinien.

« Ce crime de guerre atroce vise à effacer la vérité et à terroriser tous ceux qui portent le message de la liberté d’expression », déplore le Syndicat des journalistes palestiniens dans un communiqué.

Le bureau des médias à Ghaza a annoncé, lundi soir, que le nombre de journalistes tombés sous les bombardements israéliens depuis le 7 octobre 2023 s’élève à au moins 208 journalistes et professionnels des médias. Ils font partie des 50.082 Palestiniens tombés en martyrs à Gaza depuis le début de l’agression génocidaire sioniste le 7 octobre 2023.

Les journalistes palestiniens sont confrontés à des risques particulièrement élevés, lorsqu’ils exercent leur travail au milieu d’attaques terrestres et aériennes israéliennes, et sont également visés par les tirs de l’armée d’occupation.

Le Hamas diffuse une vidéo de deux otages israéliens à Gaza. La séquence d’un peu plus de trois minutes, dont la date d’enregistrement ne peut être vérifiée, est diffusée par la branche armée du Hamas. On y voit deux otages assis, s’adressant en hébreu à un ancien otage libéré, lui demandant de raconter ce qu’il a vécu en captivité pour accélérer leur libération.

La Croix-Rouge dénonce une attaque contre ses bureaux à Rafah. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ces locaux dans la bande de Gaza ont été endommagés par un « projectile explosif ». « Heureusement, aucun membre du personnel n’a été blessé dans cet incident, mais cela a un impact direct sur la capacité du CICR à opérer », a souligné l’organisation dans un communiqué.

Le ministère de la Santé du Hamas annonce 730 morts depuis la reprise des frappes israéliennes. Ce bilan rassemble l’ensemble des victimes dans l’enclave palestinienne depuis le 18 mars, après une trêve de deux mois, soit 57 personnes de plus dans les dernières 24 heures.

Selon le communiqué du ministère, la guerre dans la bande de Gaza a fait au total 50 082 morts et 113 408 blessés depuis le 7 octobre 2023 et les attaques terroristes en Israël. Les autorités israéliennes mettent régulièrement en doute la crédibilité des statistiques du ministère, mais celles-ci sont jugées fiables par les Nations unies. 

Un mort et un blessé dans un attentat dans le nord d’Israël. Un assaillant a mené un attentat à la voiture bélier, à l’arme blanche et à l’arme à feu lundi matin dans le nord d’Israël, tuant une personne et en blessant une autre, selon les secours. L’auteur de l’attaque a, lui, été « neutralisé », d’après la police. Il s’agit du premier attentat en Israël depuis que l’armée israélienne a rompu la trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza en reprenant ses bombardements sur le petit territoire palestinien le 18 mars.

Avec Francetvinfos

Cherif Mellal : une condamnation à mort qui ne dit pas son nom

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Cherif Mellal
Le détenu Cherif Mellal paye cher son engagement pour la Kabylie

Vingt-deux jours de grève de la faim. Vingt-deux jours de souffrance. Chérif Mellal met sa vie en péril pour dénoncer l’injustice, et pourtant, rien. Pas un geste des autorités, pas un mot des institutions censées garantir le droit et la justice.

Son état de santé, selon les rares informations disponibles, se détériore inexorablement, tandis que le silence persiste, pesant, complice.

Faudra-t-il, une fois de plus, attendre qu’un homme meure pour que l’indignation éclate ?

Car Mellal n’est pas un détenu ordinaire. Il est derrière les barreaux parce qu’il a osé se donner la liberté dans son expression publique.

Parce qu’il a parlé sans détours, refusé de se soumettre, porté haut une parole franche dans un pays où la vérité dérange. Et pour cela, des dossiers ont été montés contre lui. Il ne s’agit ni de justice ni de droit, mais d’une punition politique. Comme tant d’autres avant lui, il subit la répression d’un système qui ne tolère que les voix soumises.

Depuis le début de cette affaire, l’innocence de Chérif Mellal a été démontrée. Ses avocats ont méthodiquement démonté les accusations fabriquées contre lui, dénoncé les irrégularités flagrantes de la procédure, exposé l’absence totale de fondement légal aux poursuites.

Mais en face, une justice instrumentalisée, imperméable aux faits, continue d’alimenter une mascarade judiciaire indigne d’un État qui prétend respecter le droit.

Face à cette machine de l’arbitraire, Mellal n’a plus que son propre corps comme ultime recours. Il met sa vie en jeu, non par choix, mais parce que tout autre moyen lui a été refusé.

Son geste n’est pas une simple protestation, c’est un cri d’alarme, un acte de résistance face à un pouvoir qui l’ignore. Mais la stratégie des autorités est bien rodée : laisser pourrir la situation, espérer que l’opinion publique se lasse, parier sur l’oubli.

L’histoire récente nous rappelle pourtant que ce silence peut tuer. Nous avons déjà vu des détenus d’opinion perdre la vie en prison après des jours de grève de la faim.

Jusqu’à quand ces tragédies se répéteront-elles ? Jusqu’à quand fermera-t-on les yeux sur ces drames humains provoqués par un acharnement absurde ?

Aujourd’hui, Chérif Mellal est en sursis. Chaque jour qui passe l’éloigne un peu plus de la vie. Ceux qui choisissent de détourner le regard portent déjà une part de responsabilité.

Rester silencieux, c’est accepter qu’un homme soit condamné à mort, non par une sentence officielle, mais par la froide indifférence d’un pouvoir qui broie ceux qui osent penser librement.

Mohcine Belabbas, ancien président du RCD

Tribune publiée aussi par son auteur sur Facebook

France-Algérie : entre détente fragile et agitations extrémistes

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France Algérie

Alors que les relations entre l’Algérie et la France amorcent un lent réchauffement, des tensions persistent, attisées par les courants extrémistes des deux rives de la Méditerranée.

Dans un entretien diffusé à la télévision algérienne, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune a tenté d’apaiser les tensions en qualifiant la situation politique en France de « brouhaha » et en insistant sur le fait que ses relations avec Emmanuel Macron demeuraient son seul «point de repère ».

Tebboune a reconnu un « moment d’incompréhension » entre les deux pays, mais a affirmé que tout différend devait être réglé directement avec le président français ou son ministre des Affaires étrangères. Dans ce cadre, une visite de Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, en Algérie est envisagée.

L’extrême droite française monte au créneau

Toutefois, ce début de normalisation ne fait pas l’unanimité. En France, les voix de l’extrême droite se font entendre pour dénoncer tout rapprochement avec Alger. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a ainsi pris la parole sur BFMTV pour exiger une réponse plus ferme face à l’Algérie. Voire ! Le jeune Bardella a ressassé, avec cynisme les vieilles lunes de Retailleau et de l’arrière-ban extrême droitière.

Fidèle à son discours anti-immigration, il a appelé à la suppression des accords de 1968, qui encadrent le statut des Algériens en France, et à la suspension de l’aide au développement destinée à l’Algérie. Il a également critiqué la coopération européenne en matière de gestion de l’eau avec Alger, estimant que cette aide était injustifiée au regard des difficultés rencontrées dans les territoires d’outre-mer français.

En Algérie, la nébuleuse islamo-nationaliste en embuscade 

De l’autre côté de la Méditerranée, les factions nationalistes et islamistes algériennes, opposées à tout rapprochement avec Paris, s’agitent également. L’Assemblée populaire nationale (APN), dominée par ces courants, a annoncé la création d’une commission parlementaire chargée d’élaborer un projet de loi criminalisant le colonialisme français. Cette initiative intervient alors même que le président Tebboune exprime sa volonté d’apaiser les tensions avec la France, ce qui souligne les divisions internes en Algérie sur la question des relations franco-algériennes. Ces nationalistes de la 25e heure se piquent de patriotisme et veulent torpiller tout apaisement retrouvé.

Une réconciliation sous pression

Si les deux gouvernements semblent enclins à renouer un dialogue plus apaisé, les oppositions idéologiques restent vives. En France, l’extrême droite instrumentalise le dossier algérien à des fins électoralistes, tandis qu’en Algérie, les tenants d’un nationalisme intransigeant entendent maintenir une ligne dure face à Paris. Dans ce contexte, la reprise d’un dialogue constructif entre les deux pays reste fragile et sous la menace constante des surenchères politiques nourries par les extrêmes. 

Ces deux courants revanchards se moquent souverainement du devenir de millions d’Algériens en France, de la proximité géographique, économique et historique des deux pays.

Samia Naït Iqbal

Etats-Unis : un journaliste reçoit par erreur des documents ultra-confidentiels

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Porte-avions américain.
Porte-avions américain.

Le rédacteur en chef du magazine « The Atlantic » dit avoir été inclus par erreur dans un groupe de discussions réunissant de très hauts responsables, dont le chef de la diplomatie américaine, le ministre de la Défense, le vice-président et le patron de la CIA.

Un journaliste dans une boucle d’échanges avec le vice-président des Etats-Unis J.D. Vance, plusieurs ministres et le patron de la CIA… La Maison Blanche a confirmé, lundi 24 mars, que le rédacteur en chef du magazine The Atlantic avait été inclus par erreur dans un groupe de discussion ultra-confidentiel de hauts responsables américains, où des frappes visant les houthis au Yémen ont été discutées plusieurs heures avant d’être lancées. « Il semble pour l’instant que la chaîne de messages dont fait état l’article soit authentique et nous cherchons à savoir comment un numéro a été ajouté par erreur », a précisé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Brian Hugues.

Un peu plus tôt, le journaliste Jeffrey Goldberg avait révélé, dans un article publié par sa rédaction, avoir reçu à l’avance, via la messagerie Signal, le plan d’attaque détaillé des raids menés le 15 mars par les Américains contre ce groupe de rebelles du Yémen. « Deux heures avant l’explosion des premières bombes, je savais que l’attaque était imminente, écrit-il notamment. Je le savais parce que Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, m’avait envoyé le plan de guerre par SMS à 11h44. Ce plan comprenait des informations précises sur les armements, les cibles et le calendrier. »

Jeffrey Goldberg dit avoir accepté une demande de connexion de la part d’un utilisateur nommé Michael Waltz, sans savoir, dans un premier temps, s’il s’agissait bien du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. Il a ensuite été ajouté à un groupe consacré aux discussions sur les houthis, dont étaient membres 18 personnes au total, dont, selon lui, le chef de la diplomatie Marco Rubio, le vice-président JD Vance et le patron de la CIA John Ratcliffe. « J’avais de sérieux doutes quant à l’existence de ce groupe de messagerie, car je ne pouvais pas croire que les responsables de la sécurité nationale des États-Unis puissent communiquer sur Signal au sujet de plans de guerre imminents », écrit-il.

« Jamais vu de faille comme celle-ci »

Le matin des frappes, le journaliste dit avoir consulté plusieurs nouveaux messages. « Pour illustrer l’imprudence choquante de cette conversation sur Signal, je dirai que l’un d’eux contenait des détails opérationnels sur les frappes à venir au Yémen, notamment sur les cibles, les armes que les États-Unis allaient déployer et le séquençage des attaques. » Jeffrey Goldberg en est resté coi, d’autant que l’application Signal n’a pas été approuvée pour le partage d’informations classifiées par le gouvernement américain, qui dispose de ses propres systèmes à cet effet. « Je n’ai jamais vu une faille de sécurité comme celle-ci », assure ce journaliste chevronné.

Donald Trump, pour sa part, a affirmé ne « rien savoir » de cette divulgation accidentelle à un journaliste d’informations ultraconfidentielles. « Vous m’en parlez pour la première fois », a répondu le président américain, interrogé par la presse sur cette affaire. Plusieurs personnalités démocrates ont déjà manifesté leur indignation. « Vous plaisantez, j’espère ? », a réagi Hillary Clinton, ancienne candidate à la présidentielle, sur la plateforme X. Le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, a lui qualifié de « débâcle » la divulgation accidentelle de plans militaires confidentiels et a appelé à une « enquête complète » sur l’affaire.

« C’est l’une des fuites de renseignement militaire les plus stupéfiantes que j’ai lues depuis très, très longtemps. »Chuck Schumer, chef de file des démocrates au Sénat

Ces frappes américaines ont fait 53 morts au Yémen, dont cinq enfants, et 98 blessés, selon un bilan dressé par le ministère de la Santé des rebelles. Washington, de son côté, a déclaré avoir tué dans ces bombardements plusieurs chefs des houthis, qui ont multiplié les attaques contre Israël et contre des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, en soutien au Hamas.

Francetvinfos/AFP

Nigeria/troubles : l’état d’urgence décrété dans l’État de Rivers

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Le Président Bola Ahmed Tinubu

Au Nigeria, l’opinion est très divisée après la décision du président Bola Tinubu de déclarer l’état d’urgence dans l’État de Rivers – la principale région pétrolière du pays dont la capitale est Port Harcourt. Le chef de l’État nigérian a décidé, mardi 18 mars, de suspendre tous les élus de la région, suite à des mois de tension et de brouille entre le nouveau gouverneur de l’État, Siminalayi Fubara, et son prédécesseur, Nyesom Wike, accusé de vouloir maintenir son influence dans la région.

La décision du président Bola Tinubu est extrêmement critiquée et risque d’alimenter l’instabilité localement.

Plusieurs gouverneurs du Parti démocratique populaire (PDP), le principal parti d’opposition au Nigeria, ont déposé une plainte auprès de la Cour suprême pour contester la déclaration de l’état d’urgence, par le président Bola Tinubu dans l’État de Rivers.

Ils affirment que le président n’a pas le pouvoir constitutionnel de suspendre un gouverneur et un vice-gouverneur élus démocratiquement. Ils soutiennent également que la nomination d’un administrateur unique, pour six mois, dans cette région, est inconstitutionnelle.

De nombreuses voix se sont élevées, ces derniers jours, pour dénoncer un « dangereux précédent ». Certains soupçonnent même le président Bola Tinubu de vouloir « imposer la paix » pour mieux reprendre le contrôle de l’État de Rivers et de ses ressources pétrolifères.

L’ancien gouverneur, Nyesom Wike, a beau être membre de l’opposition (PDP), il avait appuyé la candidature de Bola Tinubu lors de la présidentielle de 2023 et il a été nommé, peu après, ministre du Territoire de la capitale fédérale.

L’état d’urgence pourrait aussi avoir des conséquences sécuritaires dans cette région du delta du Niger où d’anciens groupes « militants » – très liés aux politiciens locaux – menacent encore régulièrement de saboter les infrastructures pétrolières.

Rfi

Le ministre de l’Industrie reçoit les représentants d’Astroweed pour un investissement en Algérie

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Des représentants d'Astroweed
Des représentants d'Astroweed en Algérie.

Dans le cadre de la politique de développement industriel adoptée par l’Algérie, le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a reçu ce lundi au siège du ministère une délégation représentant la société  Astroweed, filiale de la marque américaine ENC, spécialisée dans la fabrication de bus et de camions.

Lors de cette rencontre, les représentants d’Astroweed ont souligné leur satisfaction quant à l’environnement général d’investissement en Algérie. Ils ont particulièrement mis en avant la nouvelle approche du ministère de l’Industrie dans le secteur de l’automobile, qui favorise l’implantation de nouveaux acteurs et encourage l’intégration locale.

Conscients des opportunités offertes par ce climat propice, les dirigeants de la société ont manifesté leur intention de lancer un projet industriel en Algérie, en accord avec la feuille de route établie par le ministère.

Un engagement pour l’intégration locale

Après avoir pris connaissance des détails du projet proposé par la délégation, le ministre de l’Industrie a insisté sur l’importance d’une forte intégration locale. Il a rappelé la nécessité d’utiliser le réseau national de fabricants de pièces détachées afin d’augmenter le taux d’incorporation des composants algériens dans la production finale.

Dans cette optique, M. Seifi Ghareeb a souligné l’importance d’un accompagnement efficace des fabricants locaux, notamment en matière de formation et de procédures d’accréditation. Cet accompagnement vise à garantir un transfert de savoir-faire et à assurer la conformité aux standards internationaux.

De leur côté, les représentants d’Astroweed ont réitéré leur engagement à mettre en œuvre un projet industriel de qualité, en parfaite adéquation avec la politique économique de l’État algérien. Ils ont affirmé leur volonté de respecter les exigences locales en matière de production et d’emploi, tout en contribuant au développement du secteur automobile en Algérie.

En conclusion de la réunion, le ministre de l’Industrie a appelé les investisseurs à accélérer les procédures nécessaires auprès des autorités compétentes afin de concrétiser rapidement le projet. Il a également réaffirmé la disponibilité du ministère à accompagner tous les industriels souhaitant s’implanter en Algérie, soulignant que les portes du ministère restent ouvertes aux fabricants engagés dans le développement du tissu industriel national.

Cet engagement du gouvernement s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer la production locale, à réduire la dépendance aux importations et à créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les Algériens.

En attendant,  le marché automobile tarde à retrouver son envol. Le marché de l’occasion s’emballe, les prix atteignant des sommets vertigineux.

La rédaction

Oran : tensions entre le wali et l’AADL

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Samir Chibani
Le wali d'Oran Samir Chibani. Archive

Une vive polémique secoue actuellement la ville d’Oran, opposant le wali, Samir Chibani, à la direction de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL). Au cœur de cette controverse, des accusations de malfaçons et de dysfonctionnements dans la gestion de l’eau qui mettent en lumière les insuffisances dans la gestion des programmes de logements en Algérie.

Lors d’une récente visite au pôle urbain Ahmed Zabana de Misserghine, Samir Chibani n’a pas mâché ses mots. « Les conditions de vie des habitants du pôle urbain Ahmed-Zabana sont inacceptables. Les malfaçons et les fuites d’eau persistent, et il est impératif que des mesures soient prises pour y remédier, » a-t-il déclaré. Il a publiquement dénoncé la gestion de l’AADL, pointant du doigt des malfaçons et des fuites d’eau qui affectent gravement les habitants. Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions, notamment de la part des résidents qui attendent depuis longtemps des solutions à leurs problèmes de logement.

En réponse à ces accusations, le directeur général de l’AADL, Riadh Gamdani, a fermement rejeté les critiques du wali d’Oran les qualifiant d’infondées. « Les accusations portées par le wali sont infondées. Nous avons respecté nos engagements, comme en témoigne le document officiel de remise des réservoirs d’eau daté du 10 octobre 2021 », a-t-il affirmé dans une vidéo posté sur les réseaux sociaux. Il a présenté un document officiel attestant de la remise des réservoirs d’eau à SEOR, la société qui gère la distribution et l’eau et l’entretien des canalisations, affirmant ainsi que l’agence a respecté ses engagements. 

Cette riposte a ajouté de l’huile sur le feu, alimentant les débats sur la responsabilité et la transparence dans la gestion des projets de logement.

La situation à Oran n’est malheureusement pas un cas isolé. À travers tout le pays, des problèmes similaires de gestion et de qualité des logements sociaux sont régulièrement signalés. Alors que des milliers de bénéficiaires attendent encore leurs appartements, la communication entre les autorités locales et les organismes responsables devient de plus en plus tendue.

De nombreux walis profitent de leurs visites sur le terrain pour humilier les responsables des entreprises chargées des réalisations. Ce spectacle, orchestré de manière délibérée pour donner l’illusion de responsabilité, masque mal le clientélisme qui régit l’attribution des marchés.

Cette polémique met en lumière le manque de sérieux dans le traitement et la résolution des problèmes quotidiens des citoyens qui permettent de garantir simplement des conditions de vie dignes.

Rabah Aït Abache

Mali : un défenseur des droits humains appelle à une réforme des services de renseignements

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Fama
Des soldats maliens après l'attaque du Jnim.

Au Mali, un défenseur des droits humains accuse la sécurité d’État – services de renseignements – de nombreuses arrestations extrajudiciaires. Souleymane Camara, Président du Réseau des Défenseurs des Droits Humains du Mali demande la judiciarisation de la branche des services de renseignements qui opèrent « enlèvements » et « arrestations » extrajudiciaires.

Le Président du Réseau des Défenseurs des Droits Humains du Mali, se dit inquiet face aux arrestations extrajudiciaires selon lui de plus en plus nombreuses dans le pays. Souleymane Camara : « Nous soutenons qu’un climat de terreur est en train de s’installer au Mali. Des véhicules sans immatriculations effectuent des arrestations sans mandat judiciaire et conduisent les personnes enlevées vers des destinations inconnues. »

Il pointe du doigt les services de renseignement du Mali, l’Agence nationale de sécurité d’État : « C’est l’œuvre de la sécurité d’État du Mali puisque les personnes victimes d’enlèvements, puis relâchées, l’ont toujours affirmés. »

Une réforme nécessaire

Différentes sources confirment des cas avérés de citoyens détenus sans jugement sur une longue durée dans les locaux des Services de renseignements. Le président du Réseau des Défenseurs des droits humains du Mali réclame un changement dans le fonctionnement de structure étatique qui a déjà notamment arrêté journalistes, activistes et hommes politiques.

« Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de judiciariser ce service de renseignement du Mali pour éviter les abus et les fréquentes violations des droits de l’homme », déclare Souleymane Camara.

Afin de bien faire comprendre sa démarche, Souleymane Camara explique : « comme d’autres, j’aime mon pays. Je ne demande pas la dissolution de la sécurité d’État, mais sa réforme ».

Les violations des droits humains au Mali demeurent une préoccupation majeure, avec une escalade alarmante de la violence et de l’impunité ces dernières années. Le conflit armé qui sévit dans le pays a entraîné de graves exactions commises par toutes les parties impliquées, notamment les groupes armés, les forces gouvernementales et leurs alliés.

Les groupes djihadistes sèment la mort

Les groupes djihadistes tels que le GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et l’EIS (groupe État islamique au Sahara) sont responsables de nombreuses attaques contre les civils. En 2022, le GSIM a mené des assauts meurtriers dans plusieurs villages, causant des dizaines de morts parmi la population civile. Ces groupes se livrent également à des enlèvements, des pillages et des restrictions de mouvement, comme le siège de Tombouctou qui a forcé plus de 33 000 habitants à fuir.

Les Famas et les mercenaires Wagner tuent

Les forces armées maliennes et leurs partenaires étrangers sont accusés de graves violations du droit international humanitaire. Un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a révélé qu’environ 500 personnes avaient été sommairement exécutées et au moins 58 femmes violées lors d’une opération à Moura en mars 2022. D’autres incidents similaires ont été signalés, impliquant des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des tortures.

Les forces armées maliennes (FAMa) et les mercenaires du groupe Wagner sont accusés de graves violations des droits humains au Mali. Voici un résumé des principaux crimes rapportés. On peur rappeler le massacre de Moura (mars 2022) : 500 civils exécutés sommairement, dont des femmes et des enfants. 58 femmes et jeunes filles violéee. Les exactions dans des villages du centre du Mali (décembre 2022 – mars 2023) : Au moins 35 civils exécutés, dont des femmes et des enfants. Arrestations arbitraires, passages à tabac et pillages. Le massacre à Diabaly (mars 2022) : 38 personnes tuées, principalement des Peuls.

Les exécutions extrajudiciaires à Danguèrè Wotoro (mars 2022) : Au moins 35 suspects tués, corps calcinés retrouvés. Ces crimes, commis sous couvert d’opérations antiterroristes comme le revendiquent la junte militaire malienne, pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité selon l’ONU.

Violences sexuelles et discrimination

Les violences sexuelles liées au conflit sont particulièrement préoccupantes. L’ONU a recensé 470 cas de violences sexuelles entre janvier et mars 2022, dont 51 liés au conflit. Les victimes sont principalement des femmes et des filles, certaines âgées d’à peine 12 ans.

La discrimination fondée sur l’emploi et l’ascendance reste répandue, avec des pratiques d’esclavage par ascendance toujours en vigueur. Bien que des condamnations aient été prononcées dans certaines affaires, l’impunité demeure un problème majeur.

Impunité et défis pour la justice

La junte malienne soutient mordicus que tous ces massacres n’en sont pas, arguant une lutte antiterroriste et la sécurité des Maliens.  La MINUSMA a enregistré une augmentation significative des violations des droits de l’homme, avec 617 atteintes documentées au premier semestre 2021, soit une hausse de 37% par rapport à la période précédente.

La rédaction/RFI

Offre Aïd d’Air Algérie : frustration des Algériens de l’étranger

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Air Algérie

Le 23 mars 2025, Air Algérie a annoncé, par le biais d’un communiqué, une offre spéciale « Aïd » visant à faciliter le déplacement des Algériens résidant à l’étranger à l’occasion de l’Aïd El-Fitr.

Suite aux instructions de Tebboune, cette offre propose une réduction de 40 % sur les tarifs des billets des vols internationaux à destination de l’Algérie, ainsi qu’un rabais supplémentaire de 33 % pour les mineurs.

La période de réservation s’étend du 23 mars au 1er avril 2025, pour des voyages programmés entre le 26 mars et le 6 avril 2025.

Cependant, dès l’annonce de cette offre, de nombreux membres de la diaspora ont rencontré des difficultés pour en bénéficier.

Plusieurs témoignages sur les réseaux sociaux et forums en ligne font état d’une indisponibilité quasi totale des billets aux tarifs promotionnels. Les rares billets encore disponibles sont affichés à des prix dépassant les 400 euros pour un voyage Paris-Alger  du 30 mars au 4 avril, bien au-delà des attentes suscitées par l’annonce de la réduction.

Cette situation a engendré une vague de mécontentement parmi les Algériens de l’étranger, qui estiment que l’offre a été annoncée sans préparation suffisante. Ce n’est pas la première fois que des offres promotionnelles d’Air Algérie suscitent des critiques. Par le passé, des promotions similaires avaient déjà été pointées du doigt pour leur manque de disponibilité réelle et des tarifs jugés excessifs, malgré les annonces de réductions.

Rabah Aït Abache

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